Que dois tu savoir pour vivre et mourir dans le confort? (Heidelberg Q2)
7 décembre 2018

Combien de choses est-il nécessaire pour toi de savoir, pour que tu puisses vivre et mourir joyeusement dans ce confort?

Trois choses: Premièrement, la grandeur de mes péchés et de ma misère. Deuxièmement, comment j’ai été racheté de mes péchés et de ma misère. Troisièmement, comment je dois être reconnaissant à Dieu pour un tel rachat.

Une chose que j’apprécie énormément dans le catéchisme de Heidelberg, c’est qu’il entièrement formé du début à la fin par l’évangile,  et à quel point chaque question ne parle que de la bonne nouvelle de Christ. Pour Ursinus, la meilleure façon de résister à la souffrance, c’est de 1. nous rendre compte d’à quel point nous sommes misérables; 2. nous rendre compte d’à quel point j’en suis libéré; 3. m’approprier cette libération, en étant reconnaissant à Dieu pour ce qu’il a fait pour moi.

Celui qui vit ces étapes ne sera jamais terrassé par la souffrance et la frustration.

Pourquoi est-il nécessaire de connaître ma misère?

Ursinus dit dans son commentaire: “La connaissance de notre misère est nécessaire pour notre confort, non pas qu’elle administre elle-même une quelconque consolation, ou qu’elle en fasse partie (car elle alarme plutôt qu’elle ne réconforte), mais elle est nécessaire :

  1. D’abord parce qu‘elle excite en nous le désir de délivrance, tout comme la connaissance de la maladie éveille le désir de médecine chez les malades.[…]
  2. Deuxièmement, afin que nous soyons reconnaissants à Dieu pour notre délivrance.[…]
  3. Troisièmement, parce que sans la connaissance de notre péché et de notre misère, nous ne pouvons pas entendre l’évangile avec profit[…]”

Pourquoi est-il nécessaire de connaître ma libération des péchés?

“Une connaissance de notre délivrance est nécessaire pour notre confort

  1. D’abord, que nous ne puissions pas désespérer. La connaissance de notre misère nous conduirait au désespoir, s’il n’y avait pas une voie de délivrance qui se présente à nous.
  2. Deuxièmement, afin que nous puissions désirer cette délivrance. Un bien inconnu n’est pas désiré ; parce que ce que nous n’avons aucune connaissance, nous ne pouvons le désirer.[…]
  3. Troisièmement, pour que cela nous réconforte. Un bien qui n’est pas connu, ne peut apporter aucun réconfort.
  4. Quatrièmement, afin que nous ne concevions pas une autre méthode de délivrance, ou que nous n’embrassions pas une méthode inventée par d’autres[…]
  5. Cinquièmement, afin que nous le recevions par la foi ; car la foi ne peut être sans connaissance. La délivrance s’obtient aussi par la foi seule.
  6. Enfin, afin que nous soyons reconnaissants à Dieu, car, comme nous ne désirons pas un bien inconnu, nous ne l’apprécions pas et ne nous sentons pas reconnaissants pour lui.[…]”

Pourquoi est-il nécessaire de connaître ma reconnaissance à Dieu?

Une connaissance de la gratitude est nécessaire à notre confort :

  1. D’abord, parce que Dieu est heureux d’accorder la délivrance seulement aux personnes reconnaissantes. Ce n’est qu’en cela que son dessein se réalise, ce qui est sa gloire et sa gratitude de notre part.[…]
  2. Deuxièmement, afin que nous rendions à Dieu une gratitude qui lui soit agréable et qui ne nous permette pas d’être reconnaissants sous une autre forme que celle qu’il nous a prescrite dans sa parole.[…]
  3. Troisièmement, afin que nous sachions que les devoirs que nous accomplissons envers Dieu et notre prochain, quels qu’ils soient, ne sont pas méritoires, mais sont une déclaration de notre reconnaissance[…]
  4. Enfin, pour que notre foi et notre réconfort s’accroissent ; ou pour que, par cette gratitude, nous puissions nous assurer de notre délivrance, en nous familiarisant avec les causes des choses à partir de leurs effets.[…]”

Etienne Omnès

Mari, père, appartient à Christ. Les marques de mon salut sont ma confession de foi et les sacrements que je reçois.

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