Commentaires sur : Le postmodernisme expliqué aux chrétiens pressés https://parlafoi.fr/2020/10/14/le-postmodernisme-explique-aux-chretiens-presses/ Blog de théologie réformée Tue, 21 Dec 2021 06:12:17 +0000 hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 Par : Pourquoi nous ne sommes pas Attestants – Par la foi https://parlafoi.fr/2020/10/14/le-postmodernisme-explique-aux-chretiens-presses/#comment-12825 Tue, 21 Dec 2021 06:12:17 +0000 https://parlafoi.fr/?p=18600#comment-12825 […] à de nombreuses reprises (notamment dans des articles d’Étienne Omnès) du modernisme et du post-modernisme dans les Églises protestantes et évangéliques. Disons-le tout de suite : les Attestants […]

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Par : Contre l'écriture inclusive – Par la foi https://parlafoi.fr/2020/10/14/le-postmodernisme-explique-aux-chretiens-presses/#comment-9669 Fri, 04 Jun 2021 07:43:44 +0000 https://parlafoi.fr/?p=18600#comment-9669 […] Sur la base de Foucault, elle reprend l’idée que la langue a une fin politique : elle sert à façonner la réalité en faveur du groupe dominant, si bien que : “quand on commence à transformer notre usage des mots, on commence aussi à changer notre perception de la réalité, et donc la réalité elle-même”. Pour plus de détails sur cette vision du monde, je vous renvoie à mon article : le post-modernisme expliqué aux chrétiens pressés. […]

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Par : Pourquoi nous ne sommes pas Attestants – Par la foi https://parlafoi.fr/2020/10/14/le-postmodernisme-explique-aux-chretiens-presses/#comment-9305 Thu, 04 Feb 2021 14:31:19 +0000 https://parlafoi.fr/?p=18600#comment-9305 […] à de nombreuses reprises (notamment dans des articles d’Étienne Omnès) du modernisme et du post-modernisme dans les Églises protestantes et évangéliques. Disons-le tout de suite : les Attestants […]

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Par : Pepscafe https://parlafoi.fr/2020/10/14/le-postmodernisme-explique-aux-chretiens-presses/#comment-8987 Wed, 14 Oct 2020 10:27:21 +0000 https://parlafoi.fr/?p=18600#comment-8987 Bonjour Etienne,

merci à toi pour ce cours express sur le postmodernisme.
En complément des ressources fournies, je citerai cet autre ouvrage sur le postmodernisme : « L’individu qui vient…après le libéralisme » de Dany-Robert Dufour (Denoël, 2015. Folio Essais), dans lequel sont notamment mis en lumière les deux courants de pensée qui sont au cœur du postmodernisme. Ces courants sont même appelés des « sophismes » par l’auteur. Reste à discerner dans quelles mesures nous avons adopté lesdits sophismes.

Les « sophistes ne se soucient nullement de la vérité », contrairement aux véritables « amoureux de la sagesse ». « Ils ne cherchent qu’à persuader leur auditoire quelle que soit la proposition à soutenir. Pour obtenir ce résultat, ils profitent donc des ambiguïtés du langage afin de produire des raisonnements en apparence solides, ayant l’apparence de la rigueur démonstrative, mais contenant en réalité un vice, volontaire ou non, permettant de provoquer l’adhésion de l’auditeur ».(op. cit., pp110-111). Avec cet esprit sophistique, le mal devient bien (ou « progrès »), le faux le vrai, l’esclavage la liberté, [la guerre la paix], le vice privé [ou l’égoïsme] la vertu…. (op. cit., p 114)
Il importe de les démasquer impérativement, « car si la première bêtise n’est pas tout de suite réfutée et dénoncée pour ce qu’elle est – une bêtise – la porte est ouverte à toutes les autres qui peuvent alors s’agencer en autant de vrais systèmes bêtes qui paraissent très intelligents ».

Pour Dany-Robert Dufour, ces deux sophismes sont l’utilitarisme et le pragmatisme (op. cit. Pp 113-121). Tu y fais allusion dans ton analyse, il me semble.

1) L’utilitarisme, ou « l’adieu aux idéaux », incite à croire « qu’on n’a plus du tout à se soucier de savoir si une action est vertueuse au départ ; la seule chose qui importe est qu’elle soit vertueuse à l’arrivée ». Il « se caractérise par un oubli volontaire des causes et une valorisation exclusive des conséquences. C’est là ce qu’on appelle depuis la fin des années 1950 un « conséquentialisme ». Peu importe donc au nom de quoi on entreprend une action, ce qui importe, c’est qu’elle soit censée engendrer le plus de bonheur pour l’ensemble de tous les agents – le bonheur étant défini comme la maximisation des plaisirs et la minimisation des peines [ou des désagréments, des embêtements] ». Ainsi, par exemple, ajouterai-je, l’utilitarisme me paraît privilégier « le consommateur » (l’essentiel étant qu’il soit « content/satisfait » d’un service rendu le plus efficacement possible « ou remboursé »), au détriment du citoyen.
En « conséquence », cette nouvelle « morale conséquentialiste » permet le plus grand cynisme de la part des décideurs de l’action qui pourront alors dire à leurs administrés ou à leurs salariés quelque chose qui ressemble à Jean 11v50. En gros, « ne voyez-vous pas que nous faisons cette action [vous licencier, détruire des emplois, polluer, par exemple] pour le bien futur du plus grand nombre ? Ne seriez-vous pas un peu égoïste », à toujours vous préoccuper que de vos seuls droits ? Dans ces conditions, la dignité humaine (ne pas dire « oui » à tout) ne pèse pas bien lourd….
D’autre part, le conséquentialisme est également « im-prudent, puisqu’il incite à agir en fonction d’un futur (toujours hypothétique) en refoulant (ou ignorant) l’examen du présent (toujours certain). Et il rend « désuète la morale (ce qui vaut pour tous), au profit de l’éthique (ce que j’ose faire, y compris contre tous) ».

2)Le pragmatisme (terme que l’on emploi souvent à tort et à travers) ou « l’adieu à la vérité », voit son avènement avec William James, à la fin du XIXe siècle. Pour ce dernier, « le vrai », qui « n’existe tout simplement pas », est « ce qui marche ». Cette attitude pragmatique implique « qu’il n’y ait plus de « théorie », mais seulement de la « praxis », de l’action. Je ne peux donc voir ou concevoir aucune idée, mais seulement faire des expériences, des expériences infiniment multiples et variées ». Une philosophie qui se retrouve d’ailleurs au cœur d’une certaine théorie de l’éducation de John Dewey.

De fait, il serait surprenant que les libéraux soient en mesure d' »empêcher des marxistes/postmodernes troisième vague de gagner », vu que l’utilitarisme (Bentham, puis John Stuart Mill) vient du libéralisme anglais, et que cette notion d’expérience, propre au pragmatisme, est au centre de la pensée de David Hume, ami d’Adam Smith et figure décisive du libéralisme anglais. Pour l’anecdote, c’est aussi la lecture d’Adam Smith en 1838 qui aurait profondément influencé Darwin, lequel aurait tiré les idées de base de sa théorie de l’évolution de l’économique.

Fraternellement,
Pep’s

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