Sur la tête de ma mère !
13 octobre 2021

C’est une formule bien peu élégante qui a le privilège de préfacer ce billet. Mais veuillez songer avec moi à ce qu’elle signifie. Ce sera, je m’y engage, une introduction à un sujet bien plus profond.

Quand une personne utilise notre « sur la tête de ma mère« » national ou le plus traditionnel « croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer », elle cherche à confirmer son affirmation1 : ce que je dis est vrai, « sur la tête de ma mère ». C’est, en fait, un serment. Mais considérons quelle forme très particulière il prend : on invoque sur soi (« Je vais en enfer ») ou sur un proche (« Ma mère ») un malheur au cas où notre parole ne serait pas exacte ou notre engagement non tenu. C’est un serment et une imprécation.

Ces racailles antiques

Aussi vulgaire que soit cette imprécation, elle dispose d’un glorieux pedigree. Le pasteur puritain John Flavel, dans une prédication sur la prêtrise du Christ mentionne le fait que chez les grecs, εἰς τὴν αὐτὴν κεφαλήν (« sur ta propre tête ») était une forme d’imprécation2.

Ce ne sont pas les Grecs seulement mais aussi les Égyptiens qui utilisaient la tête pour invoquer des imprécations. Ainsi, Hérodote rapporte :

Voici les cérémonies qui s’observent dans les sacrifices : on conduit l’animal ainsi marqué à l’autel où il doit être immolé ; on allume du feu ; on répand ensuite du vin sur cet autel, et près de la victime qu’on égorge, après avoir invoqué le dieu ; on en coupe la tête, et on dépouille le reste du corps ; on charge cette tête d’imprécations ; on la porte ensuite au marché, s’il y en a un, et s’il s’y trouve des marchands grecs, on la leur vend ; mais ceux chez qui il n’y a point de Grecs la jettent à la rivière. Parmi les imprécations qu’ils font sur la tête de la victime ceux qui ont offert le sacrifice prient les dieux de détourner les malheurs qui pourraient arriver à toute l’Égypte ou à eux-mêmes, et de les faire retomber sur cette tête. Tous les Égyptiens observent également ces mêmes rites dans tous leurs sacrifices, tant à l’égard des têtes des victimes immolées qu’à l’égard des libations de vin. C’est en conséquence de cet usage qu’aucun Égyptien ne mange jamais de la tête d’un animal, quel qu’il soit. Quant à l’inspection des entrailles et à la manière de brûler les victimes, ils suivent différentes méthodes, selon la différence des sacrifices.

HÉRODOTE, Histoireσ II, 393.

On le comprend à la lecture de ce texte, les serments avaient une dimension religieuse, impliquant parfois un rite sacrificiel. On s’en remettait au(x) dieu(x) : c’était à lui ou à eux de juger notre parole et de déterminer si nous avons été fidèles. C’est lui qui ferait retomber sur la tête de l’animal les malheurs, dans le cas d’un sacrifice.

Platon nous livre un autre exemple, dans son récit fictif du fonctionnement de la cité utopique de l’Atlantide. Voici ce qu’il rapporte sur la façon dont on se préparait à rendre un jugement :

Au moment de porter leur jugement, ils se donnaient d’abord les uns aux autres des gages de leur foi de la manière suivante. Il y avait dans l’enceinte du temple de Poséidon des taureaux en liberté. Les dix rois, laissés seuls, priaient le dieu de leur faire capturer la victime qui lui serait agréable, après quoi ils se mettaient en chasse avec des bâtons et des nœuds coulants, sans fer. Ils amenaient alors à la colonne le taureau qu’ils avaient pris, l’égorgeaient à son sommet et faisaient couler le sang sur l’inscription. Sur la colonne, outre les lois, un serment était gravé, qui proférait de terribles imprécations contre ceux qui désobéiraient. Lors donc qu’ils avaient sacrifié suivant leurs lois, ils consacraient tout le corps du taureau, puis, remplissant de vin un cratère, ils y jetaient au nom de chacun d’eux un caillot de sang et portaient le reste dans le feu, après avoir purifié le pourtour de la colonne. Puisant ensuite dans le cratère avec des coupes d’or, ils faisaient une libation sur le feu en jurant qu’ils jugeraient conformément aux lois inscrites sur la colonne et puniraient quiconque les aurait violées antérieurement, qu’à l’avenir ils n’enfreindraient volontairement aucune des prescriptions écrites et ne commanderaient et n’obéiraient à un commandement que conformément aux lois de leur père. Lorsque chacun d’eux avait pris cet engagement pour lui-même et sa descendance4, il buvait et consacrait sa coupe dans le temple du dieu ; puis il s’occupait du dîner et des cérémonies nécessaires. Quand l’obscurité était venue et que le feu des sacrifices était refroidi, chacun d’eux revêtait une robe d’un bleu sombre de toute beauté, puis ils s’asseyaient à terre dans les cendres du sacrifice où ils avaient prêté serment, et, pendant la nuit, après avoir éteint tout le feu dans le temple, ils étaient jugés ou jugeaient, si quelqu’un en accusait un autre d’avoir enfreint quelque prescription. 

PLATON, Critias, 119e-120b.

Le sens de cette cérémonie est clair : les rois de l’Atlantide, qui sont aussi ses juges, s’engagent à respecter les lois et à subir les malédictions de Poséidon s’ils les violent5.

Ces rites tenant lieu de serment, par lesquels on s’engageait, sont appelés rites ordaliques ou rites “de mise à l’épreuve”. Ces imprécations faisaient partie de la vie religieuse des peuples et des alliances entre un roi suzerain et un vassal, entre un dieu et un peuple, entre un roi et son peuple. Ainsi, voici par exemple des extraits du traité de Assarhaddon, le fils de Sennachérib, avec Ramataia6 :

Voici le traité qu’Assarhaddon, roi de ce monde, roi d’Assyrie, fils de Sennachérib, lui aussi roi de ce monde, roi d’Assyrie, a conclu avec Ramataia, chef de la ville de Urakazabanu, avec ses fils, ses petits-fils et avec tous les Urakazabanéens jeunes et vieux, en aussi grand nombre qu’ils soient – avec eux, leurs enfants, leurs petits-enfants qui vont venir à l’existence après l’établissement de ce traité, du soleil levant au soleil couchant, en aussi grand nombre sur lesquels Assarhaddon, roi d’Assyrie, viendra à être le roi et seigneur, etc.

Et, plus loin :

Assarhaddon a fait un serment afin que tu rapportes à tes enfants, tes petits-enfants, ta descendance et la descendance de ta descendance qui naîtra à l’avenir, les ordres qui suivent : “Gardez ce traité. Ne le transgressez pas, ou vous perdrez vos vies, vous serez dispersé avec votre peuple.”

Et dans la Bible ?

Vous vous en doutez, si je rapporte tout cela, ce n’est pas sans lien avec la théologie. Et effectivement, même dans les pages de la Bible nous trouvons des formulations similaires.

Et Saül dit : Que Dieu me fasse ceci et qu’il ajoute cela : tu seras puni de mort, Jonathan ! 

1 Samuel 14.44

Cette formule mystérieuse signifie tout simplement : que Dieu me fasse ce que je suis en train de mimer si je ne tiens pas la parole qui suit7. Aux temps bibliques, on prêtait aussi serment en invoquant un malheur sur soi si l’on ne respectait pas sa parole. De même, il était courant d’utiliser des rites tenant lieu d’imprécations pour confirmer son engagement.

C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel : Vous ne m’avez point obéi, en publiant la liberté chacun pour son frère, chacun pour son prochain. Voici, je publie contre vous, dit l’Éternel, la liberté de l’épée, de la peste et de la famine, et je vous rendrai un objet d’effroi pour tous les royaumes de la terre. Je livrerai les hommes qui ont violé mon alliance, qui n’ont pas observé les conditions du pacte qu’ils avaient fait devant moi, en coupant un veau en deux et en passant entre ses morceaux ; je livrerai les chefs de Juda et les chefs de Jérusalem, les eunuques, les sacrificateurs, et tout le peuple du pays, qui ont passé entre les morceaux du veau ; je les livrerai entre les mains de leurs ennemis, entre les mains de ceux qui en veulent à leur vie, et leurs cadavres serviront de pâture aux oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre.

Jérémie 34,17-20.

Couper un animal en deux et passer entre les morceaux est une manière de dire : si je ne respecte pas mon engagement, que je sois coupé comme cette bête !

La loi de Dieu elle-même comporte des dispositions de ce type pour les cas d’accusation d’adultère :

Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Si une femme se détourne de son mari, et lui devient infidèle ; si un autre a commerce avec elle, et que la chose soit cachée aux yeux de son mari; si elle s’est souillée en secret, sans qu’il y ait de témoin contre elle, et sans qu’elle ait été prise sur le fait ; – et si le mari est saisi d’un esprit de jalousie et a des soupçons sur sa femme, qui s’est souillée, ou bien s’il est saisi d’un esprit de jalousie et a des soupçons sur sa femme, qui ne s’est point souillée ; – cet homme amènera sa femme au sacrificateur, et apportera en offrande pour elle un dixième d’épha de farine d’orge ; il n’y répandra point d’huile, et n’y mettra point d’encens, car c’est une offrande de jalousie, une offrande de souvenir, qui rappelle une iniquité. Le sacrificateur la fera approcher, et la fera tenir debout devant l’Éternel. Le sacrificateur prendra de l’eau sainte dans un vase de terre; il prendra de la poussière sur le sol du tabernacle, et la mettra dans l’eau. Le sacrificateur fera tenir la femme debout devant l’Éternel ; il découvrira la tête de la femme, et lui posera sur les mains l’offrande de souvenir, l’offrande de jalousie ; le sacrificateur aura dans sa main les eaux amères qui apportent la malédiction. Le sacrificateur fera jurer la femme, et lui dira : Si aucun homme n’a couché avec toi, et si, étant sous la puissance de ton mari, tu ne t’en es point détournée pour te souiller, ces eaux amères qui apportent la malédiction ne te seront point funestes. Mais si, étant sous la puissance de ton mari, tu t’en es détournée et que tu te sois souillée, et si un autre homme que ton mari a couché avec toi, – et le sacrificateur fera jurer la femme avec un serment d’imprécation, et lui dira: -Que l’Éternel te livre à la malédiction et à l’exécration au milieu de ton peuple, en faisant dessécher ta cuisse et enfler ton ventre, et que ces eaux qui apportent la malédiction entrent dans tes entrailles pour te faire enfler le ventre et dessécher la cuisse! Et la femme dira : Amen! Amen! Le sacrificateur écrira ces imprécations dans un livre, puis les effacera avec les eaux amères. Et il fera boire à la femme les eaux amères qui apportent la malédiction, et les eaux qui apportent la malédiction entreront en elle pour produire l’amertume. Le sacrificateur prendra des mains de la femme l’offrande de jalousie, il agitera l’offrande de côté et d’autre devant l’Éternel, et il l’offrira sur l’autel ; le sacrificateur prendra une poignée de cette offrande comme souvenir, et il la brûlera sur l’autel. C’est après cela qu’il fera boire les eaux à la femme. Quand il aura fait boire les eaux, il arrivera, si elle s’est souillée et a été infidèle à son mari, que les eaux qui apportent la malédiction entreront en elle pour produire l’amertume; son ventre s’enflera, sa cuisse se desséchera, et cette femme sera en malédiction au milieu de son peuple. Mais si la femme ne s’est point souillée et qu’elle soit pure, elle sera reconnue innocente et aura des enfants. Telle est la loi sur la jalousie, pour le cas où une femme sous la puissance de son mari se détourne et se souille, et pour le cas où un mari saisi d’un esprit de jalousie a des soupçons sur sa femme: le sacrificateur la fera tenir debout devant l’Éternel, et lui appliquera cette loi dans son entier.

Nombres 5,12-30.

Que notre parole soit accusée de fausseté ou que l’épouse soit accusée d’adultère, le serment avec imprécation est une manière de s’en remettre à Dieu, de le laisser trancher la situation et de le manifester par un rite public. Dans certains rites il s’agissait de se jeter dans un fleuve et de voir si le dieu du fleuve nous laissera sortir indemne, confirmant notre innocence… ou non8 ! Le serment, ainsi compris, est un acte d’adoration car il est une confession que le dieu en question connaît la vérité, qu’il est juge et qu’on s’en remet à lui. Ainsi, lorsque les prophètes veulent nous dire que les Égyptiens seront gagnés au vrai Dieu, ils nous disent qu’ils prêteront serment par lui :

En ce temps-là, il y aura cinq villes au pays d’Égypte, qui parleront la langue de Canaan, et qui jureront par l’Éternel des armées.

Ésaïe 19,18a9.

Lorsque Dieu prête serment

Dieu prête serment à diverses reprises. Nous le voyons toutefois employer le plus explicitement les éléments d’un rite imprécation en Genèse chapitre 15 :

L’Éternel lui dit encore : Je suis l’Éternel, qui t’ai fait sortir d’Ur en Chaldée, pour te donner en possession ce pays. Abram répondit : Seigneur Éternel, à quoi connaîtrai-je que je le posséderai ? Et l’Éternel lui dit : Prends une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. Abram prit tous ces animaux, les coupa par le milieu, et mit chaque morceau l’un vis-à-vis de l’autre ; mais il ne partagea point les oiseaux. Les oiseaux de proie s’abattirent sur les cadavres ; et Abram les chassa. Au coucher du soleil, un profond sommeil tomba sur Abram ; et voici, une frayeur et une grande obscurité vinrent l’assaillir. Et l’Éternel dit à Abram : Sache que tes descendants seront étrangers dans un pays qui ne sera point à eux ; ils y seront asservis, et on les opprimera pendant quatre cents ans. Mais je jugerai la nation à laquelle ils seront asservis, et ils sortiront ensuite avec de grandes richesses. Toi, tu iras en paix vers tes pères, tu seras enterré après une heureuse vieillesse. À la quatrième génération, ils reviendront ici; car l’iniquité des Amoréens n’est pas encore à son comble. Quand le soleil fut couché, il y eut une obscurité profonde; et voici, ce fut une fournaise fumante, et des flammes passèrent entre les animaux partagés. En ce jour-là, l’Éternel fit alliance avec Abram, et dit : Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate, le pays des Kéniens, des Keniziens, des Kadmoniens, des Héthiens, des Phéréziens, des Rephaïm, des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Jébusiens.

Genèse 15,7-21.

Comme en Jérémie 34, il est question ici d’animaux coupés en deux. Dieu scelle son alliance d’un engagement sur sa propre vie. Ce n’est qu’à la lumière de la croix que nous comprenons le sérieux d’une telle imprécation : l’alliance que nous avons brisée exige que nous subissions l’imprécation, mais c’est Christ qui veut bien être le bouc émissaire, celui qui sera retranché, comme coupé en deux. C’est lui qui a accepté de passer entre les animaux pour sceller son alliance10.

Serment et sacrement

Plusieurs rappellent que sacrement signifiait originellement serment. C’est exact, mais il faut ici être au clair sur la façon dont les sacrements sont des serments. Ce sont des serments de la part de Dieu car ils sont signes de son alliance. L’arc-en-ciel est le signe, pour Dieu, de sa promesse. De même, la circoncision donnée à Abraham est le signe, pour lui et sa descendance, du serment de Dieu à son égard.

En ce sens, le baptême (et la cène) sont des sacrements : des serments divins, Dieu s’engageant envers nous. Du point de vue de l’homme, ils comportent une double symbolique de consécration à Dieu mais aussi de jugement en cas de violation de l’alliance : on s’en remet à son jugement et il nous témoigne de sa promesse. Voilà pourquoi celui qui prend la cène indignement boit son jugement, comme la femme adultère du livre des Nombres. Voilà pourquoi le baptême dont baptise le Christ est rattaché à la fois à l’Esprit promit et au feu du jugement qui brûle la paille. Voilà pourquoi les auteurs bibliques appellent « baptême » la traversée de la Mer Rouge où périssent les Égyptiens et par laquelle les Israélites sont sauvés ; et le Déluge, où périt l’ancien monde et où sont sauvés Noé et sa famille.

Puisque ces thèmes ont longuement été développés sur ce blog, cet article sert surtout à éveiller votre curiosité et à vous proposer de poursuivre la réflexion en vous présentant ce qui a déjà été écrit sur le sujet. Voici donc quelques articles pour approfondir ces questions de rites et de serments :

  1. Quand la circoncision te prêche l’Évangile ; lire ensuite Que signifiait le baptême de Jean ? ; ces deux articles traitent de Genèse 12, 15, 17 et 22 c’est-à-dire de tous les rites d’imprécation que l’on trouve en Genèse, de leur rapport avec la circoncision et, finalement, de leur rapport au baptême ;
  2. Les alliances bibliques dans leur contexte historique ; lire ensuite Les alliances bibliques, la circoncision et les traités antiques et Le fonctionnement d’une alliance au Moyen-Orient ; ces articles fournissent d’autres exemples encore de textes antiques et entreprennent d’éclairer en particulier la notion d’alliance à la lumière de ces données et le rapport du baptême à la nouvelle alliance ;
  3. 1 Pierre 3:21 : le baptême est-il “l’engagement d’une bonne conscience” ? ; cet article, fondé sur les travaux de Pierre-Sovann Chauny, examine un texte célèbre sur le baptême pour en proposer une interprétation éclairée des considérations que mentionne le présent article ;
  4. Qu’est-ce que le baptême du Saint-Esprit et de feu ? — Origène et Régénération, rites de mise à l’épreuve dans les liturgies antiques — Meredith Kline ; ces deux articles fournissent des éléments liés au double aspect de consécration et d’imprécation du baptême chez les pères de l’Église. Le premier examine la façon dont Origène interprète le « baptême d’Esprit et de feu », le second la façon dont les liturgies antiques rendent compte de ce double aspect ;
  5. Une théologie biblique du baptême de l’Esprit, à lire avec Le cessationisme sans caricature, qui propose une interprétation de l’expression « baptême de l’Esprit » et du double aspect du don des langues comme signe de bénédiction pour les nations et comme signe de jugement pour Israël.

Alors oui, ce titre était provocateur. Mais probablement qu’un bon nombre d’entre vous n’aurait malheureusement pas lu ces mots si j’avais intitulé cet article « Une analogie contemporaine des serments et rites d’ordalie antiques ».


Illustration en couverture : Jean-Olivier Fragonard, Jéroboam offrant un sacrifice à l’idole, huile sur toile, 1752 (Paris, École nationale supérieure des beaux-arts).

  1. Je ne discute pas, ici, de la moralité de ces formules ![]
  2. John FLAVEL John, The Fountain of Life, sermon XI, Banner of Truth, 2015, p. 151. Il mentionne « Drusius et Menochius » comme source, dont je n’ai pas recherché l’origine.[]
  3. Ce passage est mentionné par John Flavel dans la prédication que je citais plus haut.[]
  4. Je ne peux m’empêcher de relever la mention de la descendance et de renvoyer à cet article.[]
  5. Vladimir Nikolaïevitch MAINOV, Les Restes de la mythologie mordvine [sic], mentionne un sacrifice de bœuf devant l’arbre de vie chez le peuple mordve où la notion de représentation du peuple par le bœuf est présente.[]
  6. Je traduis à partir de la traduction anglaise de D. J. WISEMAN, The Vassal- Treaties of Esarhaddon, volume II : Iraq, partie 1, p. 30.[]
  7. Voir encore 1 Samuel 25,22, 2 Samuel 3,9, 2 Samuel 19,13, Ruth 1,17.[]
  8. KLINE Meredith, Oath and Ordeal Signs, Westminster Theological Journal ; cf. KLINE Meredith, Treaty of the Great King, Grand Rapids, 1936.[]
  9. Voir Ésaïe 65,16.[]
  10. Ces considérations fournissent un argument supplémentaire pour une lecture pénale et légale du sacrifice du Christ et de notre justification. Ces notions doivent toujours être considérées dans leur contexte allianciel.[]

Maxime Georgel

Maxime est étudiant en médecine à l'Université Catholique de Lille. Fondateur du blog Parlafoi.fr, il se passionne pour la théologie systématique, l'histoire du dogme et la philosophie réaliste. Vous entendrez souvent dans sa bouche "Thomas d'Aquin", "Jean Calvin" et "Vive la scolastique". Il affirme être marié à la meilleure épouse du monde. Ils vivent ensemble sur Lille avec leurs deux enfants.

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