La solidité de notre réconfort [Q1 Heidelberg]
6 mars 2020

Quelle est ton unique assurance dans la vie comme dans la mort?

C’est que, dans la vie comme dans la mort, j’appartiens, corps et âme, non pas à moi-même, mais à Jésus-Christ, mon fidèle Sauveur:

par son sang précieux, il a totalement payé pour tous mes péchés et m’a délivré de toute puissance du Diable:

il me garde si bien qu’il ne peut tomber un seul cheveu de ma tête sans la volonté de mon Père qui est dans les cieux, et que toutes choses doivent concourir à mon salut.

C’est pourquoi, par son Saint-Esprit, il m’assure la vie éternelle et me rend prêt et disposé à vivre désormais pour lui, de tout mon cœur

EXPOSITION

La question du réconfort est placée en premier lieu parce qu’elle contient la somme et le but de tout le catéchisme. Le but est que nous ayons un réconfort ferme dans la vie comme dans la mort. C’est par-dessus tout à cause de cela que toute la doctrine céleste est révélée par Dieu et nous est enseignée. La somme consiste dans le fait que nous sommes greffés à Christ par la foi, pour être aimé et être réconcilié avec Dieu, afin que nous soyons soignés et sauvés par lui.

Au sujet de ce réconfort nous nous demandons :

  1. Qu’est-ce que c’est ?
  2. Quelles sont ses parties ?
  3. De s’il est le seul confort sûr ?
  4. Pourquoi est-ce nécessaire ?
  5. Que faut-il pour l’atteindre ?

3. POURQUOI CE CONFORT SEUL EST-IL SOLIDE ?

Que ce réconfort soit le seul qui est solide, est évident :

  1. Parce ce que c’est le seul qui ne disparaît pas dans la mort « Soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons donc au Seigneur. » «  Qui nous séparera de l’amour du Christ ? » (Romains 14.8 ; Romains 8.35)
  2. Parce qu’elle seule est inébranlable face à toutes les tentations de Satan, et nous soutient.
  1. Satan objecte : Tu es pécheur. Le réconfort répond : Christ a satisfait pour mes péchés, et m’a racheté par son sang précieux, pour que j’appartienne à lui, et non à moi-même.
  2. Il insiste : Tu es un fils de colère, ennemi de Dieu. Réponse : Je le suis en effet par nature, avant la réconciliation : mais je suis réconcilié à Dieu par Christ, et reçu dans la grâce.
  3. Il insiste : Mais tu es destiné à mourir. Réponse : Christ m’a racheté de la puissance de la mort, et je sais qu’il m’a élevé de la mort à la vie éternelle.
  4. Il insiste : Mais il arrive beaucoup de malheurs aux justes. Réponse : Notre Dieu nous défend et nous protège dans ceux-ci, et fait qu’ils travaillent ensemble à notre bien.
  5. Il insiste : Et si tu tombes hors de la grâce de Christ ? En effet tu peux pécher et défaillir, et le chemin vers le ciel est long et difficile. Réponse : Christ n’a pas seulement mérité et conféré ses bienfaits en moi,  mais il les conserve aussi perpétuellement, et me donne que je ne défaille pas par la persévérance, ni que je tombe hors de la grâce.
  6. Il insiste : Et si la grâce n’était pas pour toi, que tu ne fais pas partie du nombre de ceux qui sont à Dieu ? Réponse : Je sais que la grâce s’étend jusqu’à moi et que je suis à Christ :
    1. Parce que le Saint Esprit le témoigne à mon esprit que je suis fils de Dieu.
    2. Parce que j’ai une vraie foi. En effet la promesse s’étend à l’ensemble de tous ceux qui croient.
  7. Il insiste : Et si tu n’avais pas une vraie foi ? Réponse : Je sais que j’ai une vraie foi par les effets de la foi : parce que j’ai ma conscience qui se repose en Dieu et en plus la volonté d’être attaché et d’obéir à Dieu.
  8. Il insiste : Ta foi est faible et ta conversion est imparfaite. Réponse : Pourtant elle est vraie et sincère. En effet, « On donnera à celui qui a » «  Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » (Luc 19.26 ; Marc 9.24)

Dans cette lutte très grave et très dangereuse qui est expérimentée par tous les fils de Dieu, le réconfort chrétien reste inébranlable et à la fin elle conclut : Oui le Christ et tous ses bienfaits s’étend jusqu’à moi.

4. POURQUOI EST-IL NÉCESSAIRE ?

Il est clair à partir de là que ce réconfort nous est parfaitement nécessaire :

  1. A cause de notre salut. Nous n’abandonnons certainement pas ni ne désespérons au milieu de nos tentations et de nos luttes.
  2. A cause du culte de Dieu. Car pour que nous puissions rendre un culte à Dieu dans cette vie et celle qui vient, pour laquelle nous sommes mis à part, il faut que nous sortions du péché et de la mort, et que nous ne tombions pas dans le désespoir mais le ferme réconfort de Dieu nous soutient jusqu’à la fin.

5. QUE FAUT-IL POUR L’AVOIR?

C’est ce qui suit dans la prochaine question.

Etienne Omnès

Mari, père, appartient à Christ. Les marques de mon salut sont ma confession de foi et les sacrements que je reçois.

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