Prières réformées (36) : Prière pour un malade mourant – Jean-Ami Martin
8 août 2021

Pour encourager nos lecteurs dans leur dévotion et culte privé et leur faire découvrir la piété réformée, nous publierons régulièrement des prières d’auteurs réformés. Nous poursuivons avec une prière de Jean-Ami Martin, tirée de son livre Recueil de prières, de psaumes et d’instructions tirées de l’Ecriture sainte (1805), p 51-52.


Ô Dieu ! C’est en Toi qu’est la source de la vie et tu as fixe le nombre de mes jours. Mes souffrances durent encore, ne me fais pas attendre ton secours, prends pitié de ton enfant, ô mon Père ! J’avance vers la fin de ma carrière, ranime en moi l’espérance chrétienne qui comble l’espace qui sépare le temps de l’éternité. Et si tu veux terminer ma vie, reçois mon esprit entre tes mains. Je m’abandonne entièrement à Toi. Dispose de moi suivant ta sagesse et ta bonté. Reçois mes actions de grâces pour les faveurs temporelles et spirituelles dont tu m’as comblé pendant le cours de ma vie . Agrée ma repentance pour les péchés dont je me suis rendu coupable. Entends mes vœux pour mes parents, pour mes amis, pour ton Eglise, pour ma patrie !

Lorsque ma dernière heure sera venue, fais briller à mes yeux le beau jour de l’éternité. Grand Dieu ! Père tendre ! Tu es toujours le refuge, l’appui de la faible humanité, combien mes maux sont adoucis quand je m’élève à Toi ! Quelle confiance, quelle espérance tu inspires à mon âme ! Quelle perspective tu as ouvert à mes regards par l’Evangile ! Avec quelle fermeté ne supporterais-je pas des maux passagers, qui aboutissent à une immortalité glorieuse ! Que cette espérance, ô mon Dieu, dissipe mes craintes. Que je meure dans les sentiments de l’homme juste et d’un pécheur converti, à qui tu parles de paix.

Non, ô mon Dieu, ni les souffrances, ni la mort ne me sépareront de Toi. Jusque dans les bras de la mort, tu m’environneras de ton amour et dans quelques lieux de ton empire que je sois, je serai toujours dans tes bras paternels. Béni sois-tu grand Dieu qui m’as donné de si grandes consolations et de si grandes espérances par Jésus-Christ, notre Seigneur !

Amen !

Illustration en couverture : Henry Thomson (1773–1843), The Raising of Jairus’ Daughter (traduction : La résurrection de la fille de Jaïrus), 1820.

Laurent Dang-Vu

Etudiant en maths/info, passionné par la théologie biblique qui me permet d'admirer la beauté et la cohérence de la Bible comme une seule grande histoire, par l'apologétique culturelle (l'analyse d'oeuvres culturelles, films/jeux/anime/littérature à la lumière de la foi) et par la philosophie thomiste pour ses riches apports en apologétique.

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