La division des 10 commmandements
22 décembre 2025

Est-il juste d’attribuer quatre commandements à la première table et six à la seconde?

Je rappelle rapidement le contenu des dix commandements :

  1. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
  2. Tu ne feras pas d’images
  3. Tu ne prendras pas le nom de Dieu en vain.
  4. Le Sabbat
  5. Tu honoreras ton père et ta mère.
  6. Tu ne tueras pas
  7. Tu ne commettras pas d’adultère
  8. Tu ne voleras pas.
  9. Tu ne mentiras pas
  10. Tu ne convoiteras pas.

Il y a ensuite beaucoup de propositions sur comment découper cette liste. Le principal enjeu pour nous est que les catholiques le découpent différemment de nous. Anecdote personnelle : je discutais avec un ami catholique (et dessinateur) en lui disant je ne sais quoi sur le « deuxième commandement ». Il m’a alors gentiment croqué sur une chaire en train de dire : « Tu ne prendras pas le nom de Dieu en vain ». Or, mon propos portait sur les images de Dieu.

Les catholiques fusionnent le deuxième commandement (tu ne feras pas d’images) avec le premier pour atténuer l’interdiction de faire des images, comme si c’était un simple commentaire du premier commandement. Et pour conserver le chiffre 10, ils divisent en deux le 10eme commandement.

Nous gardons cependant notre découpage :

  1. Notre division maintient une séparation nette des devoirs envers Dieu et des devoirs envers notre prochain en deux parties sensiblement égales.
  2. Le premier et deuxième commandement sont différents. Le 1er commandement parle de l’objet de notre culte, et le second porte sur le comment. Or il est tout à fait possible d’obéir au premier commandement tout en brisant le deuxième (cf l’épisode du veau d’or).
  3. Il n’y a pas lieu de diviser le 10e commandement en deux, comme si convoiter la maison de son prochain était une chose différente de convoiter sa femme. Les deux sont mentionnés dans un ordre indifférent ailleurs dans l’Écriture (Dt 5.21) voire sont confondus (Rom 7.7)

En attendant qu’un catholique contemporain ne défende sa division, il ne me paraît pas nécessaire de plus développer.

Étienne Omnès

Mari, père, appartient à Christ. Les marques de mon salut sont ma confession de foi et les sacrements que je reçois.

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