Wayne Grudem sur les dons spirituels : un résumé et une évaluation (5/5) – langues, parole de sagesse et de connaissance, discernement des esprits
31 mars 2021

Dans cette série d’articles, je me propose d’interagir avec ce que Wayne A. Grudem, un théologien charismatique dont la Théologie systématique a été traduite en français, enseigne sur les dons spirituels. Parce que c’est l’édition de 1994 qui a été traduite dans notre langue, ce sont les sections de cette édition (que j’ai consultée dans sa version originale) consacrées aux dons spirituels que je commenterai dans ces cinq articles, en suivant simplement l’ordre dans lequel Wayne Grudem présente la matière. À chaque fois, je résumerai d’abord son enseignement de la manière la plus neutre possible (I) avant d’en proposer une évaluation située dans la tradition réformée évangélique (II). Cliquez ici pour lire cette série d’articles depuis son commencement.


Dans ce cinquième et dernier article, j’examine la suite et la fin des dons « mal compris ou qui génèrent des controverses aujourd’hui » dont Wayne Grudem traite au chapitre 53 : les langues, l’interprétation, la parole de sagesse, la parole de connaissance et le discernement des esprits (pp. 1069-1088 de l’édition de 1994).

I. Les langues, l’interprétation, la parole de sagesse, la parole de connaissance et le discernement des esprits : un résumé

1. Les langues et l’interprétation

Wayne Grudem divise son exposé sur les langues et l’interprétation en deux parties : une partie consacrée à la théologie biblique des langues (sa situation dans l’histoire du salut) et une partie sur la nature du parler en langues.

a. Les langues dans l’histoire de la rédemption 

Grudem prend pour point de départ le fait biblique qu’avant la Chute, tous parlaient une seule et même langue (en même temps, ils n’étaient que deux !) et servaient Dieu. Il constate qu’après la Chute, les hommes s’opposent désormais tous à Dieu, mais qu’ils parlent encore la même langue puisque c’est lorsque Dieu interrompit la construction de la tour de Babel qu’il « confondit les langues de toute la terre ». Grudem estime que, dans l’éternité, la situation initiale sera rétablie : tous parleront la même langue et serviront Dieu. Sa conclusion est la suivante : théologiquement, le don des langues, que l’on ne trouve que dans le Nouveau Testament, fonctionne comme un avant-goût, ici et maintenant, de l’éternité à venir.

b. La nature du parler en langues

Wayne Grudem définit le parler en langues comme une prière ou une louange formulée avec des syllabes que ne comprend pas celui qui les dit. Il poursuit en énonçant, pour le parler en langues, les neuf considérations suivantes qu’il appuie de références bibliques, surtout tirées de la première épître aux Corinthiens :

  1. Le parler en langues est une parole d’un chrétien destinée à son Dieu plutôt qu’une parole venant de Dieu destinée à son peuple.
  2. Celui qui parle en langues ne comprend pas ce qu’il dit si ce parler en langues n’est pas aussi accompagné d’une interprétation et ce phénomène semble assez vaste pour inclure aussi bien le parler en langues dans des langues étrangères connues (mais pas de celui qui les parle) qu’en langues non identifiées.
  3. Celui qui prie en langues prie avec son esprit mais sans son intelligence, c’est-à-dire qu’il s’engage dans une activité de nature spirituelle qui nous rappelle que Dieu est plus grand que notre compréhension.
  4. Le parler en langues n’est pas une manifestation extatique mais est maîtrisé par celui qui en a le don, raison pour laquelle Paul peut limiter le nombre de personnes qui parlent en langues à deux ou trois et leur ordonner de parler chacun à leur tour.
  5. Le don des langues ne doit pas être utilisé dans le cadre d’un culte s’il n’est pas accompagné d’une interprétation car ce serait là donner un signe de jugement aux incroyants qui pourraient être présents. En privé, cependant, les langues peuvent être utilisées sans interprétation en vue de « s’édifier soi-même ». 
  6. Lorsque le parler en langues est interprété, il est aussi utile à l’édification de l’Église que la prophétie elle-même, le don d’interprétation permettant de rapporter à l’église la signification générale de ce qui a été dit en langues.
  7. Tous ne parlent pas en langues, et l’on ne doit pas voir dans le don de parler en langues le signe initial du baptême dans le Saint-Esprit, mais ça ne veut pas non plus dire que ce don n’est pas donné à beaucoup, surtout étant donné l’utilité de ce don pour l’édification, la prière et la louange.
  8. En ce qui concerne le danger de contrefaçon démoniaque, Grudem souligne que Paul n’y fait aucunement allusion dans un contexte où il aurait pu le faire, s’il l’avait voulu, mais ce n’est pas le cas.
  9. Enfin, Wayne Grudem estime que Romains 8,26-27 n’a pas en vue le parler en langues lorsqu’il parle des « gémissements inexprimables » et la « surintercession de l’Esprit » : il faut plutôt y voir, selon lui, une aide de l’Esprit dans nos prières par laquelle il fait de nos gémissements sans paroles des prières efficaces, ce qui a quelques similarités avec le parler en langues, mais aussi des différences importantes.

2. La parole de sagesse et la parole de connaissance

Wayne Grudem introduit sa section sur la parole de sagesse et la parole de connaissance en signalant que ces deux dons ne sont mentionnés qu’une seule fois dans l’Écriture. À ses yeux, ils désignent soit la capacité à recevoir des révélations miraculeuses du Saint-Esprit soit une capacité à parler avec sagesse ou connaissance dans des situations complexes. La deuxième compréhension lui paraît préférable, surtout si l’on tient compte (i) du vocabulaire employé, (ii) du contexte dans lequel il est utilisé (Paul veut démontrer que quel que soit le don qu’on a, il provient du Saint-Esprit, qu’il soit miraculeux ou non) et (iii) de ce que recevoir une révélation miraculeuse du Saint-Esprit, c’est précisément prophétiser.  

3. Le discernement des esprits

Grudem souligne d’abord que le don de discerner les esprits n’est mentionné qu’une seule fois dans le Nouveau Testament mais ajoute immédiatement qu’il peut être rapproché des textes qui parlent de guerre spirituelle. À ses yeux, ce don sert, lui aussi, d’avant-goût du siècle à venir, dans lequel tout ce qui est caché sera révélé. Il estime qu’on peut le définir comme une capacité particulière à reconnaître en une personne l’influence du Saint-Esprit ou d’esprits démoniaques. En outre, ce don permet aussi de discerner quel type de mauvais esprits est dans la personne.

II. Les langues, l’interprétation, la parole de sagesse, la parole de connaissance et le discernement des esprits : une évaluation

Bien que je ne sois pas convaincu par l’affirmation de Grudem selon laquelle, dans l’éternité, nous parlerons à nouveau tous la même langue, je suis entièrement d’accord avec lui pour dire que ce don du parler en langues ne se trouve qu’à l’époque du Nouveau Testament. La question est alors : pourquoi et pour quoi faire ?

En premier lieu, toutefois, il convient de demander : de quoi s’agit-il ? Citant 1 Cor. 14,14, Grudem définit le parler en langues comme une prière ou une louange prononcée en syllabes non comprises par l’orateur, distinguant chez l’homme son « esprit » (πνεῦμα pneuma) de son « intelligence » (νοῦς nous), la prière en langues étant alors comprise comme une prière de l’esprit court-circuitant l’intelligence. Cette distinction entre « esprit » et « intelligence » est toutefois problématique comme l’indique suffisamment Richard Gaffin dans Perspectives on Pentecost, « comprendre la mise en opposition entre l’esprit et l’intelligence dans les versets 14 à 19 de ce passage comme une mise en opposition des aspects non-intellectuels et pré-conceptuels, d’une part, et des aspects rationnels et cognitifs, d’autre part, est sans aucun appui dans le reste du corpus paulinien » (p. 74). Celui-ci poursuit en rappelant que l’anthropologie paulinienne est construite sur la distinction entre l’homme intérieur et l’homme extérieur, et que l’esprit comme l’intelligence sont rattachées à l’intériorité humaine, et renvoient l’un et l’autre essentiellement à la même réalité, les deux termes s’avérant interchangeable partout ailleurs : l’esprit et l’intelligence ne sont pas plus opposées par Paul que l’âme et l’esprit ou que l’âme et le cœur. Tous ces termes réfèrent en fait à la même réalité intérieure (même si l’on peut concéder que cette différence d’appellation d’une même réalité intérieur renvoie, parfois, au fait de la considérer sous un angle spécifique) et c’est pourquoi il est impossible de comprendre ici que Paul oppose l’esprit de l’homme à son intelligence.  Gaffin conclut au regard de l’interchangeabilité des termes partout ailleurs dans le corpus paulinien que « l’esprit humain ne possède aucune fonction que l’intelligence ne possède pas non plus, l’un et l’autre terme désignant la même vie intérieure dans son intégralité et sa totalité » (p. 75).

Comment comprendre alors ce verset qui oppose l’esprit à l’intelligence si c’est ce que ne fait jamais Paul ailleurs ? Non comme une mise en opposition de l’esprit et de l’intelligence à l’intérieur de l’homme, mais comme une mise en opposition du Saint-Esprit et de l’intériorité humaine. Certes, comprendre « mon Esprit » dans le sens du Saint-Esprit est difficile, mais une autre expression deux versets plus tôt (v.12a : « zélé des esprits » compris comme « avide de dons spirituels », ce qui réfère indubitablement au Saint-Esprit) suggère fortement que par ses expressions inhabituelles, Paul réfère à chaque fois au Saint-Esprit. L’exégèse proposée par Gaffin, et qui soutient la traduction de la New English Bible que l’on pourrait adapter ainsi en français : « l’Esprit prie en moi, mais mon intelligence est en jachère », s’avère, me semble-t-il, convaincante (pp. 76-77), du moins lorsqu’on en évalue les mérites à tête reposée – en gardant bien en tête que nulle part ailleurs le Nouveau Testament n’opère de disjonction entre l’esprit et l’intelligence. La spiritualité néo-testamentaire ne consiste en effet pas à court-circuiter l’intelligence, mais à la renouveler en profondeur (cf. Rm 12,2 : « soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence »).

L’aspect le plus critiquable, toutefois, des thèses sur le parler en langue énoncées par Grudem consiste en ce qu’il ne prend même pas la peine de discuter l’identification du parler en langues du livre des Actes à celui dont Paul parle en 1 Corinthiens. Pour ma part, je crois fermement que ces textes décrivent et renvoient à une même réalité : le fait de parler, surnaturellement, dans une langue étrangère humaine sans l’avoir apprise (un phénomène de xénoglossie) ! Pour justifier la glossolalie moderne (l’enchaînement à la fois anarchique et répétitive de syllabes qui constitue non pas un phénomène supra-linguistique, mais bien infra-linguistique, c’est-à-dire dans lequel aucune organisation de type syntaxique et grammaticale ne peut être repérée), les interprètes charismatiques sont obligés de postuler que le parler en langues de la première épître aux Corinthiens (compris comme glossolalie) est différent de celui du livre des Actes (compris, indiscutablement, comme xénoglossie), ou alors, et c’est la stratégie de Grudem, de postuler que le terme est suffisamment vague pour inclure et la xénoglossie et la glossolalie, et que les auteurs du Nouveau Testament ne se préoccupent pas de distinguer l’un de l’autre. Grudem se contente donc d’énoncer, sans apporter aucune prévue, que le don des langues est conçues de manière suffisamment large pour inclure les deux phénomènes, et que ce qui compte, ce n’est pas la nature de la langue ainsi parler (langue étrangère ou langue inconnue), mais le fait de proférer des syllabes incomprise de soi-même en l’absence d’interprétation, et censé édifier le croyant. On notera au passage que le verbe grec traduit par « interpréter » en 1 Corintiens 14 (διερμενεύω diermeneuō) est celui qu’on emploie aussi pour parler de la « traduction » d’un propos d’une langue à une autre. À la lumière du récit d’Actes 2, qui décrit sans détour un phénomène de xénoglossie, l’emploi d’un mot qui signifie « traduction » renforce encore un peu plus l’idée qu’en 1 Corinthiens comme dans le livre des Actes il est question d’une seule et même réalité.

De plus, de ce que j’en perçois, le débat sur le don des langues doit éviter de s’enliser, comme les propos de Grudem pourraient y conduire naturellement, sur la question de savoir si les langues servent principalement à édifier l’Église (par l’interprétation) ou à s’édifier soi-même. Cette question à son intérêt, et l’on notera que le propos selon lequel « celui qui parle en langues s’édifie lui-même » pourrait fort bien être de nature ironique. Après tout, l’exercice des dons spirituels sert précisément à l’édification du corps du Christ : aucun autre don n’est déclaré utile à notre propre édification, et il y a donc un degré de probabilité assez important à mes yeux qu’en disant cela, Paul se moque en fait un peu de leur manière de pratiquer leur don. Le contexte immédiat (v. 5, v. 16) indique en fait qu’il est impératif qu’une prière en langues soit traduite pour être utile.

Ce n’est toutefois pas le plus important. Ce qu’il faut au contraire garder bien en vue, ce n’est pas tant les personnes que le parler en langue doit édifier (soi-même seulement ou l’Église tout entière) mais surtout la fonction du parler en langues qui est énoncée sans détour dans ce passage, et que Grudem effleure à peine, sans rien en dire :

  1. Le parler en langues « dit des mystères » (14,2), et dans le langage de Paul, le mystère ne désigne pas des choses inintelligibles, mais ce qui était jusqu’alors caché, jusqu’à ce que la révélation en soit nouvellement apportée par l’Évangile. Autrement dit, le fait que les langues disent « des mystères » implique que leur fonction est de servir de proclamation de l’Évangile, du fait que Dieu a réuni, en Jésus-Christ, en un même corps, des Juifs et des non-Juifs pour former ensemble une seule et même nouvelle humanité. Notez qu’en Actes 2, après avoir dit au v. 4 que les disciples « furent tous remplis de l’Esprit saint et se mirent à parler en d’autre langues, selon ce que l’Esprit leur donnait d’énoncer », Luc rapporte quelques versets plus loin la réaction des Juifs de la diaspora présent à Jérusalem pour la fête de la Pentecôte : « nous les entendons dire dans notre langue les œuvres grandioses de Dieu ». C’est cela qu’acccomplit le « parler en langues » biblique d’Actes 2 et de 1 Corinthiens 12-14 : dire « dans d’autres langues » les « mystères » de l’Évangile, c’est-à-dire les « œuvres grandioses de Dieu » accomplies en Jésus-Christ et qui sont l’objet de la prédication de Pierre le jour de la Pentecôte. Dit autrement encore, les langues sont l’équivalent fonctionnel de la prophétie, et ce qui distingue les langues des prophéties, c’est qu’elles sont proférées dans des langues incomprises – à moins que quelqu’un en donne la traduction – et dans ce cas, ce qui est dit en langues étrangères devient une prophétie comprise de ceux qui ne parlent que leur propre langue.
  2. Le parler en langues est expressément qualifié de « signe contre les incroyants » (vv. 22-23) et puisque Paul cite à l’appui Ésaïe 28,11, 16, un texte qui annonçait la venue d’envahisseurs assyriens qui déferleraient bientôt sur le pays en le remplissant de paroles incompréhensibles (proférées en assyrien, une langue étrangère humaine), il faut comprendre que les incroyants ciblés ici sont spécialement les incroyants juifs. « Le point de vue de Paul développé en 1 Corinthiens 14,21 sq. est que les langues sont le signe du jugement de Dieu lors de l’inauguration de la nouvelle alliance et de la fondation de l’Église. » (Perspectives on Pentecost, p. 108) Il s’agit là de marquer le jugement de Dieu qui s’abat sur le peuple juif qui rejette son messie : d’autres envahisseurs viendront bientôt pour mettre un terme à la vie de la nation incrédule – et c’est bien ce qui arriva en 70 ap. J.-C. Ainsi, le fait que l’Évangile soit proclamé dans les assemblées chrétiennes en de multiples langues signale la fin de l’ère où des Israélites constituaient à eux seuls le peuple de Dieu. Désormais, ce peuple est sous le jugement de Dieu, et le fait que les mystères de l’Évangile soient proclamés dans autant de langues diverses et variées est une indication supplémentaire que l’Ancienne Alliance mosaïque est vieillie, caduque et sur le point de disparaître (cf. Hé 8,13).

Si l’on s’en tient donc à ces deux caractéristiques expressément énoncées en 1 Corinthiens 14, il y a donc « parler en langues » biblique non seulement lorsqu’il s’agit de langues étrangères (puisque rien n’indique qu’autre chose que ce qui se trouve en Actes 2 soit visé ici), mais qu’il faut encore qu’elles servent (i) à « dire les mystères », c’est-à-dire à faire connaître dans la langue de chacun « les œuvres grandioses de Dieu », à proclamer l’Évangile du règne du Christ, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification, et (ii) à signifier aux incroyants juifs le jugement de Dieu sur ce peuple. Si ces deux éléments ne sont pas présents dans votre pratique du « parler en langues », alors vous n’avez pas le « parler en langues » tel que le Nouveau Testament le décrit !

Comme on pouvait s’y attendre, mon point de vue sur les langues (ce qu’elles sont et à quoi elles servent) diffère donc considérablement de celui de Grudem : en tant que don de révélation fonctionnellement équivalent à la prophétie, le don des langues a disparu une fois le fondement apostolique posé, avec la prophétie. Qui plus est, l’une des propriétés principales du « parler en langues » biblique consistant à signifier au peuple juif le jugement qui allait venir sur lui, on voit bien qu’une fois ce jugement advenu en 70 ap. J.-C., le « parler en langues » de la première épître aux Corinthiens cessa d’exister. Ce « parler en langues » a donc cessé.

La seule chose que l’on peut concéder, c’est que Dieu, qui peut toujours faire des miracles, peut faire parler des personnes chrétiennes dans des langues étrangères. J’ai par exemple entendu rapporter que des femmes arméniennes priaient parfois en turc ! Je n’ai pas de raison de penser que ce n’est pas le cas, et j’imagine la raison pour laquelle Dieu peut vouloir faire cela… Mais même dans ce cas, nous avons là un miracle qui correspond ou ressemble au « parler en langues » biblique, et qui s’en distingue toutefois par le fait qu’il ne sert plus à signifier l’inclusion en masse des païens dans le peuple de Dieu et le jugement de Dieu sur l’Israël incrédule.

En revanche, pour ce qui est de la compréhension que Wayne Grudem développe relativement à la parole de sagesse et à la parole de connaissance, je dois admettre que je ne vois aucune objection à sa définition que ces dons désignent une propension non miraculeuse à parler avec sagesse et avec connaissance.

Le don de distinguer les esprits, enfin, ne me semble pas relever de manière manifeste des signes apostoliques. Je pourrais donc envisager une continuation de ce don, tout en soulignant bien que cela demande par avance de définir le cadre du combat spirituel – et cela n’est pas du tout l’objet de cette série d’articles, que je dois conclure ici.


Illustration : La Pentecôte dans le missel de Sherbrooke, parchemin du XIVe siècle originaire d’Angleterre (Aberystwyth, bibliothèque nationale du pays de Galles).

Pierre-Sovann Chauny

Pierre-Sovann est professeur de théologie systématique à la Faculté Jean Calvin, à Aix-en-Provence. Il s'intéresse particulièrement à la doctrine des alliances, à l'interprétation des textes eschatologiques, à la scolastique réformée, aux prolégomènes théologiques et aux bons vins. Il est un époux et un père heureux.

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