Commentaires sur : Le premier principe d’interprétation dispensationaliste selon Michael J. Vlach https://parlafoi.fr/2026/04/24/premier-principe-vlach/ Blog de théologie réformée Thu, 14 May 2026 20:55:36 +0000 hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.5 Par : Pierre-Sovann Chauny https://parlafoi.fr/2026/04/24/premier-principe-vlach/#comment-23554 Thu, 14 May 2026 20:55:36 +0000 https://parlafoi.fr/?p=44810#comment-23554 En réponse à Marius Janssen.

Cher Monsieur Janssen,
Concernant Romains 11, vous devrez sans doute également attendre que je publie quelque chose à ce sujet, car j’ai travaillé ce texte (difficile) récemment, et j’arrive à une conclusion à première vue assez étonnante : j’ai désormais la conviction pleinement formée que Paul ne prophétise rien sur l’avenir d’Israël (à la fin des temps), mais formule le vœu cher à son cœur que cela arrive, et si possible de son vivant, sans garantie toutefois que cela arrive effectivement. Je travaillerai sur mon texte dans les semaines qui viennent, et j’espère sortir l’article pour la fin de l’été.
Pierre-Sovann

]]>
Par : Marius Janssen https://parlafoi.fr/2026/04/24/premier-principe-vlach/#comment-23550 Wed, 13 May 2026 21:33:47 +0000 https://parlafoi.fr/?p=44810#comment-23550 Cher Pierre-Sovann Chauny,
Merci beaucoup pour votre réponse,
J’ai hâte de vous lire concernant les passages de Zacharie 12-14. Il faut que je me familiarise avec la position preteriste. Je vous avoue ma confusion : je voulais parler de Romains 11 et non d’Hebreux 11, qui en effet parle d’une espérance eschatologique et céleste et non nationaliste terrestre.
Soyez bénis en Christ,

]]>
Par : Pierre-Sovann Chauny https://parlafoi.fr/2026/04/24/premier-principe-vlach/#comment-23544 Tue, 12 May 2026 21:15:47 +0000 https://parlafoi.fr/?p=44810#comment-23544 En réponse à Pierre-Sovann Chauny.

Cher Monsieur Janssen,

Merci beaucoup pour votre retour. Je comprends pourquoi vous invoquez Hébreux 11 : ce chapitre est souvent lu comme indiquant que les patriarches n’ont pas encore reçu l’accomplissement plénier des promesses, notamment celles liées à la terre. Mais il me semble que l’argument de l’épître aux Hébreux va plutôt dans une autre direction. Hébreux 11 ne dit pas simplement que les patriarches attendent encore la possession terrestre de Canaan ; il dit qu’ils attendaient une patrie meilleure, céleste, et une cité dont Dieu est l’architecte. L’auteur semble donc orienter l’espérance patriarcale vers son accomplissement céleste et eschatologique, plutôt que vers un rétablissement national terrestre. Les promesses de la terre ont reçu un accomplissement historique dans l’installation de leurs descendants en Canaan, mais la terre promise était elle-même la préfiguration de la patrie céleste.

Quant à Zacharie 12–14, je reconnais que c’est un dossier difficile, qui mériterait un traitement spécifique. Ma lecture actuelle est prétériste : je tends à comprendre ces chapitres comme un panorama prophétique allant des événements de la période postexilique, notamment ceux que rapporte le livre d’Esther, jusqu’à la crise culminant dans la destruction de Jérusalem en 70. Je ne les lis donc pas comme annonçant directement un rétablissement futur de l’État d’Israël ou une conversion nationale d’Israël à la fin des temps. Je conçois toutefois qu’il soit difficile d’accepter cette proposition sans démonstration détaillée. Je tâcherai d’écrire un jour là-dessus.

Au niveau de leur accomplissement historique, je ne suis donc pas convaincu qu’ils imposent une attente futuriste. Il me semble qu’ils doivent d’abord être lus dans la trajectoire qui va de la restauration postexilique à la fin de l’ancien ordre de Jérusalem.

Bien à vous, en Christ,

Pierre-Sovann Chauny

]]>
Par : Marius Janssen https://parlafoi.fr/2026/04/24/premier-principe-vlach/#comment-23508 Fri, 08 May 2026 15:29:54 +0000 https://parlafoi.fr/?p=44810#comment-23508 En réponse à Pierre-Sovann Chauny.

Bonjour Monsieur Chauny. Merci pour la peine que vous avez pris à me répondre, pardonnez moi pour l’impropriété de mon vocabulaire, je ne maîtrise pas bien la terminologie. Mais je vois que vous avez malgré cela compris mon objection. Je pense me ranger à votre opinion étayée, qui autorise une lecture christocentrée de l’ancien Testament comme les auteurs du Nouveau Testament nous autorisent à le faire, avec prudence évidemment sous le contrôle du canon et des règles de foi. Cependant, là où je rejoins Vlach, c’est quand il défend le fait que des prophéties de l’ancien Testament qui étaient pour Israël, si elles n’ont pas encore été réalisées au niveau historique, doivent encore l’être, et se réaliser au niveau de l’Israël charnel/national. Ainsi d’hébreux 11, mais aussi de Zacharie 13/14. Ces passages n’impliquent ils pas un rétablissement d’Israël, afin que le Messie soit reconnu par les fils d’Israël ? Ou bien comprenez vous ces passages seulement pour l’Israel spirituel, pour l’église, ou bien alors considèrez vous que Zacharie 14 est déjà réalisé ? Je pose la question mais je comprends que vous ayez autre chose à faire que de répondre aux commentaires. Merci beaucoup pour votre réponse,
Bien fraternellement,

]]>
Par : Pierre-Sovann Chauny https://parlafoi.fr/2026/04/24/premier-principe-vlach/#comment-23504 Thu, 07 May 2026 22:01:57 +0000 https://parlafoi.fr/?p=44810#comment-23504 En réponse à Marius Janssen.

Bonsoir Monsieur Janssen,

Je ne suis pas certain d’être en mesure de vous répondre parfaitement, car j’ai le sentiment que nous n’employons pas toujours les termes de la même manière. Par exemple, vous semblez me prêter l’idée selon laquelle le Nouveau Testament procéderait à un « élargissement » à l’Église de prophéties de l’Ancien Testament faites initialement à Israël. Or, dans mon article, le vocabulaire de l’élargissement ou de l’implication supplémentaire appartient plutôt à la présentation de la position du professeur Vlach, avec laquelle je ne suis précisément pas d’accord.

Je ne dirais donc pas que le Nouveau Testament élargit simplement à l’Église des promesses faites initialement à Israël. Je dirais plutôt qu’il fait correspondre à l’Église certaines réalités qui avaient été promises à l’ancien Israël, et qui avaient déjà reçu un accomplissement dans son histoire avant même que l’Église chrétienne n’apparaisse.

La théorie des sens ne conduit donc pas à transférer, en les spiritualisant, toutes les prophéties de l’ancien Israël à la réalité nouvelle de l’Église. Elle suppose au contraire que l’on commence par établir le sens littéral du texte, c’est-à-dire la réalité historique que le texte désigne dans son contexte. Ensuite seulement, si une correspondance apparaît entre cette réalité ancienne et une réalité ultérieure, on peut parler d’un sens spirituel.

Autrement dit, le sens spirituel n’est pas une signification que l’on plaque librement sur le texte. Il est reconnu a posteriori, lorsque la réalité désignée par le texte plus ancien apparaît comme le type ou la figure d’une réalité ultérieure, elle-même attestée dans le développement du canon et de l’histoire du salut.

Cela dit, je ne pense pas qu’il faille limiter strictement ces correspondances aux seuls cas où le Nouveau Testament les explicite formellement. Il existe dans l’Écriture des motifs bibliques suffisamment structurants et récurrents pour être reconnus au-delà des seules citations explicites : l’exode, le temple, Jérusalem, David, l’exil et le retour, la nouvelle création, etc. Les auteurs du Nouveau Testament nous apprennent à reconnaître ce type de correspondances ; ils ne nous fournissent pas nécessairement une liste exhaustive de toutes celles qui peuvent être discernées.

Je rejoins donc pleinement votre souci de prudence. Il ne faut pas faire de la théorie des sens une autorisation à spiritualiser arbitrairement tous les textes. Mais la règle que vous proposez me paraît trop restrictive si elle revient à dire que nous ne pouvons reconnaître un sens spirituel que lorsque le Nouveau Testament l’énonce explicitement. Il me semble plus juste de dire que tout sens spirituel doit être contrôlé par le canon, par la règle de foi, et par les grands motifs bibliques que l’Écriture elle-même met en place.

]]>
Par : Marius Janssen https://parlafoi.fr/2026/04/24/premier-principe-vlach/#comment-23500 Thu, 07 May 2026 12:23:24 +0000 https://parlafoi.fr/?p=44810#comment-23500 En réponse à Pierre-Sovann Chauny.

Le fait que le Nouveau Testament donne une nouvelle portée, d’ordre spirituel, qui excède le sens d’origine (le sens Histórico-grammatical ou sens littéral) à certaines prophéties de l’ancien Testament nous autorise t il à élargir ce principe herméneutique au delà des occurrences dans le Nouveau Testament, qui ont été écrites sous l’inspiration du Saint Esprit ? Autrement dit, si j’observe en effet un maniement nouveau et « élargissant » d’une prophétie ancienne par un auteur du Nouveau Testament, puis-je en tirer des conclusions sur l’hermeneutique qu’il convient d’adopter pour toute prophétie de l’ancien testament ? Ou bien n’est il pas plus prudent de laisser au Nouveau Testament spiritualiser les prophéties qui portaient ce sens spirituel en germe, des l’origine. Et par conséquent se garder d’en faire un principe herméneutique général qui nous autoriserait à nous approprier (nous l’église) toutes les prophéties qui concernaient Israel (avec cette tendance notable à s’approprier les promesses de bénédiction plus facilement que les promesses de châtiment)? Je ne sais pas si je caricature votre position en soulevant cette question.

]]>
Par : Pierre-Sovann Chauny https://parlafoi.fr/2026/04/24/premier-principe-vlach/#comment-23466 Fri, 01 May 2026 19:49:48 +0000 https://parlafoi.fr/?p=44810#comment-23466 En réponse à dominique Defer.

Bonsoir Dominique,
Est-ce que dans la rédaction de votre commentaire, vous vous opposez à quelque chose que j’aurais dit en mon nom propre (ou au nom de la théologie réformée) ? Ou souhaitiez-vous simplement dire votre accord avec le professeur Vlach sur le principe qu’il énonce ?

]]>
Par : Pierre-Sovann Chauny https://parlafoi.fr/2026/04/24/premier-principe-vlach/#comment-23465 Fri, 01 May 2026 19:47:56 +0000 https://parlafoi.fr/?p=44810#comment-23465 Bonjour Ponia,
J’ai commencé à lire ton article, mais je ne suis pas allé au bout.

Tu te méprends sur mes intentions (je ne suis pas dans le groupe Telegram dont tu parles, et n’aie pas eu connaissance de cette discussion avant la publication de mon article, lequel, comme le chapeau l’indique rend simplement compte de l’état d’une discussion WhatsApp que je trouve intéressante).

Par ailleurs, cela fait plus de 5 années que je suis passé à une forme de postmillénarisme que je qualifie de « théopolitain », tandis que les passages que tu cites de mon mémoire, qui a été soutenu en 2011, il y a 15 ans, ne correspondent plus exactement à ce que je dirais aujourd’hui.
Si tu veux savoir ce que je pense sur le millénium, tu peux lire ceci : https://parlafoi.fr/2025/02/02/du-postmillenarisme-theopolitain-lettre-a-mm-blocher-et-denault/ et regarder cela : https://unherautdansle.net/coram-deo-363/

Mon article plus récent, en revanche, et que tu m’as fait redécouvrir, correspond toujours bien à ce que je pense.

]]>
Par : dominique Defer https://parlafoi.fr/2026/04/24/premier-principe-vlach/#comment-23459 Tue, 28 Apr 2026 09:18:53 +0000 https://parlafoi.fr/?p=44810#comment-23459 Le salut universel n’efface ni l’Histoire ni la destinée des peuples : il les accompagne et leur donne leur pleine portée. Il accorde une place particulière au peuple par lequel le Dieu d’Abraham, d’Israël et de Jacob a révélé sa grandeur. La finalité n’est donc ni d’exclure Israël ni d’annuler les promesses qui lui ont été faites, mais d’en étendre la bénédiction à toutes les nations, afin de rassembler l’ensemble des enfants de Dieu dispersés, conformément à l’alliance conclue avec le père de la foi.

]]>