Baptême des enfants

10 raisons pour lesquelles je ne suis pas baptiste (réponse au Bon Combat)

Guillaume Bourin a proposé 10 raisons pour lesquelles il demeure baptiste, malgré ses rapports cordiaux et fraternels avec tant d’amis, théologiens et pasteurs pédobaptistes.

Tout d’abord, ce qu’il dit en introduction est vrai : les réformés baptistes comme Guillaume sont, dans leur vision, leur théologie, leurs emphases, plus proche des réformés que de n’importe qui. Bien qu’il y ait des débats réguliers sur ce qui distingue ces deux courants, il faudrait être aveugle pour ne pas voir que sur bien des combats, ils sont dans le même camp.

Je tiens donc à dire au lecteur que Guillaume est loin d’être un ennemi, que ce soit dans la vie personnelle ou même en théologie. Il s’agit simplement d’un désaccord théologique que j’espère voir disparaître avant la parousie !

Voir : Et si les baptistes et les pédobaptistes pouvaient se réconcilier ? (3)

Néanmoins, je pense que nos différences sont importantes et que le pédobaptême n’est que la partie émergée de l’iceberg. Je pense, par ailleurs, que la Parole est claire et qu’il est possible de savoir ce qu’elle enseigne au sujet du baptême, du statut des enfants, de la nature de l’Eglise et des promesses que Dieu fait à nos familles. Je vais donc prendre le temps de répondre à chacune de ces 10 raisons avancées par Guillaume.

#1 Parce qu’il n’y a aucun commandement positif concernant le baptême de nourrissons.

L’argument est assez simple : il n’est jamais dit « baptisez vos enfants ».
Je répondrai à cela de deux manières :

  1. Ce n’est pas vraiment la question. La Bible nous enseigne des choses sur le baptême, l’enfant, la famille et l’Eglise et n’a pas besoin de préciser que l’enfant doit être baptisé, puisque l’enseignement général de la Bible nous dit que le baptême concerne les enfants. La Bible ne nous enseigne jamais positivement de donner la Cène aux femmes et ne nous donne aucun exemple de femme prenant la Cène. Pourtant, cela est évident d’après le reste de l’enseignement biblique, la Cène les concerne. Ainsi, la Bible enseigne à baptiser les enfants car elle enseigne qu’il faut baptiser et enseigne que le baptême concerne les enfants.
  2. Je pense que Christ nous enseigne positivement à baptiser des familles entières, enfants compris, comme je le montrerai dans un article à venir.

J’ai déjà traité cette objection ici : « La Bible ne donne jamais d’exemple d’enfants baptisés »

Pour ce qui est du principe régulateur, il ne s’oppose certainement pas au pédobaptême puisqu’il admet ce qui est déduit par bonnes et nécessaires conséquences (CFW 1:6).

#2 Il n’y a aucune données bibliques appuyant le pédobaptême.

Je pense que par cela, Guillaume veut dire qu’il n’y a aucun cas de pédobaptême attesté.

Toutefois, je juge qu’il ne répond pas de façon satisfaisante à l’étude de l’ensemble des cas de baptême qui révèle un motif récurrent : à chaque fois qu’une famille est présente, elle est baptisée. Il faut un présupposé baptiste (que nous questionnons justement) pour dire que tous avaient cru.

Par ailleurs, il ne faut pas se limiter à ce que la Bible mentionne mais aussi à ce qu’elle enseigne, sur la famille, le statut de l’enfant, etc.

J’ai traité ces questions dans ces articles :

#3 Paul n’a pas utilisé le pédobaptême comme argument apologétique.

Si le baptême remplace la circoncision, pourquoi n’est-il pas mentionné en Actes 15 face à ceux qui voulaient circoncire les chrétiens ?

Remarquons tout d’abord que je n’ai jamais dit que le baptême remplaçait la circoncision. Il est vrai que certains auteurs réformés ont parfois dit, en parlant de façon imprécise, que le baptême remplaçait la circoncision. Mais cela ne doit pas être compris dans un sens absolu. Baptême et circoncision sont deux signes de deux alliances historiques distinctes.

L’argument réformé ne consiste pas à dire que, le baptême ayant remplacé la circoncision, il faut baptiser tous ceux qui étaient circoncis.

Il y a plusieurs différences dans l’administration de ces signes. La plus évidente étant que seuls les hommes recevaient la circoncision. D’où, peut-être, l’insistance de Luc lors du premier baptême de femmes (Cf. Les baptêmes du Nouveau Testament). L’autre est que la circoncision était administrée le 8ème jour tandis que les familles en Actes sont baptisées dès que les parents ont cru.

L’argument réformé consiste à dire que la base sur laquelle les enfants étaient circoncis dans l’ancienne alliance est une base qui est encore valable aujourd’hui : la promesse de Dieu au confessant et à ses descendants (Actes 2:39).

Ainsi, il n’est pas étonnant que les apôtres ne mentionnent pas explicitement le baptême dans cette controverse. De plus, les apôtres mentionnent la foi et dans le Nouveau Testament, il est inconcevable que quelqu’un qui croit ne soit pas ensuite, voire immédiatement, baptisé. Ainsi, dire que les païens sont sauvés par la foi suffit, le baptême est implicite ici puisqu’il ne fait « que » signifier la promesse déjà reçue par la foi.

Ajoutons à cela que la controverse ne concernait pas simplement la circoncision mais aussi toute l’observance de la Loi. Mentionner simplement le baptême n’aurait pas répondu au cœur de la question qui était la place de la loi mosaïque et de ses cérémonies dans la vie du chrétien, en particulier d’origine païenne.

Finalement, le fait que le baptême ne soit pas mentionné n’est pas plus étonnant pour un réformé que pour un baptiste. En effet, les baptistes aussi croient que le baptême est le signe de la nouvelle alliance et que la circoncision est le signe de l’ancienne : pourquoi les apôtres n’ont-ils pas dit « la nouvelle alliance est venue, plus besoin du signe de l’ancienne » ? Cette question se pose tout autant au baptiste qu’au réformé. Je pense que la mention implicite du baptême quand il est question de la foi est un début de réponse. Dans tous les cas, cette controverse ne peut pas être utilisée contre le pédobaptême.

Alors, le baptême remplace-t-il la circoncision ? Oui et non. Si nous voulons dire par cela qu’il n’y a aucune différence entre les deux nous nous trompons. Si nous voulons dire que le baptême joue dans la nouvelle alliance le rôle de rite d’entrée dans le peuple de Dieu comme la circoncision le faisait dans l’ancienne, cela est juste. Ce que je dis ici ne devrait pas être polémique, même des auteurs baptistes comme Paul Jewett le reconnaissent :

Il faut avouer que, dans l’ensemble, les théologiens baptistes n’ont pas reconnu à leur juste valeur les implications de cet argument. Il est certain que le Nouveau Testament accomplit l’Ancien Testament, et l’on peut même dire que la circoncision est, pour l’Ancien Testament, ce qu’est le baptême pour le Nouveau[1].

[1]P. Jewett, « Baptism (Baptist View) », Pictorial Encyclopedia of the Bible, t. 1 ; cité par D. Cobb dans la Revue Réformée, n°277, p. 42.

#4 Les alliances

Débat technique, comme le dit Guillaume. Je me contente de vous renvoyer à quelques articles à ce sujet :

Je tiens tout de même à répondre à ce que Guillaume dit sur l’alliance avec Noé : elle ne serait pas sur le modèle suzerain-vassal et donc nous pouvons penser qu’il en est de même pour la Nouvelle alliance. Je pourrais dire que nous avons au contraire des indices positifs que la nouvelle alliance est sur ce modèle, que la Bible fait plutôt le parallèle entre la Nouvelle et l’Abrahamique qu’avec celle de Noé, etc. Mais surtout j’aimerais dire que cela passe à côté du point que nous soulignons : même dans le cas de Noé en Genèse 9, ce sont « lui et ses descendants » qui sont concernés.

Je voudrait préciser aussi, en citant les mots de Joseph Minich, un point souvent mal compris :

Nos auteurs se concentrent continuellement sur le « principe généalogique » de l’alliance abrahamique comme si, en conjonction avec une « alliance de grâce » imposée aux textes, elle constituait l’argument principal du baptême des enfants. Ce n’est pas le cas. Le principe généalogique n’est pas enraciné en Abraham, mais dans la création. Dieu a appelé Adam et sa postérité au travail dans la création. Toute la famille d’Adam fait un sacrifice à Dieu. Dieu a sauvé Noé et ses enfants du déluge. Dieu appela Abraham et tout ce qui appartenait à Abraham à sortir d’Ur. Et les promesses de la nouvelle alliance continuent d’être pour nous et nos enfants (Actes 2:39). Dans l’histoire des actes rédempteurs de Dieu, Dieu s’est toujours lié à son peuple en respectant les structures qu’il avait créé. Pourquoi ? Parce que Dieu sauve la création ! Quand Dieu appelle un homme à une tâche ou donne une identité à un homme, Il appelle en même temps la famille de cet homme à cette tâche. Quand Il fait des promesses, les promesses appartiennent à tout ce qui est à cette personne. Et les choses sont ainsi car Dieu est en relation avec la création exactement comme Il l’a faite. Le débat a tendance à se concentrer sur Abraham non pas parce que le « principe généalogique » commence avec Abraham, mais parce que nous y trouvons le sacrement de la circoncision – et que le débat concerne les sacrements. Mais même si c’est « l’endroit » typique du débat, la question essentielle est notre vision des enfants et du principe d’identité communautaire (note : ou « corporative »). Une théologie biblique du baptême des enfants est enracinée dans une théologie biblique des enfants et de l’identité objective de l’alliance. Une fois ce dernier point bien compris, le marqueur objectif du baptême suit tout naturellement.

#5 Des irrégénérés dans la nouvelle alliance ?

Ce que Guillaume considère ici comme un problème est en fait un fait traversant toute l’Ecriture.
J’ai déjà répondu en long et en large à ce sujet. Je réfère donc encore le lecteur à quelques articles à ce sujet.
Sur Jérémie 31 et la nouvelle alliance :

  1. Jérémie 31 nous dit-il que l’Église n’est plus composée que de régénérés aujourd’hui ?
  2. L’excellente recension de Joseph Minich : Kingdom Through Covenant et le pédobaptême

Sur la façon dont le Nouveau Testament nous parle des irrégénérés dans l’alliance :

  1. 1 Corinthiens 10 et les alliances.
  2. Les avertissement en Hébreux et les alliances

Sur l’incohérence logique qu’il y a à nier l’inclusion d’irrégénérés dans l’administration de l’alliance :

  1. Substance et administration : une incohérence logique du baptisme

#6 Le baptême et la circoncision sont deux signes différents de deux alliances différentes.

Les pédobaptistes n’ont aucun problème à le reconnaître. Néanmoins, dire comme Guillaume que la circoncision n’était un signe de la justice de la foi est contraire à l’enseignement de l’ensemble de l’Ancien Testament, comme nous le montrerons.

Je propose donc un aparté pour étudier ce que l’Ancien Testament nous dit sur la circoncision et sur la façon dont Paul relie cela au baptême en Colossiens 2 puis nous répondrons aux questionnements de Guillaume sur la nature du parallèle que fait la théologie réformée à la suite de Paul entre ces 2 signes différents de deux alliances distinctes.

Pour cet aparté, je m’inspirerai surtout de l’article Baptême et Circoncision en Colossiens 2 de Donald Cobb, paru dans la Revue Réformée (numéro 277).

Tout d’abord, voici la traduction proposée par Donald Cobb de Colossiens 2 :10-12 :

Et vous êtes parfaitement comblés en lui, lui qui est la tête de toute principauté et autorité, en qui vous avez été circoncis, d’une circoncision faite sans mains humaines – par le dépouillement du corps charnel, par la circoncision du Christ – en étant ensevelis ensemble avec lui par le baptême ; en qui aussi vous avec été relevés au moyen de la foi en l’action de Dieu, qui l’a relevé d’entre les morts. Et vous, qui étiez morts dans les fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a fait vivre ensemble avec lui, vous ayant fait grâce de toutes vos fautes.

Donald Cobb rappelle, comme je l’ai fait plus haut, que l’argument de la circoncision ne consiste pas premièrement à souligner les parallèles entre ces deux sacrements, ces deux signes d’alliance. Il s’agit avant tout de dire que les enfants appartiennent à l’alliance de Dieu avec leurs parents. Toutefois, le parallèle entre les deux sacrements est un argument supplémentaire venant appuyer l’argument fondé sur l’alliance.

L’importance de la question est reconnue par les baptistes, Martin Salter dira même :

Si le baptême remplace la circoncision et qu’il renvoie aux mêmes réalités, alors, en tant que signe de l’alliance, il devrait être administré aux enfants membres de l’alliance.[1]

Arrêtons-nous donc premièrement sur le contexte et la structure du passage, en présentant la traduction proposée par Donald Cobb.

Contexte et structure du passage

Paul, comme souvent, écrit pour régler des problèmes d’erreur doctrinale ou de pratique. Ici, les Colossiens semblent avoir des tendances judaïsantes (Col 2 :16), ascètes (2 :20-21) et mystiques (2 :18).

Cette tendance judaïsante explique pourquoi Paul pense qu’il est nécessaire d’apporter un enseignement sur la circoncision.

Voici comment Donald Cobb structure le texte :

v. 10 Et vous êtes parfaitement comblés en lui, lui qui est la tête de toute principauté et autorité.
v. 11a En qui aussi
Vous avez été circoncis, d’une circoncision faite sans mains humaines,
v. 11ba                                           par le dépouillement du corps charnel
v. 11bb                                           par la circoncision du Christ,
v. 12aaen étant ensevelis avec lui     par le baptême
v. 12abEn qui aussi
v. 12ba     Vous avez été relevés au moyen de la foi
en l’action de Dieu qui l’a relevé d’entre les morts.
v. 12bb                    Et vous, qui étiez morts dans les fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a fait vivre ensemble avec lui, vous ayant fait grâce de toutes vos fautes.

Le texte est donc structuré par la répétition de l’expression « en qui aussi » (en hô kai) qui fait référence au Christ et par les deux aoristes passifs perietmêthête (« vous avez été circoncis ») et sunêgerthête (« vous avez été relevés ») qui contiennent les deux affirmations principales de ce passage. Le versets 12bb est une phrase indépendante.

Donald Cobb note ensuite que cette structure montre que le texte n’établit pas tellement un parallèle entre foi et baptême comme on peut le constater mais entre baptême et circoncision. En quelque sorte, les énoncés principaux du texte peuvent être résumé ainsi : « Vous êtes parfaitement comblés en Christ, en qui vous avez été circoncis et relevés. » le reste du texte développe comment le Christ a opéré cela.

Le parallèle qui nous intéresse surtout ici est le suivant :

« En qui vous avez été circoncis, […] par la circoncision du Christ,
En étant ensevelis avec lui, par le baptême. »

Avant de nous arrêter plus loin sur ce que Paul peut vouloir dire aux Colossiens par ce parallèle, considérons rapidement ce que la Bible nous apprend sur la circoncision.

La circoncision selon la Bible

Bien souvent, la circoncision est quelque peu dénigrée dans les discussions théologiques, comme si elle n’était qu’un signe physique par opposition au sens spirituel du baptême. J’ai déjà dénoncé le présupposé philosophique anti-biblique derrière cette opposition physique-spirituel sur mon blog, je me contenterai ici surtout de rectifier cette erreur courante quand nous considérons la circoncision premièrement en expliquant rapidement le langage du Nouveau Testament puis en poursuivant par ce que dit l’Ancien Testament.

Le Nouveau Testament parle parfois négativement de la circoncision (Rm 2 :25-29, Ep 2 :11) ce qui pourrait nous laisser croire que Paul ne voyait aucune signification spirituelle dans celle-ci. En réalité, Paul ne s’oppose pas à la circoncision telle que Dieu la conçoit mais à ce que les Juifs en avaient fait : un privilège national qui les mettrait d’emblée dans une situation favorable vis-à-vis de Dieu et de son jugement (Rm 2 :12-13, 17-24). Ailleurs, Paul montre bien qu’il a une idée plus noble qu’eux de la circoncision (Rm 3 :1-2).

Cela dit, nous pouvons nous tourner vers l’Ancien Testament pour découvrir qu’elle était l’intention divine et le sens rattaché à la circoncision.

Il est clair que Dieu donne la circoncision à Abraham comme signe de la promesse de la descendance. C’est la raison pour laquelle ce gage divin se trouve sur l’organe qui produira cette progéniture. Toutefois, il ne faut pas en déduire que la circoncision ne symbolisait qu’une continuité biologique. En effet, Genèse 17 :3 nous signale déjà qu’elle est rattachée à l’ensemble de l’alliance. Le cœur de cette alliance est la relation avec Dieu : « Je confirmerai mon alliance entre toi et moi, et avec ta descendance après toi dans toutes leurs générations : ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de tes descendants après toi. » (Gn 17 :7). La circoncision est donc aussi un signe que Dieu s’attache à nous pour être notre Dieu et un signe d’inclusion dans le peuple de Dieu (Ex 12 :43-49).

Mais la circoncision est aussi le signe de la réponse qui est exigée des membres de l’alliance ainsi favorisés par Dieu. C’est-à-dire de la repentance, du renoncement au péché, etc. : « Soyez circoncis pour l’Éternel, circoncisez vos cœurs, hommes de Juda et habitants de Jérusalem, de peur que ma fureur n’éclate comme un feu et ne s’enflamme, sans qu’on puisse l’éteindre, à cause de la méchanceté de vos agissements » (Jr 4 :4 ; Cf. Dt 10 :16, Jr 9 :24-25). Pour Jérémie, il s’agit d’une contradiction inacceptable et méritant un jugement sévère que de se conduire en incirconcis de cœur quand on est circoncis de chair, au point qu’il nomme les Israélites « circoncis qui ne le sont pas vraiment » (9 :24-25). Nous le voyons donc, la circoncision est très fortement attachée à la repentance et, ici, même les femmes sont concernées par ce que symbolise la circoncision bien que seuls les hommes soient circoncis.

La circoncision, enfin, est le signe de la délivrance que Dieu va accorder à son peuple, en œuvrant spirituellement en eux, ce qui s’est accompli par la nouvelle alliance mais était promis dès l’alliance avec Moïse : « L’Éternel ton Dieu te circoncira le cœur, à toi et à ta descendance, pour que tu aimes l’Éternel ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, afin que tu vives. » (Dt 30 :6). Impossible, dès lors, de nier la portée spirituelle du signe, et c’est bien pour cette raison que Paul lui donne lui aussi un sens tout spirituel : elle est le sceau de la justice reçue par la foi (Rm 4 :11).

En résumé donc, la circoncision est (1) le signe de la promesse divine d’être notre Dieu et celui de notre descendance, (2) le signe de la réponse exigée chez tous les circoncis, c’est-à-dire la repentance et la foi, et (3) le signe de la promesse que c’est Dieu lui-même qui circoncira le cœur de son peuple.

Ainsi, encore une fois, la circoncision a avant tout un sens spirituel et non pas ethnique ou biologique. Ce dernier aspect est à l’arrière-plan et ce sont les Juifs qui ont déformé le sens de la circoncision pour en faire une fierté nationale.

Maintenant que nous avons ces éléments bien en tête, nous pouvons revenir à notre texte, Colossiens 2.

Retour au texte

Pour faire simple, en réponse à un enseignement qui voulait revenir aux pratiques juives, Paul montre qu’en Christ, les croyants ont reçu tout ce que la circoncision symbolisait.

Quelle que soit notre interprétation de l’expression « la circoncision du Christ » au verset 11b, le sens de la circoncision comme dépouillement de la chair, siège du péché, est relié ici au baptême par Paul. En fait, le texte grec désigne le baptême comme moyen par lequel cela s’opère : « Vous avez été circoncis […] en étant ensevelis avec lui par le baptême. »

Je précise ici qu’il est évident que Paul ne fait pas un lien automatique et magique entre baptême et purification des péchés comme peuvent le penser les catholiques romains puisque Paul relie ailleurs ces mêmes bénéfices à la foi[2]. Comme le souligne Donald Cobb, il est plus exact de dire que la réalité que représentait la circoncision dans l’Ancien Testament est reçue dans l’union au Christ que représente le baptême. Paul ici n’insiste pas sur un quelconque aspect magique du baptême ou de la circoncision mais sur la signification spirituelle de l’un et de l’autre. Il en découle logiquement que les deux signes ont la même signification et représentent les mêmes réalités spirituelles.

Est-ce à dire qu’il n’y a pas de différence du tout dans leur signification ? Non. Comme le montre D. Cobb, la différence entre les deux signes n’est pas ce vers quoi ils pointent mais la direction qu’ils prennent. Les deux pointent vers la relation d’alliance avec Dieu, la régénération du cœur et l’œuvre du Christ mais la circoncision le fait de manière prospective : elle pointe vers le Christ, la descendance qui vient tandis que le baptême pointe rétrospectivement vers ce que le Christ a déjà accompli : sa mort et sa résurrection.

Ce point est appuyé par le fait que Paul, dans la phrase indépendante du verset 12bb, nomme incirconcision la situation spirituelle des païens avant la venue du Christ, symbolisée par leur incirconcision physique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Pourquoi ? Qu’est-ce qui a changé ? Leur union avec le Christ ! Et ce qui le montre visiblement est leur baptême ! Notons bien cela : (1) les païens étaient incirconcis spirituellement, (2) ils ne le sont plus (3) car ils sont unis au Christ et (4) cette union est signifiée par la baptême. Comme l’a reconnu Florent Varak au cours du Séminaire Evangile 21 de 2017, baptême et circoncision ont donc la même signification spirituelle. Ainsi, les réformés ont raison de conclure à un parallèle entre circoncision et baptême et peuvent s’approprier les mots de l’exégète allemand E. Lohse :

La circoncision du Christ, que tous les membres de la communauté ont expérimentée, n’est rien d’autre que le baptême en la mort et la résurrection du Christ.[3]

Un dernier point que nous mentionnerons simplement est le fait que Christ institue la Cène pendant la Pâque et établisse ici un certain parallèle entre les deux repas. Ce parallèle entre Cène et Paque renforce l’évidence de celui entre Baptême et Circoncision.

La Bible établit donc un fort parallèle entre baptême et circoncision. Je rappelle ici que cela ne constitue pas en soi un argument pour le baptême des enfants mais renforce l’argument tiré des alliances bibliques et de l’appartenance des enfants à ces alliances. Ce parallèle aide aussi à clarifier le lien entre foi et baptême et répond à beaucoup des objections au pédobaptême.

Pour conclure, nous rapporterons en quelque ligne ce que dit J.P. Sartelle dans un petit livre à destination des parents[4], tel que le cite Donald Cobb :

–      Lorsque, au temps de l’Ancien Testament, une personne mettait sa foi en le Dieu d’Abraham, elle recevait la circoncision.
–      Le signe extérieur du cœur purifié, dans l’Ancien Testament, était la circoncision.
–      Le rite attestant l’entrée au sein du peuple de Dieu dans l’Ancien Testament était la circoncision.
Remplaçons maintenant Ancien par Nouveau et constatons le résultat :
–      Lorsque, au temps du Nouveau Testament, une personne mettait sa foi en le Dieu d’Abraham, elle recevait le baptême.
–      Le signe extérieur du cœur purifié, dans le Nouveau Testament, était le baptême.
–      Le rite attestant l’entrée au sein du peuple de Dieu dans le Nouveau Testament était le baptême.

Guillaume demande alors pourquoi, si un tel parallèle existe quant à la signification de ces 2 signes, y a-t-il une différence quant à l’administration (les femmes concernées, etc.). À ceci nous pouvons répondre :

  1. Parce qu’il y a un ordre positif de baptiser les femmes (Cf. Actes 8).
  2. Parce que le baptême et la circoncision ne pointent pas de la même manière vers le Christ. Comme l’a montré plus haut Donald Cobb, la circoncision pointait vers la descendance qui vient, le fils promis qui arrive, d’où la symbolique utilisée et le fait que les mâles soient concernés, bien que même les femmes soient appelées à recevoir la circoncision du coeur (et sont donc aussi concernées par la circoncision, en un sens). Le baptême ne pointe plus vers le fils/la descendance qui doit venir mourir et ressusciter mais vers la mort et la résurrection du Christ accomplies, le signe est donc désormais appropriée pour les femmes.
  3. Parce que la tendance générale de la nouvelle alliance est d’étendre la grâce, non pas de la restreindre. Désormais les nations sont dans l’Eglise, les femmes sont baptisées, etc. Le baptisme, d’ailleurs, va contre cette logique en donnant aux enfants sous la nouvelle alliance une grâce moindre que sous l’ancienne.

[1]M. Salter, « Does Baptism Replace Circumcision ? », Themelios35/1 (2010), p.16.

[2]Cf. H.N. Ridderbos, Paul. An Outline of his Theology, Grand Rapids, Eerdmans, 1975, p. 410-412.

[3]E. Lohse, Colossians and Philemon (coll. Hermeneia), Minneapolis, Fortress Press, 1972, p. 103 ; cité par D. Cobb.

[4]J.P. Sartelle, What Christian Parents Should Know About Infant Baptism, Phillipsburg, Presbyterian and Reformed, 1985, p. 10-11.

 

#7 Le statut des enfants ne signifie pas qu’ils sont dans l’alliance

J’avoue que j’ai du mal à voir en quoi cela fonctionne comme une objection. Guillaume nous explique que, oui, les enfants de croyants sont saints mais que cela ne veut pas dire qu’ils sont dans l’alliance. Par contre, ce qu’il ne nous explique pas, c’est ce que cela veut dire. Il ne nous explique pas non plus pourquoi cela ne veut pas dire qu’ils sont dans l’alliance. Bref, il n’y a pas d’arguments avancés, je n’ai donc rien à réfuter !

Par contre, je peux souligner 2 incohérences dans ce que Guillaume dit :

  1. Il dit dans la deuxième partie que les enfants appelés saints, en Ephésiens notamment, sont certainement convertis et instruits (cela reste à prouver). Pourtant, il a reconnu plus haut, en citant 1 Corinthiens 7:14 que les enfants de croyants étaient saints, mis à part. Or 1 Corinthiens 7:14 concerne de façon évidente tous les enfants. Pourquoi donc admettre d’un côté que les enfants sont saints pour nuancer ensuite cette affirmation ?Voir : Pédobaptême : John Nelson Darby sur 1 Corinthiens 7:14
  2. Il dit qu’il veut enseigner ses enfants dans la foi. Je me demande ce que cela signifie : est-ce que l’on peut dire à son enfant de prier « Notre Père » avec nous ? En disant cela, ne dit-on pas que cet enfant est enfant de Dieu, puisqu’il l’appelle Père ? Et si son frère lui fait du mal, doit-on lui dire « pardonne-le comme Dieu t’a pardonné en Christ » ou simplement « pardonne-le parce que c’est bien » ? Le baptiste qui veut élever son enfant bibliquement se retrouve ici face à une incohérence : il exhorte son enfant comme un chrétien tout en lui refusant le signe du chrétien.

Guillaume nous dit donc que les enfants sont saints et mis à part, mais non pas dans l’alliance. Je le mets au défi de me trouver dans la Bible quelqu’un qui est mis à part et saint en dehors d’un contexte allianciel.
Voir : Le pédobaptême : le statut de l’enfant

#8 Parce que, dans le Nouveau Testament, le baptême est un élément clé de la profession de foi

Guillaume remarque que dans le Nouveau Testament, le baptême est très souvent associé à une profession de foi. C’est une remarque juste et pertinente. Je dirai même que le baptême est toujours lié à une profession de foi.

Mais ce n’est pas la seule donnée qui nous est apportée par la Bible. Comme dit plus haut, les alliances bibliques et les cas de baptêmes de maisons sont à prendre en compte.

Ainsi, voici ce qu’un réformé dira : Professe la foi et sois baptisé, toi et ta famille.

Nous le voyons donc, la profession de foi est toujours présente dans un baptême pour les réformés, mais nous n’avons pas une conception individualiste de cette profession. Celui qui professe est baptisé avec sa famille, comme c’est le cas dans les Actes.
Cette façon de lire les actes est conforme au contexte des alliances du Proche Orient Ancien et de la façon dont les alliances ont fonctionné dans l’Ancien Testament.

#9 L’histoire de l’Eglise n’appuie pas le pédobaptême

Je vais résumer les affirmations de Guillaume ici et y répondre une par une :

  1. Il n’y aurait aucun témoignage pédobaptiste avant le début du IIIème siècle dans la littérature patristique.
  2. Le premier témoignage s’opposerait même au pédobaptême.
  3. La pratique est ancienne.
  4. Son émergence est directement liée au développement de la doctrine de la régénération baptismale.

Réponses :

  1. C’est tout simplement faux et c’est incomplet. Premièrement parce que Irénée avant le IIIème siècle parle du pédobaptême. Deuxièmement parce que les pères, avant de parler du pédobaptême, comme Justin Martyr, établissent un parallèle entre baptême et circoncision et témoignent donc d’un raisonnement qui mène au pédobaptême. Et, troisièmement, parce que l’archéologie nous donne des preuves positives d’une pratique pédobaptiste au IIème siècle (Cf. J. Jeremias, Infant Baptism in the First Four Centuries).
  2. Le premier témoignage ne s’oppose donc pas au pédobaptême puisque Tertullien n’est pas le premier à en parler. Mais arrêtons nous sur son cas, puisqu’il est présenté comme « réfutant en règle » le pédobaptême. Voici ce que je disais à son sujet dans un autre article : « Il existe un seul père qui est l’exception à ce sujet. Il s’agit de Tertullien. Mais il est vraiment l’exception qui confirme la règle car (1) sa formulation implique que le baptême d’enfants était courant à son époque, (2) il ne rejette pas le baptême d’enfants mais ne le recommande pas et (3) il le fait pour une raison mauvaise : il pense que le baptême ne lave que les péchés passés et donc qu’il faut attendre le plus tard possible pour laver le plus péchés possibles. Suivant à cette compréhension, certains se faisaient baptiser sur leur lit de mort ! »
  3. Apostolique, même 🙂
  4. Cette 4ème affirmation est impossible à prouver. La mythologie baptiste voudrait que les choses se soient passées ainsi : (1) les apôtres étaient de bons baptistes, puis (2) les pères ont commencé à avoir une mauvaise doctrine du baptême qui, (3) dans un troisième temps, les a mené au pédobaptême. Il y a un gros problème avec cette théorie : ce n’est tout simplement pas ce que nous montre une lecture des pères. Que disent les pères ? Ils disent qu’ils ont reçu cette pratique des apôtres. Et c’est seulement dans un deuxième temps qu’ils essayent d’expliquer la pratique. Cyprien et Justin parlent du parallèle avec la circoncision, d’autres parlent de la façon dont il ôte le péché originel, d’autres parlent du rôle représentatif du parent dans la profession de foi. Mais jamais nous ne voyons un père dire « le baptême régénère, donc il faut baptiser les enfants ». Au contraire, le pédobaptême était plutôt une pratique qui mettait mal à l’aise leur doctrine du baptême car on demandait « mais si le baptême lave les péchés, pourquoi donc le donner à un enfant qui n’a pas encore péché ? ». Ainsi, croire que le baptême lave les péchés n’est pas l’origine du pédobaptême, c’est même plutôt un problème. En fait, c’est dans l’autre sens que les choses se sont faite : la pratique était admise partout très rapidement. Et c’est sur la base du pédobaptême qu’un argument sur son sens était tiré. Pour donner un exemple, Augustin utilise le fait que les enfants sont baptisés pour prouver qu’il y a un péché originel à laver en eux. Autrement dit, c’est la pratique qui a informé la doctrine et non l’inverse. Bref, je ne vais pas m’étendre ici, mais je considère que la lecture proposée par Guillaume est un mythe qui n’est probable que pour celui qui veut faire des apôtres des proto-baptistes et trouver une raison à l’émergence si rapide du pédobaptême.

#10 Parce que le pédobaptisme réformé flirte parfois (souvent) avec la régénération baptismale

Là encore, je vais résumer les affirmations de Guillaume pour y répondre.

  1. Il n’y a aucun cas de baptême « non régénérant » avant Zwingli.
  2. Le pédobaptême nait de la régénération baptismale.
  3. Le pédobaptisme presbytérien est une innovation.
  4. Le pédobaptisme presbytérien frise la régénération baptismale.
  5. La Federal Vision enseignerait la régénération baptismale.
  6. La régénération baptismale est la conséquence logique d’une exégèse pédobaptiste cohérente.

Réponses :

  1. Le débat patristique est complexe. Je pense, et c’est le cas de la plupart des docteurs réformés des 16 et 17ème siècles, qu’un bon nombre de pères ne croyaient pas à la régénération baptismale. Je pourrai y revenir sur le blog et analyser en particulier les liturgies baptismales antiques ou encore proposer des dizaines de citations qui montrent que les pères n’adhéraient pas à un mode ex opere operator de régénération baptismale voire même qu’ils le niaient explicitement.
  2. J’ai déjà répondu à cette affirmation, elle est fausse et impossible à prouver.
  3. et 4. J’aimerai traiter les 2 en même temps car je remarque ici une incohérence dans ce que dit Guillaume : d’un côté il dit que notre position est proche de la régénération baptismale qu’il attribue aux pères, de l’autre il dit que nous sommes une innovation. Il faudrait choisir. Soit nous innovons et nous n’enseignons pas la régénération baptismale, soit nous n’innovons pas et nous avons la position des pères. En réalité, il y avait une diversité de position chez les pères et chez les réformés sur la question.
  4. Sur ce point 4 plus en particulier, il faut noter que la citation de Bavinck est une citation que j’ai envoyé à Guillaume et que j’ai lue dans son contexte et deuxièmement que cette citation est coupée. Dans la partie coupée, Bavinck dit précisément « understand as sign and seal », c’est-à-dire qu’il fait référence à ce que le baptême signifie et scelle et non pas au rite en lui-même avec l’eau qui passe sur le corps. Autrement dit, pour Bavinck, ce qui régénère, ce n’est pas le rite avec l’eau mais c’est ce que ce rite représente : le bain du Saint-Esprit. Ce n’est donc certainement pas ici que l’on verra un exemple de régénération baptismale. Pour ce qui est du Grand catéchisme de Westminster, le texte ne dit précisément pas que le baptême confère une grâce (comme le montre Steven Wedgeworth) mais que c’est l’Esprit qui confère une grâce, de telle manière que cette grâce n’est pas liée au moment de l’administration du baptême. En d’autres termes, le catéchisme dit que la régénération n’est pas liée au moment auquel le baptême est administré. Je ne vois donc vraiment pas comment y voir une régénération baptismale.
  5. Pour ce qui est de la Federal Vision (à laquelle je n’adhère pas), ils utilisent des formulations ambiguës mais n’enseignent certainement pas la régénération baptismale. En effet, Douglas Wilson, qui en est un digne représentant, dit explicitement que le baptême ne rend personne chrétien mais que c’est sur la base de la promesse de Dieu à notre famille que nous baptisons. Pour l’efficacité des sacrements, et du baptême en particulier, les FVistes insistent sur le fait qu’étant l’entrée dans la communion de l’Eglise, le baptême est nécessairement un événement soteriologique. Mais 1) ils ne le disent pas sans qualifications et 2) ils maintiennent que ce n’est pas le baptême qui fait entrer dans l’alliance ni qui rend chrétien mais que c’est le fait que l’enfant (pour un pédobaptême) soit déjà chrétien par la promesse qui lui donne droit au baptême. Sur ce point, non seulement je pense que le mouvement ne sort pas de l’orthodoxie réformée mais je pense même qu’ils y sont fidèles, que Turretin, Ursinus et Calvin parlaient de manière similaire et qu’il faut plutôt être vigilants face aux presbytériens qui ont des réticences à appeler leurs enfants chrétiens. Néanmoins, certains ont pu utiliser un vocabulaire ambigu là encore. Que la théologie réformée soit en tension à ce sujet n’est rien de nouveau et ne devrait pas nous étonner : cette tension vient du fait que l’Eglise n’est pas encore parvenue à son stade eschatologique.
 Il n’y a donc pas « d’équilibre précaire » autre que l’équilibre biblique dans la théologie réformée : il s’agit d’une tension qui est dans le texte.
  6. Affirmation gratuite. Si elle était vraie, il faudrait aussi dire que l’Ancien Testament enseigne la régénération par la circoncision puisque c’est sur la même base, la promesse, que nous pratiquons le pédobaptême.

Conclusion

Ces 10 raisons me paraissent soit invalides, soit insuffisantes, soit mal informées. J’invite le lecteur à ne pas s’arrêter aux résumés de la position réformée qui sont faits par les baptistes. C’est quand j’ai commencé à chercher à comprendre les réformés par eux-mêmes que j’ai été convaincu de la vérité de leur position.

Je rappelle aux lecteurs que ce débat n’annule pas le constat de départ : réformés et baptistes entretiennent des rapports fraternels et cordiaux et se retrouvent souvent côte à côte dans bien des débats. C’est précisément cette proximité qui doit nous encourager à aller encore plus loin et à poursuivre le débat sur le baptême. Pourquoi ? Car la Bible est claire et que, contrairement à l’ambiance pluraliste et relativiste de notre monde, je crois qu’il est possible d’aboutir à un consensus lorsque nous débattons Bible en main. Après tout, n’est-ce pas au cours d’un processus comme celui-là que sont sorties les grandes confessions auxquelles baptistes et réformés sont attachés ?

J’écris tout cela en priant que la doctrine biblique du baptême et de la place des enfants dans l’Église soit mieux comprise.
 
 

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