L'autorité des Écritures – Anselme
1 juin 2018

Pour Anselme de Cantorbéry, il y a deux types de questions en théologie : celles qui sont tranchées par l’Écriture, et celles sur lesquelles il y a débat.


Car je suis certain que, si j’avance une proposition qui contredise incontestablement l’Écriture, cette proposition est fausse ; et je ne veux pas la retenir si je m’en aperçois. Mais si, dans ces sujets qui peuvent donner lieu sans danger à des opinions diverses, comme celui qui nous occupe présentement […], nous expliquons la parole de Dieu d’une manière telle que cette parole puisse apparaître comme favorable à des opinions différentes, et si, en aucun de ses passages, elle ne présente rien qui puisse fixer incontestablement ce qu’il faut croire, je ne pense pas qu’il y ait là rien à reprendre.

Anselme, Cur Deus Homo, chapitre XVIII.

Il reviendra au Livre II, chapitre XVI sur cette distinction quand il dit « Par la suite, on ne doit pas douter qu’Adam et Ève aient obtenu cette rédemption, bien que l’autorité divine ne le dise pas d’une manière expresse. » Les notes de l’édition Sources Chrétiennes signalent plus tard à ce sujet : « L’autorité suprême est l’Écriture, car elle vient du Christ qui, vrai Dieu, ne peut pas mentir. Mais la « nécessité » du Christ lui-même a dû faire l’objet d’une « démonstration rationnelle ». »

Maxime Georgel

Maxime est interne en médecine générale à Lille. Fondateur du site Parlafoi.fr, il se passionne pour la théologie systématique, l'histoire du dogme et la philosophie réaliste. Il affirme être marié à la meilleure épouse du monde. Ils vivent ensemble sur Lille avec leurs deux enfants et sont moniteurs de la méthode Billings.

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