L’apologétique comme duel d’honneur – recension du débat Gomez/al-Hanifi
3 mars 2026

Cet article est d’abord un devoir que j’ai rendu pour le cours d’apologétique à la Faculté Jean Calvin, que je recommande.

Pour ce devoir, j’ai écouté le débat entre Karim Al-Hanifi d’une part, et Rémi Gomez et Manuel Goncalves d’autre part.

Karim Al-Hanifi a préparé son argumentation selon trois lignes :

1. Ce qui a un Dieu n’est pas Dieu.

2. Ce qui n’a pas les attributs de Dieu n’est pas Dieu.

3. La divinité de Jésus est absolument incohérente avec le monothéisme révélé par Dieu.

1. Ce qui a un Dieu n’est pas Dieu

Karim Al-Hanifi attire d’abord l’attention sur la difficulté réelle que notre Dieu Jésus Christ soit soumis à Dieu le Père. Il souligne le parallélisme entre la façon dont David (créature soumise à Dieu) appelle Dieu « mon Père » en toute soumission de la même façon que Jésus appelle Dieu mon Père en toute soumission. L’implication est que Jésus est une créature soumise à Dieu.

En Jean 20,17, il est écrit « Jésus lui dit: «Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père, mais va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.» Ainsi, le rapport entre Jésus et Dieu et le même qu’entre ses disciples et Dieu : il est une créature soumise à Dieu tout comme nous sommes des créatures qui doivent être soumis au Dieu unique. Karim Al-Hanifi fait par ailleurs remarquer en passant que même après sa glorification, Jésus appelle Dieu « mon Père » et maintient encore sa subordination (Ap 2,27 ; 3,5 ; 3,21)

Il reconnaît que les chrétiens peuvent avoir des explications, mais il les rejette d’emblée parce qu’elles respectent moins le monothéisme de la révélation que la compréhension musulmane.

A quoi bon se torturer avec des histoires d’incarnation, d’assomption, de double personnalité de Christ, alors qu’il suffit de reconnaître tout simplement que Jésus est soumis à Dieu parce qu’il est inférieur à Dieu, nulle créature ne pouvant être égale à Dieu par ailleurs ?

A quoi bon se compliquer la vie avec ces histoires d’hypostase, de trinité et de substance ? Il suffit de voir de ses deux yeux que Jésus est un homme et seulement un homme, certes honorable et prophète par ailleurs.

2. Ce qui n’a pas les attributs de Dieu n’est pas Dieu

Karim Al-Hanifi se concentre ensuite sur le fait que Jésus ne possède pas les attributs essentiels de Dieu.

De l’omniscience

Jésus n’est pas omniscient :

  • En Esaïe 7,14s, Al-Hanifi fait remarquer que le Messie doit apprendre. Selon les mots de Karim Al-Hanifi : « Cela veut dire que pendant un temps votre divinité ne savait rien… il avait besoin de ses parents pour pouvoir le reprendre »
  • En Marc 13,32 Jésus affirme que le Père seul sait le jour et l’heure de la fin du monde, à l’exclusion de lui-même, le Fils.
  • En Zacharie 1,12s, l’Ange de l’Éternel (un titre du Fils) demande combien de temps doit durer encore la colère de Dieu, comme s’il l’ignorait, et cela précède son incarnation.

S’il n’est pas omniscient, il n’est pas Dieu.

De l’aséité

Jésus n’a pas l’aséité divine, puisqu’il a été ressuscité par le Père (2 Corinthiens 4,14), et qu’il a reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28,18). Si Jésus est Dieu, il est incohérent qu’il reçoive un pouvoir qu’il avait déjà, et qu’il ait besoin d’être sauvé de la Mort s’il est la Vie. Il devrait avoir toutes choses en lui-même, sans le recevoir d’un autre.

Donc Jésus n’est pas Dieu, dit l’apologète musulman.

De l’immuabilité.

Dieu ne change pas (Malachie 3,6). Mais si Dieu assume une nature humaine, alors il change! Il fut un temps où il n’avait pas de nature et maintenant il en a une. Et que dire du fait que le Dieu spirituel et immatériel a aujourd’hui un corps humain (et donc muable) assis sur le trône?

Karim Al-Hanifi explique toutes les mentions de Jésus comme Dieu en disant qu’elles sont métaphoriques : Jésus est appelé Dieu de la même façon que Moïse est « fait Dieu » devant Pharaon (Exode 7,1) ou que les juges et rois de la terre sont appelé « dieux » (Ps 82,6). Les difficultés qu’il a soulevé dans les limites humaines de Jésus témoignent bien plus fort de la non-divinité de Jésus que les interpellations métaphoriques ne témoignent en faveur de sa divinité, selon lui.

3. Prendre au sérieux le monothéisme

Ainsi que le dit Al-Hanifi : si Jésus est Dieu et qu’il prêche le monothéisme, on a une incohérence majeure. Jésus dit d’adorer Dieu seul (Mt 4,10) que la vie éternelle est de connaître le seul véritable Dieu qu’il met à part du Fils (Jean 17,3), il est donc monothéiste comme tous les juifs.

Jésus enseigne même à prier le Père seul et non la Trinité (Matthieu 5). Cette trinité n’est d’ailleurs pas présente dans l’Ancien Testament ni la tradition juive,  ni bien sûr dans la révélation du Coran. Les chrétiens ont innové, par contamination du paganisme ou peu importe et se sont éloignés du monothéisme pur de Jésus.

On peut bien sûr objecter, mais qu’est ce qui est le plus monothéiste et pur ? La religion qui enseigne que Dieu est unique et qu’on ne peut rien lui associer ? Ou la religion qui divinise à tort un grand prophète, mais seulement humain en fin de compte ?

Voici pour les principaux arguments de Karim Al-Hanifi.

Partie 2 : Les réponses chrétiennes de Rémi Gomez et Manuel Goncalves

Contre cela, les apologètes chrétiens ont trois réponses.

La fausse lecture musulmane.

Manuel Goncalves propose l’analogie suivante pour expliquer l’effet que les présupposés musulmans ont sur leur lecture du Nouveau Testament. Imaginons qu’un spectateur retardataire arrive dans une salle diffusant un film en 3D, sans avoir pris le temps de récupérer ses lunettes polarisées. Il sera incapable de voir correctement le film et de comprendre les réactions du reste du public à ce film. Ces lunettes sont comme sa vision du monde qui l’aide à comprendre correctement la narration qui lui est proposée.

De même, en refusant toute possibilité d’incarnation et de double nature, Karim Al-Hanifi se rend incapable de comprendre tout le message du Nouveau Testament : il insiste sur les versets où Jésus affirme un monothéisme strict, tout en ignorant plus ou moins volontairement ceux où Jésus revendique des attributs et une autorité divine. Il développe une interprétation tordue des affirmations directes de la divinité de Jésus, et aplatit les nuances de passages qui semblent confirmer sa thèse.

Par exemple, plus tard dans le débat, Rémi Gomez fait remarquer que l’unité du Dieu de l’Ancien Testament n’est pas nécessairement une stricte unité numérique. Le אֶחָד du shma Israel, (Dt 6,4) compris par tous comme la première confession de foi monothéiste est le même אֶחָד que lorsque l’homme et la femme sont appelés à faire une seule – אֶחָד – chair (Genèse 2,24). L’unicité divine, en son sens numérique et absolu que force Karim Al-Hanifi ne vient pas de la révélation divine, mais de son préssuposé musulman.

La double nature de Christ

Partant de là, les apologètes chrétiens veulent lire la Bible selon les « lunettes » qu’elle impose elle-même : celles de l’Incarnation. En Jean 1,1 il est clairement écrit que la Parole de Dieu était Dieu, distincte de Dieu et éternellement préexistante. En Jean 1,14, il est écrit que cette Parole s’est incarnée en la personne humaine que nous appelons Jésus, dont parlent les Évangiles.

Dès lors, les chrétiens ne cherchent pas à opposer ce que les apôtres réunissent, mais prennent au sérieux les deux propositions : Jésus est Dieu, égal à Dieu ; il est homme, soumis à Dieu. Ils mettent en avant Philippiens 2.5-8 :

Que votre attitude soit identique à celle de Jésus-Christ: lui qui est de condition divine, il n’a pas regardé son égalité avec Dieu comme un butin à préserver, mais il s’est dépouillé lui-même en prenant une condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains. Reconnu comme un simple homme, il s’est humilié lui-même en faisant preuve d’obéissance jusqu’à la mort, même la mort sur la croix.

Par cette double nature, nous comprenons alors pourquoi Jésus dit qu’il est soumis au Père, nous enseigne à être soumis à son Dieu etc parce que cela s’applique à sa nature humaine. De même que Jésus soit envoyé par Dieu, ressuscité par Dieu et toutes les limites humaines qui lui sont attribuées ne s’opposent tout simplement pas à sa divinité, parce que les deux natures coexistent d’une manière qui n’est pas détaillée dans le débat, mais qui est un fait basique du Nouveau Testament.

Les témoignages directs de la nature divine de Jésus Christ.

En effet, quelque soit les limites humaines que l’on met à Christ, il y a beaucoup de confessions explicites de sa pleine divinité. Au cours du débat, on entend principalement celles-ci :

  • La confession de Thomas (Jean 20,28) où Thomas appelle Jésus « mon Dieu » sans être repris ou sans reproche pour blasphème.
  • En Matthieu 28,19, la formule baptismale se fait au nom (singulier) du Père du Fils et du Saint-Esprit, suggérant une pluralité égalitaire dans l’unité du seul nom de Dieu.
  • En Hébreux 1,8, Dieu dit à son Fils qu’il est Dieu éternel.
  • En Jean 8,58, Jésus revendique un titre divin lorsqu’il dit « moi je suis » εγο ειμι , soit le nom que Dieu se donne dans la traduction grecque (LXX) d’Exode 3,14.

Les apologètes chrétiens montrent, mais la liste n’est pas détaillée, toute une feuille A4 avec des références bibliques sur deux colonnes contenant des témoignages de la divinité de Jésus.

Ils minimisent la distance avec le monothéisme pur en faisant remarquer que certains noms de Jésus sont parallèles à des titres de Dieu dans le Coran, par exemple, qu’il est la Vérité et la Vie.

Réponses de Al-Hanifi

Le débat devient à ce moment chaotique et difficile à suivre (voire difficile à supporter) mais on peut mettre en avant certaines réponses suivantes :

Sur Esaïe 9,5, où Jésus est appelé «Père éternel » et « Dieu puissant» : Karim Al-Hanifi cite Ésaïe 22:21 où Éliakim est appelé « père pour les habitants de Jérusalem » et Genèse 45:8 où Joseph est établi « père de Pharaon ». On fera cependant remarquer que dans ces deux cas ils ne sont pas appelés « Père éternel ».  Il conteste aussi la traduction, en disant que cela peut aussi se traduire par père du siècle ou père du butin. Mais pourquoi faire une telle traduction sinon pour valider la thèse musulmane ? Il en va de même avec « Dieu puissant » qui est traduit par « Ange du grand conseil » dans certaines versions grecques anciennes : certes, mais pourquoi cette traduction archi minoritaire devrait-elle être adoptée ? Karim Al-Hanifi ne le dit pas, mais son objectif n’est pas non plus de la défendre en soi.

A plusieurs reprises, Karim Al-Hanifi va ainsi chercher des traductions minoritaires ou des variantes textuelles rares dont le seul mérite est qu’elles valident sa thèse. Rémi Gomez montre d’ailleurs assez bien le biais de la méthode, mais Karim Al-Hanifi s’en défend d’une façon que nous commenterons après.

Quand il ne s’appuie pas sur des variantes textuelles isolées ou des traductions minoritaires, Karim Al-Hanifi propose aussi souvent des parallèles censés désamorcés l’argument chrétien. Ainsi, en plus de l’exemple de « Père éternel » qui est censé avoir un précédent en Ezéchias, Al-Hanifi propose aussi que εγο ειμι ne signifie rien de particulier en Jean 8,58 puisque l’aveugle-né utilise la même expression dans un sens anodin en Jean 9,9. Mais si c’est bien le cas, pourquoi les juifs cherchent-ils à lapider Jésus immédiatement après en Jean 8,59 ? L’explication la plus logique est que cette expression est bien comprise comme une affirmation de divinité, surtout lorsqu’elle suis  « avant qu’Abraham fut (moi je suis) ». Ces harmonisations ne désamorcent rien, une fois qu’on a le temps de les considérer.

Partie 3. Réponse personnelle et commentaire

Mais le temps a manqué pendant ce débat, et non pas par manque de minutes. Dès le premier tour de parole terminé et que la partie plus informelle commence, on se retrouve dans une discussion frustrante et confuse.

A titre d’exemple : Karim Al-Hanifi propose que chaque livre du Nouveau Testament soit examiné pour voir si des preuves de la divinité de Jésus s’y trouve. Gomez et Goncalves sont d’accord et proposent deux versets dans 1 Corinthiens et Philippiens qui attribuent explicitement la divinité à Christ. Mais Karim Al-Hanifi exige d’examiner Jude, au mépris des citations déjà apportées[1]. Les chrétiens contestent alors et demandent au contraire de traiter leurs arguments d’abord. Karim Al-Hanifi crie alors à l’embuscade et se plaint d’être victime de malhonnêteté de la part des chrétiens. Après des récriminations personnelles et des allers-retours frustrants, le débat passe à la critique textuelle, où le même cycle recommence dès qu’il apparaît que Rémi Gomez est mieux préparé que Karim Al-Hanifi sur la question.

Ce qui m’a frappé au bout d’une heure et demie de débat, c’est que Karim Al-Hanifi n’a pas tout à fait des arguments, mais des « solutions de tir ». Il façonne son interlocuteur par des questions rhétoriques pour l’amener à exactement la position qu’il souhaite, puis il le piège avec un argument tranchant et une insulte spectaculaire, et revendique la victoire. Rémi Gomez a une attitude intéressante en ce qu’il ne se laisse pas distraire ni impressionner, mais il essaie de renverser la position, comme ce qu’il fait sur la critique textuelle. Il fait alors apparaître que la méthode d’Al-Hanifi est académiquement déficiente, en ce qu’il fait des choix ad hoc uniquement pour confirmer son présupposé.

Nous avons déjà mentionné les variantes textuelles minoritaires ou les traductions rares, mais Al-Hanifi fait aussi ce genre de défense ad hoc lorsqu’il conteste la traduction de Colossiens 1,16 « Tout a été créé par lui et pour lui. » Karim Al-Hanifi cite alors le grec pour dire qu’en réalité δι αυτου peut se traduire également par « par » ou « à cause de » et bien sûr il préfère la deuxième traduction. Mais si vraiment il maîtrisait un peu le grec ancien (et ici, consulter un dictionnaire suffit), il saurait que ce n’est pas un choix arbitraire, mais que δια signifie par s’il est suivi du génitif, et à cause de s’il est suivi de l’accusatif. Or, en Colossiens 1,16 δι αυτου est suivi du génitif, donc c’est bien par Christ que le monde a été créé et c’est la seule traduction possible. De même, il fait ce genre de technicité inutile lorsqu’il répond à la confession de Thomas (Jean 20,28) en disant que « Mon Seigneur et mon Dieu » est écrit au nominatif (Al-Hanifi utilise ce vocabulaire lui-même) alors qu’il devrait être au vocatif si ces paroles étaient adressées à Jésus. Mais sans même lui demander de passer cinq ans à étudier le grec ancien, est ce que que dire « mon Dieu » ou « ô mon Dieu » change l’objet de cette interpellation, qui est Christ ? Non, et un raisonnement basique et de bon sens suffit à le voir. Cependant Karim Al-Hanifi ne cherchait pas à avoir raison, mais seulement à avoir le dernier mot pour ne pas perdre la face.

Mon objectif n’est pas d’accuser Karim Al-Hanifi de malhonnêteté, mais d’illustrer ce que je disais : l’apologète musulman ne cherche pas des arguments, mais des solutions de tirs, des occasions de placer un bon mot et de faire perdre la face des chrétiens tout en réhaussant l’honneur des musulmans.

Cette importance de faire perdre la face tout en sauvegardant la sienne est très visible aussi dans le comportement d’Al-Hanifi : on a du mal à comprendre au départ pourquoi il passe autant de temps à défendre sa conduite, accuser les chrétiens et faire appel à la parole passée.  (« Oui mais ils m’avaient promis que »). En réalité, Karim Al-Hanifi est en difficulté à ce moment-là et fait de grands efforts pour garder la face en inversant l’accusation et autres tactiques rhétoriques. On remarque d’ailleurs que le débat à proprement parler peut reprendre lorsque les chrétiens acceptent qu’il garde la face.

En résumé, le débat informel se déroule selon le cycle suivant : solution de tir musulmane, puis réponse chrétienne qui met l’apologète musulman en difficulté, discussion intense sur l’honneur ou le déshonneur de chaque participant, les chrétiens cèdent le terrain sur cette querelle d’ego, et le cycle recommence.

Car, en fin de compte, le chrétien et le musulman ne jouent pas le même jeu en pratiquant le même débat : pour les chrétiens, on attend du débat qu’il établisse quelle est la religion qui est la plus conforme à la réalité. Pour les musulmans (en tout cas ici), on attend du débat qu’il établisse quelle est la religion la plus digne d’honneur et laquelle est digne de honte. Cette culture de l’honneur appliqué à l’apologétique surprendra facilement le chrétien la première fois, et en tout cas, elle m’a surpris.

Il est important cependant de préciser qu’il n’est pas utile de se lamenter sur les tactiques musulmanes. En fait, une fois que l’on se souvient que la culture musulmane n’est pas une culture du pardon, mais une culture de l’honneur, on désamorce la rancœur pour se concentrer sur quelque chose de bien plus intéressant pour l’apologétique : comment exprimer l’évangile d’une façon qui subvertisse à la fois la fausse religion musulmane, sans faire perdre la face aux croyants musulmans, de manière à ne pas déclencher leurs réflexes de préservation ?

Une constante qui revient souvent est l’importance de la relation individuelle, hors du regard public, où les mécanismes de honte et d’honneur ne seront pas sollicités de la même façon. Dans ce contexte, pour peu que l’on respecte une stricte égalité et équité, il est plus facile à un musulman de considérer les dogmes chrétiens dans un cadre privé.

Mais que faire alors des débats publics ? D’autres apologètes comme David Wood acceptent le jeu de la querelle d’honneur, et répondent aux musulmans avec la même verve et la même agressivité. D’autres méthodes seront encore à tenter, mais il est probable que nous ayons au final besoin de toutes les méthodes, des plus douces aux plus spectaculaires pour parler à tous les profils de musulmans.

En guise de conclusion, je retiens l’importance vitale de prêter attention non pas seulement au contenu des argumentations, mais aussi à ce que chaque partie attend du débat apologétique. Cela guidera notre rhétorique également, et nous évitera de perdre des occasions d’évangéliser efficacement pour le Royaume.


[1] On comprend la tactique : il s’agit de cibler un livre où la divinité de Jésus n’est pas mentionnée de telle sorte qu’on fasse apparaître les chrétiens comme des menteurs. A ceci, on peut répondre en demandant si tous les dogmes de l’Islam sont indiqués dans toutes les sourates y compris les plus petites ? C’est l’ensemble du canon qu’il faut considérer, et non seulement 3 Jean.

Étienne Omnès

Mari, père, appartient à Christ. Les marques de mon salut sont ma confession de foi et les sacrements que je reçois.

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