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La Gouvernance de l’Église Catholique #28 : Conclusion finale et Sommaire

Certaines personnes seront nécessairement découragées par un appel direct de ce genre. La foi d’une personne est sacrée, c’est du moins ce qu’on dit aujourd’hui. Mais le christianisme enseigne en fait que ce qui rend une foi sacrée est son objet. Si l’on a foi en quelque chose qui n’est pas vrai ou bon, alors cette foi n’est pas nécessairement bonne, même si elle est sincère et peut inspirer l’individu à faire de nombreuses autres bonnes choses.

Dans le cas du catholicisme romain, l’objet de la foi comprend plusieurs revendications qui sont non seulement extraordinaires et contraires à l’histoire, mais qui s’accompagnent aussi de malédictions, ou anathèmes. Si quelqu’un ne veut pas croire ce que Rome dit du premier évêque de l’Église et du pouvoir de la juridiction épiscopale romaine, alors Rome dit que cette personne est sous une malédiction :

Par conséquent, si quelqu’un dit que ce n’est pas par l’institution du Christ le seigneur lui-même (c’est-à-dire par la loi divine) que Pierre béni doit avoir des successeurs perpétuels dans la primauté sur toute l’Eglise ; ou que le pontife romain n’est pas le successeur de Pierre béni dans cette primauté : qu’il soit anathème.

(Concile Vatican II, session 4, chap. 2.5)

Ce n’est pas une allégation anodine. Cela a des conséquences. Et cela justifie une réponse honnête, pastorale et personnelle.

Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi demander aux gens d’avoir cette discussion à un moment aussi délicat ? Tout simplement, parce que c’est exactement le moment où il faut demander aux gens de discerner la vérité des affirmations de Rome. Les abus commis par des employés de bureau et leur camouflage ne sont en fait pas une chose nouvelle. Ceux qui ont étudié la question disent qu’un modèle similaire et constant d’abus sexuels et de camouflage se poursuit depuis près d’un siècle, sous les administrations de divers papes et dans des dizaines de pays à travers le monde. Il est difficile d’imaginer qu’à un moment donné, dans un avenir proche, d’autres révélations du même genre ne seront pas divulguées. De plus, aux États-Unis, il s’agit au moins de la deuxième série de scandales de ce genre. Les gens d’ici ont eu 16 ans pour tenir compte de cette réalité. Ainsi, notre situation actuelle met véritablement à l’épreuve les prétentions de Rome. Il faut vraiment « croire en » Rome pour rester catholique. Il n’est que juste que les gens se demandent si une telle croyance est justifiée ou non, et ils devraient poser cette question en toute sincérité avec toute la quantité d’informations dont ils disposent.

C’est une proposition tout à fait sérieuse. J’ai critiqué le catholicisme romain à maintes reprises auparavant. Mais mon cœur n’est pas impitoyable sur cette question, et ce n’est pas un cheval de bataille intellectuel. Bien au contraire, c’est par désir sincère de voir les gens libérés de la violence spirituelle que j’ai écrit cette série. Que Dieu l’utilise à une fin qui l’honore et apporte aux autres le repos spirituel en Christ.

Sommaire de la série

1. Introduction
2. Pourquoi maintenant ?
3. Ce que Rome prétend
4. Jésus et Pierre
5. Actes des Apôtres
6. Les épitres pauliniennes
7. Hébreux à Apocalypse
8. Conclusion sur le Nouveau Testament
9. L’Église Primitive
10. La Didachè
11. 1 Clément
12. Ignace
13. Polycarpe
14. Le Pasteur d’Hermas
15. Conclusion sur l’Église Primitive
16. Justin Martyr
17. Irénée de Lyon
18. Les listes
19. Tertullien
20. Hippolyte de Rome
21. Cyprien
22. L’héritage de Cyprien et le conciliarisme augustinien
23. Conclusion : Pensées sur l’Histoire
24. L’argument de cette série
25. Résumé : les prétentions de Rome
26. 20 arguments contre la primauté papale
27. Pourquoi cela importe
28. Conclusion de la série

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