La guerre culturelle et la loi naturelle — Joseph Rigney
28 octobre 2022

Ce qui suit est une traduction d’une intervention intitulée Le tao en Amérique, donnée par Joseph Rigney à la conférence conservatrice américaine NatCons de septembre 2022, réunissant des penseurs protestants, catholiques et juifs ayant pour point commun le conservatisme politique. Des évangéliques de renom comme Albert Mohler, président du plus grand séminaire de la plus grande dénomination protestante aux États-Unis, participait à cette conférence. Nous remercions American Reformer pour l’autorisation de traduire et publier le script de cette conférence.

Par souci de compréhension, nous avons pris la liberté de renommer le titre tout en indiquant le titre original, puisqu’il y sera longuement fait référence dans le corps de l’article.

Nous invitons le lecteur à lire cet article avec celui de Douglas Walker que nous avons récemment publié. Tout comme ce premier article, celui que nous vous proposons aujourd’hui offre des applications adaptées au contexte américain, mais s’ancre dans une réflexion suffisamment universelle pour être digne d’intérêt aussi dans notre contexte français.


Je tiens tout d’abord à m’excuser auprès de ceux qui ont vu le titre de cette conférence (Le tao en Amérique) et sont venus en espérant entendre des réflexions sur l’influence de la Chine sur l’immobilier américain. La confusion est compréhensible, mais comme l’a dit mon collègue, « ce sujet est au-dessus de mes compétences ». J’espère plutôt jeter un peu de lumière sur ce que nous appelons souvent « la guerre des cultures ».

Permettez-moi donc d’en venir directement à ma principale affirmation : la guerre culturelle de la génération actuelle porte fondamentalement sur ce que C. S. Lewis appelait le tao.

Lewis a introduit ce terme dans son petit livre sur l’éducation intitulé L’Abolition de l’homme. Dans ce livre, Lewis expose deux visions fondamentalement différentes de la réalité, et les deux approches de l’éducation qui en découlent.

Définition du tao

Le tao est le terme utilisé par C. S. Lewis pour désigner l’ordre rationnel et moral objectif intégré dans le cosmos et dans la nature humaine. Il est également appelé loi naturelle ou morale traditionnelle. Lewis emprunte ce terme aux religions orientales par souci de concision et pour souligner son universalité. Lewis affirme que la croyance en un ordre rationnel et moral objectif de l’univers est présente non seulement dans le christianisme, mais aussi dans le judaïsme, l’hindouisme, le bouddhisme, le confucianisme, la tradition philosophique grecque et romaine, et même le paganisme antique. Quelles que soient les différences qui existent entre eux (et il y a des différences substantielles et importantes), le point commun est la croyance en la doctrine d’une valeur objective.

Selon Lewis, jusqu’à l’époque moderne, presque tout le monde croyait que nos pensées et nos émotions devaient être conformes à la réalité objective. Les objets du monde pouvaient mériter notre approbation ou notre désapprobation, notre vénération ou notre mépris. Certaines attitudes et émotions étaient véritablement fidèles à la réalité, d’autres véritablement fausses par rapport à la réalité.

Lorsque nous qualifions les enfants de « charmants », nous ne nous contentons pas d’enregistrer un fait psychologique nous concernant. Nous reconnaissons en eux une qualité qui exige une certaine réponse de notre part, que nous la donnions ou non. Et ne pas la donner ou la ressentir, c’est avoir tort. Lewis lui-même n’appréciait pas la compagnie des petits enfants, et il considérait cela comme un défaut en soi, similaire au fait d’être sourd ou daltonien.

Pour ceux qui admettent le tao, lorsque nos pensées correspondent à la réalité, nous parlons de vérité. Lorsque nos émotions et nos volontés correspondent à la réalité, nous parlons de bonté. Ce sont des catégories objectives, source de tous les jugements de valeur, et universellement valides. « Seul le tao fournit une loi d’action humaine commune qui peut dominer les dirigeants et les dirigés. » Le tao lie et restreint tous les hommes, des roturiers aux rois, des citoyens aux gouvernants.

Le poison du subjectivisme

En opposition au tao se dresse l’idéologie moderne que Lewis appelle le poison du subjectivisme, une menace existentielle pour la civilisation occidentale et l’humanité qui permet la tyrannie et le totalitarisme.

Le poison du subjectivisme bouleverse la façon traditionnelle et humaine de voir le monde. La raison elle-même est déboulonnée (aujourd’hui, nous dirions déconstruite). Au lieu de pensées correspondant à une réalité objective, la raison humaine n’est qu’une sécrétion cérébrale, un épiphénomène qui accompagne certains événements chimiques et électriques dans le cortex, qui est lui-même le produit de processus évolutifs aveugles. Elle n’a pas plus d’importance qu’un rot. Ce qui rend la logique subjective, et nous n’avons donc aucune raison de croire qu’elle apporte la vérité.

De même, les jugements de valeur moraux ne sont que des projections d’émotions irrationnelles sur un cosmos indifférent. La vérité et la bonté sont simplement des mots que nous appliquons à nos propres états psychologiques subjectifs, des états que nous avons été conditionnés socialement à avoir. Puisque la pensée rationnelle n’est qu’une sécrétion du cerveau et que les jugements de valeur ne sont que des projections irrationnelles, l’imposition de la raison et de la moralité dans la société est toujours un jeu de pouvoir déguisé. Et les subjectivistes veulent le pouvoir.

Ainsi, pour les subjectivistes, « les valeurs traditionnelles doivent être ‟démystifiées” et l’humanité doit être sculptée en une nouvelle forme » selon la volonté arbitraire de conditionneurs qui considèrent les gens comme une matière première pour l’expérimentation. En d’autres termes, la nature, y compris la nature humaine, n’est qu’une pâte à modeler qui doit être pétrie et remodelée selon les souhaits de ces conditionneurs. Car Lewis savait bien que « le pouvoir de l’homme sur la nature » est en réalité le pouvoir de certains hommes sur d’autres hommes avec la nature comme instrument.

Le tao en Amérique

Qu’est-ce que tout cela a à voir avec la guerre culturelle en Amérique ? En termes simples, la culture américaine est une expression du tao. De nos documents fondateurs à nos coutumes et pratiques, et d’un océan à l’autre, la culture américaine, pour la plupart de notre histoire, a été fermement ancrée dans une croyance expresse dans l’ordre moral et rationnel objectif de l’univers.

Cela ne signifie pas que nous ayons été à la hauteur du tao. À divers moments de notre histoire, l’Amérique a grossièrement échoué à respecter les principes de base du tao (la règle d’or, par exemple). Pensez à Jim Crow. Mais le mouvement des droits civiques a été construit comme un appel au tao. La Lettre de la prison de Birmingham de Martin Luther King fait appel aux Écritures, à la tradition théologique et philosophique occidentale, et au propre héritage de l’Amérique, parce qu’il sait que l’Amérique professe vivre dans le tao. Vivre au sein du tao n’est donc pas la même chose que de vivre à la hauteur du tao. Mais King et Lewis savaient tous deux que la possibilité même d’un progrès moral repose sur une norme objective permanente permettant de mesurer ce progrès. Aussi imparfaite et défectueuse qu’elle ait été, l’adhésion de la civilisation au tao a été historiquement une caractéristique cruciale de la société américaine.

Et, comme l’indique la déclaration de principes du National Conservatism, c’est par la Bible que l’Amérique a embrassé le tao :

Pendant des millénaires, la Bible a été notre guide le plus sûr, nourrissant une orientation appropriée vers Dieu, vers les traditions politiques de la nation, vers la morale publique, vers la défense des faibles, et vers la reconnaissance des choses considérées à juste titre comme sacrées.

Les Écritures témoignent de l’ordre moral objectif, et ainsi le tao, à travers la Bible, fait partie de notre patrimoine, de notre héritage. En termes d’ordre rationnel et moral, les Écritures et le tao parlent d’une seule voix.

De « c’est bien » à « je veux ».

Néanmoins, la rébellion contre cet ordre est possible, et peut être temporairement efficace (Mais seulement temporairement : tomber donne l’impression de voler jusqu’à ce qu’on touche le sol). Richard Hooker, théologien anglais, écrivit que « les coutumes perverses et méchantes — qui ne commencent peut-être que chez quelques-uns et se répandent ensuite dans la multitude, et qui se poursuivent pendant longtemps — peuvent être si fortes qu’elles étouffent la lumière de notre compréhension naturelle1. »

Lewis note que « Lorsque tout ce qui dit ‟c’est bien” a été démystifié, seul ce qui dit ‟je veux” reste2 ». Et notre société est en train de démystifier le « c’est bien » et de se réorganiser autour du « je veux ». La science et la technologie sont maintenant employées au service du « je veux ». En effet, les principales institutions de la société — Big Business, Big Education, Big Tech, Big Media, Big Entertainment, Big Pharma et Big Government — sont toutes au service du subjectivisme, au service du tout-puissant « je veux ». De plus, elles s’emploient à façonner et à conditionner ce « je veux », puis à l’imposer à ceux qui s’accrochent encore au « c’est bien ».

Ainsi, nous ressentons la pression culturelle, sociale et légale de dire des bêtises, de participer au mensonge, de se conformer à des coutumes néfastes. Nous devons affirmer que Rachel Levine est une femme, que les pronoms sont une propriété privée, que la mutilation d’organes sains est un « soin d’affirmation du genre », et que le démembrement d’un enfant in utero concerne la santé reproductive d’une femme.

C’est le conflit culturel fondamental de notre époque. Le tao ou le chaos. Le tao ou l’absurde. « C’est bien » contre « je veux ».

Retrouver le Tao

Que signifie cet angle particulier de la guerre culturelle à notre époque pour le conservatisme national ? Fondamentalement, nous devons chercher à retrouver le tao dans la vie de notre nation. Cela inclut à la fois la sécurisation des vestiges du tao qui persistent dans notre culture, ainsi que la restauration de ceux qui ont été temporairement perdus ou étouffés. Entre autres choses, cela signifie que nos lois doivent être fondées sur l’ordre moral fondamental du cosmos. Il est bon que les lois humaines reflètent et appliquent le tao dans des circonstances concrètes. De telles lois limitent le mal.

Comme l’a dit Martin Luther King , « il est peut-être vrai que la loi ne peut pas changer le cœur, mais elle peut retenir les sans-cœur. Il est peut-être vrai que la loi ne peut pas obliger un homme à m’aimer, mais elle peut l’empêcher de me lyncher, et je pense que c’est également très important. »

Aujourd’hui, nous pourrions dire : « Il serait bon que les médecins refusent de castrer des garçons et de mutiler des filles parce qu’ils veulent eux-mêmes vivre dans le tao. Mais à défaut de cela, il est aussi bon que les médecins refusent de le faire parce que, s’ils le font, ils iront en prison, et subiront des sanctions civiles et pénales. » Retrouver le tao, c’est résister avec confiance à l’imposition et à la propagation de coutumes néfastes.

Et nous devrions le faire avec une certaine confiance. Bien que la réalité puisse être façonnée dans certaines limites, il y a des frontières. Le monde, y compris la nature humaine, n’est pas infiniment malléable. Nous ne sommes pas en train de nous battre avec la gauche pour savoir qui contrôlera la pâte à modeler, car la réalité n’est pas de la pâte à modeler. Elle a une intégrité, une unité, une conception et un objectif réels. Ainsi, en cherchant à résister aux coutumes néfastes et à retrouver le tao, nous devrions le faire avec la certitude que nous sommes en phase avec la réalité.

Défendre le mariage

Et permettez-moi de souligner que nous devons le faire de manière globale, et non pas au coup par coup. Cela signifie, entre autres, que nous ne pouvons pas abandonner le mariage. Nous ne devons pas tomber sous l’accusation de Chesterton lorsqu’il dit : « C’est le travail des progressistes de casser les choses, et le travail des conservateurs de s’assurer qu’elles ne sont pas réparées ». Malgré la situation juridique et culturelle, nous devons continuer à insister sur le fait que le mariage est l’union à vie d’un homme et d’une femme, dans un but de compagnonnage, d’aide mutuelle et de procréation. Il a été établi par Dieu et est lié à nos obligations envers nos ancêtres et notre postérité. Et la tentation d’abandonner la définition du mariage dans le moment présent est très grande.

Mais soyons clairs. Vivre dans le tao signifie nommer fidèlement les choses. Cela signifie que le langage humain et la loi humaine doivent refléter l’ordre moral et rationnel objectif. Ainsi donc, si nous voulons résister au fantasme et à la folie que Rachel Levine soit une femme, nous devons également résister au fantasme et à la folie que deux hommes puissent être « mariés » l’un à l’autre. Nous ne pouvons pas nous moquer du juge Jackson parce qu’il est incapable de répondre à la question « qu’est-ce qu’une femme ? » si nous marmonnons dans le microphone lorsqu’on nous demande « qu’est-ce que le mariage ? ». Obergefell3, comme Roe 4) avant lui, est à la fois inconstitutionnel et en rébellion hautaine contre la réalité. Il a déclenché le chaos et l’absurdité dans le corps politique.

Oui, le mariage était déjà affaibli par le divorce sans faute et la déstigmatisation de l’adultère et de la fornication. Les convoitises, les désirs et les passions pécheresses des hommes avaient déjà porté atteinte au mariage. Mais ces passions et ces désirs avaient, dans une certaine mesure, été restreints par la loi et la coutume, découlant du tao. Obergefell a libéré ces passions et les a placées à la place du conducteur du véhicule, nuisant aux enfants, affaiblissant l’ordre social et la famille naturelle, et conduisant au chaos transgenre dans lequel nous vivons.

Soyons donc clairs : on ne peut pas être un peu enceinte. Celui qui dit A dira B. Celui qui dit L, G, B, dira T, Q, +. Le passage de l’un à l’autre est exactement ce que fait le cancer lorsqu’il n’est pas traité. Une partie de notre tâche consiste à aider les Américains ordinaires à voir le lien organique entre le mirage du « mariage entre deux personnes de même sexe » et la folie du transgenre. La gauche essaie d’utiliser l’acceptation culturelle des LGB pour faire pression en faveur de TQ+. Nous devons nous efforcer d’utiliser la réticence contre TQ+ pour faire reculer la coutume néfaste des LGB. Cela nécessitera le même type de clarté déterminée, patiente et courageuse qui a marqué le mouvement pro-vie pendant 50 ans et a conduit au renversement de Roe. Et un conservatisme qui ne veut pas conserver l’institution la plus fondamentale de la société humaine n’a aucune valeur.

Le tao comme miroir

Mais la récupération du tao ne se limite pas à un simple changement de loi, aussi important soit-il. Nous devrions viser à ce que le tao soit pratiqué dans les foyers, prêché dans les chaires, enseigné dans les écoles, exprimé dans les histoires, et reflété dans la loi. Ceci est nécessaire pour l’épanouissement humain, la protection des enfants, l’honneur des parents, la promotion de la justice, et la prévention de la ruine de la civilisation.

Mais pour les chrétiens en particulier, retrouver le tao est également bon pour la mission de l’Église. Une société qui cherche à vivre dans le tao est une société constamment engagée dans la pré-évangélisation. Voici comment Lewis a exprimé ce point.

Quand des personnes graves expriment leur crainte que l’Angleterre retombe dans le paganisme, je suis tenté de répondre, « si seulement elle l’était ». Car je ne pense pas du tout qu’il soit probable que nous verrons un jour le Parlement s’ouvrir par l’abattage d’un taureau blanc enguirlandé à la chambre des Lords ou que les ministres du Cabinet déposent des sandwiches à Hyde Park en guise d’offrande pour les dryades. Si une telle situation se produisait, l’apologiste chrétien aurait de quoi travailler. Car un païen, comme le montre l’histoire, est un homme éminemment convertible au christianisme. Il est essentiellement l’homme religieux pré-chrétien, ou sub-chrétien. L’homme post-chrétien de notre époque diffère de lui autant qu’une divorcée diffère d’une vierge. Le chrétien et le païen ont beaucoup plus en commun l’un avec l’autre que l’un ou l’autre avec [les subjectivistes modernes].

C. S. Lewis, God in the Dock, ed. Walter Hooper ; HarperOne, 1994, 186 (traduction personnelle).

Lewis mentionne ici le paganisme intégral ; mais parlons plutôt du christianisme culturel. Comme les païens classiques, ceux qui ne sont que des chrétiens culturels sont éminemment convertibles. C’est pourquoi je ne peux pas me joindre aux chrétiens qui se réjouissent de la disparition du christianisme culturel. Le christianisme culturel, dit-on, a été un obstacle à la diffusion de l’Évangile. Il a bercé les gens d’un faux sentiment de sécurité, il a couvert le mal absolu et il a été une pierre d’achoppement pour les non-croyants. Alors bon débarras.

Il y a peut-être du vrai dans certaines de ces critiques, mais je pense qu’il s’agit d’une erreur importante. Le christianisme culturel n’a jamais sauvé personne, et dans la mesure où il a couvert le péché et la méchanceté, Dieu l’a détesté, et nous devrions le condamner. Mais le christianisme culturel, aussi imparfait soit-il, était et est une manifestation du tao. En ce sens, il laboure le sol pour le préparer à la semence. Comme Lewis l’a dit, il nous donne quelque chose à travailler et avec quoi travailler. Il nous enseigne à travers les lois, les coutumes et les pratiques culturelles la réalité du tao, de l’ordre moral de Dieu. Ainsi, le christianisme culturel n’a jamais sauvé personne, mais il a donné à beaucoup un sentiment de péché et de culpabilité, qui les a préparés à la bonne nouvelle de Jésus.

Conclusion

Permettez-moi de conclure avec ceci. Ceux qui adhèrent au tao savent que les gouvernements, les institutions et les civilisations existent pour quelque chose de plus important qu’eux-mêmes. Ils sont mortels ; ils disparaîtront. Mais ils existent pour servir les gens qui sont destinés à la joie éternelle ou à la misère éternelle. Le moins que l’on puisse leur demander est de ne pas mettre de pierre d’achoppement sur le chemin des premiers, et de ne pas offrir de pente glissante pour les seconds.

La récupération du tao est importante. Mais elle est également insuffisante. En effet, si le tao est crucial pour enseigner ce qui est bon et pour restreindre le mal, il est finalement impuissant à répondre à notre plus grand besoin. Le tao nous dit comment nous devrions vivre ; nous découvrons ensuite que nous ne sommes pas à la hauteur. Nous échouons, et nous échouons misérablement. Il nous dit que nous devrions apprécier les choses selon leur valeur, et ensuite nous découvrons que nous ne l’avons pas fait. Nous n’avons pas évalué ce qui a une valeur suprême. C’est-à-dire que nous n’avons pas estimé Dieu, ne l’avons pas chéri, ne l’avons pas aimé de tout notre être. Que devons-nous faire ?

Plus tôt, j’ai noté que les Écritures et le tao parlent d’une seule voix. Il est maintenant temps d’identifier de quelle voix il s’agit. Ainsi, en réponse à l’exhortation de Yoram, permettez-moi de terminer en citant simplement les Écritures.

Pourquoi ce tumulte parmi les nations,
Ces vaines pensées parmi les peuples ?
Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils
Et les princes se liguent-ils avec eux
Contre l’Éternel et contre son oint ?
– Brisons leurs liens,
Délivrons-nous de leurs chaînes !
– Celui qui siège dans les cieux rit,
Le Seigneur se moque d’eux.
Puis il leur parle dans sa colère,
Il les épouvante dans sa fureur :
C’est moi qui ai oint mon roi
Sur Sion, ma montagne sainte !
Je publierai le décret ;
L’Éternel m’a dit : Tu es mon Fils !
Je t’ai engendré aujourd’hui.
Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage,
Les extrémités de la terre pour possession ;
Tu les briseras avec une verge de fer,
Tu les briseras comme le vase d’un potier.
Et maintenant, rois, conduisez-vous avec sagesse !
Juges de la terre, recevez instruction !
Servez l’Éternel avec crainte,
Et réjouissez-vous avec tremblement.
Baisez le Fils, de peur qu’il ne s’irrite,
Et que vous ne périssiez dans votre voie,
Car sa colère est prompte à s’enflammer.
Heureux tous ceux qui se confient en lui !

Psaume 2

L’intervention peut être écoutée en anglais ici :


Illustration en couverture : Thomas Cole, Le cours de l’empire : la consommation, 1833-1836.

  1. Richard Hooker, Divine Law and Human Nature, Davenant Press, 2017, page 43. Traduction libre.[]
  2. C.S. Lewis, L’Abolition de l’homme.[]
  3. L’arrêt autorisant aux États-Unis le « mariage » homosexuel (note du traducteur).[]
  4. L’arrêt ayant autorisé l’avortement aux États-Unis, abrogé en 2022 (note du traducteur).[]

Maxime Georgel

Maxime est étudiant en médecine à Lille. Fondateur du blog Parlafoi.fr, il se passionne pour la théologie systématique, l'histoire du dogme et la philosophie réaliste. Vous entendrez souvent dans sa bouche "Thomas d'Aquin", "Jean Calvin" et "Vive la scolastique". Il affirme être marié à la meilleure épouse du monde. Ils vivent ensemble sur Lille avec leurs deux enfants et sont moniteurs de la méthode Billings.

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