Le voile chrétien : réponse fraternelle à Alexandre Sarran
6 janvier 2018

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Via Facebook, Alexandre Sarran a répondu à mes articles sur le voile en postant un de ses sermons sur le sujet. Suite à sa demande, je lui avais dit en commentaire que je répondrai à son article, c’est ce que je vais faire ici. Je tiens ici à répondre aux objections au voile qu’il formule et que je n’ai pas encore traité dans mon article à ce sujet.

J’avertis le lecteur abonné au blog que tous ces articles sur le voile sont publié en parallèle des autres articles et que mon rythme de publication (un article/jour) est maintenu. Ainsi, si vous en avez marre de lire sur le sujet, vous avez quand même autre chose à lire.

Résumons son article/sermon et notons nos remarques :

Il commence par dire que la question mérite d’être posée premièrement parce que la Bible en parle, parce qu’il n’y a pas de consensus sur le sujet et troisièmement parce que l’herméneutique (l’art d’interpréter la Bible) est en jeu ici.

Pour connaître les raisons qui me font aussi penser que le sujet mérite d’être abordé, voyez cet article : Le voile chrétien : Est-ce important ?

En effet, la Bible en parle, et en effet, l’herméneutique est en jeu ici. En effet, aussi, il n’y a pas de consensus sur le sujet, mais j’aimerai faire ici ma première remarque sur son article : C’est uniquement depuis les années 1950 qu’il n’y a plus consensus sur le sujet. Avant cela, les chrétiens étaient unanimes pendant près de 20 siècles sur la question.

Il poursuit en voulant montrer que la réponse à la question du voile ne serait pas évidente. Là encore, je tiens à faire deux remarques : elle ne serait pas évidente mais étonnamment cela n’a pas empêché les chrétiens d’être unanimes sur le sujet, pas besoin de chercher loin pour comprendre que les années 50 ont amené leur lot de révolutions susceptibles d’influencer la lecture de ce texte. Ensuite, remarquons que ce n’est pas parce qu’un texte comporte des difficultés que son sens devient inaccessible (ce avec quoi Alexandre est d’accord) .

Bien souvent, le prédicateur dans une église a étudié le texte et connait les difficultés mais ne les mentionne pas car cela serait inutile pour son message. Le fait que Alexandre les mentionne ici pourrait faire croire que ce texte est exceptionnellement difficile. C’est absolument faux, ce texte comporte bien moins de difficultés que bien d’autres sections de Corinthiens par exemple. J’insiste sur ce point : Alexandre relève ici des difficultés, qui sont réelles, mais un prédicateur pourrait faire cela pour tous les textes sur lesquels il prêche et elles seraient bien souvent beaucoup plus nombreuses que sur 1 Corinthiens 11.

Voici ce qu’en dit le Professeur Philip Kayser :

J’ai longtemps pensé que ce passage (1 Cor 11) était très difficile, mais une grande partie de la difficulté repose en fait dans la défense de la position que je considère maintenant comme biblique. Il faut être très ingénieux pour éviter l’enseignement principal de ce passage au sujet du voile.

Dr. Phillip Kayser, Professeur d’Éthique au Whitefield Theological Seminary.

Je soutiens donc, avec d’autres, que si ce texte est difficile, il ne l’est pas plus qu’une bonne partie des textes du Nouveau Testament, d’où le consensus millénaire sur son sens. Ce qui est difficile, par contre, c’est d’être dans mon cas, c’est-à-dire de soutenir une position qui n’est plus populaire et va à contre sens de la société.

Le sermon continue, toujours dans le but de montrer que le texte est compliqué, en disant que Paul répond à une lettre des Corinthiens et donc qu’il est possible que l’on comprenne mal la question (sans son contexte). Encore une fois, cela est le cas de toute l’épitre et d’autres épitres potentiellement. Toutefois, le texte ne nous permet pas de penser que Corinthe est ici une exception car Paul dit au verset 16 que les “églises de Dieu” ne contestent pas cette pratique. Le témoignage de l’histoire confirme ce fait : dans les premiers temps de l’église, toutes les femmes étaient voilées au culte, pas seulement à Corinthe.

Alexandre passe désormais au vif du sujet en abordant les fameuses difficultés de ce texte. Je veux une fois de plus rappeler au lecteur qui pourrait être étonné du nombre de difficultés : cela n’étonne pas du tout un exégète qui sait que de telles difficultés existent un peu partout, même sur des textes fondamentaux.

Première difficulté

La première difficulté concerne le fait que femme et homme en grec peuvent être traduit aussi par épouse et mari. L’ambiguité existe aussi en français pour le mot femme. Toutefois, l’ambiguïté saute bien vite quand on considère le contexte. Voici ce que j’ai écrit à ce sujet dans un autre article :

Le mot grec permet les deux traductions, un peu comme le mot femme en français. Toutefois, remarquons que Paul ici ne fait pas appel à l’ordre marital (ordre du mariage : femme soumise à son mari) mais à l’ordre créationnel (la femme est tirée de l’homme, verset 8). Ici Paul n’est pas en train de dire que l’épouse est tirée de son mari mais que Ève est tirée d’Adam. Ce n’est pas l’ordre mari-femme-enfants qui est en jeu ici mais l’ordre Dieu-Christ-homme-femme. Les deux sont évidemment liés, mais la femme célibataire est aussi concernée par le sujet. De même, l’homme célibataire doit être découvert (retire-moi cette casquette ! ^^).

Et, puisque le blog se veut orienté sur l’histoire de l’Église, remarquons que Tertullien, qui vivait aux IIème et IIIème siècle dit qu’à son époque encore les Corinthiens voilent leurs vierges. Les célibataires (et non seulement les épouses) étaient donc voilées :

“Ainsi le comprirent les Corinthiens eux-mêmes. Aujourd’hui encore ces mêmes Corinthiens voilent leurs vierges. Les disciples prouvent par leur conduite quel a été l’enseignement des Apôtres.”
Tertulien, le voile des vierges.
Jérôme (347-420) confirme aussi cette pratique pour les femmes non-mariées lorsqu’il parle “des vierges et des veuves” en Égypte et en Syrie “qui se sont consacrées au Seigneur“. Il dit que ces femmes “ne vont pas tête découverte afin de ne pas être en défiance avec le commandement des apôtres, mais elles portent au contraire un manteau couvrant et un voile.”
Lisez-en plus sur cet article du Head Covering Movement.

Deuxième difficulté

La deuxième difficulté est le fait que les mots chef et tête sont équivalent en grec. Un peu comme en français dans l’expression “couvre-chef” ou “je suis à la tête de” qui revient à dire “je suis chef de”. Toutefois, je ne vois pas cela comme une difficulté : cela explique plutôt que le signe soit sur la tête car la tête est associée à la notion d’autorité dans la Parole. Le contexte permet assez facilement de savoir quand Paul parle de la tête physique et quand il a en vu la notion d’autorité.

Troisième difficulté

Les mots “ange” et “messager” sont équivalents en grec. Encore une fois, je rappelle au lecteur que 1 Corinthiens n’est pas une exception ici. Partout dans la Bible (même en hébreu dans l’Ancien Testament !) le mot ange signifie messager. Et encore une fois, les commentateurs dans l’histoire de l’église y ont vu pendant 19 siècles une référence aux êtres célestes. Robert Sungenis note un lien par exemple entre les anges qui se couvrent devant la gloire de Dieu en Esaie 6:2 et le fait que les femmes se voilent “car elles sont la gloire de l’homme”, dit Paul. Enfin, si même nous ne savions pas ce que Paul veut vraiment dire ici, ça ne signifie pas que nous ne devrions pas pratiquer ce qu’il prescrit ni qu’il faille en déduire que l’application est contextuelle ou culturelle, ça serait ce que l’on appelle un argument du silence…

Dernière difficulté

Le texte dit que les femmes doivent être couvertes mais ne précise pas avec quoi. Le terme grec est en effet simplement lié à la notion de couvrir, de cacher et se retrouve par exemple en Matthieu 10:26, Luc 8:16, 2 Corinthiens 4:3, etc. Le texte précise que l’objet en question doit se trouver sur la tête. En conséquence, je ne vois pas en quoi cela est une difficulté : si ma série s’appelle “le voile chrétien”, c’est parce que les femmes ont traditionnellement utilisé un voile pour respecter ce texte mais j’admets tout à fait que tout ce qui est proprement et décemment convenable pour couvrir une tête fera l’affaire (chapeau, par exemple).

Sens du texte

Le sermon d’Alexandre entre alors dans sa troisième partie, qui est à proprement parler une explication de ce texte. Il note alors “La question des Corinthiens n’est pas de savoir si les femmes doivent mettre quelque chose sur la tête pour prier ou prophétiser, mais plutôt si elles peuvent enlever ce qu’elles portent habituellement.” Toutefois, j’aimerai bien savoir d’où il tire cette information. Les études historiques actuelles ne nous permettent pas de savoir une telle chose. Alexandre Sarran cherche ici à montrer que dans la culture des Corinthiens, les femmes décentes portaient le voile tandis que les prostituées étaient sans voile voire rasée (un argument très courant). Voici comment il le formule :

À cette époque, les femmes décentes et polies portaient normalement quelque chose sur la tête, sans doute une sorte de voile. Et les femmes qui ne le faisaient pas étaient les femmes de mauvaise vie, des femmes impudiques. C’était une sorte d’exhibitionnisme, et c’était à cela qu’on pouvait reconnaître notamment les prostituées.

Toutefois, comme nous l’avons noté dans un autre article, cette histoire de femme prostituée et d’habitude vestimentaire à Corinthe est tout simplement une erreur historique. Si vous voulez lire un traitement complet de la question, je vous renvoie à cet article du Head Covering Movement.

Alexandre conclue alors que l’argument de Paul ici est simplement de rappeler à la décence (et donc l’application moderne serait d’être décent au culte). S’il est évident qu’il faut être décent au culte (et partout ailleurs !), le fait que Paul en appelle ici à la “nature” et que la référence aux prostituées de Corinthe doive être exclue, me fait penser que la décence (ou la bienséance) n’est pas à la base de l’argument de Paul ici, même si je reconnais que Jean Calvin voit aussi un lien entre décence et voile. Dans tous les cas, ce n’est pas le seul argument de Paul en ce texte. J’ai résumé les autres arguments ICI.

Alexandre poursuit en parlant de la valeur de la femme et de l’ordre créationnel, là dessus, je n’ai rien à redire.

La mise en pratique

Nous arrivons alors à la dernière partie (avant la conclusion) du sermon qui concerne la question qu’il reste à résoudre : comment pratiquer ce texte aujourd’hui ?

Alexandre commence par rappeler ce que j’ai affirmé dans mes articles : à savoir que le principe derrière ce chapitre est créationnel et est donc valable aujourd’hui. Il poursuit en disant que l’ordre créationnel doit être visible dans l’Église.

Alexandre en arrive à redire ce qu’il a dit plus haut, c’est-à-dire “Paul se réfère simplement à la bienséance de l’époque”. Il en conclut que nous ne pouvons pas dire comment précisément l’ordre créationnel doit être visible : “Puisque le texte ne dit pas comment précisément les hommes et les femmes à l’église doivent manifester la distinction qui existe entre leurs places et leurs vocations respectives, nous n’avons pas, à notre tour, l’autorité pour dire aux filles :  Voici comment tu dois manifester ta féminité à l’église”. Par contre, dit-il, nous avons l’autorité de dire que cet ordre doit être visible, d’une manière ou d’une autre.

Réponse à l’argument d’Alexandre

Maintenant que nous avons résumé et commenté son sermon, je peux passer à proprement parler à la réponse. Le sermon d’Alexandre peut être résumé en un argument philosophique avec deux prémices et une conclusion :

  1. Prémisse une : Les principes donnés par Paul dans ce texte sont créationnels et encore valables aujourd’hui.
  2. Prémisse deux : L’application de ces principes par le port du voile est, elle, culturelle et ne peut donc pas être nécessairement transposée dans notre culture.
  3. Conclusion : Nous devons manifester visiblement l’ordre créationnel dans l’Église dans notre culte mais pas nécessairement pas le port du voile.

Je vais répondre en deux temps à cela. Premièrement en montrant que même si nous acceptions les prémices, la conclusion n’est pas valide. Deuxièmement en rappelant que la prémisse numéro 2 est fausse.

La conclusion n’est pas valide car même si nous acceptions la deuxième prémisse, rien ne nous dit que l’application est donnée uniquement pour des raisons culturelles. En fait, comme je l’ai dit, la mention des anges et du thème de la gloire laisse penser que Paul ne fait pas appel à une valeur culturelle mais au thème plus large, parcourant tout l’Ancien Testament de la gloire de Dieu devant laquelle les créatures se voilent (Esaie 6.2, 2 Cor 3:13).

D’autres part, le lien entre tête et autorité est un lien qui n’est pas culturel mais qui se retrouve dans l’imagerie biblique, dans la physiologie du corps et dans la langue française. Ce qui me laisse penser que même si nous acceptions la prémisse numéro 2 et que nous admettions que la raison de cette application est uniquement culturelle, nous aurions encore de bonnes raisons culturelles, contextuelles et bibliques de pratiquer le port du voile.

Critiquons maintenant la prémisse 2. Nous l’avons en fait déjà fait plus haut dans l’article. Cette prémisse consiste à dire qu’il était bienséant de se couvrir à Corinthe et que les prostituées de Corinthe se découvraient. Paul serait en fait en train de les appeler à la décence. Notons premièrement que Paul ne nomme jamais les prostituées dans le texte, ce qu’il n’a pas honte de faire ailleurs (1 Cor 6:16). Le lien avec la décence/bienséance est donc une supposition basée sur une reconstruction de la potentielle situation culturelle à Corinthe. Toutefois, comme le montre l’article suivant, qui analyse la tenue des matrones romaines, la tenue des prostituées à Corinthe, etc. il est tout simplement faux de dire que les règles de bienséance étaient telles qu’Alexandre les a décrit : Consultez l’article ici. Le Dr. Gill dit par exemple dans cet article :

Les marbres montrant des portraits publics de femmes à Corinthe, membres présumées des grandes et prestigieuses familles, sont le plus souvent représentées tête découverte. Cela suggère qu’il était socialement acceptable pour une femme dans une colonie romaine, d’être vue tête découverte en public.

(David W. J. Gill – The Importance of Roman Portraiture for Head-Coverings in 1 Corinthians 11:2-16, Tyndale Bulletin 41.2)

Les données historiques nous empêchent donc de dire que l’application de ces principes était donnée pour des raisons culturelles, le texte ne fait appel à de telles raisons et l’imagerie biblique, la langue française et l’arrière-plan de l’Ancien Testament nous donnent de bonnes raisons de croire que l’application est normative et pertinente pour notre époque. Je soutiens, par ailleurs, que nous n’avons pas l’autorité finale pour décider à partir de notre culture qu’un symbole n’est plus applicable aujourd’hui.

Voir aussi : Le voile chrétien : un indice dans les catacombes ?

Conclusion et remarques

J’aimerai conclure en deux temps, premièrement en m’adressant au lecteur qui est un peu perdu. Un article dans un sens, un autre dans l’autre, un débat complexe. C’est le flou  ! Deuxièmement j’aimerai m’adresser à Alexandre pour montrer finalement que nos interprétations de ce texte ne sont pas si opposées.

Peut-être que plusieurs d’entre vous sont tout simplement perdu sur cette question. Ils ont lu les arguments et n’arrivent pas à conclure : est-ce normatif ou culturel ? Est-ce un principe ou une coutume ? Avant de répondre en rappelant ce que le Dr. Sproul appelle “le principe d’humilité”, j’aimerai dire au lecteur qui se retrouve dans ce cas que presque tous les débats théologiques sont ainsi et que c’est pour cette raison que je trouve inapproprié d’exposer toutes les difficultés d’un texte dans une prédication (bien que je comprenne fort bien pourquoi Alexandre l’a fait ici). Mais réalisez bien que nous pourrions faire cela pour tous les textes de la Bible et que tous les débats pourtant simples sembleraient ainsi d’une complexité extrême au simple membre de nos assemblées, ce qui ne serait pas les édifier. Rappelons donc ce principe d’humilité :

C’est un principe cher à Sproul. Manié avec précaution, il peut se révéler utile. Le voici :

“Que faire, si après une étude attentive de telle ou telle injonction Biblique, nous demeurons incertains quant à son caractère : principe ou coutume ? […] C’est ici que le principe d’humilité peut être utile.”

Pour Sproul, “la problématique est simple :

  • Est-il meilleur de traiter ce qui pourrait être une coutume comme un principe, et risquer alors d’être plus scrupuleux que nous n’aurions dû l’être dans notre désir d’obéir à Dieu ?
  • Ou bien est-il meilleur de traiter ce qui pourrait bien être un principe comme une simple coutume, et être par conséquent coupable d’avoir été peu scrupuleux en rabaissant une exigence transcendante de Dieu au niveau d’une simple convention humaine ?  

J’espère que pour vous, la réponse est évidente.”

Attention toutefois :

“Si le principe d’humilité est isolé des autres lignes directrices mentionnées plus haut, il peut aisément être mal interprété et être considéré comme une base pour le légalisme. Nous n’avons pas le droit de régir la conscience des chrétiens là où Dieu les a laissés libres. Le principe d’humilité n’est pas applicable là où l’Ecriture est silencieuse. 
Ce principe s’applique là où nous avons un commandement biblique dont la nature est incertaine (comme c’est le cas pour la différence entre coutume et principe), et après que toutes les pistes d’un travail exégétique difficile aient été épuisées. […]
Il s’agit d’une ligne directrice à utiliser en dernier recours. Elle serait destructrice si elle était utilisée en premier lieu.”

Je veux m’adresser maintenant à Alexandre, en lui disant que j’admire le courage qu’il a eut en tant qu’ancien de ne pas “voiler” ce texte aux membres mais de choisir de prêcher sur ce texte. C’est bon et nous ne devrions jamais éviter les textes controversés. Deuxièmement je veux rappeler que, bien que ce sujet soit important, il reste d’une importance secondaire et que la position qu’Alexandre tient sur ce texte ne me le fait pas percevoir comme un mauvais enseignant. Au contraire, j’admire son ministère, ses dons et sa barbichette. Enfin, j’aimerai rappeler nos points d’accord sur ce texte :

  1. Nous sommes d’accord que Dieu est le chef de Christ, Christ le chef de l’homme, l’homme le chef de la femme.
  2. Nous sommes d’accord que les vérités de ce texte sont importantes et fondamentales.
  3. Nous sommes d’accord que l’application de ce texte est d’une importance secondaire.
  4. Nous sommes d’accord avec le fait que les anges apprennent par l’Église la sagesse de Dieu.
  5. Nous sommes d’accord que le culte doit être organisé de la façon dont Dieu l’a voulu et non selon nos envies.
  6. Nous sommes d’accord que ce texte a une implication pratique visible aujourd’hui.
  7. Nous sommes d’accord de ne pas imposer à la conscience de nos frères et soeurs ce que Dieu n’a pas prescrit.
  8. Nous sommes d’accord de reconnaître que ce texte comporte des difficultés.
  9. Nous sommes d’accord de dire que malgré ces difficultés nous pouvons connaître le sens de ce texte et être affirmatif à son sujet.
  10. Nous sommes d’accord qu’Adam et Ève ont été créé par Dieu, Ève en étant tirée d’une côte d’Adam.
  11. Nous sommes d’accord de dire que l’homme comme la femme sont créés à l’image de Dieu
  12. Nous sommes d’accord de dire que l’homme et la femme sont égaux en valeur et complémentaires en fonction, dans la famille comme dans l’église.
  13. Nous sommes d’accord avec le fait que le débat a su être mené avec respect et honnêteté.
  14. Nous sommes d’accord de dire qu’Alexandre est bien plus beau depuis qu’il a coupé ses cheveux :-p !

Je vous invite, par ailleurs, à visiter le site de son église sur lequel il a posté un nombre impressionnant de sermons.

Mise à jour : Alexandre Sarran m’a signalé que ce message n’avait pas été donné dans le cadre d’une prédication lors d’un culte mais à une autre occasion dans son église, ce qui explique pourquoi les difficultés du texte ont été inclues.

Vous pouvez télécharger notre ebook gratuit sur le voile en cliquant ici
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Maxime Georgel

Maxime est étudiant en médecine à l'Université Catholique de Lille. Fondateur du blog Parlafoi.fr, il se passionne pour la théologie systématique, l'histoire du dogme et la philosophie réaliste. Vous entendrez souvent dans sa bouche "Thomas d'Aquin", "Jean Calvin" et "Vive la scolastique". Il affirme être marié à la meilleure épouse du monde. Ils vivent ensemble sur Lille avec leurs deux enfants.

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3 Commentaires

  1. JesusKS

    “mais j’admets tout à fait que tout ce qui est proprement et décemment convenable pour couvrir une tête fera l’affaire (chapeau, par exemple).”
    Il faut faire attention car cela peut emmener à tout simplement être à contresens des recommandations de Paul.
    Quand on prie devant Dieu toute gloire humaine doit être coupée (d’où le voile pour couper la glorieuse chevelure), si donc on vient avec notre gloire humaine (le beau chapeau fashion) on annule le passage de l’Ecriture.
    Il y a trois raisons au moisn avancées par Paul : la soumission dans l’autorité : Rebecca mit son voile à la rencontre d’Isaac; laisser la gloire à Dieu seul quand on s’approche du trône de Dieu (et c’est valable pour l’homme)
    Ceux qui se prétendent enseignants et qui prêchent contre le voile désirent simplement satisfaire la chair car effectivement, 1 Corinthiens 11 n’est pas si compliqué. Tout jeune convertie, ayant arrêté l’école en 3e donc pas le plus intelligent, et avec une traduction Parole de Vie j’ai compris que j’avais tord de vouloir des longs cheveux en tant qu’homme et que la femme doit se voiler. Bien sûr le lieu que je fréquentais alors était opposé à ce passage.
    “Car si une femme n’a pas de cheveux, qu’elle se coupe aussi les cheveux.” 11 Corinthiens 11v6 version féministe. Ridicule.

    Réponse
    • Maxime Georgel

      Votre ton est tout-à-fait inapproprié envers ceux qui comprennent autrement le passage.
      Pour ce qui est de votre remarque sur la chapeau, elle a bien peu de sens car ce n’est pas de la beauté comme gloire dont il est question et il est tout-à-fait possible de porter un voile lui aussi recherché pour sa beauté.

      Réponse

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