De la liberté de vote du chrétien
22 avril 2022

Ce texte a été préparé par mes soins avec le concours de quatre autres de nos membres réguliers (Maxime Georgel, Étienne Omnès, Samuel Alvear, Nathanaël Fis). Il n’engage pas les autres membres du site.


C’est une drôle de campagne de second tour qui s’achève à l’instant. Depuis deux semaines, l’heure est à l’unanimisme dans le monde protestant (luthéro-réformé) français. La Fédération protestante de France1, l’Église protestante unie de France2, l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (par le biais d’un communiqué3 des responsables des différents cultes « concordataires »), le journal Réforme, et d’autres encore4, appellent, dans des termes parfois un petit peu différents, avec des mots plus ou moins voilés (plutôt moins), mais globalement d’un même élan et dans une même assurance, à voter pour la réélection du président sortant ou pour battre « l’extrême droite ». Toute l’insistance sur la diversité soi-disant constitutive du protestantisme n’existe plus. Les différences entre courants théologiques dans ces Églises n’ont plus cours : des auteurs d’Évangile et liberté aux Attestants et à d’autres (que ce soit à titre collectif ou à titre individuel), un engagement marqué à gauche est plus que jamais un marqueur sociologique des institutions représentatives et acteurs du protestantisme « historique » de notre pays. Parfois, cet engagement gêne jusque dans leurs rangs, même chez des fidèles qui sont favorables à ce choix électoral. Certains expriment leur ennui, pensant être suffisamment mûrs pour ne pas avoir besoin de consigne de vote. D’autres pensent que les Églises et œuvres protestantes sortent de leur rôle en se positionnant aussi explicitement sur des questions de « politique politicienne », en particulier dans le régime de laïcité qui est le nôtre (qu’ils aient raison ou tort dans cette critique, là n’est pas la question). Mais force est de constater que leurs voix ne percent pas. On ne peut pas considérer non plus que la situation soit une exception : cette agitation était la même en 2002 et en 2017, les arguments et leur présentation n’ont que peu changé.

Du côté évangélique, comme du côté catholique5, les positions sont plus prudentes, plus mesurées, mais ne brillent pas par leur courage. Le Conseil national des évangéliques de France rappelle les fondamentaux de ce qui semble être sa théologie politique : aucun des candidats n’est conforme en tout à l’Évangile, et il ne s’agit pas de chercher à fonder ou à restaurer une civilisation chrétienne6. Mais le fait qu’aucun programme ne soit parfaitement évangélique n’implique pas qu’ils soient tous équidistants de l’idéal évangélique. Ces postulats, plutôt que de botter en touche, pourraient conduire à d’autres conclusions. Point n’est besoin de mettre son espérance dans l’avènement d’un roi très-chrétien pour considérer rationnellement toute sorte d’autres facteurs : institutionnels, politiques, éthiques et moraux, sociaux, économiques, etc. et voter pour l’un ou l’autre candidat.

Face à cet unanimisme, et au-delà de la sympathie ou de la défiance que l’on peut ressentir envers chacun des candidats, aux personnalités bien différentes, quels arguments peuvent conduire à prendre une autre décision ? Nous ne prétendons pas parcourir entièrement le bilan de l’un et le programme de l’autre, mais qu’il nous soit permis de mettre quelques points en lumière.

La liberté religieuse

Les chrétiens, notamment évangéliques, sont particulièrement sensibles à la question de leurs libertés religieuses : liberté de culte, liberté de conscience.

  • Le gouvernement d’Emmanuel Macron a méconnu la liberté de culte. Le Conseil d’État a reconnu que les mesures prises à l’encontre des Églises constituaient une « atteinte grave et manifestement illégale » à cette dernière7.
  • Quelques mois plus tard, la loi visant initialement le « séparatisme », et finalement adoptée dans la plupart de ses dispositions, réformait dans une mesure inédite la loi de 1905, dans le sens d’un contrôle croissant de l’État sur les associations cultuelles (majoritairement protestantes), sans commune mesure avec celui opéré sur les autres associations (loi 1901). La certification des comptes, notamment, pèsera sur la vie et peut-être la survie indépendante de bon nombre de nos Églises réformées, rurales notamment. Contre ces dispositions, le président de la Fédération protestante s’était d’ailleurs inscrit en faux, sans succès.
  • François Clavairoly était en revanche resté silencieux sur d’autres, notamment sur les restrictions considérables imposées à l’instruction en famille. Le nouveau régime d’autorisation ne prévoit pas les raisons philosophiques ou religieuses légitimes que des parents peuvent avoir pour assumer l’éducation de leur enfant à la maison. Ces raisons étaient d’ailleurs minoritaires et ont servi au gouvernement de bouc émissaire.

Voir en Marine Le Pen, et en elle seulement, une menace pour la liberté religieuse, c’est donc fermer les yeux sur sa régression ces cinq dernières années. C’est aussi ne pas tenir compte du fait que Marine Le Pen a dans son collimateur seulement l’islam politique et fondamentaliste, alors que les mesures du gouvernement sortant ont touché les cultes sans distinction — et les protestants plus que les autres, d’ailleurs. De nombreux chrétiens ont certes tendance à défendre une liberté religieuse totale pour tous en la justifiant, bible à la main, à partir de la « règle d’or ». D’autres font toutefois valoir que c’est là être au moins autant (sinon plus) influencé par le relativisme ambiant que par l’enseignement biblique sur les autres (et fausses) religions. Quoi qu’il en soit, les saintes Écritures n’enseignent nulle part expressément aux chrétiens de défendre la liberté religieuse des autres religions. La volonté de certains politiques de s’attaquer à une idéologie religieuse spécifique pour sa dangerosité doit dès lors être distinguée de la volonté d’autres politiques de restreindre les droits de toutes les religions, y compris du christianisme dans ses différentes expressions8.

La défense de la vie et de la famille

Les questions dites « sociétales » font aussi partie des « cordes sensibles » des chrétiens9. Dans la théologie politique catholique, elles constituent deux des trois « points non négociables » définis par Benoît XVI en 2006 et censés guider les fidèles dans leurs choix électoraux : la protection de la vie de la conception à la mort naturelle, et la défense des structures familiales naturelles (le troisième étant la défense du droit déjà mentionné des parents à éduquer leurs enfants). Il n’est pas honnête de prétendre, comme d’aucuns, que la réélection de Macron est une « question de vie ou de mort », tout en fermant les yeux sur le fait que le président sortant a embrassé la « culture de mort ».

  • On se rappelle comment l’avortement a été érigé en priorité, sanctuarisé pendant les confinements respectifs, écarté à titre exceptionnel des passes sanitaire et vaccinal. Et comment ses délais ont été encore reculé au début de cette année. Antoine Nouis s’étonnait d’un tel unanimisme à gauche, au sein du Parlement10. L’unanimisme actuel, en revanche, ne semble pas lui poser problème.
  • On se souvient de l’autorisation de la procréation médicalement assistée « sans père », aux femmes célibataires ou en « couple » lesbien.
  • On se souvient des mesures facilitant encore davantage la reconnaissance en France d’un enfant « fabriqué » par gestation pour autrui à l’étranger (en Ukraine, par exemple).
  • Quant à l’avenir, il est clair avec Macron : la grande réforme sociétale du mandat 2022-2027, ce sera l’euthanasie, requalifiée en « droit à mourir dans la dignité » (dignité dont bien des mourants ont été privés sous son premier quinquennat)11.
  • Sur toutes ces questions, la liberté de conscience est également engagée (et l’objection de conscience régulièrement menacée), pour les soignants en particulier, et les autres personnes amenées à collaborer à ces actes médicaux.

Notons, à titre méthodologique, une chose à ce propos : les positions évangéliques sur ces sujets sont clairement considérées dans le monde comme des positions d’« extrême-droite ». Renvoyer les candidats dos à dos ici n’est pas à propos. On peut regretter le manque de radicalité prophétique du Rassemblement national (le Front national l’était davantage), qui se comprend certes pour des raisons électorales. Mais la différence qui subsiste est indéniable, plus encore quand on considère l’entourage et la tradition politique des deux candidats.

Les questions sociales

Outre ces questions que l’on peut considérer comme « non négociables » avec nos amis catholiques, que reste-t-il à examiner ? Beaucoup, bien sûr. Beaucoup d’arguments invoqués pour réélire Emmanuel Macron concernent la « justice sociale » (avec ou sans tout le poids idéologique que cette expression porte, notamment dans le contexte anglo-saxon). Cela peut paraître paradoxal quand on sait les crises sociales que le pays a vécues ces cinq dernières années. Paradoxal aussi quand on sait que les générations à la retraite sont celles qui plébiscitent Emmanuel Macron, le candidat qui veut repousser le plus loin l’âge de départ à la retraite. Ce vote n’est pas un vote altruiste avant tout. Et pourtant, d’après certains argumentaires, c’est sur ce fondement seulement, et non sur ce qui a été exposé précédemment, que nous devrions nous décider :

Effectivement, une partie des électeurs chrétiens accordent beaucoup d’importance à des critères comportementaux, moraux ou éthiques pour choisir pour qui ils voteront. Et les candidats le savent bien : se positionner contre l’avortement, contre le mariage gay, contre la polygamie de certains, a un fort potentiel de séduction à l’égard de certains chrétiens, qui font de ces sujets des enjeux premiers.
C’est assez étonnant quand le ministère de Jésus proposait une toute autre posture, aider une femme (en Jean 8) à sortir de sa logique d’adultère plutôt que de la condamner, contribuer à réintégrer des exclus (en Luc 17) plutôt que de les stigmatiser, choisir le pardon plutôt que la condamnation (Jean 3,16-17).
Ce sont sur d’autres sujets éthiques que Jésus s’est fortement positionné. À la suite du Premier Testament, il plaçait la question de l’équité et de la justice au tout premier plan, à la fois côté politique, mais aussi en matière de justice économique. Sa préoccupation pour la liberté, la justice des jugements rendus, ou le soin aux plus petits était bien plus forte que ses préoccupations strictement morales.
Bref pour Jésus, la justice, le droit des plus faibles et l’équité économique étaient des sujets plus essentiels pour faire des choix que les questions comportementales ou de morale personnelle.

Pourquoi certains chrétiens ne regardent que les questions morales dans leur choix pré-électoral ? (1001questions.fr)

Pour paraphraser cette position avec une pointe d’humour : Jésus a des valeurs à la fois de droite et de gauche. Mais il ne faut voter que pour les valeurs de gauche.

À vrai dire, c’est surtout un sujet — l’immigration et le statut de l’étranger — qui retient l’attention. Nous en avons déjà parlé quelquefois sur ce site, et recommandé des ressources d’autres sites amis (s’il ne fallait en retenir qu’une, lisez celle-ci). Ce sujet a pris une importance sans pareille dans bon nombre d’Églises libérales (où flotte la banderole Exilés : l’accueil d’abord — le terme exilés, qui remplace immigrés, réfugiés, migrants dans une logique de surenchère, a été particulièrement promu par les milieux protestants —, qui sont très engagées dans les actions de la Cimade, etc.). Deux choses sont claires à nos yeux : entre libéraux et évangéliques, l’éventail des positions montre bien peu de diversité sur ce sujet (alors que cette diversité existe sur beaucoup d’autres : LGBT, féminisme, avortement, politique économique, et même sur le climat par exemple). Et ce consensus étonnant semble inébranlable, alors que dans la société, un consensus inverse se dessine de plus en plus nettement, à tout le moins concernant l’immigration illégale. Nous pensons que les fondements exégétiques et théologico-politiques de ce positionnement majoritaire sont contestables, que ce sujet relève en premier lieu du Magistrat et non de l’Église. Les libéraux reprochent souvent aux évangéliques, américains notamment, d’être obsédés par un seul sujet (single-issue politics), l’avortement en général ; mais, sur la question de l’immigration et de l’étranger, leur comportement n’est pas bien différent. On notera enfin que ces thématiques ont été portées principalement par un autre candidat et un autre parti (Éric Zemmour et Reconquête !) dont Marine Le Pen et le Rassemblement national prennent garde de se différencier ; là aussi (comme sur les questions bioéthiques), la comparaison avec le positionnement du FN/RN à des élections plus anciennes montre une évolution notable (qu’on peut saluer ou regretter, mais pas ignorer).

Un chrétien ne devrait pas diaboliser

Voilà donc autant de raisons qui permettent d’envisager, aussi pour un chrétien et peut-être particulièrement pour un chrétien, de voter contre Emmanuel Macron, et donc pour Marine Le Pen, ce dimanche.

Un mot aussi de la forme de cette opposition à Marine Le Pen qui consiste à la diaboliser. Quoi qu’on en pense sur le fond, on peut regretter les procédés : sophismes divers et variés, renvoi aux origines (sophisme génétique) notamment, postulat d’incompétence, et bien sûr la reductio ad Hitlerum, qui semble l’ultime et inlassable argument (ici par exemple). C’est fatigant, c’est bas, et cela peut vite être un faux témoignage. Un chrétien ne devrait pas « diaboliser ». En tant que chrétiens, même envers nos opposants (politiques inclus), il est de notre devoir de dénoncer les mensonges à leurs égards. Les dénoncer non seulement quand on suit le courant majoritaire (par exemple les fake news) mais également quand bien même peu seraient enclins à entendre ces dénonciations. Cela fait partie intégrante du témoignage que nous devons rendre. Le mensonge, marque de fabrique du diable (« le père du mensonge »), n’a pas sa place chez les enfants de Dieu, y compris en politique. Réfléchissons bien avant de dire qu’un tiers ou la moitié d’un corps électoral fait un choix « raciste », en stigmatisant les quelques voix qui prennent position pour un candidat avec des motivations qui peuvent être tout à fait autres que celles à laquelles on veut les réduire.

Notons en passant que même les autres choix (abstention, vote blanc ou nul) ne sont pas épargnés. Jusqu’au ridicule. Tout en n’appelant pas nommément à voter pour Emmanuel Macron (mais sans laisser aucune équivoque), le communiqué des cultes concordataires se termine en déclarant que s’abstenir ou voter blanc, c’est laisser d’autres décider à notre place et prendre le risque de le regretter. Comme si ceux qui votaient pour un candidat n’avaient jamais eu de regrets ensuite ! Yannick Imbert a aussi traité de l’abstention12. Dire que s’abstenir, c’est voter Marine Le Pen est un raccourci trop facile qui ne fait pas honneur à la vérité. La meilleure preuve de cela étant que, dans le camp d’en face, on propage l’idée qu’une abstention ou un vote blanc est un vote… Emmanuel Macron ! En chrétiens, refusons ces facilités, acceptons la complexité à laquelle les consciences de quelques-uns peuvent être confrontées.

En revanche, une chose est vraie : ni l’abstention, ni le vote blanc n’arrêteront Emmanuel Macron. C’est pourquoi ce n’est pas vers l’abstention que se portent nos préférences. Arrêter Emmanuel Macron peut être une raison de voter Marine Le Pen. Choisir positivement sa personne et son programme peut en être une autre. C’est ce vote qu’effectueront de nombreux chrétiens ce dimanche. Y compris parmi nous. Ce n’est pas un vote de repli sur soi, mais en phase avec notre génération : Marine Le Pen est, au vu des derniers sondages de second tour, majoritaire dans les générations d’actifs, de 25 à 64 ans13. Ce n’est pas un vote de protestation, mais un vote de conviction, au moins pour la majorité des votants. Du reste, les protestations ne sont pas dénuées de sens non plus : nous sommes libres de l’usage que nous faisons (ou non) de nos votes. Certains voteront Le Pen par ressentiment envers Emmanuel Macron, en représailles de déclarations blessantes et discriminantes ; cela aussi fait partie de la vie politique, à l’heure du bilan.

Où va la Fédération protestante de France ?

Cette campagne dit enfin quelque chose de la Fédération protestante de France. Les prises de position partisanes de sa direction mettent en cause sa prétention à porter la voix du protestantisme et à représenter les protestants dans leur ensemble. Environ un protestant sur cinq a voté pour la « droite nationale » (Marine Le Pen, Éric Zemmour, Nicolas Dupont-Aignan) au premier tour de cette élection.

Certes, une dynamique timide avait été enclenchée après le scandale du synode de Sète de 2015 (adoption des bénédictions de « couples » de même sexe dans l’Église protestante unie de France) : le livret Un nouvel élan pour la Fédération protestante de France, le colloque de 2019 sur les évangéliques de la FPF. L’idée avait été lancée que l’horizon d’une pleine communion entre tous les membres n’était pas un impératif. Cela dit, nous ne voyons pas à l’heure actuelle de changement de cap significatif. La nomination du prochain bureau ne laisse pas non plus entrevoir de changement radical pour la mandature à venir.

Dans ces conditions, on peut s’interroger sur la pertinence de l’appartenance de chrétiens confessants à cette organisation. C’est particulièrement le cas pour les réformés. La distinction qui est faite par les instances de la FPF entre une aile « luthéro-réformée » d’un côté et une aile « évangélique » de l’autre est dommageable pour une union comme l’UNEPREF. Dans les vidéos de présentation des différentes tendances des Églises de l’union (2021), cette union est désormais classée parmi les « piétistes14 » plutôt que les « réformés15 » (malgré son nom !) ; notre identité n’est pas respectée. Le terme luthéro-réformé est devenu tout simplement synonyme de libéral. Nous entendons bien l’argument selon lequel certains postes utiles au peuple de Dieu, dans les aumôneries des prisons, des hôpitaux, des établissements médico-sociaux, des armées, etc. ne sont à l’heure actuelle accessibles qu’au prix de cette compromission. Il nous semble néanmoins que la Fédération protestante de France est actuellement un contre-témoignage, et qu’une solution alternative peut et doit être envisagée. Notons d’ailleurs que les luthériens confessants du synode de France, qui ne sont pas membres de la Fédération, ont eu la position la plus correcte (pas d’appel au vote). Il est possible d’être protestant sans être membre de la FPF. Cette fédération, qui devrait davantage ressembler à une confédération, aime à rappeler la porosité entre ses membres (des protestants passent fréquemment d’une dénomination à une autre) ; cette même porosité, cette même diversité du protestantisme français, qui n’est manifestement pas bienvenue dès qu’il est question de certains choix politiques, peut conduire demain à envisager sereinement une vie d’Église en dehors de cette structure.

Lorsque les urnes auront parlé, que la politique partisane sera moins présente dans les esprits, il sera temps de guérir les blessures, et de réfléchir en théologiens et en chrétiens à la conduite à adopter sur cette question.

Pour poursuivre la réflexion sur ces sujets : Que lire ou relire avant de voter ?

  1. Élections : communiqué FPF de l’entre-deux-tours | Fédération Protestante de France (protestants.org)[]
  2. Message de Pâques d’E. Seyboldt ; communiqué.[]
  3. Déclaration commune des responsables des cultes concordataires – Uepal. L’appel à voter pour Emmanuel Macron n’est pas aussi explicite, peut-être sous pression des responsables des autres confessions, mais n’a rien d’équivoque, selon l’aveu même de Christian Albecker.[]
  4. L’Union des Églises protestantes réformées évangéliques de France et l’Union des Églises évangéliques libres n’ont pas produit de communiqué propre, mais ont relayé sur leurs pages officielles (ici et ) celui de la Fédération protestante de France.[]
  5. Consigne de vote : le « non » des évêques (famillechretienne.fr) Certains évêques ont néanmoins appelé en différents termes à voter pour Emmanuel Macron ; aucun pour Marine Le Pen.[]
  6. https://www.facebook.com/CnefNational/photos/a.450985181619354/5310941028957054/[]
  7. Décision CE du 18 mai 2020.[]
  8. Pour approfondir ce point, cf. cet article de notre site.[]
  9. Le malaise des croyants face au projet bioéthique d’Emmanuel Macron – Causeur[]
  10. Allongement du délai légal pour le droit à l’avortement – Regards protestants.[]
  11. Sur la fin de vie, Emmanuel Macron vise un consensus pour faire évoluer la loi (lemonde.fr).[]
  12. Défense de l’abstention | De la grâce dans l’encrier[]
  13. Cf. cet article d’analyse d’un think-tank socialiste.[]
  14. (114) La famille piétiste – Les courants du protestantisme – YouTube[]
  15. (114) La famille réformée – Les courants du protestantisme – YouTube[]

Arthur Laisis

Enseignant en linguistique à l'université, étudiant en théologie à la faculté Jean Calvin et lecteur dans les Églises réformées évangéliques de Lituanie. Principaux centres d'intérêts : ecclésiologie, christologie, histoire de la Réforme en Europe continentale. Responsable de la relecture des articles du site.

2 Commentaires

  1. Victor

    Il me semble que ces institutions représentatives du protestantisme historique auraient dû s’enquérir de savoir si elles avaient quelques titres de crédibilité à faire valoir pour prétendre donner des consignes de vote !
    Car de crédibilité, il est évident qu’elles n’en ont aucune, tant le libéralisme qu’elles affichent sans retenue aussi bien sur le plan doctrinal que sur celui de la vie de l’église est devenu aussi un véritable étendard de politique religieuse. Il faut donc à présent les considérer comme captives ; captives de ce libéralisme qui leur dicte leur discours, et captives aussi du soutien de leurs partisans qui ne veulent rien entendre d’autre. Même la Fédération Protestante qui compte dans ses membres des églises évangéliques réputées plutôt non libérales, comme vous le rappelez dans votre article si intéressant, n’échappe pas à l’emprise de cette orientation tyrannique. C’est dire à quel point le libéralisme gouverne les esprits et rend les paroles qu’il suscite inaudibles.
    Nous devons donc nous attendre à ce que ces institutions représentatives du protestantisme libéral nous disent, une fois encore sans détours, pour quels partis politiques ou quels candidats il ne faudra surtout pas voter aux élections législatives de juin 2022 ! C’est pourquoi, bien que de tels oracles ne sauraient influencer nos choix, nous pourrons en déduire que tourner nos regards vers des partis ou des candidats considérés comme si peu recommandables sera au contraire d’un intérêt certain.
    Il faudra bien trouver quelque utilité à leurs consignes de vote…

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  2. Erwan

    En réalité tout vote est un péché. Car on est pécheur. Même pour le politicien le plus saint.
    Il faut voter en fonction de son instinct. Lequel a été purifié si on s’est vraiment repenti.
    On peut voter par instinct parce qu’on trouve un politicien charismatique, qu’on aime le son de son nom,
    parce qu’il s’est déplacé près de chez soi….
    Comme on veut.
    Le bien de la société n’est un critère que si notre instinct nous le dicte.
    Il n’y a pas de bon vote qui serait le même pour tous. Il n’y a qu’un vote qui fait plaisir plutôt qu’un autre à notre instinct, à notre chaire (corps et esprit).

    Réponse

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