Apprendre à raisonner (15) : L’arbre de Porphyre
19 mars 2022

Cet article est le quinzième d’une série consacrée à la logique classique (ou aristotélicienne, c’est-à-dire développée par Aristote). Dans le quatorzième, j’ai donné et expliqué deux définitions du mot essence, une vague (tout ce qu’une chose est, l’ensemble de ses caractéristiques) et une autre plus précise (caractéristique la plus importante d’une chose). Dans cet article, je présenterai l’arbre de Porphyre : un schéma très utile pour comprendre les liens entre les différents genres, espèces et catégories. Comme d’habitude, je reprendrai énormément le contenu du livre de Peter Kreeft, Socratic Logic, des pages 60 à 61.


Voici un schéma important qui nous permet d’avoir une vue d’ensemble sur les catégories, les genres, les espèces, les prédicables, etc. C’est l’arbre de Porphyre qui comme son nom l’indique a été dessiné par le philosophe Porphyre (néoplatonicien) et se présente sous la forme d’un arbre avec plusieurs branches qui descendent de plus en plus. Il nous aide à voir deux choses :

  1. La relation inverse entre l’extension et la compréhension : plus on descend, plus la branche sur laquelle on tombe a une grande compréhension (beaucoup de propriétés) mais une plus petite extension (peu de membres) et inversement si on monte dans l’arbre.
  2. Les classes les plus générales (en latin les summa genera) depuis l’être (tout ce qui existe) jusqu’aux êtres rationnels ou intelligents (l’homme, les anges).

On peut voir l’arbre de Porphyre comme une carte utile pour nous repérer en philosophie ou comme un GPS pour nous aider à ne pas nous perdre avec toutes ces définitions compliquées.

L’arbre de Porphyre

Laurent Dang-Vu

Etudiant en maths/info, passionné par la théologie biblique qui me permet d'admirer la beauté et la cohérence de la Bible comme une seule grande histoire, par l'apologétique culturelle (l'analyse d'oeuvres culturelles, films/jeux/anime/littérature à la lumière de la foi) et par la philosophie thomiste pour ses riches apports en apologétique.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.