Commentaires sur : Qu’est ce qu’était l’arbre de la connaissance du bien et du mal? – Turretin (8.4) https://parlafoi.fr/2025/05/19/quest-ce-quetait-larbre-de-la-connaissance-du-bien-et-du-mal-turretin-8-4/ Blog de théologie réformée Tue, 27 May 2025 14:09:44 +0000 hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.5 Par : Tallas https://parlafoi.fr/2025/05/19/quest-ce-quetait-larbre-de-la-connaissance-du-bien-et-du-mal-turretin-8-4/#comment-21985 Tue, 27 May 2025 14:09:44 +0000 https://parlafoi.fr/?p=42340#comment-21985 En réponse à Avel.

« Le mal et la croix »,
Et « la doctrine du péché et de la rédemption »,
Henri Blocher.

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Par : Maxime Georgel https://parlafoi.fr/2025/05/19/quest-ce-quetait-larbre-de-la-connaissance-du-bien-et-du-mal-turretin-8-4/#comment-21955 Wed, 21 May 2025 19:19:56 +0000 https://parlafoi.fr/?p=42340#comment-21955 En réponse à Avel.

Par « faiblesse » il ne faut pas comprendre une inclinaison au mal. Et en ce sens il est tout à fait exact de dire « aucune faiblesse en lui qui l’y inclinait » comme vous le dites. Il ne faut pas non plus comprendre la maladie ou autres faiblesses qui sont conséquences de la chute. En revanche, Adam avait la faiblesse de l’immaturité enfantine. Adam a été créé non pas dans l’état achevé d’homme glorifié, mais dans un état d’innocence. Il n’était pas revêtu d’un habit glorieux, il était nu et n’en avait pas honte, à la façon d’un enfant. On peut encore parler de faiblesse, de façon impropre, pour désigner le caractère muable de l’homme : si l’homme a chu, c’est qu’il était capable de déchoir. Comme le disent les théologiens, il était capable de ne pas pécher (ce qu’il n’a pas fait) et capable de pécher (ce qu’il a fait). L’homme déchu ne peut pas ne pas pécher. Et l’homme glorifié ne pourra plus pécher.

Ainsi, faiblesse doit s’entendre relativement à ces deux choses : la mutabilité de l’homme et l’immaturité (non pas coupable, mais comme une jeune plante est immature) de l’état originel. Cette immaturité, illustrée par la nudité l’est également par le fait que l’homme n’avait pas la connaissance du bien et du mal (état attribué aux enfants dans le reste des Écritures).

L’homme immature et jeune devait apprendre la conscience de sa propre faiblesse afin de se confier en Dieu et d’être éduqué par lui. Il a préféré un raccourci, apprendre par lui-même à discerner le bien du mal et bien loin d’être glorifié en étant rendu semblable à Dieu, il a au contraire perdu la justice et la sainteté dans laquelle il avait été créé.

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Par : Avel https://parlafoi.fr/2025/05/19/quest-ce-quetait-larbre-de-la-connaissance-du-bien-et-du-mal-turretin-8-4/#comment-21954 Wed, 21 May 2025 12:09:08 +0000 https://parlafoi.fr/?p=42340#comment-21954 En découvrant toutes ces pensées de Turretin, je ne peux m’empêcher d’être, par certains aspects, admiratif et, par d’autres, dubitatif…

La comparaison entre la facilité pour Adam et la difficulté pour Abraham est très pertinente. Je la garderai en mémoire.

Par contre, la conclusion est très problématique. S’il y a une faiblesse en Adam alors celle-ci est forcément un vice de conception.
Dieu n’a pas créé l’homme parfait, en ce sens qu’il était corruptible, mais il l’a quand même créé très bon, donc sans inclination au mal.
De plus, prétendre que Dieu a permis (et par la même voulu) le mal pour amener une plus grande gloire rend, de facto, Dieu complice du mal et réduit le scandale de ce dernier en en faisant un mal nécessaire.
Tout ceci porte atteinte à la sainteté divine et érode la malignité du mal, ce que jamais ne fait l’Écriture.
La gravité du péché originel ne vient pas tant de la facilité de l’épreuve (même si celle ci est à souligner) mais du fait qu’Adam n’avait aucune raison de désobéir, ni aucune faiblesse en lui qui l’y inclinait. Le péché est donc totalement injustifiable et par la même inexplicable. C’est tout le problème de la question.
Personnellement, pour une juste appréciation du problème du mal, je recommande vivement « Le mal et la croix » d’Henri Blocher.

Merci pour tout votre travail sur ce site.

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