Commentaires sur : Christ et César : une réponse à John MacArthur — Brad Littlejohn https://parlafoi.fr/2020/08/12/christ-et-cesar-une-reponse-a-john-macarthur/ Blog de théologie réformée Thu, 22 Jul 2021 05:34:37 +0000 hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.5 Par : Du passe sanitaire – Par la foi https://parlafoi.fr/2020/08/12/christ-et-cesar-une-reponse-a-john-macarthur/#comment-9887 Thu, 22 Jul 2021 05:34:37 +0000 https://parlafoi.fr/?p=18077#comment-9887 […] Ainsi que vous l’avez vous-même défendu, en matière de restriction, le magistrat a en principe le pouvoir de mettre les restrictions […]

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Par : Résister aux pouvoirs en place - Brad Littlejohn – Par la foi https://parlafoi.fr/2020/08/12/christ-et-cesar-une-reponse-a-john-macarthur/#comment-9140 Mon, 28 Dec 2020 07:47:18 +0000 https://parlafoi.fr/?p=18077#comment-9140 […] pour leur autorisation. Il fait suite à un article déjà traduit sur notre blog: “Christ et César : une réponse à John MacArthur“. Nous espérons ainsi aider l’église francophone dans son propre […]

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Par : Tribonien Bracton https://parlafoi.fr/2020/08/12/christ-et-cesar-une-reponse-a-john-macarthur/#comment-8900 Fri, 14 Aug 2020 05:16:10 +0000 https://parlafoi.fr/?p=18077#comment-8900 Je suis d’accord avec ceci : « [N]os dirigeants publics ont montré que, à leurs yeux, l’adoration religieuse n’est qu’une forme étrange de récréation privée, parmi les premières à être sacrifiées sur l’autel de la santé publique » (dixit Bradford Littlejohn).

Je suis moyennement d’accord avec cela : « On peut en effet douter qu’il y ait même une définition intemporelle et universelle des limites appropriées de chacune de ces institutions [la famille, l’Église et l’État] » (dixit Bradford Littlejohn).

Oui et non ↑. Il n’y a pas d’énoncé synthétique et systématique de la souveraineté des sphères formulé avec notre vocabulaire théologique actuel dans la Bible. Cela, pas plus qu’il n’y a d’énoncé synthétique et systématique de notre trinitariologie nicéenne formulé avec notre terminologie chalcédonienne dans la Bible. Par contre, il y a assez de principes généraux, de balises éthiques et de lignes directrices dans les Saintes Écritures pour reconnaître la véracité tant de la souveraineté des sphères kuypérienne que de la Trinité nicéenne & chalcédonienne.

Quand Dieu délègue différentes prérogatives à différentes entités, il ne leur délègue ni l’autorité d’usurper les prérogatives des autres entités, ni l’autorité d’abandonner ou de sous-déléguer illégalement leurs prérogatives aux autres entités (1 Samuel 13:8-14, 2 Chroniques 26:16-21, Luc 20:25, 1 Chroniques 26:29-32, 2 Chroniques 19:4-11, etc.). La maxime juridique « delegatus non potest delegare » (règle de droit public suivant laquelle le détenteur d’un pouvoir délégué ne peut – de son propre chef – confier à quelqu’un d’autre le soin de l’exercer à sa place) est donc valable.

Ceci étant dit, il est vrai que l’articulation macarthurienne de la souveraineté des sphères mériterait d’être mieux ficelée en ce qui concerne les interactions acceptables et inévitables entre les diverses sphères mutuellement complémentaires, mais cette faiblesse s’explique par sa compréhension piétiste/dualiste des relations Église-État.

Je ne suis pas pantoute d’accord avec ceci : « […À] moins que l’on ne souhaite être théonomiste et défendre que la casuistique de l’Ancien Testament constitue un plan complet et perpétuel pour la société » (dixit Bradford Littlejohn). C’est ici le nœud du problème. Depuis six mois, les apologètes ecclésiastiques du conformisme pseudo-sanitaire et de la robotisation (voire la criminalisation) des relations sociales nous sortent tous les arguments « théologiques » imaginables pour justifier leur participation à ce cirque tragi-comique et faire pression sur les récalcitrants.

Or s’il y a une norme biblique que ces gens esquivent systématiquement depuis six mois, c’est les normes les plus pertinentes en les circonstances (!), à savoir la législation scripturale sur la quarantaine contre les pathologies infectieuses transmissibles (Lévitique 13 à 15, voir la section 76 ici : https://wp.me/pAowO-1RI ). Quelqu’un épris par la « tradition magistérielle protestante » comme Littlejohn devrait savoir que l’application des doctrines de l’autorité et de la suffisance des Saintes Écritures en matière de vie civique est loin d’être une innovation des reconstructionistes du XXème siècle. Cette herméneutique théonomiste est précisément celle de la Réformation magistérielle dont il se revendique avec tant d’énergie. (Je n’aurai aucune difficulté à défendre ce point, si besoin est.)

Je concède à M. Littlehohn que le conseil des anciens de Grace Community Church (GCC) erre en s’arrogeant tout l’autorité ecclésiale au détriment des membres de cette congrégation réunis en assemblée délibérante. Par contre, je ne peux pas dire que le l’addendum du communiqué de ces anciens soit le moindrement maladroit : Il sert justement à préciser qu’ils ont d’abord donné le bénéfice du doute aux autorités étatiques & médicales, puis que c’est l’idiotie cinglante et l’iniquité prolongée des dites autorités qui les ont graduellement poussé vers la dissidence. À ce niveau, le seul continent sur lequel on ne retrouve pas des millions de chrétiens ayant eu exactement le même cheminement intellectuel que les anciens de la GCC dans le 1er semestre de 2020 est assurément l’Antarctique.

Dans les dernières sections de l’article, l’apologie de M. Littlejohn en faveur de la non-résistance face au despotisme, sa minimisation de la discrimination anti-chrétienne, sa lecture visiblement crédule de la révélation générale (conjoncture épidémiologique réelle versus fausses prophéties catastrophistes), sa qualification comme « adiaphora » de caprices étatiques païens inusités violant ouvertement le principe régulateur du culte, et sa manière biaisée de rapporter la situation dans des juridictions comme la Corée du Sud (qui n’ont JUSTEMENT *pas* imposées une approche draconienne comme en Europe et en Amérique du Nord) me lève le cœur.

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