Le chrétien doit-il payer la dîme ?
13 juillet 2018

Pour être clair : la question à laquelle je cherche à répondre ici, puisque le mot « dîme » est compris de bien des façons, est « Dieu a-t-il prescrit au chrétien de donner 10% de son salaire ? ».

Pour cela, je vous propose de faire un parcours théologique puis historique de la question pour ensuite apporter quelques réponses.

Parcours théologique

La dîme était un impôt de 10% des récoltes et du bétail que les Israélites devaient aux Lévites qui n’auraient autrement pas eu de quoi vivre (Nb 18:26, Dt 14:22). Elle avait, par ailleurs, un aspect rituel : tout comme le temple, le tabernacle et le pays promis étaient des lieux consacrés sous un régime de théocratie, de même 10% des récoltes du pays symbolisaient cette consécration (Lv 27:30). La dîme, enfin, était un signe de reconnaissance, antérieur même à Moïse (Gen 14:20).

Ainsi, la dîme était un impôt concernant les récoltes et le bétail, imposé aux Israélites pour l’entretien des Lévites, dans le cadre d’une théocratie et permettant d’exprimer sa reconnaissance.

En concernant les récoltes, les bétails et diverses autres choses, la dîme représentait bien plus de 10% du salaire. Le théologien Jacques Blandenier dans l’Ancien Testament à la lumière de l’Évangile estime que les dons moyens d’un Israélite seraient l’équivalent de 23% de leur salaire.

Pour ce qui est du Nouveau Testament, il aborde la question de la dîme exactement de la même manière : Hébreux 7:5 nous dit qu’il s’agit d’un impôt prélevé par les sacrificateurs sur le peuple juif, Hébreux 7:2,4,9 rapporte l’épisode où Abraham paye la dîme. Les Évangiles parlent aussi de la dîme quand le pharisien s’en vante auprès de Dieu dans sa prière (Luc 18:12) ou quand Christ maudit les pharisiens qui donnent la dîme mais néglige la justice et la compassion (Luc 11:42).

En dehors de ces occurrences, le Nouveau Testament ne parle pas de la dîme, mais parle beaucoup de la générosité.

Parcours historique

Les premiers chrétiens ne donnaient pas la dîme. Ils permettaient aux pasteurs de jouir de tous leurs biens, selon les prescriptions du Nouveau Testament mais ne leur donnaient tout d’abord pas de salaire, pour ne pas qu’ils soient tentés par l’amour de l’argent. Ils pratiquaient surtout la générosité envers les pauvres et l’argent donné à l’Eglise était en fait donnée à un diacre chargé des pauvres. Il en est de même dans le Nouveau Testament, les églises ne reçoivent pas d’argent si ce n’est en cas de pauvreté (aider les veuves, assister l’Eglise de Jérusalem, etc.)

Au Moyen-Âge, la dîme était un impot d’environ 7,5% des récoltes agricoles destiné à l’Église. Elle était destinée aux pauvres en partie mais aussi au maintient du culte par l’entretien du clergé. C’est Ambroise de Milan qui, le premier, en fait une obligation de conscience au IVème siècle, même si la pratique a pu exister localement à partir du IIIème siècle (des textes de Cyprien et Origène pourraient le laisser entendre). Au Moyen-Âge donc, la pratique s’est généralisée et est devenue une institution.

Les réactions à la Réforme ont été diverses, mais les protestants, surtout de tendance réformée, ont penché vers l’abolition de la dîme introduite au Moyen-Âge. On a d’ailleurs injustement accusé la Réforme d’appâter le peuple en lui promettant cette baisse d’impôt. Ces accusations sont la cause du maintient local et temporaire de la dîme dans certaines régions protestantes à la Réforme, pour faire taire les calomniateurs.

L’absence totale d’arguments

La dîme était un impôt payé dans le cadre d’une théocratie. Il faut donc de sérieux arguments pour pouvoir dire que cette dîme s’applique à un peuple qui ne vit plus en théocratie et qui dispose d’un sacerdoce universel. Or, il n’y a absolument aucun arguments. J’aimerai bien en avoir un ou deux à réfuter mais il n’y en a en pas, car une comparaison ne tient pas lieu d’argument. Dire « dans l’Ancien Testament on payait aux Lévites, dans le Nouveau Testament on paye à l’Eglise » n’est pas un argument mais une comparaison qui nécessite un argument pour être justifiée.

C’est un raccourci immense de passer de « nation théocratique d’Israël » à « Église », de « Lévites » à « Département des finances de mon église » et de « récoltes et bétails » à « salaire »; surtout quand aucun texte du Nouveau Testament ne vient même esquisser le début d’un tel parallèle au sujet de la dîme.

Je suis donc disposé à recevoir en commentaire des arguments pour, si besoin, compléter cet article. Mais, pour l’instant, je n’ai rien à répondre à ceux qui maintiennent la dîme comme commandement divin puisqu’il n’y a pas d’arguments en leur faveur !

Le danger de la dîme

Vous l’aurez donc compris, je ne pense pas que Dieu a prescrit aux chrétiens de donner 10% de leur salaire. Avant donc de parler de l’attitude que le chrétien devrait avoir, de la générosité et d’autres choses, j’aimerai donner 3 dangers que je vois au fait de dire aux chrétiens que la dîme est un commandement de Dieu pour eux alors qu’elle ne l’est pas.

Tout est à Dieu

Un des dangers de la dîme est de tuer la générosité. « C’est bon, j’ai donné mes 10%, maintenant je peux utiliser comme il me plaît les 90 autres % ». Tout votre argent doit être utilisé pour la gloire de Dieu. Vous devez être généreux en tout temps et sur tout vos biens. Christ ne s’est pas offert à 10% et c’est lui le modèle de notre générosité, pas la loi mosaïque (2 Cor 8:9).

Celui qui donne la dîme dans cet esprit, non seulement ne glorifie pas Dieu car la dîme n’est pas un commandement divin, mais il déshonore même Dieu en manquant de générosité. Ce n’est certes pas un péché de donner 10% de son salaire à son église locale ou aux pauvres de votre ville, mais cela ne vous dispense pas d’être généreux sur le reste !

Loi divine et loi humaine

La dîme pour le chrétien, comme nous le verrons, peut être bonne si elle est comprise comme loi humaine. Mais si nous la faisons passer pour loi divine, il s’agit d’une grave déviance. La Bible nous avertit très sévèrement sur le fait de rajouter à la Parole.

La question de la dîme, comme toutes les questions qui commencent par « le chrétien doit-il… » comporte un double risque : rabaisser une exigence de Dieu au rang d’une simple option, ou élever une loi humaine au rang de commandement divin s’imposant à notre conscience. Quelques soient les raisons qui nous poussent à le faire, il est toujours dangereux de présenter comme commandement divin ce qui n’est qu’une préférence humaine.

Obéir à Dieu, c’est lui rendre un culte. Si l’on croit rendre un culte à Dieu en obéissant à des lois humaines, cela revient à mal l’adorer et cela porte un nom : idolâtrie. Si vous donnez la dîme, je ne suis pas en train de dire que vous êtes idolâtres, je veux dire que ce qui plaît à Dieu dans votre don, c’est votre générosité et il l’a récompensera (2 Cor 9:6) mais il n’a pas prescrit de montant à votre générosité (si ce n’est qu’il vous a donné l’exemple d’un Messie qui a tout donné pour vous).

Une fausse solution

La remarque la plus triste que j’aie pu entendre sur la dîme, quand je faisais remarquer qu’elle n’était pas un commandement divin fut celle-ci : « quand on prêchait la dîme dans le passé, les églises ne manquaient pas de finance ».

Premièrement, je doute que cela soit vrai. Les églises ont toujours eu des difficultés financières. Deuxièmement, l’objectif du don du chrétien n’est pas que les églises ne manquent de rien mais que Dieu soit glorifié par notre générosité. Troisièmement, ce raisonnement est à l’antithèse de celui de Paul en 2 Corinthiens 8-9. Paul insiste sur le fait que chacun doit donner selon ce qu’il a résolu et sans contrainte (9:7) et semble être confiant sur le fait que pour autant les dons ne manqueront pas (9:8-15). Quatrièmement, tout l’or et la terre entière appartiennent au Seigneur, il a promis qu’il pourvoira pour son peuple, n’inventons pas des solutions humaines pour masquer notre incrédulité mais saisissons ses promesses dans la prière.

La « solution » au soit-disant problème des finances par la dîme est mauvaise. Dieu n’a pas besoin de notre argent mais se plait à voir notre générosité, c’est sur ce point que nous devrions insister (Phi 4:17).

Les forts, les faibles et les pharisiens

Paul a eu un comportement très instructif vis-à-vis de la circoncision. Face aux judaïsants troublant les Galates en rajoutant leurs commandements, il fut très virulent et déclara même maudits ces personnes. Face aux frères juifs faibles dans leur conscience, il fit circoncire Timothée, sachant que ceux qui sont forts ne doivent pas, par leur liberté, être une occasion de chute pour les faibles.

Je pense que nous devrions avoir la même attitude avec la dîme, nous qui sommes « forts » et savons que nous sommes libres à cet égard. « Être fort », pour Paul, ce n’est pas un motif pour s’élever au dessus des autres, bien au contraire.

La différence entre les faibles et les pharisiens n’est pas dans la pratique : les deux se faisaient circoncire. La différence est dans l’attitude. L’un est faible dans sa conscience et se sent sous une règle bien qu’il n’y soit pas réellement. Face à de telles personnes les forts doivent respecter ces frères tout en essayant de leur montrer, comme le fait Paul, qu’ils sont libres quant à ces préceptes. Mais face à ceux qui rajoutent à la Loi de Dieu et qui imposent cela à la conscience des autres, il faut se montrer inébranlable et ne pas leur céder un seul instant, car c’est l’Évangile et la liberté chrétienne qui sont attaqués ici. C’est tout le sujet de l’épître aux Galates.

Le fort pèche si, en ne payant pas la dîme, il pousse un faible à ne pas le faire contre sa conscience et sa conviction. Pousser un frère à agir contre sa conscience c’est le pousser à pécher. Cela n’empêche pas bien-sûr, de montrer au frère faible que telle règle qu’il pensait divine ne l’est en fait pas.

Mais nous pécherions aussi et mépriserions l’Evangile si nous laissions certains nous ravir notre liberté et se faire les tyrans de nos consciences.

La dîme comme loi ecclésiastique légitime

Une fois que nous sommes d’accord sur le fait que Dieu n’a pas prescrit la dîme, nous pouvons maintenant poser la question sous un autre angle.

En effet, sans prétendre qu’il s’agit un commandement divin, une église peut établir pour règle que ses membres contribuent à son fonctionnement et au bien des pauvres à hauteur d’une certaine proportion de leur salaire. Il s’agit alors d’une loi ecclésiastique et d’une tradition, qui n’est pas nécessairement mauvaise, si elle ne fait pas obstacle aux commandements divins et en étant clairement présentée comme une décision pratique de l’Église et non un commandement divin.

Ici, le chrétien devrait alors se soumettre et payer la « dîme », non pas comme s’il rendait un culte à Dieu mais pour conserver l’ordre établi. Sa générosité peut aussi s’y exprimer et ainsi un culte à Dieu sera rendu par cette loi ecclésiastique. Mais c’est bien la générosité qui est un culte et non pas telle somme versée. Toutefois, je ne recommande personnellement pas aux églises de faire cela puisque, comme nous le verrons, Paul a jugé bon que le don soit libre afin que la générosité ne soit que plus manifeste et glorieuse et puisqu’ainsi nous évitons les dangers mentionnés ci-dessus. Mais c’est à l’église locale de décider, pas à moi.

La générosité selon Paul

J’ai assez parlé de dîme, parlons maintenant de générosité, puisque c’est ici que le Nouveau Testament insiste et non sur une quantité chiffrée. Il y aurait trop de choses à couvrir sur l’ensemble du Nouveau Testament alors je me contenterai de dégager quelques principes sans les détailler, sur la base des chapitres 8 et 9 de la seconde épître aux Corinthiens.

On peut donner même quand on est pauvre

« Quoique très éprouvés par des tribulations, leur joie débordante et… leur pauvreté extrême ont produit avec abondance de riches libéralités » (8:2). Quel contraste étonnant ! La générosité peut produire de l’abondance à partir de la pauvreté extrême.

Le don est libre et plein de joie

« Joie débordante » (8:2), « de leur plein gré » (8:3), « comme chacun l’a résolu dans son coeur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie » (9:7). Paul est très clair : le don n’est pas forcé, la quantité est selon ce que chacun a résolu et la joie abonde.

Le don est un privilège

Le don est un privilège et cela découle de ce que nous avons dit et de ce que nous dirons, les Église de la Macédoine l’avaient compris : « Ils nous ont demandé avec beaucoup d’insistance la grâce (ou « le privilège ») de participer à ce service en faveur des saints » (8:4).

Le don est l’expression de notre appartenance au Seigneur

« C’est plus que nous n’avions espéré : ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur et à nous, par la volonté de Dieu » (8:5). Il faut se donner d’abord au Seigneur pour donner ensuite son argent.

Le don n’est pas un ordre, mais une épreuve de notre amour

« Je ne dis pas cela pour donner un ordre, mais pour éprouver, par l’empressement des autres, la sincérité de votre amour » (8:8)

La générosité est un exemple communicatif

On le voit par les versets 8:1-5, l’exemple des Macédoniens est comme un exemple excitant, dans une sainte et saine compétition de l’amour, les Corinthiens à entrer dans cette oeuvre de grâce.

Le don est une réponse de reconnaissance à Christ

« Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s’est fait pauvre de riche qu’il était afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » (8:9). Si en Christ nous avons toutes les bénédictions spirituelles, à combien plus forte raison devrions nous assister son peuple des bénédictions matérielles.

Le don est un pas de disciple

Cela suit du verset que je viens de citer, non seulement nous répondons au Christ, mais nous l’imitons et annonçons sa générosité, son Evangile et son pardon gratuit par ce moyen. Paul aurait pu nous donner ici en exemple les Israélites et leur dîme, mais il ne le fait pas. Il préfère nous donner un exemple bien plus glorieux.

Le don est un acte, pas une promesse

Les versets 10-12 nous apprennent que les Corinthiens s’étaient engagés à donner, Paul leur rappelle que les paroles ne servent à rien si elles restent seules, il est temps d’agir !

Le don est un principe d’équité

C’est ce que les versets 13-15 nous disent, les Corinthiens aident les chrétiens de Jérusalem et les Corinthiens seront aidés à leur tour en cas de soucis. De la sorte, il y a équité entre chrétiens, même entre églises.

Le don est organisé

Il est certes bon de donner spontanément, mais nous voyons que les chrétiens savaient aussi être organisé à ce sujet. Dans le Nouveau Testament, il est question de délégués qui récoltent les dons, de listes de veuves aidées avec des critères précis d’âge et de situation, de collecte un jour par semaine, etc.

Le don ne doit pas se faire contre le témoignage mais avec sagesse

Dans les versets 16-24 du chapitre 8, Paul parle non seulement d’organisation mais aussi de témoignage. L’organisation est faite pour éviter les calomnies qui arrivent bien vite dès qu’il est question d’argent : « Nous voulons éviter qu’on nous blâme au sujet de cette abondante collecte dont nous avons la charge; car nous recherchons ce qui est bien, non seulement aux yeux du Seigneur, mais aussi aux yeux des hommes » (8:20,21).

Le don recevra sa récompense

« En fait, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème en abondance récoltera en abondance » (9:1).

Le don fait abonder la justice

« Il augmentera les fruits de votre justice » (9:10).

Le don produit la reconnaissance

Ce don « aura pour résultat des actions de grâces envers Dieu » (9:11)

Le don pousse les croyants à glorifier Dieu

« Ils glorifient Dieu au sujet de votre obéissance à confesser l’Evangile du Christ et de la libéralité de votre communion envers eux » (9:13). Notez le lien entre confession de l’Evangile et générosité.

Le don renforce la communion entre croyants

C’est ce que dit le verset cité juste au-dessus. La communion est renforcé entre les églises qui s’entre-aide financièrement.

Le don pousse à la prière

« Ils prient avec tendresse à cause de la grâce surabondante que Dieu vous a faite » (9:14).

Et on fait quoi des Israélites ?

Revenons maintenant à nos Israélites et leur dîme, que faire de leur prescription ? Certainement, il peut être tentant de vous dire que vous devez au moins donner autant qu’eux pour l’oeuvre de Dieu, mais je n’ai aucun commandement à ce sujet. Paul n’en avait pas et ne voulait pas donner d’ordre, qui suis-je pour le faire ?

Par contre, avec Paul, je vous ferai remarquer toutes les raisons que vous avez de donner. Vous avez plus de raisons de donner que les Israélites qui donnaient déjà 23% ! Et je veux vous rappeler combien vous serez gagnants, puisque notre Seigneur promet la joie à celui qui donne. Il n’est pas mal de faire quelque chose en vue de la joie et de la récompense. Ce n’est pas la Bible, c’est Emmanuel Kant qui nous fait croire qu’il est bon de renoncer à quelque chose sans raison ni contrepartie. La Bible, au contraire, nous donne en exemple Moïse qui a méprisé les gloires de l’Egypte « car il regardait plus loin, vers la récompense ». Elle nous donne l’exemple de quelqu’un qui vend tout ce qu’il a…. non pas pour rester vide, mais pour acheter un chant avec un grand trésor ! Enfin, elle nous présente Christ qui, par la croix, a obtenu un peuple sanctifié pour Lui-même.

Ne craignez donc pas de perdre en donnant, vous gagnerez la joie, la justice, la reconnaissance, la communion, les prières et vous glorifierez Dieu, lui qui a promis de pourvoir à vos besoins.

Maxime Georgel

Maxime est étudiant en médecine à Lille. Fondateur du blog Parlafoi.fr, il se passionne pour la théologie systématique, l'histoire du dogme et la philosophie réaliste. Vous entendrez souvent dans sa bouche "Thomas d'Aquin", "Jean Calvin" et "Vive la scolastique". Il affirme être marié à la meilleure épouse du monde. Ils vivent ensemble sur Lille avec leurs deux enfants et sont moniteurs de la méthode Billings.

2 Commentaires

  1. DM

    Et c’est pour cela que la dime est un bon repère, certes pas une obligation, on peut donner plus…est ce vraiment la peine de dire que l’on peut donner moins, je crois que c’est évident pour bcp… La dîme pour moi reste un bon repère, ce qui ne m’empêche pas de donner avec joie et de réfléchir à comment je soutiens mon église locale et des oeuvres chrétiennes. De donner plus et parfois moins, c’est possible en fonction des circonstances, mais cela me permet d’être régulière et fidèle dans ce don, ce qui pour l’église,des personnes qui sont soutenues financièrement dans le ministère…Par ailleurs, le fait que Dieu aime celui qui donne avec joie, ne signifie pas qu’il faut arrêter de donner ou donner moins. La joie est une lutte dans la vie chrétienne, un fruit de l’Esprit et donner c’est une résolution du coeur, libre, mais Dieu nous rappelle qu’il faut semer avec abondance et parfois je dois faire un effort…Mais Dieu dans sa fidélité,promet qu’ il pourvoirait à ts nos besoins et quand je suis tentée de garder pour moi ce qui lui appartient, je rappelle à Dieu cette promesse. Alors, je crois que la dîme est un bon repère, ,plein de sagesse et accessible pour des personnes ayantun salaire moyen. Cela a même été possible pour moi quand je touchais le rsa de base.

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    • Maxime Georgel

      Oui, exactement. Il ne faut pas dire « je n’ai pas de joie donc je ne donne pas ». Il faut donner et prier que Dieu accompagne ce don de joie car parfois (souvent ?) le don précède la joie.

      Réponse

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