Un enfant peut-il avoir la foi ? Et un nourrisson ? (Peter Leithart)
29 août 2019

Voici une réflexion intéressante sur la nature de la foi de Peter Leithart. La tradition chrétienne a plus d’une fois parlé de la foi des enfants et de l’habitus (ou disposition) de la foi qui peut exister dans le coeur d’un enfant. Nous sommes souvent réticent à ce sujet. En effet, nous assimilons et unissons foi et intellect. Mais, ce faisant, nous éloignons Dieu des enfants car c’est par la foi qu’on s’approche de Dieu. Nous ne l’éloignons pas seulement des enfants mais aussi de toutes les personnes limitées intellectuellement par un handicap. Si nous poursuivions cette logique un peu plus loin, cela nous conduirait même à penser que plus on est intelligent, plus on peut croire en Dieu. Par ailleurs, la différence d’intelligence entre Dieu et le plus intelligent des hommes est bien supérieure à celle entre un adulte accompli et un nourrisson. Or, si la foi se base sur ce que nous savons de Dieu, elle ne se limite pas à cela mais est avant tout une confiance en sa Personne. Je vous laisse lire cette réflexion. Merci à Ulisses de Sousa Mendes pour la traduction.


Est-ce absurde de parler de la foi des nourrissons ? 

La “foi” est la réponse humaine de confiance envers Dieu, une réponse d’allégeance, dans une relation personnelle, et cela a de grandes conséquences pour notre compréhension de la foi des nourrissons.

La question de la foi des nourrissons n’est pas : “Les enfants en bas âge sont-ils capables de recevoir cette impulsion de puissance divine ?” La question est la suivante : “Les nourrissons peuvent-ils répondre à d’autres personnes ? Les nourrissons ont-ils des relations personnelles ?”

Et la réponse à cette question est évidemment oui. Les nourrissons apprennent rapidement (même in utero) à répondre à la voix de la mère ; les nourrissons manifestent rapidement la “confiance” en leurs parents ; les nourrissons distinguent rapidement les étrangers des membres de la famille. Si les nourrissons peuvent faire confiance ou se méfier des personnes humaines, pourquoi ne peuvent-ils pas faire confiance à Dieu ? Derrière le déni de la foi des nourrissons se cache, clairement, le postulat que Dieu serait moins disponible pour un enfant que pour les autres êtres humains. 

Mais c’est tout à fait faux, car au contraire aucun être humain n’est plus proche de Dieu qu’un autre. La présence de Dieu est rendue palpable par Son peuple. Quand les parents disent à leur nouveau-né : “Jésus t’aime et prendra soin de toi”, ils parlent des promesses de Dieu.

De plus, les parents établissent des relations avec leurs enfants par le biais de symboles. Nous parlons à nos enfants en bas âge, et nous montrons notre amour par des gestes – des câlins et des baisers. S’il n’y a rien d’irrationnel ou d’absurde à ce que les humains établissent une relation personnelle avec les nourrissons par des symboles, il n’y a rien d’irrationnel à ce que Dieu fasse de même. 

De même que nous établissons des relations d’amour et de confiance avec nos enfants par des symboles, de même Dieu parle aux enfants et établit une relation avec eux par la “parole visible” du baptême (Rappel : dans la théologie réformée, le baptême est compris comme un moyen visible de symboliser une promesse de Dieu et non pas comme un moyen de symboliser la réponse de l’homme). Ainsi, la question “Devrions-nous baptiser les bébés ?” est équivalente à se demander  “Devrions-nous parler aux bébés ?” Le pédobaptême n’est ni plus ni moins étrange et miraculeux que de parler à un nouveau-né. En fait, c’est exactement ce qu’est le pédobaptême : Dieu parlant dans l’eau à un nouveau-né.

Si l’enfant ne comprend pas ce qu’un parent dit, est-il rationnel que le parent lui parle ? Les parents baptistes ainsi que d’autres personnes parlent à leurs enfants et ne s’attendent pas à ce que l’enfant comprenne ou réponde pendant plusieurs mois. Ils ne voient rien d’irrationnel là-dedans. Ils parlent à leurs enfants, c’est-à-dire qu’ils utilisent des symboles, non pas parce qu’ils pensent que l’enfant comprend tout ce qui se dit ou parce qu’ils attendent une réponse immédiate. Ils parlent à leurs enfants pour qu’ils apprennent à comprendre et à répondre. De même, nous baptisons les enfants en bas âge, et nous leur rappelons constamment leur baptême et ses implications, afin qu’ils arrivent à la compréhension et à la maturité de leur foi. 

Nous les nommons pour qu’ils grandissent et qu’ils répondent à ce nom ; nous leur parlons pour qu’ils commencent à répondre ; nous les nommons dans le baptême pour qu’ils commencent à vivre dans et à partir du baptême.

Le baptiste sociologiquement cohérent devrait, me semble-t-il, permettre aux enfants de se nommer eux-mêmes. Sinon, ils “imposent” inévitablement une identité à leurs petits garçons et filles. Karl Barth, qui a protesté haut et fort contre la “violence” d’imposer une identité chrétienne à un enfant par le baptême du nourrisson, en serait sans doute heureux. En fait, les baptistes ne font pas cela, et malgré eux, ils imposent un langage à leurs enfants aussi. Malgré eux, ils traitent souvent leurs enfants comme des chrétiens, leur apprenant à chanter “Jésus m’aime” et à prier le Notre Père. Et s’ils font tout cela, quelle raison reste-t-il de résister à l’imposition du signe de l’alliance ?

Maxime Georgel

Maxime est étudiant en médecine à l'Université Catholique de Lille. Fondateur du blog Parlafoi.fr, il se passionne pour la théologie systématique, l'histoire du dogme et la philosophie réaliste. Vous entendrez souvent dans sa bouche "Thomas d'Aquin", "Jean Calvin" et "Vive la scolastique". Il affirme être marié à la meilleure épouse du monde. Ils vivent ensemble sur Lille avec leur petit Thomas.

8 Commentaires

  1. Tortarolo

    Bonjour,

    Encore n’importe quoi … C’est tjs tiré par les cheveux, sans aucunes réflexion basé sur la Parole de Dieu.

    Vous qui êtes étudiant en médecine, vous devriez savoir que la question se pose à partir du moment que la conscience se développe. Vous savez aussi qu’aucuns nourrissons n’a encore développé aucune conscience. Parce que qu’est-ce que la conscience ? On développe une conscience quand on est conscient de notre interaction entre nous et les autres.

    La conscience se développe, quand on commence à réalisé que notre moi n’est pas perçus de la même manière chez l’autre.

    En d’autres termes, elle commence à se développer quand on commence à faire la différence entre le bien et le mal. Avant cela, le moi et l’autre n’existait pas. Sans cela je ne pouvais pas savoir que mes interactions pouvaient faire du bien ou du mal à l’autre.

    Ainsi, un nourrisson n’a encore aucunes capacité de faire cette différence parce que ça conscience n’est pas encore développé.

    Vous qui êtes en médecine, vous devriez savoir, que c’est en moyenne (c’est une moyenne, pour certains avant, et pour d’autres après. Comme pour tout nous sommes différents) à partir de 7 ans que l’enfant commence à faire la différence entre le bien et le mal. Qu’il commence à reconnaître dans ses actions, paroles, grâce à la réponse que l’autre lui donne si ce qu’il fait, ou dit est bien ou mal. Avant cela il n’en avait aucunes conscience.

    Ainsi, un bébé, dénué de cette différence ne peut avoir de conscience, et donc de foi.

    On pourrait même affirmer, que sa conscience n’étant pas développé, et donc la diffrence entre le bien et le mal, s’il est amené à décéder, il serait automatiquement sauvé ! Alors à quoi bon un baptême ?

    Qu’est-ce qui emmène les gens en enfer ? Leurs péchés ! Qu’est-ce qui fait qu’ils pêchent ? Leurs conscience du mal ! S’ils n’avaient aucunes conscience de mal, pecheraient-ils ? Bah non ! Pour savoir si ont pêche, ou non, il faut en avoir conscience. C’est ça qui nous fait défauts face à Dieu ! Rien d’autre. C’est ça qui a amené la venue de Jésus pour sauver les perdus ! Un bébé n’est pas perdu puisqu’il n’a jamais péché ! Mais mince c’est tellement logique. Et vous êtes étudiant en médecine ?

    1 Pierre, 3:21 – Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

    => “Engagement” ! “Bonne conscience” ! Un bébé peut s’engager ? Non ! Peut-il avoir une bonne conscience ? Non !

    Le salut est individuel ? Oui ! C’est une alliance entre l’homme individu et Dieu ! Parce que c’est individuellement qu’il choisit de suivre Jésus ou non !

    Alors sortez une bonne fois pour toute de ces dogmes sans fondements bibliques !

    Bien fraternellement,

    PS : Actes, 7:51 – Hommes au cou raide, incirconcis de coeur et d’oreilles! vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi.

    => “Incirconcis de cœur” ! Ça ne vous parles pas ? Cela montrent deux choses :
    – premièrement : Ils étaient circoncis mais pas de coeur. Cela veut dire qu’ils avaient un “esprit religieux”, ils faisaient tout par tradition mais leurs cœurs n’étaient pas en Dieu. Alors cela déplu à Dieu.
    – deuxièmement : que Dieu n’a que faire des traditions et des religions, ce qu’Il attends de homme est un cœur entier, pur, qui aime Dieu et fasse Sa Volonté par L’Esprit-Saint !

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  2. Tortarolo

    La différence entre le bien et le mal ? À 14 semaine ? Sûrement pas. La vraie conscience qui soit utile pour le salut ou non et la différence entre le bien et le mal et cela ne se passe que dans l’enfance, vers 7 ans en moyenne. Avant l’enfant n’a aucune conscience de savoir s’il fait le bien ou le mal et cela se diffère entre les individus en fonction de l’éducation.

    C’est cette conscience qui permet de déterminer l’intérêt du salut.

    La conscience d’exister n’a aucune utilité dans le salut.

    Il s’agit de faire la part des choses. De mettre en lumière l’intérêt du baptême. Et son intérêt est et restera dans la salut. Et donc seulement dans la faculté de connaître le mal et le bien.

    La Genèse ! Le salut ! La foi ! Tout est lié !

    Vous avez beaucoup à apprendre. Sortez de votre orgueil. Ce qui vous fait penser que vous savez tout. Remettez en question en questionnant Dieu directement, en prière et vous aurez vos réponses. Arrêtez avec les livres, les études … Etc.

    Le vrai christianisme est une vie de recherche dans la vérité en prière !

    Réponse
    • Maxime N. Georgel

      1) Dans votre commentaire vous parlez de la conscience des autres autour de soi. Celle-ci se manifeste dès 14 semaines.

      2) Je nie qu’il faille connaître le bien et le mal pour accéder aux salut. Jésus a porté des petits enfants qui ne pouvaient marcher et a déclaré que le Royaume était pour eux. Dieu ne regarde ni à l’intelligence ni à l’âge. 7 ans est totalement arbitraire, par ailleurs. Aucune étude psychologique ne vient corroborer cet âge. Et que dire des handicapés mentaux ? Ne peuvent-ils jamais être sauvé s’il n’atteignent jamais une telle conscience ?!

      Réponse
      • Tortarolo

        Je l’a refait :

        1) Un enfant qui n’a aucunes conscience de faire le mal ou le bien est automatiquement sauvé. C’est pour cette raison que Jésus à dit que le royaume des cieux est pour ceux qui leurs ressemblent. Alors s’il vont automatiquement auprès du Père s’ils venaient à décéder, à quoi bon le baptême ? Cela n’a d’aucune utilité pour eux. Aucunes utilité de s’engager en bonne conscience.
        Ce qui règle peut-être aussi la question des enfants handicapés mentaux …

        2) Le salut n’a de sens que quand on sait faire la différence entre le bien et le mal. Et donc, il s’agit de déterminer quand l’individu sait faire cette différence. Et oui c’est arbitraire parce que c’est une moyenne. Et donc en moyenne, les études scientifiques, ont montré que l’enfant savait faire la différence entre le bien et le mal vers 7 ans.
        Ainsi, l’individu, ayant la pleine connaissance du bien et du mal, la question du salut est légitime.
        Et donc l’engagement en pleine conscience prend tout son sens.

        Alors le baptême des nourrissons même s’il a la conscience de l’autre, n’ayant aucunement la connaissance du bien et du mal, est à envoyer aux oubliettes.

        Genèse, 2:17 – mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

        Genèse, foi et salut => tout est lié !

        Qu’est-ce qui a entraîné la nécessité d’un salut ? La connaissance du bien et du mal. Alors c’est une preuve que c’est belle et bien là clé de toutes conditions de salut ! La bonne conscience.

        Je vais même aller plus loin en affirmant que “l’institution du baptême des bébés” est une stratégie de satan, sans conditions ! Pourquoi ? Qu’est-ce que cela crée ? Des individus n’ayant plus l’idée de se remettre en question, en bonne conscience, pensant être “sauvés” parce que baptisé étant bébé. Ça crée des individus comme vous, purement religieux dans la Théorie sans aucunes pratiques dans L’Esprit-Saint !
        Ainsi, ceux qui sont baptisés nourrisson, ne recherche plus aucunes rédemption, parce qu’ils restent dans une illusions sans fin. Faisant le plaisir de satan en les figeant dans des prérequis.

        Tu veux une vraie réponse venant de Dieu ? Arrête les livres, les études et va vers Dieu en prière et Dieu t’ouvrira les yeux ! Comme Il l’a fait pour moi ! Et là, et seulement là, tu mettras ta foi dans des réponses émanant de Dieu directement et non via tes propres forces, moyens, intelligences et pensées.

        Au lieu de chercher à justifier des actes, traditions déjà bien encrées en toi, cherchent plutôt la vérité en Dieu.

        2 Thessaloniciens, 2:10 – et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.

        PS : si le baptême des enfants étaient vraiment une choses institué par Christ, ne pensez vous pas que Jésus l’aurait lui-même commandé ?

        De plus, pourquoi Jésus ne se serait-il pas fait baptisé enfant ? Franchement si c’était la suite logique, il l’aurait institué en commandement eh aurait montré l’exemple alors qu’il a montré exactement l’inverse : en tant qu’adulte. Après, Jésus nous dira tous : « vient et suis-moi ! »
        C’est-à-dire, vient et fait comme moi !

        Réponse
        • Maxime N. Georgel

          1) Absolument rien dans la Bible ne nous permet d’affirmer que les enfants morts en bas âge sont sauvés. David nous dit qu’il est né dans le péché (Ps 51), Romains 5 confirme que nous héritons du péché d’Adam et que “tous les hommes” sont sous la condamnation. Jésus nous dit que personne ne verra le royaume des cieux sans naitre de nouveau. La question est donc loin d’être réglée par cette réflexion toute humaine. Le salut n’est pas automatique. Si cela était vrai, alors l’avortement serait un moyen bien plus efficace d’envoyer les gens au ciel que la mission ! Par ailleurs, je répète que nous ne baptisons pas pour sauver l’enfant, pas plus que les Juifs ne circoncisaient pour cela. Vous tapez donc sur une caricature de ce que nous croyons.

          Plus d’info : http://parlafoi.local/2019/01/02/les-enfants-sont-ils-sauves/

          2) Je nie que le salut soit une question de conscience de bien et de mal. Et je nie que le baptême soit lié à une prise de conscience. Le baptême est, comme la circoncision, le signe de la promesse de Dieu et cette promesse du baptême et “pour vous et vos enfants” (Actes 2:38-39).

          Plus d’info sur le lien entre foi et baptême : http://parlafoi.local/2019/01/30/quel-est-le-lien-entre-bapteme-et-foi/
          Plus d’info sur le lien entre baptême et circoncision : http://parlafoi.local/2018/10/24/bapteme-et-circoncision-en-colossiens-2/

          3) Genèse nous dit que Adam et Eve mourrait en désobéissant à Dieu. Cette règle ne décrit pas la situation de tous les hommes ensuite. En effet, à la différence d’Adam et Eve, nous naissons en étant déjà pécheurs et en ayant déjà besoin de salut. Nous ne sommes pas “neutres” ou “innocents” en attendant de faire un choix (Ps 51, Rom 5)!

          4) Dieu n’oppose jamais dans sa Parole la connaissance et l’obéissance. Au contraire, il dit “mon peuple périt par manque de connaissance”.

          Plus d’info : http://parlafoi.local/2018/10/25/etudier-la-theologie-vs-mettre-en-pratique/

          5) “Ça crée des individus comme vous, purement religieux dans la Théorie sans aucunes pratiques dans L’Esprit-Saint !”. Je vois que vous ne connaissez pas plus ma vie que vous ne comprenez le pédobaptisme. Faites attention, nous allons devoir rendre compte devant Dieu de toute parole que nous avons proféré (ou écrite !) et nous serons jugés avec la mesure avec laquelle nous avons jugé les autres. Si donc vous vous permettez ce genre de jugement alors que vous ignorez tout de moi, que pensez-vous qu’il vous attend ?

          6) “Arrête les livres” Certainement pas ! Même Paul disait à Timothée de lui rapporter les livres qu’il avait oublié chez Carpus. Même Paul citait des auteurs païens. Même Dieu a inspiré des livres et choisis cela pour se révéler et transmettre le témoignage de son Fils.

          7) “Au lieu de chercher à justifier des actes, traditions déjà bien encrées en toi, cherchent plutôt la vérité en Dieu.” Encore une fois, vous ignorez tout : je me suis fait baptisé à l’âge adulte, j’ai grandis dans une famille baptiste et c’est en lisant la Bible que j’ai été convaincu du pédobaptême. la tradition avec laquelle j’ai grandi, c’est donc celle du rejet du pédobaptême et j’ai du subir de l’opposition lors de mon changement de position, jusque dans ma famille.

          8) “si le baptême des enfants étaient vraiment une choses institué par Christ, ne pensez vous pas que Jésus l’aurait lui-même commandé ?”
          En fait, c’est ce qu’il a fait : http://parlafoi.local/2018/11/14/le-jour-ou-jesus-nous-a-dit-de-baptiser-nos-enfants/
          Mais je vous retourne la question : si pendant 2000 ans Dieu promettait à Abraham, aux Juifs, à Moïse, à David, qu’il serait “leur Dieu et celui de leur descendance”, ne pensez-vous pas qu’il l’aurait dit si les choses avaient changé. Il faut lire le Nouveau Testament dans le contexte de l’Ancien et du judaïsme, pas dans le contexte de l’individualisme moderne.

          Plus d’info : http://parlafoi.local/2018/08/14/le-pedobapteme-le-silence-du-nouveau-testament/

          9) Jésus s’est fait baptisé à 30 ans, devons nous aussi attendre 30 ans ? Jésus ne mangeait pas de porc et s’est fait circoncire le 8ème jour, devons nous aussi le faire ? Ben quoi, n’est-ce pas écrit “viens, suis-moi”. A moins qu’il faille lire ces paroles dans leur contexte… Jésus s’est fait baptiser du baptême de Jean, pas du baptême qu’il a lui-même institué.

          Plus d’info :http://parlafoi.local/2018/11/28/jesus-sest-fait-baptise-a-lage-adulte-donc-nous-devons-faire-de-meme/

          En général, prenez le temps de mieux lire ce que l’on croit avant de tenter des réponses qui ne nous concernent pas :http://parlafoi.local/le-pedobapteme/

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          • TORTAROLO

            Comme pour les indulgences cela peut amener vers de l’idolâtrie. Certain vont être amené à adopter un comportement d’adoration vers l’église et non plus vers Dieu. Cela crée un détournement de l’adoration dû à Dieu vers l’église. Les gens attendent plus de l’église que de Dieu. Et c’est en cela que c’est catastrophique, dramatique, et mauvais pour l’âme, parce-que ce genre de dogme détourne aussi l’âme du salut éternel …
            Et de cette manière, le baptême des enfants conduit à la même chose. C’est aussi un détournement induit par l’église pour “contrôler” les âmes.
            L’indulgence : ticket pour le ciel !
            Baptême des enfants : ticket pour le ciel !
            Ce n’est plus l’individu qui va directement vers Dieu, mais au travers des hommes pr l’église. Je n’ai plus besoin de croire moi-même, on croit pour moi. Je n’ai plus besoin de croire que Dieu m’a pardonné par l’œuvre de Jésus à la croix, l’église m’a pardonné. Je n’ai pas besoin de croire moi-même que Jésus est mon sauveur, l’église par l’intermédiaire de mes parents ont crû pour moi.
            Les deux dogmes ont la même source néfaste.
            Les deux mettent l’église entre Dieu et les hommes. Les deux, cré un intermédiaire qui empêche l’individu d’aller directement au père. Les deux donnent le contrôle à l’église, et non plus à Dieu dans les vies.
            L’église catholique romaine est l’église des intermédiaires et des détournements : Marie, les Saints, les indulgences, le baptême des bébés. Pourquoi parce que c’est une église de contrôle, qui ne laisse plus le contrôle à Dieu mais par soif de pouvoir, s’est construite autour de ça. Tout en elle n’est que contrôle,pouvoir, et pression sur les individus… C’est en cela que c’est une église qui sera rejetée par Dieu Lui-même.

          • Maxime N. Georgel

            1) Ce n’est pas parce qu’une pratique connait des dérives qu’elle est mauvaise.
            2) Certains adultes croient qu’ils sont sauvés parce qu’ils sont baptisés, on arrête pas de baptiser des adultes pour autant.
            3) Les réformés n’enseignent pas que le baptême sauve. Ils enseignent que puisque l’enfant est déjà membre de l’Église visible alors il doit en porter le signe.
            Vous attaquez une caricature, je rappelle mon exhortation à lire ce que nous enseignons car depuis le début vous répondez aux catholiques romains et non pas aux réformés.

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