Catéchisme de Heildelberg

L’humiliation de Christ [Q37-39]

QUESTION 37

37. Qu’entends-tu par le mot « souffert » ?

R. Que durant toute sa vie terrestre, mais tout particulièrement à la fin, il a porté en son corps et en son âme le poids de la colère de Dieu contre le péché de tout le genre humain, afin que par ses souffrances et son unique sacrifice expiatoire, il rachète notre corps et notre âme de la damnation éternelle et nous acquière la grâce de Dieu, la justice et la vie éternelle.

EXPOSITION

Nous avons, jusqu’à présent, dans nos remarques sur la deuxième partie du Credo, parlé uniquement de la personne du médiateur. Nous allons maintenant parler de son office, qui est inclus dans la partie restante de la deuxième division du Credo, qui traite de Dieu, du Fils et de notre rédemption. Et nous parlerons, en premier lieu, de l’humiliation du Christ, (la première partie de son office) que nous avons comprise dans le quatrième article : A souffert sous Ponce Pilate ; a été crucifié, mort et enterré : Il est descendu aux enfers. La passion ou la souffrance du Christ est placée immédiatement après sa conception et sa naissance ;

  1. Parce que tout notre salut consiste en sa passion et sa mort.
  2. Parce que toute sa vie n’a été qu’une scène de souffrance et de privations.

Il y a aussi beaucoup de choses qui peuvent et doivent être observées avec profit dans l’histoire de la vie que le Christ a passée sur terre, écrites par ceux qui ont été témoins oculaires des faits qu’ils rapportent. Car cela ne prouve pas seulement qu’il est le Messie promis -dans la mesure où toutes les prédictions des prophètes se rencontrent et s’accomplissent en lui – mais c’est aussi une considération de l’humiliation et de l’obéissance qu’il a données à son Père.

Les choses qui doivent être considérées en relation avec la souffrance du Christ, ont leur place ici, :

  • L’histoire de la passion du Christ, en accord, comme elle le fait, avec tout ce qui avait été prédit à son sujet
  • Les événements merveilleux auxquels elle était liée – les causes et les bienfaits de sa souffrance
  • L’exemple que le Christ nous a donné, nous enseignant que nous aussi devons entrer en gloire par la souffrance.

Mais, pour un exposé plus complet de cet article, nous allons considérer plus particulièrement,

  1. Ce que nous devons comprendre par le terme passion, ou ce que le Christ a souffert
  2. S’il a souffert selon les deux natures
  3. Quelle est la cause principale de ses souffrances ?
  4. Quelles sont les causes finales et les fruits de ses souffrances ?

1. QU’ENTENDONS-NOUS PAR PASSION DU CHRIST ?

Par passion, nous entendons toute l’humiliation du Christ, ou l’obéissance de toute son humiliation, toutes les misères, les infirmités, les tristesses, les tourments et l’ignominie auxquels il a été soumis, pour nous, depuis sa naissance jusqu’à son heure de mort, aussi bien dans son âme que dans son corps. […]

Qu’a donc souffert le Christ ?

  1. La privation ou le dénuement de la plus grande félicité et de la plus grande joie, ainsi que toutes ces bonnes choses dont il aurait pu jouir.
  2. Toutes les infirmités de notre nature, à l’exception seule du péché : il avait faim, il avait soif, il était fatigué, il était affligé de tristesse et de douleur ; etc.
  3. « Le Fils de l’homme n’a pas où poser sa tête. » (Matt. 8:20)
  4. Blessures, reproches, calomnies, trahisons, jalousies, calomnies, rumeurs, blasphèmes, rejets et mépris infinis  « moi, je suis un ver et non un homme » « Il n’avait ni apparence, ni éclat pour que nous le regardions, et son aspect n’avait rien pour nous attirer. » ( Ps. 22:6 ; Is 53:2)
  5. Les tentations du diable : « Il a été tenté en tous points comme nous, mais sans péché. » (Héb. 4:15)
  6. La mort la plus honteuse et la plus ignominieuse, celle de la croix même.
  7. L’angoisse la plus vive et la plus amère de l’âme, qui est sans doute une perception de la colère de Dieu contre les péchés de toute la race humaine. C’est ce qui l’a poussé à s’exclamer d’une voix forte sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » comme s’il disait : Pourquoi ne me chasses-tu pas une angoisse et des tourments si graves ? Ainsi, nous voyons ce que le Christ a souffert et combien il a souffert à notre place dans sa vie.[…]

Objection 1 : Selon l’ordre de la justice divine, l’innocent ne doit pas souffrir pour le coupable, car la justice exige la punition du coupable. Mais le Christ était innocent. C’est pourquoi son châtiment va à l’encontre de la règle de justice. Etant innocent, il a souffert pour nous, qui étions coupables. Réponse : Nous répondons à la proposition majeure que l’innocent ne doit pas souffrir pour le coupable,

  1. A moins qu’il ne s’offre volontairement en lieu et place du coupable.
  2. A moins que celui qui souffre ainsi volontairement, puisse faire une rançon suffisante.
  3. Pour qu’il puisse se remettre de ces souffrances, et ne pas périr sous elles.
  4. Afin que ceux pour qui il donne satisfaction, ne commettent plus d’offenses à l’avenir.
  5. Et qu’il soit de même nature que ceux pour qui la satisfaction est faite. […]

Objection 2 : Il doit y avoir une proportion entre la satisfaction et le crime. Mais il n’y a pas de juste proportion entre les souffrances d’un seul homme et les péchés d’un nombre infini d’hommes. Comment donc la rançon que le Christ seul a payée peut-elle correspondre aux péchés d’un grand nombre d’hommes ? Réponse : Elle le peut, pour ces deux raisons : d’abord à cause de la dignité de sa personne ; ensuite à cause de la grandeur du châtiment qu’il a enduré ; car il a souffert ce que nous étions destinés à souffrir pour l’éternité. Sa passion équivaut donc à un châtiment éternel, et elle le dépasse, parce que, dans le fait que Dieu souffre, il y a plus que la mort de toutes les créatures. C’était le plus grand miracle, que le Fils de Dieu ait crié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».

Réponse 1 : Dieu ne peut pas souffrir et mourir. Le Christ a souffert et est mort. Par conséquent, il n’est pas Dieu. Réponse: Nous répondons à la proposition majeure – Dieu, c’est-à-dire la personne qui est Dieu seulement, ne peut pas souffrir, ou est impassible, selon ce en quoi elle est Dieu. Mais le Christ n’est pas seulement Dieu, mais aussi humain. Ou bien nous pouvons admettre tout l’argument, s’il est bien compris ; car le Christ n’est pas Dieu, par rapport à ce en quoi il a souffert et est mort, c’est-à-dire par rapport à sa nature humaine.

Réponse 2 : Si Christ n’est pas Dieu, selon ce qui a souffert, alors ce qui est dit, que Dieu a acheté l’église avec son propre sang, est faux. Réponse : On dit cela à cause de la communication des propriétés, ou selon la figure de style, appelée synecdoque, qui n’est vraie que dans le concret. Dieu, c’est-à-dire cette personne qui est Dieu et homme, a acheté l’église avec son sang, qu’il a versé en tant qu’humain. Par cette communication de propriétés, nous attribuons à la personne tout entière, ce qui est propre à une seule nature, et cela dans le concret seulement ; car le terme concret signifie la personne dans laquelle les deux natures se retrouvent, et la propriété de cette nature dont elle est le prédicat. Il n’y a donc rien qui nous empêche d’affirmer la personne tout entière, ce qui est propre à une nature, pourvu que les biens résident dans la personne ; alors qu’au contraire, par le terme abstrait, seules les propriétés de cette nature sont prédictées et dont elles sont propres. Que ceci, qui est dit incidemment, suffise.

Objection 3 : Il n’y a pas de juste proportion entre châtiment temporel et châtiment éternel. Christ n’a subi que des punitions temporelles. Par conséquent, il ne pouvait pas satisfaire des châtiments éternels. Réponse : Il n’y a, en effet, aucune proportion entre les punitions temporelles et éternelles, s’il s’agit du même sujet, mais il peut y en avoir, dans des sujets différents. Le châtiment temporel du Fils de Dieu, dépasse en dignité et en valeur le châtiment éternel du monde entier, pour les raisons déjà expliquées.

Objection 4 : Si le Christ a fait satisfaction pour tous, alors tous devraient être sauvés. Mais tous ne sont pas sauvés. Par conséquent, il n’a pas fait une satisfaction parfaite. Réponse : Christ satisfait pour tous, en ce qui concerne la suffisance de la satisfaction qu’il a faite, mais pas en ce qui concerne l’application de celle-ci, car il a accompli la loi dans un double aspect. D’abord, par sa propre justice ; et deuxièmement, en faisant satisfaction pour nos péchés, de la façon la plus parfaite. Mais la satisfaction nous est donnée à une condition, qui est aussi double ; la première est faite par Dieu, lorsqu’il nous justifie à cause du mérite de son Fils, et qu’il nous fait cesser le péché ; la seconde est accomplie par nous par la foi. Car nous nous appliquons à nous-mêmes, le mérite du Christ, quand par une foi vraie, nous sommes pleinement convaincus que Dieu, pour la satisfaction de son Fils, nous remet nos péchés. Sans cette application, la satisfaction du Christ ne nous est d’aucune utilité.

Objection 5 : Mais il y eut aussi des sacrifices propitiatoires sous la loi de Moïse. Réponse : Ceux-ci n’étaient pas proprement expiatoires, mais typiques du sacrifice du Christ, qui seul est vraiment expiatoire : « Car il n’est pas possible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. » « Le sang de Jésus-Christ, son Fils, nous purifie de tout péché. » « Il est la propitiation pour les péchés du monde entier. » (Hébreux 10:4 ; 1 Jean 1:7 ; 2:2)

2. LE CHRIST A-T-IL SOUFFERT SELON LES DEUX NATURES ?

Le Christ a souffert, non pas selon les deux natures, ni selon la Divinité, mais selon la nature humaine seulement, dans le corps et dans l’âme. Car la nature divine est immuable, impassible, immortelle et la Vie elle-même. Ainsi, elle ne peut mourir. Mais il a souffert d’une telle manière, dans son humanité, que par sa passion et sa mort, il a satisfait les péchés des hommes. La nature divine a soutenu l’humanité, dans les peines et les douleurs qu’elle a endurées, et l’a ressuscitée quand elle est morte à la vie. «Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » « Je suis mort, mais je suis vivant à tout jamais, et j’ai les clefs de la mort et du séjour des morts. » «Je me défais de ma vie pour la reprendre. J’ai le pouvoir de m’en défaire et j’ai le pouvoir de la reprendre »  (Jean 2:19 ; Apoc. 1:18 ; Jean 10:18) Ces déclarations témoignent qu’il y avait en Christ une autre nature, outre sa chair, qui n’a pas souffert et qui n’est pas morte. Irénée dit : « Comme le Christ était homme, afin qu’il fût tenté, ainsi il fut la Parole, afin qu’il fût glorifié ; la Parole reposant en lui afin qu’il lui soit possible d’être tenté, crucifié et de mourir, et pourtant unie à son humanité, afin qu’il puisse ainsi vaincre la tentation, » etc.[…]

3. QUELLE ÉTAIT LA CAUSE EFFICACE DE LA PASSION DU CHRIST ?

La cause qui a poussé Dieu à donner son Fils pour nous était :

  1. Son amour envers le genre humain. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. » (Jean 3:16)
  2. La compassion de Dieu envers ceux qui sont tombés dans le péché et la mort. « Selon sa miséricorde, il nous a sauvés. » (Tite 3:5)
  3. Le désir et le dessein de Dieu de se venger et de réparer la blessure du diable qui, par mépris et reproche à Dieu, nous a détournés du Très-Haut et a corrompu son image en nous.

4. QUELLES SONT LES CAUSES FINALES, OU LE FRUIT DE SA PASSION ?

Les causes finales et les fruits de la passion du Christ sont les mêmes, mais sous un aspect différent. Par rapport au Christ qui a souffert, elles sont les causes finales ; mais par rapport à nous, ils sont les fruits. Les principales causes finales de la passion du Christ sont la révélation et la manifestation de l’amour, de la miséricorde et de la justice de Dieu. Il n’a pas épargné son Fils pour nous, et sa passion était une rançon suffisante pour nos péchés ou pour notre rédemption. Il y a donc deux causes finales principales, la gloire de Dieu et notre salut. La connaissance de la grandeur du péché, concerne le premier, afin que nous puissions percevoir à quel point le péché est grand et ce qu’il mérite. Notre justification appartient à cette dernière, dans laquelle nous avons compris tous les bienfaits que le Christ a mérités par sa mort, et qu’il nous confère par sa sortie de la mort. C’est pourquoi nous savons que la mort n’est pas douloureuse pour les pieux, et qu’il ne faut donc pas la craindre.

QUESTION 38

38. Pourquoi a-t-il souffert « sous Ponce Pilate » comme juge ?

Afin que lui, condamné bien qu’innocent par un jugement terrestre, nous libère par cela même du sévère jugement de Dieu qui devait s’abattre sur nous.

Mais pourquoi était-il nécessaire que le Christ souffre sous un juge, et soit condamné par le cours ordinaire de la loi ?

  1. Afin que nous sachions qu’il a été condamné par Dieu lui-même, à cause de nos péchés, et qu’il a donc donné satisfaction à Dieu pour nous, afin que nous ne soyons pas condamnés par son jugement sévère, tout comme il a souffert la mort pour nous, afin que nous en soyons délivrés. Car celui qui dirige et préside aux jugements ordinaires, c’est Dieu lui-même.
  2. Pour que le Christ puisse obtenir un témoignage de son innocence auprès du juge même qui l’a condamné. Il n’était donc pas convenable qu’il ait été secrètement emmené par les Juifs, ni mis à mort par un tumulte ; mais qu’il y eut un procès légal, une audience et une enquête sur toutes les accusations portées contre lui. Le Père voulut d’abord qu’il fût examiné pour que son innocence soit ainsi rendue publique. Deuxièmement, qu’il devrait être condamné pour qu’il soit évident qu’avant d’être déclaré innocent, il soit condamné, non pour les siens, mais pour nos crimes. Que sa condamnation injuste à mort puisse ainsi remplacer notre condamnation la plus vertueuse.
  3. Troisièmement, qu’il soit mis à mort, afin que les prophéties s’accomplissent, et qu’il soit manifesté que les Juifs et les païens étaient les bourreaux de cette méchante action. Cette circonstance, donc, dans la passion du Christ doit être soigneusement considérée afin que nous puissions savoir que ce Jésus qui a été condamné par Pilate est le Messie, et que nous, par lui, sommes délivrés du jugement sévère de Dieu.

C’est pourquoi nous sommes maintenant amenés à nous demander ce que c’est que de croire en Jésus-Christ, qui a souffert sous Ponce Pilate. Nous répondons à cela qu’il ne s’agit pas seulement d’une foi historique, mais d’une foi au Christ qui nous pousse à nous confier à sa passion. C’est donc croire :

  • D’abord, que le Christ, dès sa naissance, a enduré et soutenu des misères de toutes sortes
  • Et que, surtout à la fin de sa vie, il a souffert sous Pilate les tourments les plus graves du corps et de l’âme, et qu’il a ressenti la terrible colère de Dieu, en satisfaisant les péchés du monde entier et en apaisant la colère divine qui avait été excitée par les péchés.
  • C’est aussi croire, en second lieu, qu’il a enduré tout cela en mon nom, et qu’il a ainsi satisfait aussi mes péchés par sa passion, et mérité pour moi la rémission des péchés, l’Esprit Saint, et la vie éternelle.

 

QUESTION 39

39. Y a-t-il quelque chose de plus dans le fait qu’il ait été crucifié que s’il était mort d’une autre mort ?

R. Oui, car c’est ainsi que j’ai la certitude qu’Il a pris sur Lui la malédiction qui s’est abattue sur moi, parce que la mort de la croix a été maudite par Dieu.

La mort de la croix est une aggravation du châtiment du Christ et une confirmation de notre foi. Car si Christ a été crucifié, alors il a pris sur lui la malédiction, parce que la mort de la croix était une figure, ou un signe de la malédiction. Non seulement cela, mais il a aussi enduré la malédiction pour nous, dans la mesure où il était juste en lui-même.

Dieu a donc voulu que son Fils subisse le châtiment d’une mort aussi ignominieuse, pour ces raisons très satisfaisantes :

  1. Afin que nous sachions que la malédiction qui lui a été infligée était due à cause de nos péchés ; car la mort de la croix a été maudite de Dieu, selon ce qui est écrit : « Maudit est quiconque est pendu au bois ». (Deut. 21:23)
  2. Pour que le châtiment soit plus pesant et que nous soyons d’autant plus confirmés dans la foi, croyant avec confiance que le Christ, par sa mort, a pris sur lui notre faute, et qu’il a enduré la malédiction en notre nom afin de nous en délivrer. Paul l’enseigne en disant : « Le Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, en nous maudissant ; car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois ! » (Gal. 3:13)
  3. Pour que nous soyons excités à une plus grande gratitude, considérant ce qu’est un péché détestable, dans la mesure où il ne peut être expié que par la mort la plus amère et ignominieuse du Fils unique de Dieu.
  4. Qu’il puisse y avoir une correspondance entre la vérité et les types. C’était nécessaire pour que nous sachions que tous les types sont accomplis en Christ. Car les anciens sacrifices, qui sont l’ombre du sacrifice du Christ, ont été déposés sur le bois, et avant d’être brûlés, ils ont été élevés en haut par le prêtre, afin qu’il soit signifié par là que le Christ soit élevé sur la croix, afin qu’il s’offre lui-même un saint sacrifice au Père en notre faveur. La même chose a été esquissée dans Isaac qui a été déposé sur le bois dans le but d’être sacrifié par son père. Enfin, le serpent d’airain, que Moïse plaça sur un poteau dans le désert, était un type de Christ, comme en témoigne l’application que le Christ lui-même en fit lorsqu’il dit : « Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, ainsi doit être élevé le Fils de l’homme ». « Et moi, si je suis élevé de terre, j’attirerai tous les hommes vers moi. » (Jean 3:14 ; 12:32)

Qu’est-ce donc que c’est que de croire au Christ crucifié ? C’est croire que le Christ a été soumis à la malédiction pour moi, afin de m’en délivrer.

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