Chant

Un poème pour la nouvelle année !

En feuilletant le psautier romand, je suis tombé sur cet ancien et long chant de la catégorie «nouvel an». Je vous offre ses 14 strophes :

1. Ô notre Dieu, Père d’éternité,
Qui des mortels règles la destinée,
Nous venons tous avec humilité
Te consacrer cette nouvelle année.

2. Le grand flambeau qui règle les saisons
En éclairant l’un et l’autre hémisphère,
Te doit, Seigneur, sa chaleur, ses rayons
Et sa lumière à tous si salutaire.

3. Le ciel, la terre et tous ses habitants
Prêchent partout ta puissance infinie;
C’est de toi seul que dépendent nos ans,
Nos mois, nos jours, nos moments, notre vie.

4. Dans un instant tu changes notre sort.
Dès que tu dis: « Rentrez dans la poussière,
Enfants d’Adam, » subitement la mort
Nous saisissant finit notre carrière.

5. Nous gémissons, ô notre divin Roi,
D’avoir commis dès la plus tendre enfance
Tant de péchés contre ta sainte loi,
Et provoquer ta sévère vengeance.

6. Pardonne nous tous ces péchés, Seigneur,
Imputes nous la parfaite justice
De ton cher Fils, notre unique Sauveur,
Et souviens toi de son grand sacrifice.

7. Nous venons te promettre, dans ce jour,
Pour ton service une ardeur éternelle,
Un cœur nouveau, brûlant d’un saint amour,
Toujours soumis, zélé, pur et fidèle.

8. Mais nous savons que nos efforts sont vains
Sans ton secours, Père de toute grâce;
Déploie en nous misérable humains,
De ton Esprit la puissance efficace.

9. Que cet Esprit nous conduisant toujours,
Pendant le cours de toutes nos années,
Règle nos mœurs, nos désirs, nos discours
Selon les lois que tu nous as données!

10. Enseigne nous que tout est vanité
Et qu’il n’est rien ici bas de durable;
Que les grandeurs, les plaisirs, la beauté,
Tout passe enfin et tout est périssable.

11. Fais nous connaître et comprendre, Seigneur,
Que notre vie est un torrent rapide,
Une ombre, un songe, un éclair, une fleur,
Une vapeur qui n’a rien de solide.

12. Rends cette année heureuse à tes enfants
De mille biens qu’elle soit couronnée,
Que tes élus soient toujours triomphants
Et réjouis ton Église affligée!

13. Préserves nous de fâcheux accidents.
Mais si tu veux finir notre carrière
Et s’il te plaît de terminer nos ans,
Prépare nous à notre heure dernière.

14. Fais que, t’aimant, nous vivions saintement
Dans la justice et dans la tempérance,
En attendant l’heureux avènement
De ton cher Fils, notre unique espérance.

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