Moi, catholique ?!
31 octobre 2017

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The Gospel Coalition a publié un article récemment sur la Réforme sous le titre “Pourquoi la Réforme devrait vous rendre plus catholique“. Derrière ce titre provocateur, l’article a pour but de corriger des préjugés que les protestants ont parfois sur leur propre histoire ainsi que des erreurs théologiques qui s’y rattache.

En effet, rapporte l’auteur, il est fort possible que beaucoup de protestants fêtent la Réforme avec une mauvaise conception de celle-ci. Beaucoup pensent peut-être que la Réforme c’est l’évènement qui a permis à l’Eglise de revivre, cette Eglise ayant disparu quelque part au Moyen Âge ou peut-être à l’époque de Constantin ou encore à la mort de l’apôtre Jean. Bref, beaucoup voient la Réforme comme une refondation de l’Eglise.

Cette idée est non seulement étrangère à ce que la Bible nous dit sur l’Eglise, mais aussi complètement étrangère à la pensée des Réformateurs. Pour eux comme pour la Bible, il n’y a qu’une seule église, fondée par les apôtres, soutenue fidèlement par le Christ dans tous les âges.

Une réforme

La Réforme n’est donc pas une refondation de l’Eglise. L’idée de la Réforme n’est pas de rejeter la Tradition, ni les pères de l’Église, ni les chrétiens qui nous ont précédés, ni même l’institution visible de l’Eglise. L’idée de la Réforme est d’amener l’Eglise a une adoration véritable du Dieu véritable en rejetant les innovations des “papistes” (partisans de la papauté) et, pour se faire, en se soumettant par dessus tout à Dieu, selon ce qu’il dit dans sa Parole.

Catholiques et réformés ?

Ainsi, à l’époque de l’illustre Jean Calvin, le cardinal Jacopo Sadoleto lui lança un débat par lettre en accusant les réformés de Genève d’introduire des nouveautés, de ne plus suivre la foi de nos pères dans la foi.

Calvin n’a pas répondu en disant “oui, les gens avant Luther se sont trompés, nous sommes revenus à la Bible”. Calvin, spécialiste des pères de l’Église, érudit quant à l’histoire de l’Église a répondu en voulant montrer, selon ses propres mots que “notre foi s’accorde avec l’antiquité bien plus que la vôtre”.

Qu’est-ce que cela signifie ? Calvin voulait montrer que ce n’était pas les réformés les innovateurs mais les papistes. Calvin ne se disait pas “réformé” par opposition à “catholique”. “Réformé” mais qu’est-ce qui est réformé ? l’Eglise catholique ! Les réformés se considéraient comme catholiques et réformés. Ils ne laissaient pas ce titre aux romains.

Une dispute de mots ?

Catholique, réformé, protestant, évangélique, est-ce important ? Pourquoi se battre pour un mot ? Parce que les mots portent des idées, les mots sont les “symptômes” de nos pensées. Quand l’on considère que les théologiens et confessions de foi du passé utilisaient fréquemment le mot “catholique” pour parlé de l’Eglise réformée et qu’aujourd’hui ce mot et délaissé voire perçu comme dangereux, il convient de se demander d’où vient ce changement.

Et, en considérant la théologie de nos ancêtres en la foi, nous verrons rapidement que ce n’est pas qu’une question de mot, c’est une question de théologie. Les multiples dénominations, l’organisation des églises locales, la conception populaire de la Réforme, tout semble indiquer que les évangéliques ont perdu de vue cette vérité centrale : il n’y a qu’une seule Eglise, apostolique ou fondée par les apôtres et catholique ou universelle.

Réformer aujourd’hui

Tout cela me fait penser que les églises évangéliques ont besoin d’une réforme. Non pas une nouvelle réforme, mais la même Réforme que celle que l’Europe connut au 16ème siècle : une Réforme de l’Église catholique, non pas celle des romains, la nôtre. Un des buts de ce blog est justement de faire prendre conscience aux chrétiens de l’universalité, de la catholicité de l’église. Car sans théologie de la catholicité, les églises continueront à se diviser en 1001 dénominations (32 000, en réalité).

Comme le dit Fred Sanders, “le centre de la Réforme, c’est d’être plus catholique que Rome, plus patristique (la patristique est l’étude des pères de l’Eglise) que Rome et plus biblique que Rome.”

Conclusion

Un des paradoxes de l’histoire, c’est la façon dont les mots et leur sens évolue. Aujourd’hui, par catholique, la plupart pensent aux catholiques romains et quand on dit “protestants” la plupart pensent au fait de “protester contre” quelque chose. Catholique ne fait pas référence à une dénomination romaine mais à l’Église en continuité avec les apôtres et protestants signifiaient “protester sa foi” c’est-à-dire “confesser” ou “affirmer”.

En ces 500 ans de la Réforme, soyons fiers et reconnaissants d’être chrétiens, catholiques et réformés.

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Maxime Georgel

Maxime est étudiant en médecine en 4ème année (FASM1) à la Faculté de Médecine et Maïeutique de l'Université Catholique de Lille. Fondateur du blog Parlafoi.fr, il se passionne pour la théologie systématique, l'histoire du dogme et la philosophie réaliste. Vous entendrez souvent dans sa bouche "Thomas D'Aquin", "Jean Calvin" et "Vive la scolastique". Il affirme être marié à la meilleure épouse du monde avec laquelle il vit sur Lille.

25 Commentaires

  1. Edward Pinaud

    Bonjour.
    L’Eglise de Dieu a une hiérarchie visible depuis le début, et cette hiérarchie subsiste aujourd’hui en plénitude dans l’Eglise Catholique. Etant donné que vous refusez d’appartenir à cette Eglise visible, vous refusez l’Eglise de Dieu.
    L’Eglise catholique est l’Eglise dont parle la Bible car elle est la seule à avoir toutes ces caractéristiques :
    (1) elle existe depuis Jésus jusqu’à aujourd’hui (pas depuis le 16ème siècle) Car oui, la Bible nous dit que l’Eglise de Dieu avait déjà une hiérarchie visible dès les Apôtres.
    (2) elle a été fondée par Jésus (pas par Luther) Jésus bâti Son Eglise sur Pierre (Mt 16, 18), qui existe toujours aujourd’hui (voir les deux prochains points)
    (3) elle a la succession apostolique (contrairement à toutes les églises protestantes) La succession apostolique étant une réalité historique, les pasteurs protestants sont tous des faux prophètes, ils ne tiennent pas leur légitimité des Apôtres comme pour les évêques catholiques
    (4) elle a à sa tête le successeur de l’Apôtre Pierre (historiquement : les Papes catholiques)
    À vous d’être fidèle à Jésus en appartenant à Son unique Eglise, qu’Il a Lui-même fondé, et à laquelle il faut obéir (Matthieu 18, 17-18 ; Luc 10, 16 ; Hébreux 13, 17 ; Matthieu 16, 18-19 ; 1 Tim 3, 15).
    Bonne journée à vous.

    Réponse
      • Edward Pinaud

        Votre dénomination vient de Martin Luther, le catholicisme a été historiquement fondé par Jésus-Christ. Dire que l’Eglise catholique est dans l’erreur est donc un non-sens. C’est bel et bien l’Eglise visible dont parle la Bible (donc l’Eglise catholique) qui est le pilier et le soutien de la vérité (1Tim 3, 15), et c’est à Pierre (Luc 22, 32) qu’il est promis qu’il gardera la vraie foi et pas à Martin Luther ou vous.

        Réponse
        • Maxime Georgel

          Mon église est celle du Christ, ma Loi est celle qu’il a donné à ses apôtres dans le Nouveau Testament. L’Eglise romaine n’est pas l’Eglise catholique.

          Réponse
      • Edward Pinaud

        Bonjour.
        -L’ Eglise qu’a fondé le Christ est visible, structurée, hiérarchique, et non pas paradénominationnelle.
        -Cette Eglise peut être reconnue aujourd’hui dans l’Eglise Catholique de par la succession apostolique.
        -Ceux qui sont en dehors de l’Eglise visible du Christ (l’Eglise Catholique donc) seront en dehors du Paradis.
        Toutes ces propositions ont été démontrées par la Bible et les Pères de l’Eglise dans ma réponse à JesusKS.
        La loi du Christ est d’obéir à Son Eglise, c’est une obligation (cf. réponse à JesusKS, en particulier Matthieu 18, 17-18).
        Bonne journée, en union de prières.

        Réponse
        • Maxime N. Georgel

          – Oui
          – Non, elle est reconnue par la vraie prédication de la parole et la droite administration des sacrements
          – Oui
          Matthieu 18 parle d’une procédure disciplinaire, non pas d’enseignement dogmatique.

          Réponse
        • Edward Pinaud

          Bonjour.
          Vous avez dit : “Non, elle est reconnue par la vraie prédication de la parole et la droite administration des sacrements”. Or, c’est impossible, car vous voyez bien que toutes les communautés chrétiennes prétendent prêcher en vérité la parole et administrer droitement les sacrements. Pourtant, ceux qui font dire n’importe quoi à la Bible se condamnent (2 Pierre 3, 15-16).
          Sans l’Eglise, nous n’avons aucun repère visible pour être sûrs d’avoir la vraie interprétation de la Bible, ni quels sont les sacrements, quelle est leur théologie correcte et leurs conditions de validité.
          C’est là qu’on se rend compte qu’il n’y a pas que la Bible, il y a aussi sa juste interprétation, qui nous est donnée par l’Eglise comme nous le dit la Bible elle-même.
          Sur l’autorité des apôtres, comme j’y ai écrit, Paul va voir les Apôtres pour vérifier s’il annonce le bon évangile, de peur de courir ou d’avoir couru pour rien (Galates 2, 2). Preuve qu’on interprète l’Ecriture en demandant l’avis des Apôtres, et donc maintenant de leurs successeurs, les évêques catholiques.
          Aussi, Timothée est établi par l’autorité de l’Eglise par l’imposition des mains (1Tim 4, 14 ; 2Tim 1, 6) et reçoit lui aussi de pouvoir d’imposer les mains (1Tim 5, 22). Il y a des Anciens (ou presbytres, qui a donné le mot prêtre) qui ont autorité pour diriger (1Tim 5, 17). Ces personnes qui ont autorité sont d’abord appelés indifféremment presbytres ou épiscopes, comme dans 1 Tim 3, 2 (il a la charge d’une Eglise de Dieu, verset 5). En Tite 1, 5, Tite à la charge d’établir d’autres Anciens (qui est aussi appelé épiscope au verset 7)
          Donc, la Bible nous affirme que Jésus a donné l’autorité à Ses apôtres dans l’Eglise, dont les successeurs sont les évêques catholiques. C’est aussi l’avis des premiers chrétiens.
          Ensuite, Actes 15, 5 – 21 nous dit que la Bible s’interprète selon ce qu’en disent les apôtres, pas monsieur tout le monde. Le Pape (Luc 22, 32) a autorité pour interpréter la Bible, car sa légitimité lui vient de Jésus, ce qui n’est pas le cas pour vous ou moi.
          Les premiers chrétiens témoignent aussi du fait que le Pape est effectivement l’élément visible que nous a donné Jésus pour que nous soyons sûrs d’avoir la vraie foi.
          Sur Matthieu 18, la vérité est que Jésus vous commande d’obéir à Son Eglise, et qu’Il dit que ce sont ceux qui suivent Ses commandements, qui mettent Ses paroles en pratique qui l’aiment. Que diriez-vous de quelqu’un qui dirait que tromper sa femme n’est qu’une procédure disciplinaire, non pas un enseignement dogmatique et qui refuserait donc d’obéir ?
          Il y a aussi les autres versets bibliques cités sur l’autorité de l’Eglise.
          Bonne journée, en union de prières.

          Réponse
          • Maxime N. Georgel

            C’est très simple de prétendre prêcher la Parole, plus dur de le faire quand on les confronte à la Parole elle-même qui est claire.

      • Edward Pinaud

        Bonjour.
        Tout d’abord, la Bible dit elle-même qu’elle n’est pas toujours facile à comprendre (2 Pierre 3, 15-16).
        Ensuite, Jésus avait confirmé que la Bible ne s’interprétait pas seul, mais qu’il fallait se soumettre à une autorité :
        Matthieu 23, 1 – 3 : « Alors Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples, et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
        En ce qui concerne l’Eglise que Jésus fonde, c’est la chaire de Pierre qui compte, et l’avis des autres apôtres, et leurs successeurs à tous, car :
        Paul nous dit qu’il est allé demander aux apôtres quelle est l’interprétation véritable (Galates 2, 2).
        Actes 15, 5 – 21 nous confirme que la Bible ne s’interprète pas seul, mais qu’on demande la décision des apôtres.
        Aussi, si on n’a besoin de rien d’autre que le Bible, pourquoi Jésus a t-il assuré à Pierre qu’il gardera la vraie foi (Luc 22, 32), et pas n’importe quel lecteur des Écritures ?
        Pourquoi Jésus donne t-Il autorité à Pierre (Matthieu 16), et aux autres apôtres (Matthieu 18), qui sont ceux qui ont autorité pour interpréter la Bible (Actes 15), et pas n’importe quel chrétien ?
        Comme la Bible nous donne de se plier au jugement des apôtres et de leurs successeurs, les premiers chrétiens nous disent d’accepter le jugement de ces mêmes successeurs des apôtres.
        En conclusion, la Bible est-elle claire ? La Bible est tout à fait claire quand elle parle de l’autorité des ministres catholiques et de la succession apostolique ; et le témoignage des premiers chrétiens va dans le même sens.

        Réponse
        • Maxime N. Georgel

          Bonjour.
          Pierre dit que certains passages de l’épitre de Paul sont difficiles (non pas impossibles à comprendre) et vous vous dites que la majeure partie de la Bible est impossible à comprendre seul.
          Ensuite, Jésus nous dit d’écouter la morale des pharisiens, non pas leur exégèse.

          Réponse
        • Edward Pinaud

          Bonjour.
          Je ne dis pas que la majeure partie de la Bible est impossible à comprendre seul. Je dis qu’on ne peut pas interpréter la Bible en dehors de l’enseignement catholique.
          On ne peut pas se croire plus sage que l’Église qui vient historiquement du Christ et qui a reçu la mission Divine de délivrer le véritable enseignement.
          « comme ils le font pour le reste des Écritures » signifie que ce n’est pas que les lettres de Paul qu’on peut mal comprendre. Or, comment être sûr qu’on ne fait pas partie de ces « gens dévoyés » sinon en se conformant à ce que dit l’Eglise ?
          On ne peut pas dire que la Bible se comprend clairement seul au vu du tel chaos doctrinal et moral causé par cette théorie (mais là-dessus je ne vous apprends rien).
          Si votre théorie est vraie, le lecteur seul ne peut pas prétendre être plus inspiré par l’Esprit-Saint que n’importe quelle autre personne de bonne foi qui n’est pas d’accord avec lui. Comment savoir alors qui a raison ?
          Enfin, je ne pense pas qu’en Mt 23 il y ait une distinction entre la morale des pharisiens et leur exégèse.

          Réponse
          • Maxime N. Georgel

            Pour ce qui est d’interpréter l’Ecriture sans l’Eglise, ce n’est pas ce que nous proposons. Ce que nous disons, c’est que l’eglise romaine n’est pas celle que le Christ a fondé. Elle n’a donc aucune légitimité tant qu’elle continue à réprimer la Parole.

          • Maxime N. Georgel

            Comment savoir qui a raison ? L’interprétation biblique est un processus objectif tout comme les mathématiques, il y a des règles d’interprétation qui n’ont pas été inventées par des hommes mais qui découlent de ce que la Bible est. Il suffit de les connaître pour faire le tri entre les mauvaises interprétations et les bonnes.

        • Edward Pinaud

          Bonjour.
          Rappelons ce que dit la Bible : l’Eglise n’est pas du tout paradénominationnelle. Sa visibilité réside dans le gouvernement des apôtres et de leurs successeurs. Or, une seule communauté chrétienne a conservé la plénitude de cette succession apostolique.
          Donc l’Eglise Catholique est celle qu’a fondé le Christ. C’est un fait historique. Sa légitimité est celle des apôtres, l’Eglise étant toujours la même.
          Que veut dire réprimer la Parole, sachant que c’est cette Eglise dont la Bible nous dit que sa doctrine est vraie ? Qu’est-ce qui vous dit que ce n’est pas vous qui interprétez mal, étant donné que personne ne vous a donné l’assurance que votre foi ne défaillira pas ?
          C’est justement la Bible qui vous dit de vous soumettre à l’autorité des apôtres et de leurs successeurs (Matthieu 16 et 18 ; Jean 21, 17-19 ; Actes 20, 28 ;1Timothée 5, 17 ; 1 Tim 3, 5 ; Tite 1, 5 et 7 ; Hébreux 13, 17 ; 1 Pierre 5 1-5) . Tourner le dos à l’Eglise Catholique au nom de la Bible est donc contradictoire.
          Mais comme déjà indiqué, votre théorie est justement contraire à la Bible (cela valait déjà pour l’Ancien Testament d’ailleurs : Deutéronome 17:8-13 ; Matthieu 23), qui dit elle-même qu’elle doit être interprétée par les apôtres (Actes 15, Galates 2, 2 ; Luc 22, 32), donc l’Eglise Catholique. Contredire cette Eglise, seule dépositaire de l’autorité confiée par Dieu, est donc bibliquement inconcevable.

          Réponse
          • Maxime N. Georgel

            Non, l’histoire contredit ce fait. D’où la série en cours sur le gouvernement de l’Eglise catholique. Les papistes sont schismatiques depuis bien avant la réforme.

        • Edward Pinaud

          Bonjour.
          Vous avez eu le témoignage de la Bible sur la succession apostolique et de la papauté.
          Vous avez aussi eu (dans la réponse à JesusKS) les preuves historiques, y compris de la part de personnes ayant connu certains apôtres (Saint Clément de Rome et Saint Irénée)
          Voilà d’ailleurs un excellent dossier sur le sujet : https://urlz.fr/8iZU
          Il apparaît clairement que les Pères de l’Eglise parlent en faveur du catholicisme. Lequel d’entre eux parle du gouvernement de l’Eglise sans parler des successeurs des apôtres ?

          Réponse
          • Maxime N. Georgel

            Voilà que vous commettez une erreur logique. Reconnaître une succession apostolique n’implique pas de reconnaître un magistère infaillible transmis de Pierre à ses successeurs. Ni que ces successeurs soient les papes de Rome. Veuillez consulter l’article du jour à ce sujet.

        • Edward Pinaud

          Bonjour.
          Historiquement, nous savons que l’apôtre Pierre est allé à Rome et y est mort martyr, et qu’aucune autre ville que Rome n’a revendiqué avoir le successeur de Pierre.
          Les premiers chrétiens, ainsi que les conciles œcuméniques confirment que le Pape est successeur de Pierre. Certains donnent même la liste des Papes depuis Saint Pierre (Optat de milève, Augustin, Irénée, Eusèbe de Césarée etc…)
          https://urlz.fr/8m4k
          https://www.churchfathers.org/peters-successors/
          Quant au magistère infaillible de Pierre, il est affirmé par la Bible (Luc 22, 32) et aussi par les premiers chrétiens (au delà du magistère, il y a aussi l’autorité de Pierre) :
          Saint Irénée de Lyon : Contre les hérésies, livre 3, chapitre 3, paragraphe 2 http://newadvent.org/fathers/0103303.htm : «Car c’est une nécessité que chaque Église se mettre d’accord avec cette Eglise [de Rome], en raison de son autorité prééminente. »
          Saint Augustin : À propos de la chaire de Pierre : « Celui qui s’y trouve assis, appelle à la foi les futurs croyants; il rend la santé aux malades, donne des préceptes à ceux qui n’en connaissent pas et impose aux fidèles une règle de vie; l’enseignement tombé du haut de cette chaire, de notre Eglise, c’est-à-dire de l’Eglise catholique, nous le connaissons, nous y puisons notre joie; c’est l’objet de notre croyance et de notre profession de foi. » http://laportelatine.org/bibliotheque/docteurs/Augustin/serm_ined_3_1_1-12.pdf
          Saint Maxime le confesseur : « Toutes les parties de l’univers et tous ceux qui reconnaissent partout le Seigneur avec une foi véritable et authentique se tournent  comme vers le soleil vers la sainte Eglise de Rome, et considèrent sa profession de foi, dont Ils attendent l’éclat de sa lumière. […] C’est dès le commencement, lorsque le Verbe de Dieu descendit jusqu’à nous en assumant notre chair, tous les chrétiens ont toujours regardé et regardent encore comme l’unique base solide, l’unique fondement de l’Eglise le siège suprême qui se trouve en cette église de Rome, celui que, d’après la promesse du Sauveur, les portes de l’enfer ne sauraient vaincre et qui possède les clefs de la vraie foi et de l’authentique confession, celui chez qui tous ceux qui s’approchent avec une piété sincère se voient ouvrir l’accès à l’unique religion, celui qui rend les hérétiques muets et ôte la parole de la bouche de ceux qui profèrent l’iniquité en présence du Tout-Puissant. » (Lettre à Marin de Chypre, PG, 91/138-139)
          Saint Boniface 1er (à propos de Pierre) : « A toi, dit-il, je donnerai les clés du Royaume des cieux  » Mt 16,19 dans lequel nul n’entrera sans la faveur du portier. » ((Lettre Manet beatum à Rufus et aux autres évêques de Macédoine, etc., 11 mars 422) (dans https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2017/11/28/la-papaute-depuis-les-apotres/
          Le prêtre Phillipe, lors de la IIIème cession du concile d’Ephèse (431) : ” Personne ne doute que saint Pierre, chef des apôtres, colonne de la foi et fondement de l’Église catholique, n’ait reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ les clefs du royaume et la puissance de lier et de délier les péchés, et que jusqu’à présent il ne vive et n’exerce ce jugement dans ses successeurs. Notre saint pape l’évêque Célestin, qui tient aujourd’hui sa place, nous a envoyés au saint concile pour suppléer à son absence. Nos très chrétiens empereurs ont ordonné la tenue de ce concile, pour conserver la foi catholique qu’ils ont reçue de leurs ancêtres. ”
          Saint Epiphane de Salamine : « car il revenait au premiers des apôtres, à la pierre solide sur laquelle l’Église de Dieu a été fondée, cette Eglise contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas [Matthieu XVI, 18]. Par ces portes de l’enfer il faut entendre les hérésies et les auteurs, des hérésies. En toutes manières, la foi est fondée solidement en lui: il a reçu les clefs du ciel, il délie et lie sur la terre et au ciel. en lui se résolvent les questions de la foi les ardues Pierre a renié trois fois et il s’est condamné trois fois jusqu’à ce que le coq ait chanté. » (Anchoratus, chapitre 9) http://www.patristique.org/Epiphane-de-Salamine-Ancoratus-L.html
          Saint Cyprien : «ils osent passer la mer, pour venir au siège de Pierre et l’Église principale, d’où l’unité épiscopale est sortie, et y apporter des lettres de schismatiques et de profanes. Ils ne réfléchissent donc pas que ce sont là les mêmes Romains dont l’Apôtre a loue la foi et auprès de qui l’infidélité ne saurait avoir accès. » http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/cyprien/lettres/056.htm
          Saint Jean Cassien : « Mais le grand homme, le disciple des disciples, le maître parmi les maîtres, qui exerçait le gouvernement de l’Église romaine possédait l’autorité dans la foi et le sacerdoce. Dis-nous donc, Dis-nous que nous te prions, Pierre, chef des Apôtres, dis-nous comment les églises doivent croire en Dieu. ». Il appelle encore Pierre le chef des Apôtres et nous dit de nous en tenir à sa foi. (Contre Nestorius, III, 12).
          Les Pères du concile de Chalcédoine déclarent que Léon est impénétrable à toute erreur, et que Pierre est le rocher et le fondement de l’Eglise. https://wp.me/p2zqtE-1jO
          Saint Théodore Studite
          « Écoutez, ô chef apostolique, pasteur préposée par Dieu à la garde des brebis du Christ, porte-clés du royaume des cieux, pierre de la foi sur qui est bâtie l’Eglise Catholique. Car vous êtes Pierre, dont vous occupez le siège avec honneur » (Lettre II, 12, adressée au Pape Pascal)
          « L’Eglise romaine, c’est-à-dire le premier siège apostolique, est le trône suprême où le Christ a placé les clés de la foi, le trône suprême de l’Eglise, la plus suprême des Eglises de Dieu, la tête des Eglises de Dieu » (Lettres II, 13)
          https://www.persee.fr/doc/rebyz_1146-9447_1914_num_17_104_4108
          Saint Léon le Grand : « Cette foi conquiert le diable et brise les liens de ses prisonniers. Elle nous déracine de cette terre et nous plante au ciel, et les portes d’Hadès ne peuvent prévaloir contre elle. Car avec une telle solidité, Dieu sait que la dépravation des hérétiques ne peut pas la gâcher ni l’incrédulité des païens la surmonter. » (sermon 3)
          Il disait aussi que saint Pierre vivait et enseignait par la bouche de ses successeurs: « Le bienheureux Pierre, conservant toujours cette consistance de pierre qu’il a reçue, n’a pas abandonné le gouvernail de l’Église […]. Si donc nous faisons, quelque chose de bon, si nous pénétrons avec justesse dans les questions, […], c’est l’œuvre, c’est le mérite de celui dont la puissance vit et dont l’autorité commande dans son Siège » (sermon 3)
          Troisième Concile de Constantinople : « Mais les expressions hautes, magnifiques, mais vraies, que Saint Agathon avait employées de son siège, celui qui, reposant sur la promesse du Seigneur ne s’est jamais détourné du chemin de la vérité et que ses pontifes, les prédécesseurs d’Agathon , qui ont été chargés dans la personne de Pierre d’affermir leurs frères, n’ont jamais quitté cette fonction, ceci les Pères du Concile l’ entendent et le reçoivent ».
          Lettre d’Agathon lue lors de ce Concile : « Que votre tranquille Clémence considère donc, puisque c’est le Seigneur et Sauveur de tous, dont la foi est, qu’elle a promis que la foi de Pierre ne devait pas défaillir et l’a exhorté à affermir ses frères, comment il est connu à tous que les pontifes apostoliques, les prédécesseurs de ma petitesse ont toujours fait avec confiance cette chose: de qui notre petitesse, depuis que j’ai reçu ce ministère par désignation divine, veut être le disciple, bien qu’inégal à eux et le plus petit de tous. »
          Les Pères déclarent même que c’est Pierre qui a parlé à travers Agathon, et que cet apôtre (« le plus haut prince des apôtres ») a combattu avec eux car son successeur sur son siège était avec eux.
          Saint Agathon cite aussi Luc 22, 32 en y appliquant aux successeurs de Pierre. Il dit aussi que Pierre, par la grâce et la garde de Dieu, reste libre de toute erreur. http://urlz.fr/7LLm
          Bien à vous.

          Réponse
  2. JesusKS

    1 La vraie Églises catholique (dans le sens de l’article) fut fondée par Christ. L’Eglise est paradénominationnelle et est une institution spirituelle qui n’a rien à voir une quelconque dénomination. Il y a des membres dans un.peu.toutes les dénominations (même si Rome a fermé.la porte du Royaume à une foule d’hommes) et en.ce sens est continuelle depuis la pentecôte Grace à Dieu.
    2 revoyez votre interprétation de Matthieu 16v18.
    3 vous allez clairement au delà de ce qui est écrit. C’est bizarre que les évêques (anciens) soient célibataires alors qu’être marié est un.prérequis et qu’aussi il n’y ait Qu’en par région alors gué l’Ecriture certifie que c’est plusieurs par ville…
    4 et.bien un hypothétique.successeur.bien différent de “l’original”!

    Réponse
    • Edward Pinaud

      Bonjour.
      1 «  L’Eglise est paradénominationnelle et est une institution spirituelle qui n’a rien à voir une quelconque dénomination ». Ça, c’est vous qui le dites, mais la Bible et les premiers chrétiens disent le contraire :
      Hébreux 13, 17 : “Faites confiance à ceux qui vous dirigent et soyez-leur soumis ; en effet, ils sont là pour veiller sur vos âmes, ce dont ils auront à rendre compte. Ainsi, ils accompliront leur tâche avec joie, sans avoir à se plaindre, ce qui ne vous serait d’aucun profit”.
      «Qui vous écoute, m’écoute, et qui vous méprise me méprise ; mais qui me méprise, méprise celui qui m’a envoyé. » (Luc 10, 16).
      “S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.” (Matthieu 18, 17-18)
      Matthieu 16, 19 : “Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux.”
      De plus, Paul va voir les Apôtres pour vérifier s’il annonce le bon évangile, de peur de courir ou d’avoir couru pour rien (Galates 2, 2) + Actes 6, 3 à 6 : ce sont les apôtres qui ont autorité pour envoyer en mission et imposer les mains, il y a donc bien une autorité visible depuis le début. Timothée est lui aussi établi par l’autorité de l’Eglise par l’imposition des mains (1Tim 4, 14 ; 2Tim 1, 6) et reçoit lui aussi de pouvoir imposer les mains (1Tim 5, 22). Il y a des Anciens (ou presbytres, qui a donné le mot prêtre) qui ont autorité pour diriger (1Tim 5, 17). Ces personnes qui ont autorité sont d’abord appelés indifféremment presbytres ou épiscopes, comme dans 1 Tim 3, 2 (il a la charge d’une Eglise de Dieu, verset 5). En Tite 1, 5, Tite à la charge d’établir d’autres Anciens (qui est aussi appelé épiscope au verset 7)
      Donc la Bible dit que l’Eglise a bien une dénomination. Seulement voilà : quelle est cette Eglise que Jésus à fondé ? L’Eglise a une hiérarchie visible dès le début comme nous l’atteste Matthieu 16, 18, Jean 21, 17 – 19, 1 Pierre 5, 1 – 4, Actes 20, 28 et les autres versets déjà évoqués. Qui sont ces pasteurs ? les Apôtres, pas n’importe quels croyants. Ce que Jésus dit à Ses Apôtres, Il ne le dit à personne d’autre. Ce que Jésus dit à Pierre en Mt 16, 18 – 19, Il ne le dit à personne d’autre.
      Il y a en effet des chefs dès le début et ça ne sont pas n’importe quels croyants, mais les Apôtres. En Actes 15, 5 – 21, ce sont eux qui sont consultés et qui prennent une décision avec autorité à propos de la juste interprétation de la Bible. Déjà à cette époque, on se rendait compte qu’avoir la Bible ne suffisait pas, mais qu’il fallait une autorité Divinement fondée pour interpréter l’Ecriture Sainte, et cette autorité, c’est celle des Apôtres (avec la Primauté de Pierre), leur décision est d’ailleurs la décision de l’Esprit Saint ! (verset 28)
      Et historiquement parlant, qui sont les successeur des Apôtres ? Qui est le successeur de Pierre ?
      La succession apostolique et la Papauté existent depuis le début, car leurs origines remontent aux temps de la Bible.
      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2017/07/29/saint-pierre-a-t-il-un-successeur/
      https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2017/11/28/la-papaute-depuis-les-apotres/
      http://www.churchfathers.org/category/the-church-and-the-papacy/peters-successors/
      https://taolennoucatholique.files.wordpress.com/2017/01/saint-pierre-papaute-et-primaute4.png
      http://www.churchfathers.org/category/the-church-and-the-papacy/origins-of-peter-as-pope/
      2 Ce que le texte dit clairement doit être accepté par tous.
      3 Non, la Bible ne dit nulle part qu’être marié est un prérequis pour les anciens : https://www.youtube.com/watch?v=hKAOuIVw9Ns
      Il ne faut pas non plus confondre prêtre et évêque.
      4 Peu importe qu’il ne s’agisse pas de la même personnalité, cela n’enlève rien à la vérité de la papauté.

      Réponse
  3. JesusKS

    Ps: je ne suis ni protestant ni catholique ou dénomination quelconque. Simplement chrétien.

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