La Bible a-t-elle été falsifiée ? Réponse aux apologètes musulmans.
8 janvier 2018

Il y a une réponse courante à ce que nous pouvons avancer sur la Bible que nous font les apologètes musulmans, elle consiste à dire que la Bible est falsifiée. Réponse facile, elle permet de balayer d’un revers de la main des dizaines de textes en dépit des arguments historiques et de la diversité de composition de la Bible, ne serait-ce qu’entre les deux Testaments. Réponse facile aussi, car elle a rarement été évaluée.

Plutôt que de défendre l’intégrité textuelle et la transmission de la Bible, ce qui a été fait 1001 fois et ce dont j’avais commencé à parler dans cet article sur le Nouveau Testament, l’approche de l’article sera plutôt de chercher à comprendre comment nous en sommes arrivés là, pourquoi et quand les musulmans ont commencé à dire ceci.

En considérant les points où le Coran contredit la Bible, la plupart des musulmans actuels vont déduire que la Bible a été falsifiée (tout en cherchant, ô incohérence, des preuves que Mohammed aurait été annoncé dans la Bible). Toutefois, je propose ici une autre façon de lire ces contradictions et je montrerai que c’est bien ainsi que les choses se sont produites historiquement :

  1. Le Coran fait appel à la Bible, les hadiths confirment cela, les premiers musulmans considéraient la Bible comme fiable et s’appuyaient sur elle, les théologiens musulmans commentaient les Évangiles et considéraient Paul comme un apôtre, etc.
  2. Constatant que le Coran semble contredire la Bible, plutôt que de se rendre à l’évidence et en déduire que le Coran n’a pas transmis fidèlement le message que Dieu avait transmis aux prophètes juifs, à Jésus et à ses apôtres, les musulmans ont commencé à interpréter la Bible afin de la faire concorder avec le Coran.
  3. Certains, plus honnêtes dans leur interprétation de la Bible mais voulant rester musulmans, ont commencé à se tourner contre le texte biblique, prétextant qu’il avait été falsifié.
  4. Aujourd’hui, avec l’accès large que nous avons à la Bible et au Coran, l’opinion de la falsification est peu à peu devenue majoritaire car tout le monde peut constater que le Coran contredit la Bible. Les musulmans cherchent alors en vain des communautés qui seraient les vrais chrétiens et qui n’auraient pas subi l’influence du terrible apostat, j’ai nommé Paul.

Ainsi, paradoxalement, alors que Mohammed s’appuyait sur la Torah en vue d’y trouver un soutien pour son message, confirmant qu’il était bien le prophète de ce Dieu de Jésus, de Moïse et d’Abraham, les musulmans actuels lui ôtent son appui (la Bible) qui s’est révélé incorrect.

Appuyons donc les 3 premiers points cités, pour ce qui est du 4ème, il suffit de lire quelques sites musulmans pour le constater.

Le Coran et les premiers musulmans ne disaient pas que la Bible est falsifiée.

Le Coran fait appel aux Écritures juives et chrétiennes

Si tu es dans le doute au sujet de ce que Nous t’avons révélé, interroge ceux qui récitaient l’Écriture avant toi.
10:94

Nous n’avons envoyé avant toi que des hommes à qui Nous avons adressé la Révélation. Si vous ne le savez pas, interrogez donc les gens qui possèdent la révélation
16:43; cf. 21:7

Le Coran est sensé confirmer la Torah et l’Evangile (ces deux noms désignaient dans la région, par synecdoque, l’Ancien et le Nouveau Testament); 2:89, 91, 97, 101; 3:3, 81; 5:48; 6:92; 35:31. Le Coran demande aux chrétiens de se conformer aux jugements (5: 43, 45, 47), aux enseignements (5: 66, 68) de la Torah et de l’Evangile qui contiennent la lumière divine (5: 46). Ainsi, ils n’auront pas à craindre le jugement. Mieux, les musulmans sont appelés à croire en la Torah et l’Evangile (3:84, 119; 4:136).

Toutes ces instructions présupposent que les juifs, chrétiens et musulmans avaient accès à la vraie Torah et au véritable Évangile. Ça n’a aucun sens de demander de se soumettre à un livre inaccessible, ni de dire que l’Evangile peut servir de vérification en cas de doute sur le Coran si cet Evangile n’est plus accessible.

Le Coran critique souvent les juifs dans leur attitude face aux Écritures, plus rarement les chrétiens. Mais parmi toutes les critiques qu’il fait, il ne reproche jamais de modifier le texte des Écritures, Chawkat Moukarri relève ces reproches : Ils dissimulent la nature musulmane de la foi d’Abraham (2:140, cf. 2:135; 3:65-67), Ils savent que la direction de la prière ordonnée par Dieu, la Qibla, a changé mais ils n’admettent pas que Jérusalem soit remplacé (2:144-146), ils cachent certains passages de la Torah (6:91), ils présentent des textes qu’ils ont écrits en les faisant passer pour divin (2:79), ils récitent des textes religieux comme s’ils étaient des Écritures (3:78).

Des passages allégués

Certains passages en particulier sont souvent cités pour affirmer que le Coran soutient la falsification de la Bible. C’est le cas de 2:75, 4:46, 5:13 et 5:44. Mais là encore, les premiers musulmans lisaient ces textes comme preuves d’une falsification du sens et non du texte. C’est ainsi que le commente le savant Razi, par exemple, en s’appuyant sur al-Qadi Abd al-Jabbar. Razi précise que le Coran permet désormais de ne plus se tromper sur le sens de la Torah. Remarquons d’ailleurs que tous ces textes concernent la Torah et les juifs et non les chrétiens et l’Evangile. 5: 44 et 5:13 disent littéralement que c’est le sens des paroles qui est détourné. 4:46 dit explicitement que les juifs falsifient la lecture des Écritures et refuse de leur obéir mais ne touche pas au texte. C’est à la lumière de ces textes qu’il faut comprendre 2:75 où la harrafa (corruption) peut aisément se comprendre comme fi l-ma’na (falsification du sens).

Le Coran a donc un discours cohérent vis-à-vis de la Bible, la considère comme véritable et accessible, pouvant servir de vérification et confirmation du message du Coran. Or, nous possédons des manuscrits plus anciens que l’époque de la révélation du Coran. Nous avons donc accès au texte auquel le Coran fait appel.

Le Sens a été falsifié

Les savants musulmans n’ont pas affirmé que le texte des Écritures a été falsifié, certains s’y sont même opposé. Mais ils considéraient que les chrétiens et juifs avaient falsifié son sens, en l’interprétant d’une mauvaise manière. Nous prenons ici nos données du livre La Foi à l’épreuve de Chawkat Moucarry.

Razi

Le savant Razi qui a écrit à sujet autour de l’année 1209 considère qu’il est improbable que le texte de l’Écriture ait été falsifié. Il donne deux raisons. La première est théologique : Dieu est véridique, digne de foi et sa Parole doit l’être aussi. Si Dieu avait permis que sa Parole ne soit plus fiable, c’est sa propre véracité qui serait mise en doute. La seconde raison est historique : le tawatur, transmission, de la Bible. Le fait que les manuscrits soient si nombreux et répandus au travers le monde exclut l’hypothèse de leur corruption.

Ghazali

Théologien et mystique ayant vécu il y a 900 ans, il jouit d’un certain prestige dans la communauté musulmane. Il a écrit différents commentaires sur les Évangiles, témoignant de sa considération de ceux-ci.

Baqillani

Théologien sunnite, il publie en 1013 son principal ouvrage théologique dans lequel il commente lui aussi les Évangiles.

Muhammad Abduh

Encore au XIXème siècle, ce grand savant musulman tenait l’opinion de Razi. Il explique que la dissémination des Écritures rendait impossible leur falsification dans son commentaire sur la sourate 2:159. Il dit que la lumière de la vérité brille plus clairement dans le Coran, pourtant, dit-il, “nous croyons qu’il s’agit bien là de l’Évangile authentique”.

Certains juifs de Médine lisait des écrits humains en les faisant passer pour des révélations selon la sourate 3:78. Abduh fait remarquer que les musulmans de son temps qui donnent des interprétations tendancieuses du Coran sont coupables de la même faute. Certains fondent leur religion non sur le Coran mais sur l’opinion des savants, dit Abduh.

Le témoignage des hadiths

Les hadiths, rapportant des épisodes de la vie de Mohammed et le contexte de certaines révélations sont cruciaux pour comprendre le sens du Coran. Eux aussi confirment que la Torah et l’Evangile étaient considéré par Mohammed comme étant fiables encore à son époque.

Tabari (923)

Voici ce que dit Tabari, en citant Ibn Abbas, au sujet de 5:68 :

Ô Muhammad ! “Ne prétends-tu pas que tu suis la communauté d’Abraham et sa religion, crois à la Torah que nous possédons et attestes qu’elle est la vérité venant de Dieu ?”

L’Apôtre de Dieu répondit : “Oui, bien sûr, mais vous avez inventé des doctrines nouvelles et vous avez renié ce que la Torah renferme, à savoir l’alliance que Dieu a conclue avec vous. Vous avez dissimulé ce qu’il vous a été ordonné de faire connaître aux hommes. Quant à moi, je désavoue les doctrines que vous avez inventées.

Ils ont répondu : “Nous nous en tenons à ce que nous avons (la Torah), nous suivons la vérité et la direction, nous ne croyons pas en toi et nous ne te suivrons pas.”

Dieu a alors révélé le verset suivant : “Dis : “Peuple du livre ! Vous ne serez pas dans le vrai tant que vous n’agissez pas selon la Torah, l’Évangile et ce que votre Seigneur vous a révélé” (5:68).”

Bukhari (870)

Le hadith suivant cherche à donner le contexte de 2:146 :

D’après Abdullah b. Umar, les Juifs vinrent trouver l’Envoyé de Dieu et lui rapportèrent qu’un homme et une femme de leurs coreligionnaires s’étaient rendus coupables d’adultère. “Que trouvez-vous dans la Torah au sujet de la lapidation ? demanda aux Juifs l’Envoyé de Dieu. – Nous allons publier leur crime et ils seront flagellés. – Vous avez menti, s’écria Abdullah b. Salam, il est mention de la lapidation dans la Torah.” On apporta alors la Torah, on déploya le rouleau et l’un des Juifs, posant sa main sur le verset de la lapidation, lut ce qui précédait et ce qui suivait. “Ôte ta main, lui cria Abdullah b. Salam.” Le Juif ôta sa main qui recouvrait le verset de la lapidation. “Ô Muhammad, dirent les Juifs, Abdullah a dit vrai, la Torah contient le verset de la lapidation.” L’Envoyé de Dieu ordonna de lapider les coupables, ce qui fut fait. Abdullah b. Umar a ajouté : “J’ai vu l’homme se pencher sur la femme pour la préserver des pierres.”

Là encore, les choses sont claires, le texte de la Torah était disponible et considéré comme fiable par Mohammed.

Paul, l’apôtre ou disciple.

Les attaques des musulmans se tournent généralement sur la personne de Paul. Toutefois, comme nous le verrons, les premiers musulmans le reconnaissaient comme apôtre ou disciple de première génération des apôtres.

Avant cela, remarquons que le Coran ne condamne jamais Paul, ce qu’il aurait été judicieux de faire s’il était à l’origine des prétendues dérives actuelles du christianisme.

En commentant le verset 61:14 du Coran, qui dit que les vrais disciples du Christ ont prévalu (ce qui est incohérent avec le fait de rejeter Paul, puisque les chrétiens qui ont prévalu l’ont écouté), le commentateur musulman Al-Qurtubi considère Paul du nombre des apôtres, de ceux qui sont fidèles à Christ et qui ont prévalu :

“Il est dit que ce verset fut révélé au sujet des apôtres de Jésus, que la paix et la bénédiction soient sur lui. Ibn Ishaq dit que parmi les apôtres et disciples que Jésus a envoyé pour prêcher, il y avait Pierre et Paul qui sont allé à Rome; André et Matthieu qui sont allé chez les cannibales, Thomas qui est allé à Babylone à l’Est; Philippe qui est allé en Afrique; Jean qui s’est rendu à Dascos qui est la tribu à laquelle appartiennent ceux qui dorment dans la grotte; Jacob (Jacques) est allé à Jérusalem, Barthélémy en Arabie, en particulier à Al-Hijaz, Simon chez les Barbares, Jude et Barthe à Alexandrie et ses environs.
(Tafsir Al-Qurtubi, 61:14)
Si le rejet de Paul faisait partie du message de Mohammed et de la croyance des premiers musulmans, ce genre d’affirmations se comprend difficilement. D’un autre côté, il existe une tradition ancienne qui considère Paul, non pas comme un apôtre, mais comme un disciple de deuxième génération, littéralement comme “celui qui suit après (les apôtres)”. Regardons par exemple ceci :
Ceux que Jésus fils de Marie envoya, tant parmi les disciple que parmi ceux qui les suivent, dans le pays, sont : Pierre, le disciple et Paul avec lui, (Paul appartient à ceux qui suivent et n’étaient pas du nombre des disciples) à Rome. André et Matthieu qui sont allé chez les cannibales, Thomas qui est allé à Babylone à l’Est; Philippe qui est allé à Carthage en Afrique; Jean qui s’est rendu à Ephèse qui est la ville des jeunes hommes de la grotte; Jacques est allé à Jérusalem qui est Aelia, la cité du sanctuaire, Barthélémy en Arabie qui est le pays de Hijaz, Simon chez les Barbares, Judas qui n’était pas des disciples fut choisi à la place de Judas (Iscariot).
(Ibn Ishaq, la vie de Mohammed, trad. Alfred Guillaume, [Oxford University Press], p. 653)
De même, l’exégète et historien du 9ème siècle al-Tabari confirme cela :
Parmi les apôtres, et ceux qui les suivent sont Pierre et Paul qui est parmi ceux qui suivent et non parmi les apôtres; ils sont allé à Rome. André et Matthieu sont allé parmi ceux qui mangent les hommes, un pays de noirs, je pense; Thomas alla à Babylone à l’Est, Philippe à Qayrawan et Carthage, c’est-à-dire en Afrique du Nord. Jean à Ephèse, la ville des jeunes de la grotte, Jacques à Jérusalem, c’est à dire Aelia. Barthélémy en Arabie, c’est-à-dire Hijaz; Simeon au pays des Berbères en Afrique. Judas n’était pas apôtre, donc sa place fut prise par Ariobus. Il prit la place de Judas Iscariot après que celui-ci ait fait son oeuvre.
(Al-Tabari, Histoire, Volume IV, p. 123)
Sam Shamoun, dans The Apostles of Christ: Messengers of God or Mere Disciples?, fait remarquer que si Paul n’est pas appelé apôtre, ce n’est certainement pas pour le discréditer mais pour le classer parmi ceux qui guident le peuple à la suite des apôtres. Il est considéré comme un fidèle compagnon de Pierre et est nommé parmi les martyrs par Tabari :
Abu Ja’far dit : Ils affirment qu’après Tiberius, la Palestine et d’autres partie de la Syrie furent dirigées par Gaius, les fils de Tiberius, pendant 4 ans. Il fut suivi par un autre fils, Claude, pour 14 ans, vient ensuite Néron qui dirigea 14 ans. Il tua Pierre et crucifia Paul à l’envers.”
(Al-Tabari, Histoire, Volume IV, p. 123; note 317)

Les musulmans ont alors cherché à accorder le sens de la Bible avec le Coran

C’est le cas de Ghazali que nous avons mentionné plus haut, qui a écrit un traité appelé Réfutation excellente de la divinité de Jésus d’après l’Évangile. Il relève toutes les preuves de l’humanité de Jésus et conclue que Jésus n’est donc pas Dieu (alors que nous confessons justement qu’il est Dieu et homme).

C’est encore le cas de Baqillani que nous avons mentionné plus haut, qui consacre un chapitre entier à la Trinité et à Jésus-Christ dans son principal ouvrage théologique. Les exemples pourraient encore abonder, mais nous voyons que la tendance globale des premiers musulmans, qui considéraient la Bible comme divine, fut d’en accorder le sens au Coran. Ce qui, à notre avis, nécessite de tordre le sens de la Bible.

Les musulmans se sont progressivement tournés contre les textes bibliques

Comme le résume le site Jésus-Islam.fr :

Aucun musulman n’avait encore attaqué, ou mis en doute l’authenticité de la Bible jusqu’en 1046 apr. J.-C.,soit 400 ans après la mort de Muhammad. En effet, le savant Ibn Hazm, mort à Cordoba en 1064, a été le premier à accuser la Bible d’avoir été altérée. Dans son désir de défendre l’Islam contre le christianisme, il affirme avoir décelé d’énormes divergences et contradictions entre la Bible et le Coran. Convaincu de la véracité du Coran, il en a déduit que la Bible ne pouvait être qu’erronée : « Puisque le Coran est vrai, ce doit être tout texte contradictoire de l’Évangile qui est faux. Et puisque Muhammad nous a exhortés à honorer l’Evangile, par conséquent, le texte actuel doit avoir été falsifié par les chrétiens après la mort de Muhammad.» (I. DI MATTEO, `Il « takhrif » od alterazione della Bibbia secondo i musulmani’, Bessarione 38 (1922) 64-111; 223-260; `Le preteze contradizzioni della S. Scrittura secondo Ibn-Hazm’, Bessarione 39 (1923) 77-127, E. FRITSCH, op. cit., p. 66.)
Seulement son argument ne s’appuie sur aucune preuve ou fait historique, mais uniquement sur la base de son zèle à vouloir défendre les écrits du Coran : « si nous leur prouvons la fausseté de leurs livres, ils seront à défaut d’arguments », dit-il. C’est ce qui l’amena à enseigner qu’« exceptés quelques rares extraits gardés intacts par Dieu pour les confondre, les chrétiens ne disposent plus de l’Évangile révélé ».

À ce sujet, vous pouvez consulter les articles :
Quelques chiffres sur les variantes des manuscrits du Nouveau Testament
Le Coran dit-il que la Bible a été falsifiée ?
La Bible a-t-elle été falsifiée ?
Les différentes versions de la Bible ne prouvent-elles pas qu’elle a été falsifiée ?
Le Musulman doit-il lire la Bible ? Qu’en dit le Coran ?
La Bible a-t-elle été falsifiée ? Que disent les manuscrits ?

Conclusion

Nous avons proposé une thèse sur l’apparition de cette théorie du complot dans le discours des apologètes musulmans “Vous avez falsifié vos textes”. Plutôt que de répondre en montrant que les manuscrits sont fiables, que les musulmans sont incapables de produire un seul manuscrit soutenant les thèses de l’islam, que Dieu ne laisse pas sa Parole se faire corrompre par des humains, nous avons montré comment les musulmans en sont arrivé là et comment le Coran et les premiers musulmans considéraient la Bible.

Si vous êtes musulmans et que vous voulez en savoir plus, vous pouvez m’écrire dans la section Contact du blog et je serai ravi de vous envoyer une Bible ou de répondre à vos questions. Ces sujets sont sérieux, il s’agit de vérité et de destinée éternelle. Voudriez-vous vous tenir devant Dieu au dernier jour sans avoir fait l’effort d’évaluer ce que les chrétiens croient ? Si non, commencez par lire la Bible !

Maxime Georgel

Maxime est étudiant en médecine à l'Université Catholique de Lille. Fondateur du blog Parlafoi.fr, il se passionne pour la théologie systématique, l'histoire du dogme et la philosophie réaliste. Vous entendrez souvent dans sa bouche "Thomas d'Aquin", "Jean Calvin" et "Vive la scolastique". Il affirme être marié à la meilleure épouse du monde. Ils vivent ensemble sur Lille avec leur petit Thomas.

3 Commentaires

  1. Maxime Georgel

    Il est inexact de parler de consensus, surtout lorsque des savants excellents sont contredits. L’historiographie montre que ce discours est surtout devenu populaire depuis le 19ème siècle quand le monde arabe pris dans ses idéaux de pan-arabisme a voulu se constituer une identité en opposition à l’occident.
    Merci pour votre réponse cordiale. En résumé : il y a bien sûr une tradition qui affirme la corruption de la Bible et cette tradition est ancienne MAIS :
    1) elle n’est pas la plus ancienne
    2) ce n’est pas un consensus
    3) qu’elle soit majoritaire ou non est débattu

    Réponse
  2. Labat gest

    Il y a eu différentes versions de la Bible quand est il du Coran ? Comment les hommes interprètent les ecritures et les je ne comprends pas pourquoi aujourd’hui il y a de nouvelles traductions de la Bible.

    Réponse
    • Maxime N. Georgel

      Pour le Coran, diverses versions ont eu cours au début de son histoire et encore aujourd’hui ses variantes sont étudiées en Allemagne notamment. Une version majoritaire s’est imposée.

      On traduit la Bible aujourd’hui tout comme on le fait pour tout texte ancien : pour tenter de rendre en langue moderne ce qui a été écrit dans une langue ancienne.

      Réponse

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