Combien y a-t-il d’usages de la loi morale et lesquels sont-ils, selon les différents états de l’homme ? Peut-elle lier à l’obéissance et à la punition à la fois ?Nous faisons des distinctions.
1. L’usage absolu
L’usage absolu, valable dans tous les états de l’homme, est qu’elle soit une règle unique, complète et certaine des choses à faire et à éviter par chacun de nous, tant envers Dieu qu’envers son prochain.
C’est une règle parfaite pour plusieurs raisons :
- Parfaitement équitable : Elle est parfaitement juste (Ps 19.9) et constitue le standard sur lequel se basent toutes les autres lois.
- Sa majesté royale : Cette autorité découle de son équité parfaite (Jc 2.8 ; 4.12).
- Son universalité : Elle s’applique à toute l’humanité parce qu’elle a été faite pour tous les hommes de toutes les nations, et qu’elle régente toutes les parties de l’homme.
- Son immuabilité : Elle ne sera jamais détruite (Ps 119.89 ; Mt 5.18). Toutes les lois humaines doivent changer aussi souvent que nous devons changer les chaussures à nos pieds, parce qu’elles ne sont jamais assez sages pour prévoir toutes les circonstances. Mais la loi de Dieu est d’une sagesse parfaite, qui a déjà tout prévu.
- Sa sainteté : Elle est sainte, une image très claire de la pensée de Dieu (Ps 119.140 ; 19.8).
2. L’usage relatif
Certains usages de la loi ne concernent que certains états de l’homme.
- Dans l’état d’innocence: La loi était le moyen d’obtenir la vie éternelle (cf. notre traitement de Qu’est ce que l’arbre de vie ? – Turretin (8.5)).
- Dans l’état déchu :La loi ne peut plus servir à nous justifier à cause de la faiblesse de notre chair. Mais elle est toujours utile à trois choses :
- La conviction du péché (Rom 3.20).
- La restriction du mal : Pour restreindre et contraindre l’homme par ses commandements et ses menaces, de telle sorte qu’il ne se livre pas totalement au mal, non par amour du bien, mais au moins par crainte du châtiment (1 Tim 1.9).
- La condamnation du pécheur (2 Cor 3.9 ; Rom 4.15).
- Dans l’état de restauration
- Avant la conversion : La loi humilie l’homme et le fait désespérer de lui-même et de sa propre justice. Elle amène les hommes à Christ, en leur faisant chercher un salut à cette condamnation (Gal 3.24 ; Rom 10.4).
- Après la conversion : La loi de Dieu donne à l’homme un standard et une règle à suivre pour la vie chrétienne (1 Tim 1.5).
La loi mène à Christ, et Christ ramène à la Loi. Nous en dirons plus au point 11.23.




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