Catholicisme Romain,  Pères de l'Église

La Gouvernance de l’Église catholique (14) : le Pasteur d’Hermas

Le Pasteur d’Hermas était une autre œuvre contestée dans l’église primitive. Certains pères d’église l’ont accepté comme canonique. D’autres l’ont rejeté comme étant fallacieuse et contenant des erreurs importantes. Néanmoins, sa date précoce en fait un témoignage significatif. Il est également important pour notre présente enquête car son auteur revendique un titre pastoral et écrit de Rome. Si les affirmations catholiques romaines étaient vraies et universellement présentes, nous nous attendrions à ce qu’un pasteur romain écrivant de Rome les mentionne.

Au lieu de cela, le Pasteur d’Hermas reprend la même forme plus ancienne de gouvernance de l’Église qui est présente dans Polycarpe et 1 Clément, la Didachè, et le Nouveau Testament. Il parle à la fois des « anciens » et des « évêques », tous deux pluriels, et les présente comme exerçant un ministère pastoral. Les anciens « président l’Église » (Pasteur d’Hermas, Vision 2, 2:6). Quand l’auteur du Pasteur mentionne les « évêques », c’est toujours au passé (Vision 3, 5:1). Il n’est pas clair si cela signifie qu’il comprend qu’ils occupent une position comme les apôtres originaux, un ministère fondateur qui était unique, ou s’ils continuent à occuper leur charge en son temps. Pourtant, « ils accueillaient avec joie et sans hypocrisie dans leurs maisons les serviteurs de Dieu » et « abritaient les pauvres et les veuves dans leur ministère et se conduisaient en tout temps dans la pureté » (Parabole 9, 27:2). L’auteur écrit aussi sur les « diacres ». Il n’y a pas de troisième office au-dessus de ces deux, et les deux offices sont pluriels.

Aucune des revendications du catholicisme romain concernant la fondation de l’église n’est présente dans le Pasteur d’Hermas. Il ne note que deux postes, qu’il qualifie tous les deux de pluriel et d’exercice de fonctions ministérielles ordinaires. Il ne parle pas de succession, ni de la primauté de Rome, ni d’un réseau ecclésiastique plus vaste, ni de Pierre.

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