Le péché ne dominera pas sur vous (Romains 6)
5 novembre 2026

Le texte suivant est l’adaptation d’une prédication donnée le dimanche 12 juillet 2026 à l’Église Protestante Évangélique de Marseille Saint-Just.

Introduction

Vous est-il déjà arrivé de penser que vous n’étiez peut-être pas réellement chrétien ?

Vous croyez en Jésus-Christ. Vous professez votre foi. Vous désirez lui obéir. Et pourtant, vous constatez que le péché demeure dans votre vie avec une persistance déconcertante, un « péché qui nous enveloppe si facilement » (Hé 12,1). Les mêmes tentations reviennent. Les mêmes fautes se répètent. Certaines réactions semblent si profondément enracinées en nous que nous finissons par nous demander si nous changerons vraiment un jour.

Vous aviez peut-être imaginé que la vie chrétienne serait plus victorieuse que cela. Vous pensiez qu’après votre conversion, le changement serait plus rapide, plus visible, plus décisif. Et lorsque vous prenez conscience de tout ce qui ne va pas dans votre vie, un doute peut commencer à s’installer : est-ce que je ne suis pas en train de m’abuser moi-même ? Ma profession de foi en Christ est-elle sincère au regard du péché qui demeure dans ma vie ? Si vous avez déjà connu ce genre de doute, sachez que vous êtes loin d’être seul. Beaucoup de croyants sincères ont été troublés par la présence continuelle du péché dans leur vie.

Romains 6 ne répond pas directement à cette question. Paul répond à une objection plus théologique. Mais ce qu’il nous dit dans ce passage peut aussi nous aider à combattre ce genre de doute.

À la fin du chapitre 5 de l’épître aux Romains, Paul structure son enseignement par l’opposition entre deux hommes, Adam et Jésus-Christ, entre deux règnes, celui du péché et celui de la grâce, et entre deux destinées, celle de la mort et celle de la vie :

¹⁸ Ainsi donc, comme par une seule faute la condamnation s’étend à tous les hommes, de même par un seul acte de justice, la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. ¹⁹ En effet, comme par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul, beaucoup seront rendus justes. ²⁰ Or, la loi est intervenue pour que la faute soit amplifiée ; mais là où le péché s’est amplifié, la grâce a surabondé. ²¹ De la sorte, comme le péché a régné avec la mort, ainsi la grâce règne par la justice, pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.

L’élément décisif se trouve au verset 20 : « là où le péché s’est amplifié, la grâce a surabondé ». Dans le prolongement de cette déclaration, Paul ajoute que le règne du péché et de la mort a laissé place au règne de la grâce, qui conduit à la vie éternelle par Jésus-Christ. Des affirmations aussi fortes soulèvent aussitôt une série de questions. Si la grâce surabonde là où le péché abonde, pourquoi ne pas continuer à pécher ? La grâce divine est-elle un prétexte pour mener une vie de laisser-aller et d’indolence ? Est-elle une raison pour ne pas combattre ce péché qui nous enveloppe si facilement, puisque le règne de la grâce nous conduit de toute manière à la vie éternelle en Jésus-Christ ? C’est à ces questions que Paul répond au chapitre 6. Il nous montre d’abord que notre union au Christ nous a délivrés de la domination du péché. Il nous appelle ensuite à vivre conformément à cette nouvelle réalité, en ne livrant plus nos membres au péché, mais à Dieu. Enfin, il nous rappelle que nous avons changé de maître : autrefois esclaves du péché, nous sommes désormais devenus esclaves de la justice et de Dieu.

I. Pourquoi le péché ne domine plus sur ceux qui sont unis au Christ (6,1-11)

¹ Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? ² Certes non ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? ³ Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ-Jésus, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? ⁴ Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

⁵ En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection ; ⁶ nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché ; ⁷ car celui qui est mort est quitte du péché.

⁸ Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, ⁹ sachant que Christ ressuscité d’entre les morts ne meurt plus ; la mort ne domine plus sur lui. ¹⁰ Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes, et maintenant qu’il vit, il vit pour Dieu. ¹¹ Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus.

Paul ouvre ce chapitre par une objection qui découle directement de ce qu’il vient d’affirmer : « Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? » (v. 1). Si la grâce surabonde là où le péché abonde, pourquoi ne pas laisser le péché se multiplier davantage ? La réponse de Paul est immédiate : « Certes non ! » (v. 2). Dans le texte grec, sa réponse est particulièrement énergique et pourrait être traduite par : « Jamais de la vie ! » Une telle pensée est incompatible avec l’Évangile. Mais remarquons bien la manière dont Paul répond. Il ne dit pas : « Parce que ce serait immoral. » Il ne dit pas : « Parce qu’un chrétien doit faire des efforts. » Il dit plutôt : « Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? » (v. 2). Voilà la déclaration qui est au fondement de tout ce qui suit. Si Paul peut appeler les croyants à combattre le péché, ce n’est pas d’abord parce qu’ils en sont capables par leurs propres forces. C’est parce que quelque chose a déjà changé. Ils sont morts au péché.

Cette affirmation peut nous surprendre, puisque notre expérience semble si souvent dire exactement le contraire. Nous continuons à lutter contre le péché. Nous continuons parfois à tomber. Nous sommes tentés, et nous péchons. Comment Paul peut-il dire que nous sommes morts au péché ? La réponse se trouve aux versets 3 et 4 : « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ-Jésus, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. » Paul renvoie ses destinataires au baptême qu’ils ont reçu en tant que chrétiens. Il explique en substance que le baptême chrétien est une proclamation de notre union avec Jésus-Christ. Par la foi, le croyant est uni au Christ. Et par l’union au Christ, ce qui est vrai du Christ devient, mystérieusement mais réellement, vrai aussi du croyant. Le Christ est mort ? Nous sommes donc morts avec lui. Le Christ est ressuscité ? Nous sommes donc ressuscités avec lui pour marcher en nouveauté de vie. Paul développe cette idée au verset 6 : « Notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché. »

Remarquons bien ce que Paul dit et ce qu’il ne dit pas. Il ne dit pas que le péché a disparu de notre vie. Il ne dit pas que nous ne serons plus jamais tentés. Il ne dit pas que le combat est terminé. Il dit que nous ne sommes plus esclaves du péché. Depuis le début de cette épître, Paul parle du péché comme d’une puissance qui exerce une domination sur l’humanité. À la fin du chapitre 5, nous lisons même que « le péché a régné avec la mort » (5,21). Le péché est un maître qui règne, qui asservit, qui entraîne les hommes dans la rébellion contre Dieu. C’est précisément cette domination que le Christ est venu briser. Par sa mort, il a porté la condamnation du péché. Par sa résurrection, il est entré dans une vie sur laquelle la mort n’a plus aucun pouvoir. Au verset 9, Paul rappelle que « Christ ressuscité d’entre les morts ne meurt plus ». Et si le Christ ressuscité ne meurt plus, et si nous sommes unis à lui, comme l’indique notre baptême, alors, ressuscités avec lui, nous participons désormais à cette victoire.

En énonçant le principe selon lequel « celui qui est mort est quitte du péché » (v. 7), Paul signale que le péché n’a plus sur le croyant les droits qu’il exerçait autrefois sur lui. Nous retrouvons ici la grande opposition annoncée à la fin du chapitre 5 entre deux règnes adverses. Autrefois, nous étions sous le règne du péché. Désormais, nous sommes sous le règne de la grâce. Nous pouvons encore sentir les attaques de l’ancien maître, mais nous ne lui appartenons plus. Voilà pourquoi Paul conclut cette première partie par un appel qui résume tout son raisonnement : « Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus » (v. 11). Il ne nous demande pas de mourir au péché. Nous sommes déjà morts au péché, étant unis au Christ. Mais, étant déjà morts au péché, Paul nous exhorte à nous considérer comme tels. Il nous appelle à regarder notre vie à la lumière de ce que Dieu a accompli en Jésus-Christ.

La foi chrétienne consiste précisément à prendre Dieu au mot. Il nous dit que nous sommes morts au péché : nous devons le croire. Lorsque nous ne voyons que notre faiblesse, Dieu nous rappelle que nous sommes unis à son Fils. Lorsque nous ne voyons que notre combat, Dieu nous rappelle que nous avons changé de règne. Lorsque nous ne voyons que nos défaites, Dieu nous déclare : « Le péché ne dominera pas sur vous » (v. 14). C’est sur cette réalité de l’union au Christ que Paul va maintenant bâtir tous les impératifs de la vie chrétienne. Le combat contre le péché commence par une certitude : en Jésus-Christ, le péché n’est plus notre maître.

II. Comment cette délivrance nous équipe pour combattre le péché (6,12-14)

¹² Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. ¹³ Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice ; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et offrez à Dieu vos membres, comme armes pour la justice. ¹⁴ Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce.

Après avoir expliqué ce que Dieu a fait pour nous en Jésus-Christ, Paul passe de l’indicatif à l’impératif. Il montre comment la délivrance que nous avons reçue par notre union au Christ transforme notre manière de vivre et nous équipe pour combattre le péché.

Remarquons d’abord la présence du petit mot « donc » au verset 12 : « Que le péché ne règne donc pas dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises. » Ce petit « donc » indique que la résistance que nous devons opposer au péché découle directement de ce que Paul vient d’enseigner. Il ne nous dit pas : soyez vainqueurs du péché pour devenir unis au Christ. Il dit précisément l’inverse : combattez le péché qui vous enveloppe si facilement parce que vous êtes déjà unis au Christ et que, par cette union, sa domination a été brisée.

L’impératif « n’obéissez pas au péché » repose sur l’indicatif « vous êtes morts au péché et vivants pour Dieu en Christ-Jésus ». Nous ne combattons donc pas pour remporter nous-mêmes la victoire décisive ; nous combattons parce que le Christ l’a déjà remportée. Nous ne combattons pas pour changer de maître ; nous combattons parce que nous avons déjà changé de maître. Cette précision nous protège de deux erreurs opposées. La première consiste à baisser les bras et à nous résigner devant la présence du péché. Nous pourrions nous consoler en disant que Dieu est plein de grâce, qu’il sait de quoi nous sommes faits et que sa grâce surabondera là où notre péché abonde. Mais c’est précisément le raisonnement que Paul rejette. Nous ne pouvons pas demeurer dans le péché, puisque nous sommes morts au péché avec le Christ. Ce qui est déjà vrai de nous dans notre union avec lui doit maintenant devenir toujours davantage visible dans notre manière de vivre. La seconde erreur consiste à penser que tout dépend désormais de nos propres efforts, comme si Dieu avait fait sa part en nous sauvant et qu’il nous revenait de produire seuls une vie sainte. Mais notre combat repose toujours sur l’œuvre du Christ. Nous résistons au péché en nous appuyant sur la délivrance qu’il nous a déjà acquise.

C’est pourquoi Paul nous exhorte : « Ne livrez pas vos membres au péché, comme armes pour l’injustice ; mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme des vivants revenus de la mort, et offrez à Dieu vos membres, comme armes pour la justice » (v. 13). Quelle belle expression : « comme des vivants revenus de la mort » ! Voilà désormais notre identité. Nos mains, notre bouche, nos yeux, nos pensées, notre intelligence : tout ce que nous sommes peut être placé au service de Dieu.

Paul conclut cette exhortation par une promesse qui résume tout ce que nous avons vu jusqu’à présent : « Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce » (v. 14). Ce verset n’est pas tant un commandement qu’une promesse. Le combat peut être long, et nos progrès plus lents que nous le souhaiterions. Le péché peut encore nous séduire et nous faire tomber. Mais il ne retrouvera jamais sur ceux qui sont unis au Christ une domination définitive. Nous appartenons désormais à un autre maître.

III. Ce que signifie concrètement appartenir désormais à Jésus (6,15-23)

¹⁵ Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce ? Certes non ! ¹⁶ Ne savez-vous pas que si vous vous livrez à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice ?

¹⁷ Mais grâce à Dieu, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine qui vous a été transmise. ¹⁸ Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. ¹⁹ Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour aboutir à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour aboutir à la sanctification.

²⁰ Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice. ²¹ Quels fruits portiez-vous alors ? Des fruits dont vous avez honte maintenant, car leur fin, c’est la mort. ²² Mais maintenant, libérés du péché et esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle. ²³ Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur.

Paul formule une nouvelle objection à ce qu’il vient d’enseigner : « Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce ? » (v. 15). La réponse est la même qu’à la précédente : « Certes non ! », « Jamais de la vie ! » La grâce ne nous libère pas pour que nous vivions sans maître. Elle nous fait passer d’un maître à un autre.

Paul prend ici l’image de l’esclavage : « Si vous vous livrez à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez » (v. 16). L’être humain n’est jamais absolument autonome. Celui qui se croit libre de toute autorité devient souvent l’esclave de ses désirs, de ses passions et de ses habitudes. Le péché promet la liberté, mais il produit l’asservissement. Or Paul rappelle aux croyants ce qui s’est produit pour eux : « Après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine qui vous a été transmise. Libérés du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice » (v. 17-18). Remarquons l’expression : « vous avez obéi de cœur ». La vie chrétienne n’est pas seulement le remplacement d’une contrainte extérieure par une autre. Dieu transforme notre cœur. Il change notre volonté. Il nous apprend à vouloir ce qui est juste, à aimer ce qui lui plaît, à lui offrir librement ce que nous sommes.

Paul reprend alors l’exhortation du verset 13 : « De même que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour aboutir à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour aboutir à la sanctification » (v. 19). Nos gestes façonnent notre vie. Chaque fois que nous livrons nos membres au péché, nous renforçons son emprise. C’est un cercle vicieux. Mais chaque fois que nous les livrons à Dieu, nous avançons dans la sanctification. C’est un cercle vertueux. La grâce nous met ainsi en mouvement et nous apprend, jour après jour, à vivre concrètement comme des hommes et des femmes qui appartiennent à Jésus-Christ.

Paul conclut son propos en opposant les fruits et les fins de ces deux services. L’ancien maître produisait des fruits dont nous avons maintenant honte, « car leur fin, c’est la mort » (v. 21). Mais désormais, « libérés du péché et esclaves de Dieu », nous avons « pour fruit la sanctification et pour fin la vie éternelle » (v. 22). Tout le chapitre se resserre alors dans cette dernière phrase bien connue : « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre Seigneur » (v. 23). Le péché verse un salaire amer. Et Dieu fait un don gratuit. L’ancien maître rétribue par une mise à mort. Le nouveau maître nous conduit à la vie éternelle.

Conclusion

Voilà pourquoi nous ne devons ni nous résigner devant le péché, ni chercher notre assurance dans l’illusion que nous pourrions atteindre ici-bas une vie parfaitement affranchie de sa présence.

Si la présence du péché vous fait parfois douter, souvenez-vous de ceci : ce n’est pas sa présence que Paul nie, c’est sa domination. Nous continuons à lutter, nous sommes encore tentés et nous tombons parfois. Mais notre union au Christ a changé notre situation : nous sommes morts au péché et vivants pour Dieu en Jésus-Christ.

Notre combat repose sur cette délivrance. Nous devons croire que la domination du péché a été brisée, puis nous livrer chaque jour à celui auquel nous appartenons désormais, comme des vivants revenus de la mort. Notre espérance ne repose pas sur nos propres forces, mais sur la victoire de notre Sauveur. « Le péché ne dominera pas sur vous, car vous n’êtes pas sous la loi, mais sous la grâce. »

Prions.


Illustration de couverture : H. ter Brugghen, La délivrance de saint Pierre, 1624, huile sur toile, Mauritshuis, La Haye.

Pierre-Sovann Chauny

Pierre-Sovann est professeur de théologie systématique à la Faculté Jean Calvin, à Aix-en-Provence. Il s'intéresse particulièrement à la doctrine des alliances, à l'interprétation des textes eschatologiques, à la scolastique réformée, aux prolégomènes théologiques et aux bons vins. Il est un époux et un père heureux.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *