Le rêve réformé — Jan Łaski
30 novembre 2021

Jan Łaski est un réformateur polonais, de la même génération que Jean Calvin et Heinrich Bullinger ; il théorise le système presbytéro-synodal si précieux par la suite. Au début du tout premier livre réformé sur le gouvernement de l’Église, il présente les avantages de la confession réformée. Il nous a semblé utile de le partager.

Si l’ordre présenté dans ce livre était bien observé parmi ceux qui s’appellent chrétiens, le monde ne sentirait pas la colère de Dieu, comme c’est le cas de ceux qui ne changent pas leurs voies. Les princes et les magistrats seraient plus paisibles, les guerres cesseraient parmi la noblesse , l’ambition des prélats serait punie, et tous rendraient leurs devoirs dans leur appel. Les enfants seraient instruits depuis leur plus jeune âge dans la sainte discipline ; la doctrine serait prêchée avec pureté, les sacrements proprement administrés, la populace serait tenue ; la vertu serait prisée, les vices corrigés ; la vraie pénitence restaurée et l’excommunion prononcée sur les obstinés et les rebelles, l’honneur de Dieu progresserait en même temps que la juste invocation de son saint nom ; le très honorable état du mariage serait restauré dans sa forme originale, les bordels seraient abolis ; on prendrait soin des pauvres et toute mendicité serait éliminée, les malades seraient visités et consolés, et les morts honorés par d’honorables enterrements sans superstitions.

Jan Łaski, « Au lecteur », Toute la forme et manière du ministere ecclésiastique en l’Église des étrangers, dressée à Londres, Emden, 1556, p. xvi.

Jan Łaski (1499–1650)

Illustration : Jacob Jordaens, Allégorie de la paix de Westphalie, huile sur toile, 1654 (Oslo, musée national).

Étienne Omnès

Mari, père, appartient à Christ. Les marques de mon salut sont ma confession de foi et les sacrements que je reçois.

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Les promesses de mariage se feront devant témoin (parents, amis, voisins), en invoquant le nom de Dieu. Les promesses satisfaisant les conditions d’âge, de compétence et de publicité sont indissolubles. La présence des pasteurs est facultative, ce qui est cohérent avec le fait que le mariage n’est pas un sacrement chez les réformés.

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Le baptême ne peut être administré que par un pasteur ou quelqu’un qui en a une commission. Dès le seizième siècle, le baptême administré par celui qui n’a aucune vocation ni commission est considéré comme nul. Dans le contexte d’alors, cela signifiait que l’on acceptait les baptêmes faits par des prêtres catholiques, mais qu’on rejetait ceux qui étaient faits par des moines, des proposants [élèves pasteurs] ou simples particuliers. Détail amusant : la plupart des gens au début du dix-septième siècle arrivaient jusqu’à la vieillesse sans autre baptême que celui qui était fait par les sages-femmes, considéré comme nul, ce qui a posé un problème particulier au synode de la Rochelle 1607. Par ailleurs, il ne suffit pas d’être docteur: c’est bien le statut de pasteur qui permet d’administrer les sacrements, et celui-là seul.

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