Prières réformées (22) : Prière sur l’annonce de la naissance du Christ par les anges
13 décembre 2020

Pour encourager nos lecteurs dans leur dévotion et culte privé et leur faire découvrir la piété réformée, nous publierons régulièrement des prières d’auteurs réformés. Nous poursuivons avec une prière de Bénédict Pictet, tirée de son livre Prières pour les jours de sainte cène, de Noël, de Pâques, de Pentecôte et de septembre, et pour les jours de jeûne. Nous remercions Philippe Lacombe de Pensées 365 pour la mise en forme des textes.


Je te rends grâce, mon Seigneur et mon Dieu, de ce qu’ayant caché tes mystères aux sages, tu les as révélés à tes petits enfants. Certainement je reconnais aujourd’hui que tes voies ne sont pas nos voies, et que tes pensées ne sont pas nos pensées. Il semblait que tu devais faire savoir d’abord aux grands de la terre la naissance de ton cher Fils, et c’est à des bergers que tu envoies tes messagers célestes, pour leur apprendre que le Sauveur du monde et le Christ nous est né.

Ce n’est pas seulement à eux que tu fais prêcher cette bonne nouvelle. Tu nous l’as faite annoncer, et tu nous as invité à venir à Bethléhem pour y voir ce bienheureux enfant. Les bergers se hâtèrent de s’y rendre ; et ne nous hâterions-nous pas d’y aller avec eux ? Ils quittèrent promptement leurs troupeaux, et ils vinrent dans cette cité de David, pour y voir les grandes choses qui leur avaient été annoncées ; et ne viendrons-nous pas, Seigneur, avec un saint empressement dans ta vraie Bethléhem, dans l’assemblée de tes saints, après avoir quitté toutes les occupations de la terre, pour y contempler ton cher Fils ?

Tu nous y appelles pour y manger le vrai pain de vie, dont quiconque mange vit éternellement. Mais nous reconnaissons indignes de manger de ce pain. Ô Dieu ! produits dans nos coeurs les dispositions que tu demandes pour nous présenter devant toi, pour participer aux gages de ton amour, et pour entrer dans ta communion, afin que nous puissions recevoir dans ta Bethléhem la consolation que nous attendons de ta bonté, et qu’avec les bergers, nous nous en retournions dans nos maisons en te glorifiant sur la terre, comme nous te glorifierons dans le ciel.

Amen.

Illustration en couverture : Eastman Johnson (1824-1906), Child at prayer, 1873.

Maxime Georgel

Maxime est étudiant en médecine à l'Université Catholique de Lille. Fondateur du blog Parlafoi.fr, il se passionne pour la théologie systématique, l'histoire du dogme et la philosophie réaliste. Vous entendrez souvent dans sa bouche "Thomas d'Aquin", "Jean Calvin" et "Vive la scolastique". Il affirme être marié à la meilleure épouse du monde. Ils vivent ensemble sur Lille avec leur petit Thomas.

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