Baptême des enfants,  Sacrements

Le pédobaptême : le fameux argument de la circoncision.

Dans l’ancienne alliance, quand un homme se convertissait au Dieu d’Israël, il était circoncis après confession de foi, lui et ses fils. Les réformés disent qu’il y a un parallèle entre baptême et circoncision qui sont tous les deux signes de l’alliance et que, tout comme l’enfant était circoncis, de même l’enfant doit être baptisé. Mais ce parallèle est-il justifié ?

Colossiens 2 :11-12 nous dit effectivement que nous, chrétiens, avons été circoncis. Le texte grec précise comment : « ayant été ensevelis par le baptême ». Ce texte est un des textes clés qui montrent qu’il y a un parallèle dans la signification de ces deux signes d’alliance.

La circoncision, en effet, n’était pas le signe d’une alliance charnelle et nationale. Elle était le signe d’une relation vivante avec Dieu. Paul nous dit qu’elle était le signe de la justice de la foi (Romains 4 :11). Et l’Ancien Testament nous montre souvent que la circoncision a une signification spirituelle (Dt 10 :16, 30 :6, Jer 4 :4, Eze 44 :7).

Ainsi, le fait que la circoncision soit le signe de la justice de la foi et qu’elle soit administrée après une confession de foi n’empêchait pas aux enfants de la recevoir. Rien ne nous dit que les choses doivent changer quand il s’agit du baptême.

Mais l’argument ne consiste pas à dire que puisque les enfants étaient circoncis sous l’ancienne alliance, il faut les baptiser sous la nouvelle. L’argument consiste à dire que les promesses sur lesquelles se basaient la circoncision (Je serais ton Dieu et celui de ta descendance) sont encore faites au croyant aujourd’hui, comme nous le verrons.

Je développerai cet argument dans la partie plus technique du livre en montrant que le Nouveau Testament établit un fort parallèle entre circoncision et baptême.

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