Commentaires sur : Du passe sanitaire https://parlafoi.fr/2021/07/22/du-pass-sanitaire/ Blog de théologie réformée Sat, 23 Apr 2022 02:41:45 +0000 hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 Par : Que lire ou relire avant de voter ? – Par la foi https://parlafoi.fr/2021/07/22/du-pass-sanitaire/#comment-13778 Sat, 23 Apr 2022 02:41:45 +0000 https://parlafoi.fr/?p=24923#comment-13778 […] Du passe sanitaire, où Étienne Omnès s’oppose à ce dispositif. […]

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Par : Problèmes éthiques posés par la vaccination covid – Par la foi https://parlafoi.fr/2021/07/22/du-pass-sanitaire/#comment-13297 Mon, 03 Jan 2022 06:00:13 +0000 https://parlafoi.fr/?p=24923#comment-13297 […] le disait il y a quelques mois Étienne Omnès sur ce site, « il est permis et même désirable que les chrétiens se fassent une conviction sur les sujets […]

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Par : A Samuel Laurent, sur sa vaccination – Par la foi https://parlafoi.fr/2021/07/22/du-pass-sanitaire/#comment-10103 Fri, 24 Sep 2021 05:00:27 +0000 https://parlafoi.fr/?p=24923#comment-10103 […] Pour sa Gloire, qui explique son choix d’être vacciné. Ainsi que je l’avais expliqué dans un autre article sur un sujet connexe, je suis en faveur de la liberté sur ce point, et j’affirme qu’il est bon que Samuel […]

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Par : Anthon https://parlafoi.fr/2021/07/22/du-pass-sanitaire/#comment-9950 Mon, 02 Aug 2021 19:00:20 +0000 https://parlafoi.fr/?p=24923#comment-9950 re..
En complément de mon précédent commentaire et à toutes fins utiles, je me permets de suggérer l’article ci-après « http://www.revuedlf.com/droit-administratif/sur-la-liceite-dune-obligation-vaccinale-anti-covid/#_ftnref14 ».
L’auteur, Philippe Ségur est professeur de droit public à l’Université de Perpignan. Il retrace l’évolution du droit français et international au regard de l’éthique dans le domaine de l’expérimentation médicale.
Rappelant – pour qui veut bien l’entendre (sic) – que les prés-supposés vaccins supposés stopper la covid sont des traitement en cours d’expérimentation (fin 2022 et 2023, normalement) et il met en exergue la notion de « libre consentement » comme garde-fou à toute tentative d’obligation vaccinale dans ce contexte, fusse t’elle d’urgence et réputée être au bénéfice de la collectivité.
Les principales étapes parcourues en droit et l’histoire des expérimentations médicales en lien avec les questions de morale et d’éthique sont bien exposées (et plutôt effrayantes).
Par ailleurs et comme je l’ évoquais précédemment la question n’est pas tant sanitaire que politique, institutionnelle, voire sociétale : « Il faut se garder, en effet, d’une vision idéalisée de la rationalité scientifique qui conduirait à faire abstraction des enjeux de pouvoir, des intérêts financiers et des stratégies institutionnelles qui la conditionnent. La recherche médicale possède sa propre logique de déploiement qui n’est pas nécessairement humaniste et qui peut être assujettie à la quête du profit comme l’a rappelé encore récemment l’affaire du Médiator[45]. C’est un fait, par ailleurs, que la rationalité pure échappe à toute norme morale et menace de se retourner contre elle-même comme l’a montré Max Horkheimer[46]. Un marqueur de la civilisation peut alors se transformer en « progrès régressif » selon la formule de Theodor Adorno[47]. »
Anthon

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Par : Anthon https://parlafoi.fr/2021/07/22/du-pass-sanitaire/#comment-9948 Mon, 02 Aug 2021 15:50:49 +0000 https://parlafoi.fr/?p=24923#comment-9948 Merci Etienne pour cette position largement explicitée et courageuse !
Ton point N° 3 dans ton dernier commentaire pourrait même suffire à clore le débat.
Et pourtant, il y aurait tant à dire sur la brutalité de ces décisions, le chantage ignoble, la désinformation à tout va, la censure et l’ostracisme à l’encontre de toutes les voix discordantes, le besoin d’un vrai secteur public de la santé, les mensonges, conflits d’intérêts, etc, etc, etc …
Il est évident que ceux qui nous gouvernent visent la division et l’affrontement (diviser pour mieux régner). Le problème n’est même pas sanitaire mais avant tout politique et institutionnel.
Personnellement, j’ai demandé à mon église, que ceux qui prennent la parole habituellement, notamment lors du culte, se gardent bien de prononcer des paroles partisanes, dans un sens comme dans l’autre. En revanche, j’invite chacun(e) comme tu le proposes à la réflexion et à se faire une opinion par soi-même et … la prière.
Ton analyse Etienne contribue à cet effort, à n’en pas douter.

Bref, dernière(s) minutes(s) : Israël est passé à la 3ème dose (https://www.sudouest.fr/sante/coronavirus/vaccin/covid-19-israel-administre-une-3eme-dose-de-vaccin-aux-personnes-vulnerables-4131348.php). C’est un des sites les moins complotistes que j’ ai trouvé (à vrai dire, je n’ai pas vraiment cherché, tellement il y a pléthore) Alors à quand la 4ème dose, puis la 5ème, 6ème, …. ?? Pas top pour des vaccins (qui d’ailleurs n’en sont pas) qui se veulent d’une grande efficacité …
Et toujours sur Israël, des témoignages vraiment éclairants : https://www.youtube.com/watch?v=KyOmKim7xg8. Bon là pour le coup, site horriblement complotiste (terre plate, gilets-jaunes-analphabètes-alcolos-fachos-etc-etc …)

Merci pour ton travail Etienne.

J’en profite pour adresser un salut fraternel à notre cher Pep’s.

Soyez bénis.

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Par : Vaccins contre le coronavirus : les raisons de la peur https://parlafoi.fr/2021/07/22/du-pass-sanitaire/#comment-9934 Fri, 30 Jul 2021 21:36:21 +0000 https://parlafoi.fr/?p=24923#comment-9934 […] Réflexion sur le pass sanitaire, au regard de la foi chrétienne […]

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Par : Pepscafe https://parlafoi.fr/2021/07/22/du-pass-sanitaire/#comment-9931 Fri, 30 Jul 2021 14:44:29 +0000 https://parlafoi.fr/?p=24923#comment-9931 Merci à toi pour ton retour rapide et pour ces mots, comme dans l’esprit de la réponse.

« Que le Seigneur veille sur nous ».
C’est ce que nous pouvons nous souhaiter de mieux, en effet.

« La recherche de la vérité et l’objectivité ne sont pas propres au raisonnement dialectique. Quant à l’objectivité proprement dite, je pense que les post-modernes ont plutôt raison et qu’elle est un mirage. Ce que nous pouvons espérer en revanche, c’est que par des syllogismes rigoureux, nous atteindrons une position solide ».

Admettons, pour le raisonnement dialectique. Concernant l’objectivité, j’explique les conditions d’exercice dans un article sur « l’information chrétienne » sur Pep’s café ! le blogue : je ne dis que c’est facile ou évident, mais l’objectivité de celui nous informe me paraît possible à condition de vérifier l’information sur le terrain, auprès des personnes concernées[ce qui implique de revaloriser le reportage], et donc de ne pas se contenter de rester derrière un écran à recycler des brèves ; privilégier la diversité des perceptions et des opinions, même contradictoires ; ne pas porter de jugement moral ou moralisant ; expliquer sa démarche (comment mon reportage est construit) ; préciser les limites et le cadre de l’enquête ; permettre au lecteur de discuter/enrichir le contenu et d’apporter une contradiction/réfutation/ rectification de ce qu’il voit/lit
Toutefois, je ne pense pas qu’il convienne de « cloisonner » (mais je t’ai peut-être mal compris) : la recherche de la vérité est la condition pour une information digne de ce nom, a dit un journaliste. Elle reste valable en tout temps, je pense. Et couplée avec la justice, la miséricorde…

« Je n’ai pas nié l’efficacité du vaccin. En fait j’ai explicitement dit que mon opinion sur l’efficacité du vaccin est de toute façon provisoire et dépendante des futures données. Je crois que le vaccin a un effet positif (il diminue transmission et cas graves, ok), je pense que la balance bénéfice/risque est défavorable (avec des difficultés sur la mesure réelle des risques) et donc que chacun agisse selon ses convictions.
(….) Je ne m’oppose pas au vaccin, mais au pass sanitaire. »

J’ai bien compris ta position. Cet échange aura permis d’expliciter encore plus clairement celle-ci sur le vaccin.

« Sur les méchants complotistes que je relaie, cela fait assez de temps que je me prends ce genre de critique dans les dents pour que ça ne me fasse plus rien »
Si cela ne fait plus rien, attention, alors…

« Dans cette situation détestable, on nous demande de choisir nos menteurs ».
D’où l’intérêt de refuser et de sortir de cette « alternative » piégée qui n’en est pas une : il ne s’agit pas de choisir « nos menteurs » ou de choisir « les méchants complotistes » [ou plutôt les pseudos experts] pour sortir d’une propagande supposée des chantres « de la vérité officielle », en lui substituant une autre propagande.
Ce refus et cette sortie me paraissent possibles aux hommes et femmes « de bonne volonté ».

« Sur “ce que l’on sait aujourd’hui” soit: si c’est sa conviction, que l’on se fasse vacciner alors. Je ne m’oppose pas au vaccin, mais au pass sanitaire, comme je l’ai déjà dit ».

Oui. D’après les données que nous avons et vu que + de 14 % des habitants de notre planète ont eu une vaccination complète. A noter que ce n’est pas là uniquement une question de choix individuel, mais tout choix a une portée collective et engage.
Personnellement, j’ai eu ma première dose de vaccin Pfizer en début de semaine, sans effets secondaires.

« Je n’ai pas compris ton raisonnement aquatique, désolé »
J’en parle sur Pep’s café ! le blogue dans un article intitulé « souviens-toi : c’est de l’eau ! »

« Ok, je ne divise rien, dès le départ nous ne parlons pas du même Jésus ».
« Nous ne parlons pas du même Jésus » ? C’est-à-dire ? Qui, « nous » ?

« Sur les isolements du Lévitique: je n’y avais pas pensé au moment d’écrire l’article, mais il m’a été proposé. Je ne suis pas convaincu cependant que ce soit sanitaire en plus d’être rituel. a. Le responsable est le prêtre, et non le roi. Pourtant, si le fléau était naturel, cela devrait être au roi ou à ses officiers d’agir. b. Seul le lépreux est isolé, pas sa famille: incohérent si c’était sanitaire. c. le “traitement” est un sacrifice, ce qui laisse sous-entendre que le problème est spirituel, et non matériel. d. Il y a aussi des lois contre la lèpre des maisons. Sont-elles sanitaires elles aussi? Bref, je pense que c’est une loi purement rituelle ».

Et si la Bible n’avait pas ce type de distinction, entre le sanitaire et le rituel, ce qui relève du prêtre et du roi, du magistrat et de l’Eglise ? L’erreur d’appréciation est peut-être là. Même pb posé dans tes réponses aux paragraphes 6 et 7, sur la prise de position de l’Eglise sur les enjeux éthiques. Si c’est une question de vie ou de mort, cela concerne l’Eglise : à moins de défendre une théologie théorique, passionnée d’enjeux abstraits et déconnectée de la réalité. Après tout, l’Eglise en a bien sur d’autres sujets éthiques que le vaccin, la Bible parle bien aussi de l’accueil de l’étranger dans le respect de la vie, et j’ai aussi lu ici des positions éthiques sous l’angle théologique, preuve que ces sujets ne sont pas si « étrangers » que cela. Vu que c’est un point de désaccord entre nous, je renvoie à ce que j’ai déjà écrit plus haut concernant la réflexion sur les notions des « adiaphora », du « status confessionis » et de « l’hérésie éthique » ne saurait nous conduire à une relativisation de l’importance des questions éthiques ; elle semble au contraire indiquer que ces questions peuvent tout-à-fait avoir une importance essentielle pour les chrétiens, dans un cadre ecclésial.

Pour répondre aux craintes de débat ouvert piégé, aux finalités « d’intimidation » pour “faire taire les dissidents” (ce qui serait effectivement scandaleux), il suffit de lire ce qui se dit sur les réseaux @sociaux, là où il n’y a même pas de débat, mais anathèmes. Ceci dit, ce n’est pas là l’esprit d’une telle démarche suggérée : il n’y a aucune raison de craindre quoique ce soit, si cela se fait en jouant le jeu, dans un esprit fraternel et de confiance, avec respect et en usant de patience avec tous, et dans une perspective de découvrir ce qui est vrai et de réhabiliter la parole. Si cela peut contribuer à guérir la confiance malade, cela ne peut qu’être positif.
Celui qui a tout à craindre est 1)celui qui fait preuve de mauvaise foi, celui qui, comme dans la fameuse parabole, où le roi révèle aux aveugles qu’ils se trompent tous (sauf que, bien sûr, le roi n’est pas aveugle), affirme que « tout serait faux » et qu’il ne faudrait croire personne…sauf celui qui énonce cette « vérité », une croyance de nature à nourrir tous les fantasmes et autres délires complotistes ; et (2) le « dealer » diffusant des doses quotidiennes de désinformation, tout en déclarant hypocritement ne pas y toucher lui-même (y compris sans avoir cette prudence responsable vis-à-vis de l’hydroxychloroquine, vu ses effets secondaires connus, alors qu’il convient de mettre ce produit à sa juste place, sans en faire un « shiboleth » : ce produit est indiqué en rhumatologie dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du lupus érythémateux disséminé pour ses propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices).

« Cependant, cela n’exclut aucunement le confinement ou la quarantaine comme outil de politique sanitaire. A partir du moment où c’est justifié, c’est suffisant ».
Merci pour ce positionnement clair.

« J’étais aussi trichotomiste au départ, mais même après avoir lu ton article, je reste convaincu que le dichotomisme est plus cohérent ».
Tant pis. Personnellement, même en vous lisant et en lisant d’autres (des « bac + 10 » en théo) sur le sujet, je ne vois toujours pas en quoi le dicho serait plus cohérent (voire plus « biblique ») que le tricho. D’autres expliquent mieux que moi leur position en faveur du tricho. Cela ne change toutefois rien dans le fait que nous avons toujours le même Père, le même Seigneur et le même Esprit, et que nous croyons dans le même Evangile et la même Parole.

« Libre à toi de m’accuser d’être complotiste et anti-vaxx. Cela montrera à tous combien tu es vertueux et t’économisera beaucoup d’efforts ».
Si je le croyais vraiment, je considérerais d’emblée que poster un commentaire ici est une perte de temps. Or, j’apprends à te connaître un peu et je me refuse aux étiquettes restrictives disqualifiantes. Je souhaite inviter à un sain recul et à la réflexion.
Je reste convaincu qu’ici et nous concernant, l’échange reste fécond (la preuve, ces éclaircissements sur ta position sur le vaccin et la vaccination, les politiques sanitaires), vu que notre Dieu, le Dieu de la Parole (efficace), est « le Dieu véritable et la vie éternelle ». Une vie relationnelle, en somme.

« J’ai fait du mieux que j’ai pu, mais je crains ne pas avoir été à la hauteur. En tout cas, que le Seigneur te garde bien dans sa bonne main.

L’avenir nous le dira.

Bien dit (pour la dernière phrase). Tout autant pour toi. C’est ce qu’on peut se souhaiter de mieux.

Fraternellement en Jésus-Christ, Notre Sauveur et Seigneur,
Pep’s

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Par : Etienne Omnès https://parlafoi.fr/2021/07/22/du-pass-sanitaire/#comment-9930 Fri, 30 Jul 2021 12:34:43 +0000 https://parlafoi.fr/?p=24923#comment-9930 Bonjour Pep’s,

Je vais tâcher d’être à la hauteur de ta contribution, même si je ne réussirai pas à être aussi cohérent que ce que je désire. Que le Seigneur veille sur nous.

1. La recherche de la vérité et l’objectivité ne sont pas propres au raisonnement dialectique. Quand à l’objectivité proprement dite, je pense que les post-modernes ont plutôt raison et qu’elle est un mirage. Ce que nous pouvons espérer en revanche, c’est que par des syllogismes rigoureux, nous atteindrons une position solide.

2. Je n’ai pas nié l’efficacité du vaccin. En fait j’ai explicitement dit que mon opinion sur l’efficacité du vaccin est de toute façon provisoire et dépendante des futures données. Je crois que le vaccin a un effet positif (il diminue transmission et cas graves, ok), je pense que la balance bénéfice/risque est défavorable (avec des difficultés sur la mesure réelle des risques) et donc que chacun agisse selon ses convictions.
Mais ce que le gouvernement agite comme thèse n’est pas simplement que le vaccin a un effet, mais qu’il est absolument efficace, qu’il y a 12 fois moins de transmission, qu’il n’y a absolument plus d’effets graves, et que les vaccins protègent absolument contre les réanimations, qu’il va mener à une réouverture totale du pays. Cela n’est pas soutenu par les faits. Je ne m’oppose pas au vaccin, mais au pass sanitaire.

3. Sur les méchants complotistes que je relaie, cela fait assez de temps que je me prends ce genre de critique dans les dents pour que ca ne me fasse plus rien. Ce ne sont que des tactiques d’intimidation, jamais on n’interagit avec les arguments présentés, et tu ne l’as pas fait non plus. Lequel est le plus rationnel? Celui qui fait des raisonnement faux et d’autres vrais, ou celui qui réfléchit avec son sens esthétique? D’autant plus que nos chères autorités ne sont pas exemptes non plus de mensonges. Après tout, les masques ça ne sert à rien, n’en mettez pas. Ah au fait maintenant c’est 135€ si vous n’en mettez pas dehors alors que ce n’est scientifiquement pas soutenu. La chloroquine vendue il y a peu encore en libre accès est devenue soudainement vénéneuse depuis que le mari du ministère de la santé a décidé de descendre son rival personnel qui défend la chloroquine. Nous connaissons parfaitement les effets secondaires des vaccins et l’essai de phase 3 est fini… jusqu’à ce que Pfizer dise que l’essai n’est pas fini et qu’il est toujours écrit sur la notice du vaccin qu’ils ne connaissent pas les effets. Bref. Dans cette situation détestable, on nous demande de choisir nos menteurs. Je ne vois pas l’avantage d’avoir des menteurs en costume.

4. Sur « ce que l’on sait aujourd’hui » soit: si c’est sa conviction, que l’on se fasse vacciner alors. Je ne m’oppose pas au vaccin, mais au pass sanitaire, comme je l’ai déjà dit.

5. Je n’ai pas compris ton raisonnement aquatique, désolé 🙂

6. Il est normal d’avoir une église divisée sur des lignes confessionnelles, surtout quand la vérité évangélique est en jeu. Mais je refuse de voir l’église divisée sur une vérité non évangélique. On a déjà donné avec les puritains et les évangéliques de la guerre de sécession, c’est suffisant. Surtout quand on considère la vérité non évangélique comme plus importante que la vérité évangélique. De ce genre de chose, je ne veux aucune part. D’ailleurs est-ce bien une division? Je crois en Jésus Christ, conçu du Saint Esprit, né de la vierge marie, et ressuscité au 3e jour. Dans l’EPUdF ca dépend, ce n’est pas l’important, l’important c’est l’amûûûûr. Ok, je ne divise rien, dès le départ nous ne parlons pas du même Jésus. Pour rappel, j’ai été baptisé dans cette église. Même à 16 ans, j’ai été choqué et offensé par les blasphèmes et la légèreté qu’on y trouve, alors même que j’étais au bord de l’athéisme.

7. Sur le devoir « vaccinal » de l’Église.
a. Il n’est pas du devoir de l’église de s’engager sur des sujets qui ne la concernent pas. Le vaccin ne menaçant pas les bases de l’évangile ou son articulation correcte, je ne vois pas pourquoi il faudrait qu’elle s’exprime au niveau institutionnel. C’est une affaire civile et matérielle, laissons-là au soin du magistrat et des citoyens.
b. L’Eglise n’a aucun devoir de faire taire les indésirables, surtout quand c’est sur des sujets qui ne la concernent pas. D’ailleurs, souvenons nous que les créationnistes jeune terre sont officiellement des complotistes, balancant leur contre-information dans des niouzeletters alimentant etc. Faut-il les censurer? Est-ce un devoir moral que de s’opposer à ces menteurs de créationnistes jeune-terre?
c. Pour le corps de tes quelques paragraphes, je n’ai pas grand chose à redire. Je pense aussi qu’on est dans une situation bloquée où il faut y aller avec prudence et supporter les positions de l’autre. Mais c’est justement **à cause de cela** qu’il faut que cette question reste un adiaphoron [moralement indifférente], jusqu’à ce que les données soient stables et que la conviction se fasse. Si nous commençons une conversation « ouverte » mais dont la mission est de « faire taire les dissidents », ça porte un nom: un piège. Pour ma part, j’ai suffisamment essuyé de tentatives d’intimidations de la part de « pédagogues » pour être irrité par ces procédés.

7. Sur les isolements du Lévitique: je n’y avais pas pensé au moment d’écrire l’article, mais il m’a été proposé. Je ne suis pas convaincu cependant que ce soit sanitaire en plus d’être rituel. a. Le responsable est le prêtre, et non le roi. Pourtant, si le fléau était naturel, cela devrait être au roi ou à ses officiers d’agir. b. Seul le lépreux est isolé, pas sa famille: incohérent si c’était sanitaire. c. le « traitement » est un sacrifice, ce qui laisse sous-entendre que le problème est spirituel, et non matériel. d. Il y a aussi des lois contre la lèpre des maisons. Sont-elles sanitaires elles aussi? Bref, je pense que c’est une loi purement rituelle.
Cependant, cela n’exclut aucunement le confinement ou la quarantaine comme outil de politique sanitaire. A partir du moment où c’est justifié, c’est suffisant.

8. J’étais aussi trichotomiste au départ, mais même après avoir lu ton article, je reste convaincu que le dichotomisme est plus cohérent.

9. Libre à toi de m’accuser d’être complotiste et anti-vaxx. Cela montrera à tous combien tu es vertueux et t’économisera beaucoup d’efforts. 🙂

J’ai fait du mieux que j’ai pu, mais je crains ne pas avoir été à la hauteur. En tout cas, que le Seigneur te garde bien dans sa bonne main.

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Par : Pepscafe https://parlafoi.fr/2021/07/22/du-pass-sanitaire/#comment-9929 Fri, 30 Jul 2021 09:55:15 +0000 https://parlafoi.fr/?p=24923#comment-9929 Cher Etienne, je te remercie pour ta réponse et pour avoir pris soin de me partager une réponse la plus acceptable possible.
Mon retour à ce sujet sera encore long. Merci encore de ta patience et de ta lecture attentive. Il est essentiel que nous ne cessions jamais de dialoguer, en étant conscients que, puisque « tous frères », nous avons le même Père, mais aussi le même Seigneur et le même Esprit.

« Oui », dis-tu, « j’ai une position particulière, et je méprise la philosophie de lycée qui nous demande de faire thèse/antithèse/synthèse. Quand les anciens avaient une idée, ils ne s’embarrassaient pas d’objectivité ou d’équilibre ».., etc…
Ce plan auquel tu fais allusion, et qui te paraît illustrer cette « philosophie de lycée que tu méprises » est le fameux plan dialectique, souvent critiqué ou caricaturé. Selon Jacqueline Russ, docteur, non pas en médecine mais en philosophie, un tel plan bien compris, s’il ne saurait être la panacée et « le couteau suisse » pour toutes les situations, et s’il ne saurait encourager « les réponses de Normand », n’en demeure pas moins la structure fondamentale commandant la démarche et l’itinéraire philosophique. Il est aussi judicieux sous un triple point de vue rhétorique, logique et inventif. Et il y a bien sûr d’autres approches qu’elle expose dans « les méthodes en philosophie ». Armand Colin, 2008, ouvrage écrit à l’usage des étudiants préparant les examens ou concours d’entrée aux grandes écoles, ainsi que les étudiants en philo et sciences humaines.

« Quand on a une idée », ancien ou pas, notre préoccupation devrait être moins de tenir à nos convictions pour privilégier la recherche de la vérité et nous en tenir au réel et au vrai, vu que Christ est la vérité. Tant mieux si nos convictions s’accordent avec elle. Mais si la vérité et la réalité contredisent une opinion, il nous faut changer cette opinion, sinon celle-ci demeure une idole à laquelle on sacrifie la vérité.
Vu ta réponse, je crois bon de rappeler que l’objectivité est la qualité de celui qui décrit des faits avec exactitude et juge sans parti pris [le parti pris est « un péché », rappelle Jacq.2v1, 9]. Certes, il est difficile de l’être « à 100 % », mais nous nous devons avant tout d’être honnête (envers nous-même), équitable (envers les personnes), prudent (dans le jugement) et prendre en compte la diversité des points de vue, sachant que tout ne se vaut pas (cas d’erreurs/mensonges/mauvaise foi avérés).

« ….si le vaccin était vraiment et absolument la solution, alors le pass serait proportionné et atteindrait son but ». Ton postulat de départ est mal posé : ce n’est pas parce que le pass sanitaire peut être jugé mal proportionné ou non pertinent, qu’il doit conduire de facto à décrédibiliser le vaccin comme solution pour arrêter l’épidémie. C’est là un raccourci trompeur et abusif. Je te renvois notamment à l’article de Basta cité précédemment sur le pass et l’impératif de pédagogie sanitaire.
Alors, tu peux bien dire que tu n’as « pas les compétences ni la mission de faire cette pédagogie ». Sauf que tu ne te sens pas incompétent pour relayer les affirmations de gens manifestement non compétents/très peu fiables dans le domaine. Notons que ceux qui abreuvent les chrétiens de niouzeletters de désinformation, nourrissant le scepticisme, le cynique, la peur et la colère (inspirant l’individualisme et l’incivisme, voir les manières de frauder) ne se sentent pas incompétents pour faire « leur pédagogique » à eux, de nature à entraver les mesures de prévention sanitaire.
Mais si nous ne nous sentons pas compétents (c’est excusable) pour faire une telle pédagogique de prévention/d’information sérieuse sur ce qu’est un vaccin, un ARN messager et comment marche la vaccination, il est déjà de notre devoir de dédiaboliser le vaccin et la vaccination, comme d’orienter vers des sources sérieuses d’information scientifiques compétentes dans le domaine. Dans tous les cas, il est essentiel de refuser de déformer en polémique ce qui est de l’ordre de la saine controverse scientifique entre pairs. Informer, c’est aussi donner du sens à l’information, en la contextualisant et en l’expliquant. S’informer, c’est se donner les moyens de comprendre la complexité du monde réel dans lequel on vit. Pour cela, « la fabrique de l’info » doit parcourir un trajet bien plus complexe que la simple transmission au public d’un « fait brut », aussi frappant soit-il. Il convient aussi de se garder (comme de relayer) des citations tronquées/hors contexte abondamment relayées sur les réseaux @sociaux cf les propos attribués au ministre de la santé https://www.20minutes.fr/societe/3045211-20210519-coronavirus-gare-deux-citations-hors-contexte-olivier-veran-vaccination
Ce que nous savons aujourd’hui : se faire vacciner permet de se protéger contre une forme grave du COVID après une infection et de présenter des symptômes très légers, voire aucun symptôme. Dans un second temps, s’il est vrai que les vaccins ne protègent pas à 100% contre une infection, ils réduisent les risques d’être infecté et de transmettre le virus à d’autres personnes. L’intérêt de la vaccination est donc de se protéger, de protéger les autres et de briser les chaînes de transmission. Un enjeu de vie, donc.
Concernant les risques, ces derniers me paraissent bien mesurés, au contraire : Coût d’un vaccin Pfizer (par exemple) : 15,50 € contre le coût de 30 jours en réanimation : 90.000 € (et avec une surcharge de travail pour les soignants).

« L’essence » de la conclusion était en gros de dire “pro ou anti, ne vous privez pas de réfléchir, mais ne liez pas l’autorité du nom de Dieu à une position faillible”.
Paul dirait certainement un mot (cf 1 Cor 1) au sujet de ces étiquettes « pro » ou « anti » quelque chose [comme toute étiquette identitaire et restrictive], divisant l’Eglise. Sinon, « ne vous privez pas de réfléchir » : une bonne exhortation, mais toutefois insuffisante. Il convient en effet de prendre conscience de ce vers quoi notre attention est attirée, comme de prendre conscience de la qualité de notre environnement, dans lequel nous évoluons. Comme les poissons d’une fable moderne, nous oublions l’essentiel (« c’est quoi l’eau ? »), l’espace dans lequel nous sommes immergés nuit et jour, et dont nous subissons l’influence sans le savoir. En apparence, nous sommes libres de nos pensées, nous pouvons échanger des opinions et participer au débat public à l’instar des deux poissons de la fable qui se déplacent librement dans l’eau, leur espace public. Ils peuvent interagir avec d’autres poissons, opiner, exprimer leurs émotions, et même rejoindre les bancs de poissons de leur choix. Mais ils n’ont pas idée de ce qui les entoure. L’eau est-elle froide ou tiède? Claire ou trouble? Est-elle pure ou polluée? Agitée de vagues ou stagnante? En quoi ces états changeants affectent-ils la vie aquatique et leur humeur? Ils ne s’en soucient pas. Leur intelligence ne saisit pas le grand contexte dont dépendent la qualité de leurs échanges et de leur vie, l’écologie de leur univers émotionnel et mental. Il convient alors de nous réapproprier l’attention et de nous rappeler sans cesse que « c’est de l’eau, c’est de l’eau… », comme de réfléchir ensemble comment contribuer à la qualité de l’eau, plutôt que de servir de caisse de résonance des tapages médiatiques.

Tu dis « Je suis plus préoccupé par l’unité de l’Eglise que par sa pureté éthique ».
Je comprends très bien ce souci. J’imagine alors que tu es également plus préoccupé par l’unité de l’Eglise que (par toute prétention à)sa pureté théologique ? Considérant qu’une telle obsession dans ce domaine est susceptible de refuser abusivement la communion avec des frères et sœurs ? C’est pour cette raison que les Attestants, aux positions éthiques et théologiques claires et fortes, ont choisi, non pas de sortir/créer une énième dénomination/rejoindre les Evangéliques, mais de rester au sein de l’EPUDF (voir leur site attester.fr].
Il importe de veiller qu’une telle affirmation de se dire « plus préoccupé par l’unité de l’Eglise que par sa pureté éthique » ne nous revienne pas comme un boomerang en pleine figure.

Ton argument  » n’était pas de convaincre de ne pas se faire vacciner, mais de convaincre que c’était une chose indifférente moralement…. »
Sur ce point, tu ne me convaincs malheureusement pas. La question de la vaccination est bien un enjeu éthique, d’une question de vie ou de mort. Il ne saurait être question de neutraliser (même si telle ne serait pas ton intention) une prise de position sérieuse de l’Eglise sur le sujet, surtout quand ceux qui pratiquent de la désinformation ne se taisent pas, et il ne saurait être question d’inciter à une relativisation de l’importance d’une telle question éthique, essentielle pour les chrétiens, dans un cadre ecclésial.
Face à cette situation, que faire ? D’abord, une fois conscients que ce n’est pas une question indifférente, loin de là, en parler ouvertement, posément et respectueusement. On peut souffrir d’un manque d’unité autour de cette question, et on peut le regretter, mais il ne faut pas le taire.
Il convient ensuite de décrire et d’analyser ensemble ces divergences, c’est-à-dire les formuler et en chercher les raisons à condition de jouer le jeu et de vouloir vraiment la vérité [j’ai essayé de parler à un groupe sur ce sujet dont clairement ce n’est pas la préoccupation]. De là lire ensemble toutes les Ecritures pour découvrir les principes et préoccupations divins, et mentionner tous les arguments qui sont importants pour les uns et pour les autres. Et s’attendre qu’un tel débat approfondi sur ces questions permette un nouveau consensus inattendu. Si tel est le cas, merci Seigneur et gloire à Dieu.
Face à une différence constatée et non résolue, comment alors avancer ensemble ? Il convient alors d’endurer ce désaccord entre nous, en tout cas jusqu’à un certain
point. L’histoire de l’Eglise nous montre de tels exemples où le désaccord a eu le caractère d’un « status confessionis », et la séparation semblait être inévitable.
Mais une Eglise est aussi (normalement) capable (si on croit que Christ a abattu les murs de séparation cf Ephésiens, Colossiens…) de réunir des frères et sœurs ayant des points de vue différents sans leur coller des étiquettes sur le front. Si tel est le cas, il faut en parler ouvertement, entre nous et aussi publiquement.
Il convient de décrire ouvertement le désaccord observé. Il faut se donner la peine d’aller au fond des choses (si nous le voulons vraiment) et de formuler les arguments des uns et des autres. Il est trop facile de prôner tout simplement « l’unité » ou « la diversité », sans expliquer pourquoi et en en vertu de quel argument un consensus ne semble pas possible à l’heure actuelle.
Il me paraît enfin bien plus utile pour tout le monde de lire une telle description honnête (je souligne) d’un désaccord que de lire simplement l’affirmation que l’Eglise ne souhaite pas prendre position (surtout quand ceux qui diffusent leur position anti-vaccin et anti-mesures sanitaires ne se taisent pas), tout en formulant, malgré ce désaccord, des recommandations communes [par ex, recommander de faire un jeûne ou une cure de réseaux @sociaux et de niouzeletters alimentant le scepticisme, le cynisme, la colère, la peur, la révolte, l’indiscipline, l’individualisme et l’incivisme…]. Sur ce plan, l’Eglise sera alors soucieuse, dans une telle démarche, de répondre aux enjeux suivants : en quoi cette démarche/position reste-t-elle fidèle à l’Evangile et à Christ ? En quoi glorifie-t-elle le Seigneur et contribue-t-elle à l’édification de tous et à l’amour ? En quoi est-elle un témoignage ?

Tu me dis que, sur le devoir de préservation de la vie, mon commentaire sur le “Dieu qui guérit” etc ne fait qu’intensifier le tien, et qu’il n’y a pas de différence entre nous dessus.
Tant mieux. Je m’en réjouis. Dans ce cas, on peut parler, te concernant, d’une formulation peu heureuse ou maladroite, ne rendant pas justice à ce que tu penses exactement. Ton explication est nettement plus claire maintenant : « nous avons quartier libre pour imaginer tous les moyens possibles de préserver la vie, système hospitalier et politique sanitaire comprise » et « toute politique sanitaire peut être acceptable bibliquement dans la mesure où elle préserve la vie ».
Ensuite, je n’avais pas cru bon de le préciser, vu que tu connais bien toute la Bible, mais contrairement à ce que tu avances, Il y a bien une “politique sanitaire biblique”, que Dieu a transmise à son peuple dès la sortie d’Egypte (cf le Lévitique concernant les cadavres, la lèpre…pour éviter la contagion) et visiblement encore valide à l’époque de Jésus cf les recommandations donnés aux lépreux purifiés dans les évangiles. Concernant l’actualisation de ces principes, je renvoie à ce que j’ai déjà écrit sur le Dieu qui te guérit » et sur laquelle nous sommes en accord.

« Je ne suis pas ta dichotomie entre raison et foi ».
Je le sais bien, mais ne trouve pas ton approche pertinente. Je ferai davantage la distinction entre l’âme et l’esprit, ce qui nous permet de faire davantage la distinction entre une posture « charnelle » (= psychique, de l’âme) et « spirituelle » (conduite par l’esprit) : si nous n’excluons d’exercer notre « bon sens renouvelé » dans certains cas, des situations tellement évidentes que nous n’aurions pas besoin de discernement spirituel, l’âme (=raison, émotions, volonté) doit être soumise à notre esprit, lequel est soumis à l’Esprit de Christ. D’autre part, vu que nous marchons « par la foi » et non « par la vue », il me parait aussi dangereux d’estimer que la raison serait la manière principale, pour ne pas dire unique, d’appréhender le réel. La raison, si elle ne doit pas être dénigrée, comme les émotions et la volonté, doit descendre du piédestal d’où on l’a placé.
Ces positions moins “anti” existent déjà dans le milieu chrétien (un autre commentaire sous cet article en signale deux) et j’ai précisé explicitement que je n’étais pas en guerre contre eux, sinon de façon superficielle.

Enfin, on remarque tout de même le caractère consensuel de ton article auprès des « anti-vaccins » déclarés (à ne pas confondre avec ceux qui se posent des questions légitimes sur le sujet, sans être opposés aux mesures sanitaires – gestes barrières, masques… – et à la vaccination). Pour preuve, le commentaire du premier internaute ci-dessus. Tu as raison de souligner que la qualité éventuellement reconnue d’un article par l’un ne dépend pas de la position particulière que tu prends dans ledit article. Est-ce réellement le cas ? L’important n’est pas d’approuver l’article parce qu’il confirmerait ce que l’on pense déjà.

Merci de m’avoir lu intégralement jusqu’au bout.

Bien fraternellement et à bientôt !
Pep’s

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Par : Etienne Omnès https://parlafoi.fr/2021/07/22/du-pass-sanitaire/#comment-9909 Mon, 26 Jul 2021 09:40:17 +0000 https://parlafoi.fr/?p=24923#comment-9909 En réponse à Pepscafe.

Bonjour Pep’s,

Merci pour ton retour et les efforts que tu y as mis. Je ne promets pas de faire aussi long, mais je ferais de mon mieux pour donner une réponse satisfaisante.

1. Oui j’ai une position particulière, et je méprise la philosophie de lycée qui nous demande de faire thèse/antithèse/synthèse. Quand les anciens avaient une idée, ils ne s’embarrassaient pas d’objectivité ou d’équilibre. Ils se préoccupaient surtout d’avoir des syllogismes solides. Je suis leur exemple, et charge à d’autres de défendre une autre position, ce que tu fais fort bien.

2. Il ne s’agit pas de neutraliser les pro-vaccins. En fait, il ne s’agit même pas tellement du vaccin, même si j’ai été obligé de l’aborder en préliminaire pour que la suite soit plus compréhensible (après tout, si le vaccin était vraiment et absolument la solution, alors le pass serait proportionné et atteindrait son but). L’essence de la conclusion était en gros de dire « pro ou anti, ne vous privez pas de réfléchir, mais ne liez pas l’autorité du nom de Dieu à une position faillible ». Je suis plus préoccupé par l’unité de l’Eglise que par sa pureté éthique.

3. Le vaccin est une question politique et publique, qui est du domaine du magistrat. Je maintiens la distinction de Hooker, qui ne sort pas du chapeau: tout ce qui est éthique n’est pas forcément directement évangélique. L’Évangile n’est pas en jeu à chaque question éthique. Partant de là, je vois plus de marge pour la liberté chrétienne que tu n’en vois. Le pasteur est libre de dire au frère « 5G » qu’il délire, et le frère en question de le traiter de mouton: il n’y a pas besoin d’encouragement pour que ces choses se passent. Ce que je veux éviter, c’est qu’une position peu importe laquelle, devienne un critère de foi, ce qui diviserait inutilement l’Eglise.

4. L’argument n’est pas « mes experts en ont une plus grosse que la vôtre ». Mon argument est simplement de dire que la question de la pertinence du vaccin (balance bénéfice risque, efficacité etc) est encore en discussion dans les journaux scientifiques, et que l’assurance absolue du gouvernement n’est pas soutenue par la solidité du consensus scientifique. L’essentiel pour moi n’est donc pas ce que dit tel ou tel expert, mais le fait que la discussion est *en cours* et que les données sont encore *provisoires*. La certitude des données n’est pas à la hauteur de la certitude des politiques.

5. J’ai eu ce reproche sur les experts choisis assez souvent oui. Le problème, cependant, c’est que c’est un sophisme génétique: une chose n’est pas fausse parce que ca vient de la « mauvaise source », mais parce que son raisonnement est faux. Or je n’ai pas vu de raisonnement contre **ce qu’ils disent concrètement** dans les liens. Je n’ai même pas vu d’interaction avec ce qu’ils disent. Il a suffi de lire I. H. et ca y est l’avis était fait. Au vu de ce recours si rapide au sophisme génétique, il ne sert à rien de multiplier les noms et de faire « un panel plus large ». Ce que l’on attend de moi ici, ce n’est pas un panel d’experts plus large, mais que j’adhère une liste de source approuvées et uniquement les informations acceptées. Je refuse cette malhonnêteté.

6. C’est même plus rigolo que ça: on rejette ma citation de l’IHU alors que justement je la cite comme source **contraire** à mon sentiment de méfiance (en deuxième citation)! Je cite Carole Chassagne **contre** toute certitude, la mienne en premier. Preuve que l’on ne lit même pas l’argument dans lequel la citation s’insère. On a réagi de façon épidermique et je refuse de m’y plier.

7. Je n’ai pas les compétences ni la mission de faire cette « pédagogie ». Mon argument, encore une fois n’était pas de convaincre de ne pas se faire vacciner, mais de convaincre que c’était une chose indifférente moralement, en l’attente de données plus certaines (notamment sur les risques, qui sont très mal mesurés).

8. Sur le devoir de préservation de la vie: ton commentaire sur le « Dieu qui guérit » etc ne fait qu’intensifier ce que je dis, il n’y a pas de différence entre nous dessus. Par « consigne vague » j’entends surtout que nous avons quartier libre pour imaginer tous les moyens possibles de préserver la vie, système hospitalier et politique sanitaire comprise. Il n’y a pas de « politique sanitaire biblique », mais toute politique sanitaire peut être acceptable bibliquement dans la mesure où elle préserve la vie. Pour arbitrer entre plusieurs politiques possibles, il faut donc nous rabattre sur notre saine raison, d’où le fait qu’ensuite je me concentre sur ce qui est rationnel.

9. Je ne suis pas ta dichotomie entre raison et foi. La raison siège dans l’intellect, et la foi dans la volonté. Or l’organe de discernement de la vérité, les « yeux de l’Esprit », c’est l’intellect. La foi n’est que la confiance placée dans quelque chose de déjà discerné par l’intellect.

10. Ces positions moins « anti » existent déjà dans le milieu chrétien (un autre commentaire sous cet article en signale deux) et j’ai précisé explicitement que je n’étais pas en guerre contre eux, sinon de façon superficielle.

J’espère t’avoir donné une réponse acceptable,
En Christ notre Sauveur,
Etienne

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