Preuves que l'Eglise dit vrai [Intro Heidelberg]
13 décembre 2019

Les prolégomènes généraux, concernant la doctrine de l’église se décompensent en cinq questions

  1. Qu’est ce que la doctrine de l’Église ?
  2. Quelles en sont les parties et en quoi ces parties diffèrent-elles les unes des autres?
  3. En quoi la doctrine de l’Église diffère-t-elle de celle des diverses religions, sectes, et de la philosophie, et pourquoi ces distinctions devraient être gardées ?
  4. Quelles sont les preuves de la vérité de cette doctrine ?
  5. Quelles sont les différentes méthodes d’enseignement et d’étude de cette doctrine ?

Quelles sont les preuves par lesquelles la vérité de la religion chrétienne, ou la doctrine de l’Eglise, est confirmée?

Il y a un grand nombre d’argument qui confirment la verité et la certitude de la doctrine de l’église, et d’autres qui convainquent les consciences, comme les 12 premiers et d’autres qui persuadent et convertissent, et qui suivent.

  1. L’intégrité et la pureté de la Loi. Il est impossible qu’une religion modelant des idoles, ou approuvant des souillures contre la loi de Dieu et la droite raison soit vraie et divine.  Or toutes les religions se manifestent comme telles, à l’exception de celle qui transmise dans les Ecritures Sacrées et conservée par l’Eglise,. Concernant les lois de la Première Table sur le Vrai Dieu et son culte, soient elles rejettent toutes ces lois, soient elles le contaminent de leurs ajouts, quant à la Deuxième Table elles ne retiennent que ce qui touche à la bienséance externe et aux devoirs civils, comme nous l’avons dit plus haut. Par cela, nous voyons que seule la doctrine de l’Eglise est vraie et divine.
  2. L’Evangile désigne la fin et la libération du péché et de la mort. Sans aucun doute,  la doctrine et la religion qui montre le moyen d’échapper au péché et à la mort sans passer par la justice de Dieu, et qui fournit la conscience de la vie éternelle est vraie et divine. Or seule la doctrine de l’Eglise sur l’Evangile explique la libération de notre misère et donne une ferme consolation à notre consicence. Elle est donc vraie et divine.
  3. L’antiquité de cette doctrine, que l’on découvrira être très ancienne. En effet seule la doctrine de l’Eglise peut tracer sa propre origine jusqu’à Dieu et sa propagation continue et fiable depuis le début du monde dans les Ecritures. En sens contraire, toutes les autres religions sont apparues à des temps plus récente que celle-ci, comme le montre les études de tous les historiens du monde uni à l’histoire sacrée. Comme par conséquent la plus ancienne religion est sans doute la plus vraie (les hommes acceptent généralement que la première religion vient de Dieu), il en suit que la doctrine de l’Eglise est la seule vraie et divine.
  4. Les miracles par lesquels Dieu a confirmé la vérité de cette doctrine dès le commencement du monde et que le diable ne peut pas imiter, pas même en apparence, comme le réveil des morts, l’arrêt et le recul du soleil, la division des mers et des fleuves, la gestation des vierges et d’autres, qui sont l’œuvre de Dieu seulement, pour la confirmation des édits apostoliques et prophétiques. En vérité, Dieu ne présente pas de témoignage mensonger. Ces miracles font triompher la doctrine qui vient de Dieu et qui est très vraie.
  5. Les prophéties et les prédictions des choses futures qui ont été complètement prouvées par les évènements, qui sont contenues en nombre immense dans les deux Testaments, et dont l’origine céleste est confirmée de façon évidente par le fait que de vraies prophéties ne sont données que par Dieu.
  6. L’harmonie entre les parties de la doctrine de l’Eglise. En effet une doctrine qui se contredit n’est ni vraie ni divine, alors que ce qui est vrai est en harmonie avec le vrai, et Dieu ne se contredit pas lui-même. Aussi, en dehors de la doctrine prophétique et apostolique les autres religions diffèrent entre elles et à l’intérieur d’elles-mêmes, dans leurs fondements tout autant que dans leurs doctrines principales. En effet seule la doctrine de l’Eglise est vraie et divine.
  7. La confession ennemie, que le diable lui-même est forcé de crier : « Tu es le Christ, le fils de Dieu. » D’autres ennemis ont été forcés de reconnaître que notre doctrine est vraie. Quel que soit les bontés et vérités que les autres religions ont, notre religion les possède de façon plus claire et plus solide. Ces autres religions peuvent être accusées de nous avoir volé ces bontés et vérités, et d’y avoir mélangé leurs innovations, comme le diable –singe de Dieu-  a l’habitude de mélanger ses mensonges à la vérité, qu’il impose ensuite facilement aux hommes. Par conséquent, ce que les autres religions ont de commun avec notre doctrine ne peut pas être rejeté parce qu’elles l’ont pris de la nôtre. Quant à ce qui s’opposent à la doctrine de l’église, nous le renversons facilement parce que ce ne sont que des inventions humaines.
  8. La méchanceté de Satan et ses instruments contre cette doctrine. Car il est certain que la religion qui est vraie et divine et celle que les méchants et Satan lui-même haissent ensemble, et dont ils désirent l’extinction. Or, la Vérité suscite la méchanceté, et le Diable est menteur depuis le commencement et ne demeure pas dans la vérité. Or Satan et le monde ne détestent et s’opposent avec empressement à aucune autre doctrine que la doctrine de l’Eglise, parce que celle-ci les accuse longuement et fermement, dénonce leurs mensonges, détecte leurs fraudes, et condamne les idoles et les vices, que les autres sectes soit acceptent, soit défendent.  « Le monde ne peut pas vous détester ; moi, il me déteste, parce que je lui rends le témoignage que ses œuvres sont mauvaises. » « Si vous étiez du monde, le monde serait ami de ce qui lui est propre. Si le monde vous déteste, c’est parce que vous n’êtes pas du monde, alors que, moi, je vous ai choisis du milieu du monde. » (Jean 7.7 ; Jean 15.17)
  9. L’admirable protection et préservation de cette doctrine contre les fureurs de Satan et des autres ennemis. En effet, à aucune autre religion n’a eu une opposition aussi grave de la part des tyrans et autres hérétiques, et sans l’intervention de Dieu –rien de moins- qui la défend de façon admirable contre ses ennemis involontaires et les portes de l’enfer, si bien qu’elle seule demeure est invaincue, alors que dans le même temps les autres religions ont totalement disparues avec peu d’opposition et sont mortes promptement. Nous en tirons la conclusion que la doctrine de l’Eglise est prouvée par Dieu et qu’il en prend extrêmement soin.
  10. Le châtiment des ennemis. Car il n’y a aucun doute que cette religion est approuvée et protégée par Dieu, à cause de comment les adversaires de celle-ci sont punis de leur attaque. Ils sont racontées dans les livres d’histoires anciens comme récents, les atrocités dont Dieu a puni ceux qui ont combattu la doctrine des apôtres et des prophètes. Donc Dieu approuve celle-ci. Et, bien que les impies puissent prospérer dans ce monde, et que l’Eglise est jetée sous l’oppression, sa chute ne se produit pas, comme l’attestent les évènements, que l’Ecriture enseigne partout. Car l’Eglise est toujours portée dans la persécution et au final libérée de celle-ci. Quant au bref bonheur des tyrans et des impies, il reçoit une très affligeante destruction. Il ne sert à rien non plus de faire remarquer que tous les persécuteurs de l’Eglise n’ont pas tous une fin tragique comme celle d’Antiochos, Hérode etc. Car tandis que Dieu se venge de la plupart d’entre eux pendant cette vie, il montre de façon suffisante comment il veut juger les autres comme eux. Il est très certain que ses ennemis seront jetés dans le châtiment éternel, sauf s’ils se repentent.
  11. Le témoignage et la persévérance des martyrs, qui ont certifié la doctrine de l’Eglise par leur sang, Ils ont témoigné au milieu des tourments les plus cruels, qu’ils percevaient vraiment et portaient la vérité de la doctrine qu’ils professaient dans leur cœur, qu’ils étaient très fermement accrochés à elle, qu’ils en tiraient leur consolation qu’ils avaient prêché à d’autres, et l’on vit à travers eux que par Christ ils étaient réellement fils de Dieu et que Dieu prenait soin d’eux à travers la mort. Dieu a ainsi témoigné qu’il approuvait leur doctrine de l’Eglise, par le fait qu’il les a soutenu et fait persévérer dans leur martyr.
  12. La piété et la sainteté de ceux au sujet duquel on a écrit dans les livres sacrés, et la doctrine de ceux-ci sont une affirmation complète de la vérité. Car la religion qui rend les hommes saints et agréables à Dieu est nécessairement la plus sainte et divine. Or les patriarches, les prophètes, les apôtr es et d’autres qui se sont sérieusement attachés à cette doctrine et ont été attachée à elle surpassent au final, en vraie vertu et piété, les hommes des autres religions, comme le montre la comparaison. C’est pourquoi il suit que la vraie religion divine est celle de l’Eglise plutôt que les autres doctrines religieuses.
  13. La franchise avec laquelle est révélée leurs vices par le Saint Esprit qui les a mis dans les Ecritures.
  14. Le Saint Esprit, par l’inspiration duquel les Ecritures sont données, apporte le témoignage dans notre coeur, la foi –en tant que persuasion ferme- que les Ecritures Sacrées sont la parole de Dieu et que Dieu veut nous être propice comme le disent les Ecritures, que les fidèles qui le suivent et qui l’invoquent avec un espoir certain acquièrent la joie en Dieu, et d’autres biens que nous demandons de nos propres bouches, et puis la vie éternelle. Ainsi cette foi, et la consolation des pieux, n’est appuyée sur la révélation d’aucun homme et ni d’une quelconque créature, mais est l’effet propre du Saint Esprit, qui a attisé et confirmé cette vérité et par la lecture et l’écoute de la seule doctrine des apôtres et des prophètes et l’a imprimé sur nos esprits. Tous les pieux en vie ont déjà ressenti cette expérience sur leur cœur.  Par conséquent, tous ceux qui se sont convertis à Christ ont été confirmés et scellés dans la certitude de la doctrine divine par le témoignage du Saint Esprit. Cet argument s’applique aussi aux non-régénérés, qui sont non seulement convaincus de la vérité et de l’autorité des Saintes Ecritures, mais qui sont aussi persuadés jusqu’à donner leur accord et consentir fermement à la révélation. En effet tous les arguments précédents ne convertissent pas ceux qui sont confondus et ceux qui n’ont plus rien à dire devant la contradiction. Ces arguments ne persuadent pas, ni n’amènent à l’assentiment, si ce n’est par le témoignage intérieur que donne le Saint Esprit

>> Vous aimez nos articles ? Pensez à nous soutenir via Tipeee ! <<

Étienne Omnès

Mari, père, appartient à Christ. Les marques de mon salut sont ma confession de foi et les sacrements que je reçois.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.