Brève histoire de la discipline des Églises réformées
12 avril 2022

J’ai eu à cœur de synthétiser une lecture récente: Christ’s Churches purely reformed de Philipp Benedict que je recommande fortement.. C’est une somme académique qui raconte l’histoire « sur le terrain » de la Réforme. Je vais dans une série de prochains articles synthétiser le contenu de ce livre en « histoires très rapide »de la taille d’un article de blog, afin de vous partager les richesses de ce livre, et de l’histoire de nos pères. Cette semaine: un résumé de l’histoire de la discipline d’Église dans les milieux réformés.


C’est un principe fondamental de l’Église réformée: la Discipline est le ligament de l’Église. On peut étudier l’application de cette discipline d’Église à partir des registres de consistoire, mais il faut bien prendre en compte les limites suivantes :

  • Comme on a pu le mesurer à Utrecht au XVIIe siècle, seule la moitié des offenses finissent en convocation devant le consistoire.
  • Certaines offenses ne sont pas enregistrées, ou effacées, par égard pour la réputation de l’offenseur.
  • Les campagnes morales ne suivent pas la réalité disciplinaire. Si tel pasteur entre en croisade contre l’adultère, cela ne correspond pas à un pic d’affaires d’adultère dans son Église.
  • Ces registres sont profondément ambigus. Si l’on a dix fois moins d’adultères, à quoi est-ce dû ? Les paroissiens sont-ils devenus dix fois plus vertueux, les anciens sont-ils devenus dix fois moins regardants ?

Il faut donc être prudent dans l’interprétation.

Procédures et moyens

Les buts de la discipline d’Église sont les mêmes que la justice civile : réprimer le vice pour éviter qu’il ne contamine la vertu. Il n’y a pas de distinction nette entre péchés spirituels et délits civils. Les pouvoirs de cette discipline varient beaucoup : en Hollande et en France, les sanctions sont purement spirituelles. En Écosse et en Suisse, il y a des amendes et des punitions corporelles.

Et quels sont les moyens de contrôle ? Ce sont les anciens qui ont cette tâche : les rapports sont individuels, mais les jugements sont collectifs. Chaque paroissien est censé être visité une fois par an, au minimum. Voyez comment cela se fait :

Certaines Églises allaient jusqu’à nommer des agents secrets chargés de surveiller les méfaits, une procédure également utilisée par le tribunal des mœurs du Wurtemberg luthérien, géré par l’État. À Aberdeen, la tâche de policer le langage est confiée à des « censeurs et ravisseurs (captors) » en civil qui ont le pouvoir d’infliger une amende sur le champ à ceux qu’ils entendent jurer ou blasphémer ; si le coupable n’a pas d’argent, il reçoit un coup sur la main. Enfin, les anciens pouvaient mener leurs propres enquêtes discrètes pour vérifier les rapports reçus. Le consistoire de Ganges, dans le sud de la France, avait chargé un ancien de demander aux voisins s’il était vrai, comme ils l’avaient entendu, qu’un membre de l’Église avait encore un crucifix ou des statues de saints dans sa maison. À une autre occasion, un groupe d’anciens de la même Église a escaladé une colline pour pouvoir observer, par-dessus le mur d’un jardin, la rencontre d’un homme et d’une femme qu’ils soupçonnaient d’avoir une liaison. Dans le cadre de leur mission de surveillance du comportement des fidèles, les consistoires faisaient également appel au soutien volontaire de la communauté. L’Église d’Amsterdam disposait d’un sac dans lequel les membres de l’Église pouvaient déposer des rapports d’incidents blâmables ; son règlement précisait que seuls les rapports signés feraient l’objet d’une enquête. À Montauban, l’enquête sur une servante qui avait donné naissance à un enfant illégitime dans un village voisin a commencé lorsqu’un informateur inconnu laissa une note anonyme signalant l’événement sur un comptoir du temple de cette ville un dimanche. Un membre de l’Église anglaise d’Amsterdam dénonça une autre femme parce qu’elle « gardait la bonne viande jusqu’à ce qu’elle puât, la jetait dans le fossé extérieur de la ville, et allait danser à l’extérieur « . Un réfugié à Londres se retrouva devant le consistoire après qu’un ami à qui il avait confié qu’il avait mis une femme enceinte eut transmis la confidence au consistoire. Certains événements pouvaient même provoquer un espionnage enthousiaste du voisinage. Pas moins de huit témoins étaient prêts à confirmer aux anciens de Genève en 1611 que « la femme de Jehan Comparet et un soldat étranger [avaient] été vus s’embrassant dans le coin d’une fenêtre, et qu’elle [avait] déboutonné son col et découvert ses seins, qu’il [avait] embrassés, puis l'[avait] prise par la taille, après quoi on n’a plus rien vu. ».

Benedict Philip, Christ’s Churches Purely Reformed, p. 464.

Potentiellement, peu de choses pourraient échapper au consistoire… si ces moyens fonctionnaient bien. Mais il y a peu de dénonciation et de coopération entre le consistoire et le peuple, et donc peu de contrôle des moeurs.

  • A la fin du XVIIe siècle en Écosse, les seuls cas de fornication qui sont traités par le consistoire sont ceux où la femme devient visiblement enceinte et qu’il est inévitable de le remarquer. Les anciens se rendaient alors souvent compte que tout le voisinage le savait depuis longtemps, sans avoir dit mot.
  • En France et en Écosse à la fin du XVIe siècle, entre 4 et 20 % des convoqués ne se déplacent même pas.

Une fois dénoncée, si l’affaire était grave, on faisait suivre au magistrat. Si c’était une querelle, on cherchait à tout prix une réconciliation. Sinon, la procédure suivie à Nîmes était la suivante :

  1. Censure (réprimande) par un ancien individuel.
  2. Censure par tout le consistoire.
  3. Excuse formelle et pénitence devant le consistoire.
  4. La même chose, mais devant l’Église.
  5. Suspension de la Cène.
  6. Excommunication.

La repentance publique est réservée aux offense publiques, et évitée pour les offense privées. L’excommunication est rare car ses conséquences sont graves (coupure sociale complète). En Languedoc et en Aquitaine, on peut compter 22 excommunications pour 509 suspensions de Cène.

En Écosse, où le magistrat soutient l’Église, il y a des amendes en plus des censures, des « tabourets de repentance », équivalent du bonnet d’âne mais dans l’Église, et l’excommunication entraîne la confiscation des biens par le magistrat, ce qui en limite l’usage.

Les sanctions sont efficaces dans une culture de l’honneur, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, elles offrent une mécanique de déculpabilisation et de réconciliation efficaces.

Zèle dans l’application

Lorsqu’on regarde le zèle qu’ont déployé les consistoires en réalité, il en sort deux enseignements:

  1. Le contrôle des mœurs de la Genève de Calvin est une exception, presque une aberration dans l’histoire de la discipline d’Église réformée.
  2. Ce zèle est variable selon les Églises et les circonstances.

Pour mesurer ce zèle, on utilise deux unités : le taux de convocation par an 1, qui mesure l’activité globale. Ensuite, la fréquence de suspension par an 2, qui mesure la sévérité.

En gros, l’activité normale d’un consistoire est moins de 20 % de celle de la Genève de Calvin, avec quelques pics selon la personnalité du pasteur ou les paniques morales temporaires. Donnons un exemple de pic : sous le pastorat de Voetius à Utrecht, on passe de 3 suspensions à 78 en 1658 et 167 en 1659. Le pasteur Koelman à Sluis exclut un membre sur douze des sacrements. Même à Genève, cet effort de discipline ne fut pas durable : alors qu’une convocation sur trois finit en suspension de Cène du temps de Calvin, on passe à une suspension pour sept convocations en 1605, puis pour treize en 1721. La sévérité faiblit avec le temps.

Les sujets de discipline trahissent une certaine faiblesse de la discipline d’Église : Benedict relaie l’étude sur la discipline d’Église d’une kirk (Église locale) écossaise et d’un presbytère (équivalent du colloque / classis) entre 1560 et 1610. Pour l’Église locale, les proportions de cas donnant lieu à une discipline d’Église :

  • 55 % d’affaires incluant la sexualité (fornication, etc.) ;
  • 11 % de rupture du sabbat ;
  • 5 % de calomnies ;
  • 4 % d’absence du culte ;
  • 4 % de mauvaises pratiques religieuses (occultisme ou superstition).

Pour le presbytère, qui s’occupe d’affaires de niveau plus élevé, impliquant aussi la noblesse :

  • 48 % d’affaires de sexualité ;
  • 15% de mauvaises pratiques religieuses (le festival du solstice d’hiver revient souvent) ;
  • 5% de violences (suite à des disputes avec des nobles) ;
  • 5% de rupture du sabbat ;
  • 5% de désobéissance à l’Église.

On remarque que beaucoup de péchés comme l’ivrognerie et les blasphèmes ne sont pas traités. La clé d’interprétation se trouve probablement dans le grand mépris dans lequel on tient ces Églises d’Écosse : 50 % des convoqués ne se présentent pas entre 1560 et 1570. Ils traitent donc les seuls péchés « à portée » et qui sont condamnables. Plus tard, dans la période 1605-1635, les offenses sexuelles resteront le premier sujet de discipline d’Église. Cependant, les ruptures de sabbats augmenteront en proportions, et l’on verra des disciplines pour cause de blasphèmes et ivrognerie. L’Écosse connaîtra des vagues de rigueurs et de laxisme selon les périodes.

En France la discipline est plutôt « genevoise » au départ, surtout dans le Midi. On y punit le jeu de cartes, la fabrication de matériel dévotionnel catholique (crucifix, rosaire) et la provocation contre les catholiques. Grâce à l’aide du magistrat local de Nîmes, les sujets de disciplines d’Église sont plus variés.

En revanche, on constate que cette vigueur devient plus rare après l’édit de Nantes (où l’on doit maintenir l’équilibre avec les catholiques). Et elle disparaît après la paix d’Alès en 1620, quand les protestants n’ont plus les moyens de nous défendre militairement. A Nîmes, on passe de 240 affaires par an entre 1578 et 1604, à 75 entre 1615 et 1654, puis 39 entre 1655-1684. Et ceci, alors que le nombre de membres ne diminue que de 20 % . La grande leçon ici est que plus l’Église est minoritaire, et plus la discipline est impossible.

La raison de cette chute est exprimée dans les paroles de défi que prononce un membre d’Église à un ancien de Ganges en 1600 : « Si vous ne voulez pas me donner la communion, j’irai boire du vin blanc avec les papistes. » Une fois que le culte catholique fut restauré partout et que les huguenots avaient perdu le contrôle politique de certaines régions, les consistoires craignaient de perdre des membres de l’Église en agissant trop durement contre des transgressions légères.

Ibid, p. 471.

Situation complètement inverse: à Amsterdam : très peuplée, une grande Église, et pourtant très peu de cas, quoique divers au début:

La discipline tourne surtout autour des affaires de mœurs, et on voit l’étonnante catégorie de « banqueroute » devenir un problème spirituel. En réalité, ce qui est traité par les anciens est la trahison des promesses de remboursement, et l’on y voit le reflet de la communauté commerçante. Ici, l’Église est le bras spirituel de la communauté, et la pratique de la discipline d’Église le reflète.

Égalité de traitement

On remarquera l’étrange égalité engendrée par le patriarcat réformé :

L’intervention du consistoire dans les affaires familiales et conjugales était régie par les représentations hiérarchiques sur les rôles des sexes qui prévalaient à l’époque. Il est anachronique de dépeindre Calvin ou les Églises réformées de cette époque comme proto-féministes, comme l’ont fait quelques exégètes. Les commentaires de Calvin reprenaient les explications dominantes expliquant pourquoi les hommes étaient universellement supérieurs aux femmes « par privilège de la nature ». Les institutions disciplinaires réformées considéraient les maris comme les chefs de famille et les exhortaient à traiter leurs aides plus faibles avec une considération affectueuse. Lorsque le consistoire de Montauban s’adressait à un couple qu’il avait réussi à réconcilier, il demandait à la femme d’écouter son mari tout en exhortant le mari à prendre davantage soin du « vaisseau extrêmement faible » placé sous sa domination.
Avec ces idées en tête, les consistoires ont néanmoins souvent traité les femmes avec plus d’équité et ont agi de manière plus volontaire pour défendre leurs intérêts dans le foyer que la plupart des autres institutions de l’époque. L’une des conséquences de leur vision hiérarchique des relations matrimoniales était que les hommes recevaient la plus grande part de responsabilité dans le désordre des ménages. Comme ils étaient également plus susceptibles que les femmes de se livrer à la plupart des formes de comportement public désordonné, ils constituaient invariablement la majorité des personnes convoquées devant les organes disciplinaires de l’Église — entre 62 et 67 % dans les trois cas étudiés jusqu’à présent. La proportion hommes-femmes des personnes convoquées devant le Chorgericht de la campagne bernoise pour des conflits conjugaux était si fortement déséquilibrée que l’historien de cette institution parle d’une alliance avec les femmes pour maintenir un comportement masculin responsable au sein de la famille.
Un habitant de la campagne genevoise se plaint peu après 1600 que le consistoire a créé un « paradis pour les femmes » par sa surveillance trop zélée des relations familiales. Toutes formes de délits confondues, les femmes semblent avoir été suspendues de la communion à peu près au même rythme que les hommes, tant dans la Genève de Calvin que dans le Midi français à la fin du XVIe siècle. Dans les cas de délits sexuels, les peines infligées aux deux sexes étaient similaires pour des délits comparables à Neuchâtel et dans le Stirlingshire — un modèle qui contraste de manière frappante avec les tribunaux séculiers des territoires luthériens et catholiques en Allemagne, où un double standard a conduit à des peines plus sévères pour les femmes dans les cas d’adultère et de fornication. Le nombre total de personnes accusées d’inconduite sexuelle devant les organes disciplinaires réformés se répartit également à peu près à parts égales, bien que le rapport entre les sexes soit passé d’une légère majorité d’hommes à une légère majorité de femmes entre les XVIe et XVIIe siècles.

Ibid., pp. 480-481.

L’hostilité envers les privilèges existait également, même si dans les faits, les élites étaient plus ou moins exemptées de la discipline d’Église :

La plupart des Églises réformées ont également adopté le principe selon lequel le rang ne devait pas conférer de privilèges dans le domaine de la discipline ecclésiastique, mais ce principe était difficile à mettre en œuvre dans le monde fortement hiérarchisé des débuts de l’ère moderne. Un bon exemple des concessions pratiques que les Églises individuelles faisaient à des personnalités locales puissantes et noble, et de la désapprobation de telles concessions par les grandes Églises, est la façon dont l’Église de Ganges a traité le baron de cette localité après avoir appris qu’il avait dansé. Plutôt que de le convoquer devant le consistoire, comme il l’aurait fait pour un transgresseur ordinaire, le consistoire envoya l’un de ses membres à sa résidence pour lui demander la permission de le censurer dans l’intimité de son domicile. Il y consentit gracieusement mais ne tarda pas à récidiver, ce qui provoqua une visite de tout le consistoire à sa résidence. Pour ce traitement spécial, l’Église fut réprimandée par le synode provincial. Il existe de nombreux exemples de consistoires réprimandant les puissants et les éminents — même le prince de Condé est exclu de la communion à La Rochelle en 1578 après avoir autorisé des actes de piraterie ; mais de telles actions peuvent provoquer de fortes réactions. Lorsqu’un groupe de ministres écossais tenta d’excommunier plusieurs nobles de premier plan dans le conseil de Jacques VI et Ier Stuart, il fut amené à bafouiller : « Un presbytère écossais… est aussi bien d’accord avec la monarchie que Dieu et le diable ! Lorsque ces deux-là se mettront d’accord, alors Jack, Tom, Will et Dick se réuniront et me censureront, moi et mon conseil. »

Ibid., p. 481.

Discipline d’Église et discipline d’État

Attention cependant, tous les efforts de réforme morale ne passent pas par l’Église. Par le partenariat avec le magistrat, l’Église encourage souvent le magistrat à des lois plus dures pour contrer le vice. On peut se faire une idée en suivant la peine capitale pour l’adultère, qui est le standard biblique pour cette offense, alors que généralement la punition est moins sévère si on laisse le juge tranquille.

Beaucoup de pays du XVIe siècle instituent la peine de mort pour adultère, quelles que soient leurs confessions. Ce n’est donc pas propre aux réformés. En revanche, on remarque que les pays réformés sont nombreux et divers à le faire. Cependant, elle n’est pas appliquée, sauf dans des périodes exceptionnelles comme la Genève de Calvin. En Écosse, on préfère le « tabouret de repentance » pendant plusieurs semaines. Globalement, on a du mal à mesurer quelque chose de fiable, mais il semblerait que même si toute l’époque est sévère, les réformés l’étaient un peu plus que les autres.

Pour quel impact?

Lorsqu’on croise les registres des consistoires avec les témoignages et le détails des affaires, on peut se faire une idée de l’efficacité des réformes morales.

À Emden, le combat contre l’ivrognerie est pour ainsi dire perdu : le récit des affaires est toujours le même, et les Frisons ont toujours la réputation de sacs à bière. En revanche, les affaires de violence ou d’agressions deviennent de plsu en plus légères avec le temps, ce qui montre une intolérance nouvelle à la violence. De même pour la sexualité : les efforts de la discipline ne font pas disparaître les mauvais comportements, mais elle les rend moins visibles et moins publiquement assumés. On n’obéit pas forcément davantage, mais on désobéit moins ouvertement.

En ce qui concerne les lois contre l’idolâtrie romaine, il semblerait que les artistes réformés préféraient le plus souvent être convoqués au consistoire plutôt que de laisser leur échapper une commande catholique. En même temps, on constate que dans les foyers réformés, les prohibitions contres les images sont scrupuleusement suivies et que l’interdiction des images est bien absorbée.

Face à d’autres disciplines d’autres confessions, il semblerait que ce soit le système réformé qui ait été le plus efficace, avec les contrôles les plus continus et le périmètre d’intervention le plus étendu.

Les études de ce genre n’en sont qu’à leurs débuts, mais il semblerait que dans un même endroit, les communautés huguenotes avaient moins de naissances illégitimes que les catholiques. En revanche, ils avaient les mêmes comportement de consommation que leur égaux sociaux, et ce jusqu’au niveau princier : les riches huguenots n’étaient pas vraiment plus austères que les catholiques.
Ainsi, la discipline réformée est l’histoire d’un idéal élevé qui a toujours lutté pour faire son chemin dans la réalité.

Avant tout, la présence de consistoires et de Chorgerichte dans tant d’Églises réformées fait que l’expérience d’une Église réformée est une expérience de vie sous la surveillance constante des anciens de l’Église. Dans les domaines où les idéaux animant ces institutions sont restés vivants et ont été transmis avec succès à la congrégation, ils créent la participation à une communauté de croyants qui se sentaient dans une certaine mesure responsables du comportement de chacun. De cette façon, la discipline était vraiment le ligament de l’Église.

Ibid., p. 489
  1. Nombre de chrétiens convoqués devant le consistoire sur le nombre de chrétiens de l’assemblée, sur un an.[]
  2. Nombre de chrétiens suspendus sur le nombre de chrétiens convoqués, sur un an.[]

Étienne Omnès

Mari, père, appartient à Christ. Les marques de mon salut sont ma confession de foi et les sacrements que je reçois.

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