Le mot baptême signifie-t-il immersion ?
9 février 2018

Cet article est une adaptation de l’article de John Murray, publié dans le Westminster Theological Journal, au sujet du mode du baptême. Certaines sections seront donc des traductions directes de cet article, d’autres des paraphrases plus ou moins libres. L’article ne concerne pas à proprement parler le sens du baptême ni même ses récipients légitimes (c’est-à-dire le débat autour du baptême des enfants). Il s’adresse tout autant aux baptistes qu’aux pédobaptistes.


Le Baptême scelle et signifie l’union avec Christ, le lavement de la culpabilité et de la souillure du péché. La substance principale du baptême est celle de le greffe en Christ, de le participation aux bénéfices de l’alliance de grâce. La question du mode du baptême est celle qui se demande si la façon d’appliquer l’eau sur la personne baptisée est essentielle au symbolisme du baptême ou si le symbolisme du baptême peut être représenté de façon appropriée par différents modes d’administration du baptême.

Nous allons donc répondre ici à deux principales erreurs quand cette question est considérée : (1) que Baptismô (le mot grec traduit par baptême) signifie immersion (traité dans le présent article), (2) que des passages comme Romains 6:3-6 et Colossiens 2:11,12 impliquent une certaine façon d’administrer le baptême, c’est-à-dire l’immersion (traité dans cet article).

Le sens de Baptismô

L’Ancien Testament

Dans l’Ancien Testament grec, dit “selon les Septantes”, le terme Baptismô n’apparait que très rarement (2 Rois 5:14; Es 21:4). En Esaie 21:4, il est utilisé figurativement pour traduire le mot hébreu signifiant terrifier, surprendre, tomber sur. Nous ne pouvons pas en déduire grand chose. En 2 Rois 5:14, il est fait référence à Naaman se baptisant sept fois dans le Jourdain.

Le mot Baptô apparait, lui, beaucoup plus souvent dans l’Ancien Testament grec, 17 fois. Parfois pour traduire le même mot hébreu (טבל) celui qui est traduit par Baptismô en 2 Rois 5:14. טבל signifie plonger dans ou être mouillé par. En Lévitique 11:32, Baptô traduit le mot hébreu בוא qui se réfère à l’immersion puisque les éléments concernés sont placés dans l’eau. Sans aucun doute, Baptô peut faire référence à l’immersion. La question n’est pas là. La question est : est-ce que Baptô fait nécessairement référence à une immersion ? Il peut être montré assez facilement que Baptô et טבל ne font pas nécessairement référence à une immersion. En d’autres termes, le “plongeon”, le “bain” dénoté par ces termes ne peut pas toujours être assimilé à une immersion.

En Lévitique 14:6,51 par exemple, la procédure décrite pour la purification du lépreux implique que l’oiseau vivant soit plongé avec l’hysope, le bois de cèdre et l’écarlate dans le sang de l’autre oiseau tué. Il parait évident qu’un oiseau ne peut pas être immergé avec tous ces éléments dans le sang d’un autre oiseau semblable. Il peut y être plongé, “baigné”, mais pas par immersion. Ici, Baptô décrit une action qui ne peut pas être réalisée par immersion. Ainsi, Baptô ne signifie pas immerger. Baptô désigne une action qui peut être parfois réalisée par immersion mais qui ne l’est pas nécessairement. Notons que dans ces deux versets, il est dit que l’oiseau est “baptisé dans le sang”. Ainsi, le fait que la préposition “εις” traduite par “dans” le sang, soit utilisée n’implique pas non plus que l’action soit une immersion.

En Lévitique 14:16, nous avons une scène similaire qui est cette fois-ci moins conclusive mais qui pointe dans la même direction que la précédente. Le prêtre doit tremper son doigt dans l’huile qu’il a mis dans la paume de sa main puis réaliser une aspersion d’huile sept fois devant l’Éternel. Le passage en lui-même ne nous permet pas de dire qu’il doit y avoir assez d’huile au point que le pouce soit totalement immergé.

En Ruth 2:14, Boaz dit à Ruth de “baptiser” son morceau dans le vinaigre. Il serait déraisonnable de penser que la pratique consistait ici à immerger totalement dans le vinaigre. Il est plus probable qu’il s’agisse simplement de tremper dans le vinaigre.

De même, en 1 Samuel 14:27, il serait déraisonnable d’affirmer que le bout du bois de Samuel était entièrement immergé dans le miel.

En résumé : Il y a un cas où Baptô eis ne signifie pas et ne peut pas signifier immersion (Lev 14:6,51); un cas où il est déraisonnable de supposer que l’immersion était en jeu (Lev 14:16); et il y a un autre cas où le fait de plonger et non d’immerger est la lecture la plus naturelle (Ruth 2:14); finalement, dans le cas de 1 Samuel 14:27, l’immersion n’est pas déraisonnable mais rien n’implique que cela soit nécessairement en vue dans le passage. Ainsi, dans toutes les autres occurrences (Ex 12:22, Lev 4:6, 17; 9:9; Nombres 19:18; Dt 33:24; 2 Rois 8:15), nous n’avons aucune raison d’insister sur le fait que l’immersion serait nécessairement le mode de l’action réalisée. Rien dans le contexte, ni dans le mot hébreu n’implique que les actions soient nécessairement des immersions. Si nous revenons à 2 Rois 5:14, là encore rien n’implique qu’il se soit immergé entièrement dans le Jourdain. Il s’y est baigné sans aucun doute, mais rien n’indique que cela s’est pratiqué nécessairement par immersion. Finalement, il n’y a qu’un seul texte où l’action n’a pu se réaliser que par immersion (Lev 11:32).

Mais nous devons encore considérer deux passages : Daniel 4:30 et 5:21. Ici, il s’agit de Neboukadnetsar qui est jugé en recevant “un coeur de bête” et qui vit comme un animal dans les champs, mangeant de l’herbe comme les boeufs et étant “trempé” par la rosée du ciel. Là encore, il parait clair que le roi n’a pas été immergé par la rosée, il s’agit simplement d’être mouillé, trempé, arrosé.

Ainsi, le terme Baptô ne signifie pas nécessairement immersion, bien que l’action qu’il décrit puisse être parfois accomplit par immersion.

Le Nouveau Testament

Dans le Nouveau Testament, la tendance est inversée : Baptismô est employé plus souvent que Baptô. Ce dernier n’apparait que 4 fois (Luc 16:24; Jean 13:26 (2 fois), Ap. 19:13) tandis que Baptismô apparait environ 75 fois. Il y a, de plus, 20 occurrences du substantif Baptisma et trois de Baptismos.

Alors que nous allons examiner divers passages, souvenons-nous que la question que nous nous posons n’est pas “Baptismô peut-il vouloir dire immersion ?” mais “veut-il nécessairement dire, dans tous les cas, immersion ?”. Nous ne nions pas que l’action décrite puisse être réalisée par immersion, nous nions que le sens de Baptismô soit immersion. Nous cherchons à montrer cela en relevant les cas où l’action décrite ne peut pas être réalisée par immersion ou n’implique pas nécessairement une immersion.

1. Matthieu 15:2; Marc 7:2-5; Luc 11:38.

En Matthieu 15:2 et Marc 7:2-5, nous avons une allusion à une coutume juive appelée “tradition des anciens”, qui consiste à se laver les mains avant de manger. “Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains quand ils mangent du pain” (Matthieu 15:2). “Car les Pharisiens et tous les juifs, ne mange pas s’ils ne se sont pas lavé les mains, selon la tradition des anciens” (Marc 7:3). Dans la tractate du Talmud Yadayin, il est dit que l’eau doit être versée sur les mains jusqu’au poignet. Le chapitre 2 de la Mishnah 3 dit : ‘Les mains deviennent impures et sont rendues pures jusqu’au poignet. Comment ? En versant de l’eau une première fois sur les mains jusqu’au poignet, une deuxième fois au dessus du poignet et une dernière fois en laissant couler sur les mains”. Ainsi, Edersheim dans The Life and Times of Jesus (NY, 1910, Vol. II, pp. 10 ff.); dit “Ainsi, les mots de St. Marc signifient que les Pharisiens ne mangeaient pas à moins d’avoir lavé leurs mains jusqu’au poignet”. En Luc 11:38, il est rapproché à Jésus de ne pas avoir fait ses ablutions avant le repas. Le terme utilisé signifie littéralement “se baptiser soi-même”. Toutefois, comme nous le voyons, la tradition en vue n’impliquait pas une immersion complète mais simplement de verser 3 fois de l’eau sur les mains.

2. Hébreux 9:10-23

Au verset 10, nous retrouvons l’expression “divers baptêmes”. Il s’agit d’une allusion aux diverses ablutions de l’Ancien Testament. Le termes “divers” indique que des ablutions de différents types sont en vue ici. Il est peu probable, par contre, que toutes les ablutions soient concernées. Et il est probable que celles qui sont concernées soient celles liées à la purification des personnes; le verset précédent, qui est intimement lié au verset 10, se concentre en effet sur les offrandes et les sacrifices qui ne pouvaient pas rendre une personne pure sous le rapport de la conscience. Il s’agit donc probablement des différents types d’ablutions ayant pour but la purification.

Il est de plus fort probable que les divers ablutions dont il est question en Hébreux 9:10 se réfèrent spécifiquement à celles dont il est question dans les versets qui suivent. Dans ces versets, l’inefficacité des ordonnances rituelles de l’administration lévitique est contrastée avec l’efficacité transcendante et la perfection de l’oeuvre purificatrice et expiatoire du Christ. L’imperfection des ablutions lévitiques est contrastée avec l’ablution parfaite une fois pour toute réalisée par le Christ. Ce sont ces ablutions qui sont en vue dans l’expression “divers baptêmes” (parfois traduite par “diverses ablutions”. En grec, le terme est bien baptême).

Au verset 13, il est explicitement parlé d’une ablution réalisée par aspersion. Si nous nous souvenons de ce que nous avons dit plus haut, il devient intenable de soutenir que les divers baptêmes dont il est question sont tous des immersions. Un acte réalisé par aspersion peut être appelé baptême. Il en est de même au verset 19. En plus de ces deux ablutions mentionnées dans le chapitre, nous savons qu’un grand nombre d’ablutions lévitiques étaient réalisées par aspersion (Cf. Lev 14:4-7, 16, 49-53, 16:19; Nb 8:5-7; 19:18,19). Il est très peu probable que toutes ces cérémonies soient exclues, surtout quand le contexte y fait allusion.

Ainsi, Baptême ne signifie pas immersion mais désigne une action qui peut être réalisée par immersion ou par un autre moyen. Il serait bien étrange d’exclure de l’expression “divers baptêmes” la majorité des cérémonies lévitiques, qui étaient réalisées par aspersion et celles auxquelles le contexte fait référence explicitement.

3. Le Baptême de l’Esprit

Jean-Baptiste a contrasté son baptême avec celui de Christ en annonçant que Christ baptiserai dans le Saint-Esprit et le feu (Matt 3:11; Marc 1:8: Luc 3:16). Sans aucun doute, il est ici fait référence à la Pentecôte car il est dit : “Jean vous a baptisé dans l’eau mais vous serez baptisé du Saint-Esprit dans peu de jours” (Actes 1:5). La venue de l’Esprit sur les disciples à la Pentecôte était le baptême d’Esprit et de feu.

Si le sens de Baptismô était immergé, pourquoi est-ce que le symbole utilisé est celui de langues descendant sur la tête des personnes ? Pourquoi est-il dit que l’Esprit descendra sur eux (Actes 1:8) ? Le verbe utilisé comporte l’idée de descendre depuis le ciel vers le bas. En Actes 2:17, 33, l’Esprit est représenté comme étant “répandu sur”. En Actes 10:44; 11:15 comme étant “tombé sur”. Ces termes sont ceux d’une effusion, pas d’une immersion. Et c’est cette effusion qui est appelée baptême de l’Esprit.

Cela est renforcé par le fait que dans l’Ancien Testament, l’envoi de l’Esprit est souvent représenté en terme d’effusion, d’aspersion, d’Esprit répandu (Es 32:15; Joel 2:28; Prov 1:23; Eze 36:25-27). Le langage de l’Ancien Testament est à l’arrière plan des expressions du Nouveau et est étranger à la notion d’immersion.

4. L’aspersion du sang du Christ

Le Baptême symbolise, représente et scelle l’application du sang de Christ sur nous pour retirer la culpabilité de notre péché. La figure utilisée dans le Nouveau Testament pour l’application de ce sang est celle de l’aspersion (Hébreux 9:13, 14, 22; 10:22; 12:24; 1 Pi 1:2). Il serait bien étrange que le baptême d’eau qui représente l’aspersion du sang du Christ ne puisse pas être réalisé par l’aspersion.

5. Les textes débattus

1 Corinthiens 10:2. “Tous furent baptisé en Moïse dans la nuée et la mer.” Les Israélites n’ont pas été immergé par la mer, ils sont passé les pieds au sec, en étant certes sous le niveau de la mer. La nuée ne les couvrait pas non plus, elle les suivait ou les précédait. Ces évènements n’impliquent nullement une immersion. Nous rejetons l’avis de ceux qui utilisent ce passage pour enseigner que l’immersion est le seul mode valide pour administrer le baptême.

Actes 8:26-40. Certaines personnes ont utilisé ce passage pour affirmer que, puisque tout cela se passait dans le désert, il n’y avait pas assez d’eau pour immerger. Cet argument est invalide et doit être rejeté, nous ne savons pas s’il y avait assez d’eau. Toutefois, nous voulons faire remarquer que ce texte n’implique pas nécessairement une immersion. En effet, certains prétendent que l’expression “descendre dans l’eau” et “en remonter” implique une immersion. Mais cela est faux. En effet, si je descends dans un plan d’eau pour me faire verser de l’eau sur la tête puis en remonte, j’emploierai exactement ces expressions. D’ailleurs, il est dit que l’eunuque et Philippe sont descendus dans l’eau et remontés de l’eau. Il faudrait alors dire que Philippe se serait immergé lui aussi, cela n’a pas de sens. Il est possible que l’eunuque ait été immergé, mais rien ne le prouve dans le texte.

Le Baptême de Jean. Jean a baptisé dans le Jourdain et aussi à Enon, près de Salim, parce qu’il y avait beaucoup de points d’eau à cet endroit (Jean 3:23). Il est bien possible que Jean ait baptisé par immersion. Ce serait aussi une raison pour laquelle il choisissait des endroits où il y a beaucoup d’eau. Mais, là encore, rien n’exige cette lecture. La grande quantité d’eau s’explique aisément si l’on considère les foules qui venaient à lui, avec leurs bêtes à abreuver. De plus, les points d’eau étant rare, il ne fallait pas que Jean baptise dans des lieux où l’eau était prisée et protégée. Baptiser “dans le Jourdain” n’implique pas l’immersion, pas plus que l’expression “baptiser dans l’Enon” qui fait évidemment référence à une région géographique. Bref, le baptême de Jean n’est pas conclusif dans un sens ou dans l’autre. Il a pu se pratiquer par immersion, mais rien dans le contexte ne nous montre que “baptême” signifierait immersion. Cette insistance courante sur le sens du mot baptême est souvent mal informée et construite en réaction au catholicisme et aux pédobaptistes. Pourtant, cela n’est pas lié au débat sur le baptême des enfants car on peut très bien asperger un adulte ou immerger un enfant. Le débat sur le baptême des enfants doit vraiment être séparé dans nos esprits de celui sur le mode du baptême, afin que nous soyons intellectuellement honnête avec les données sans être braqué sur nos présupposés.

Actes 2:41; 10:47; 16:33. Certains ont utilisé ces passages contre la pratique de l’immersion. Nous n’approuvons pas leurs arguments. Rien n’indique l’immersion, certes, mais rien ne l’interdit. Un argument n’est qu’affaibli si on lui rajoute des données inutiles ou non-conclusives. Nous avons déjà largement assez de données qui montrent que baptême ne signifie pas immersion, même s’il peut être pratiqué par immersion.

Conclusion

Sur la base de l’étude de ces textes, nous sommes capables de conclure que le mot Baptismô et ses dérivés peuvent être utilisés pour décrire une action réalisée par immersion mais aussi par d’autres moyens. Le mot en lui-même n’est donc pas un argument pour l’immersion. Nous examinerons dans un article à venir les passages concernant le sens du baptême pour déterminer s’ils nous livrent un mode d’administration par immersion nécessairement ou s’ils peuvent s’accorder à d’autres modes.

Concluons, puisque nous sommes sur Par la foi, avec un point historique : de toutes les représentations de baptême que j’ai pu observer dans les premiers siècles, aucune n’était par immersion. Elles étaient rarement par effusion pure, mais le plus souvent, on observe le baptisé ayant de l’eau jusqu’à la taille, en semi-immersion. Celui qui baptise lui verse alors de l’eau sur la tête, comme nous le voyons dans la représentation du baptême de Christ en en-tête de l’article.

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Maxime Georgel

Maxime est étudiant en médecine à l'Université Catholique de Lille. Fondateur du blog Parlafoi.fr, il se passionne pour la théologie systématique, l'histoire du dogme et la philosophie réaliste. Vous entendrez souvent dans sa bouche "Thomas d'Aquin", "Jean Calvin" et "Vive la scolastique". Il affirme être marié à la meilleure épouse du monde. Ils vivent ensemble sur Lille avec leur petit Thomas.

4 Commentaires

  1. Frederic Coppin

    Belle étude et démonstration! Il arrive que des situations ne permettent pas une immersion complète et le “proposant” serait alors disqualifié de l’obéissance à son Sauveur? ça ne tient pas debout! En tant qu’aumônier de prison, si un détenu demande le baptême devrais je le lui refuser sous prétexte qu’il n’y a pas de récipient suffisant? Non! l’appel de Jésus à venir à lui ne peut en aucun cas être assujetti à des contingences matérielles. Merci à vous!
    Concernant Matthieu 3:11, je partagerais plus une lecture qui accorderait à ceux qui viennent et se repentent de leurs péchés le baptême du St Esprit quand à ceux que Jean Baptiste appelle “race de vipères” le baptême de feu, ce qui semble plus en accord avec les versets suivants qui évoque la “balle et le bon grain”, l’une étant destinée au feu, l’autre au Grenier de Dieu. Le baptême de feu ici annoncé serait donc dans ce cas une véritable et définitive … immersion.

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    • Maxime Georgel

      Oui, je n’ai pas assez étudié Matthieu 3:11, ici je ne faisais que rapporter le point de vue de John Murray.
      Toutefois, les deux sont peut-être compatibles puisque je conçois les langues comme un signe de jugement donné à l’église primitive comme signe de la destruction qui allait fondre sur le peuple juif. (1 Cor 14:21). Meredith Kline suggère que le jugement annoncé par Jean est précisément celui-là (la hache est à la racine de l’olivier !). Du coup, le lien avec la Pentecôte n’exclue pas l’annonce du jugement, au contraire 😉 !
      Autre point sinon : Je suis convaincu que la majorité des “pro-immersionnistes” reconnaitraient que dans des cas exceptionnels (maladie, mourant, prisonnier) l’impossibilité justifie de baptiser par un autre mode que l’immersion.

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  2. ladangvu

    Pour l’histoire de l’eunuque, descendre et remonter dans l’eau je trouve ça ridicule, c’est pas ce que moi en tant que baptiste je dirai. Juste entre “descendre” et “monter dans l’eau” il y a bien marqué “Philippe le baptisa”, et le baptiste va dire que “Philippe le baptisa” veut dire que Philippe l’a immergé dans l’eau.

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    • Maxime Georgel

      Je suis d’accord, mais certains baptistes utilisent ces expressions pour appuyer l’idée d’immersion…

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