François Turretin

De l’autorité des Écritures — Turretin (2.4)

La première question semble peu nécessaire parmi les chrétiens qui devraient tous considérer comme une vérité inchangeable le fait que les Écritures sont inspirées de Dieu, un fondation primaire de la foi. Et pourtant parmi les chrétiens de notre époque, il y a beaucoup trop d’athées et de libertins qui essaient par tous les moyens d’affaiblir cette vérité. Ainsi donc il est de la plus grande importance pour notre salut que notre foi soit fortifiée une bonne fois pour toutes contre les complots diaboliques des ces personnes impies.

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Les Écritures ont été écrites par décret divin — Turretin (2.3)

Afin de diluer l’autorité des Écritures, les apologistes romains du XVIIe siècle faisaient feu de tout bois: d’abord ils niaient la nécessité des Écritures, puis ils niaient qu’elles soient à l’initiative de Dieu. Ainsi, le cardinal Bellarmin enseignait Christ n’avait pas commandé aux apôtres de mettre son enseignement pas écrit, et que ceux-ci n’imaginaient pas en écrivant leurs lettres qu’elles seraient considérées canoniques. L’enjeu pour Bellarmin est de mettre l’emphase sur la Tradition comme vrai canal de la Révélation, et aussi de renforcer le dogme catholique qui veut que ce soit l’Église qui ait canonisé les Écritures, plutôt que de les avoir simplement reconnues comme divines.

Mais évidemment, Turretin ne pouvait pas laisser passer ça.

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De la nécessité des Écritures — Turretin (2.2)

Dans leur hostilité au Sola Scriptura, les catholiques du XVIIe siècle allaient jusqu’à dégrader la Bible elle-même. Des modérés comme Bellarmin disaient que les Écritures étaient utiles, mais non nécessaires. Des personnes plus emportées comme le Cardinal Stanislas Hozjusz disait: «Il aurait été plus intéressant pour l’Église que les Écritures n’aient jamais existé» ou bien encore Pedro de Valencia : «Il aurait mieux valu qu’elles [les Écritures] ne soient jamais écrites».

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Avions-nous besoin d’une révélation de Dieu ? – Turretin (2.1)

Mais l’Église orthodoxe a toujours cru tout à fait le contraire, maintenant que la révélation de la Parole de DIeu était absolument et simplement nécessaire pour le salut. Elle est la «semence» à partir de laquelle nous sommes renaissons (1 Pierre 1.23) la «lumière» qui dirige nos pas (Psaumes 119.105) la «nourriture» qui nous nourrit (Hébreux 5.13-14) et la «fondation» sur laquelle nous sommes bâtis.

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Peut-on utiliser la philosophie en théologie ? – Turretin (1.13)

Les orthodoxes occupent un juste milieu. Ils ne confondent pas la théologie avec la saine philosophie comme les parties d’un tout; ni ne l’opposent comme des contraires; mais elles sont subordonnées composées de façon à s’assister mutuellement. Philon d’Alexandrie et après lui les pères de l’église l’ont illustré de façon appropriée par l’allégorie de Sarah et Hagar. La Théologie domine sur la Philosophie et cette dernière agit comme la servante et se soumet à la première. Ils reconnaissent qu’elle a beaucoup d’usages variés qui doivent être distingués de ses nombreux abus.

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