Dieu seul doit-il être adoré et invoqué ? Ou bien est-il juste d’invoquer et de rendre un culte religieux aux saints décédés ? Nous affirmons la première et nions la seconde contre les papistes.
Commençons par dire que contrairement à tous les autres articles, le texte complet de cette question, traduit du latin vers le français est disponible sur notre site. J’ai d’ailleurs hésité à écrire cette synthèse, considérant que tous peuvent le lire facilement. Mais je maintiens l’exercice pour les raisons suivantes : (1) une synthèse et une traduction sont deux exercices différents ; (2) les deux articles peuvent se renforcer l’un et l’autre, la synthèse préparant la lecture complète ; (3) Cela vous donnera une idée de la fidélité de mes synthèses à l’original.
Formulation de la question
Nous accusons les Romains d’enfreindre le premier commandement en ajoutant au culte du seul vrai Dieu différents cultes d’autres figures, dont les saints. Cela ne signifie pas pourtant que nous devons mépriser les saints, au contraire !
La question n’est pas de savoir si les saints, morts dans le Seigneur, en toute piété, sont dignes de respect et d’honneur. En effet nous ne nions pas qu’ils méritent un degré d’honneur plus excellent que le nôtre, à la fois en les reconnaissant comme de brillants et très heureux serviteurs, admis dans la communion de Dieu, et en chérissant leur mémoire, nous souvenant d’eux avec plaisir et reconnaissance (Luc 1.48 ; Marc 14.9), racontant leurs luttes et leurs victoires, conservant leur doctrine, louant leurs vertus, et les imitant (Hébreux 12.1) et louant Dieu en eux et pour eux, et le remerciant pour la grâce d’avoir suscité un tel bien dans l’Église. Cependant, s’il s’agit de dire que cet honneur rendu doit être proprement religieux, comme le voudraient nos adversaires, nous le refusons. Nous nous opposons d’entrée de jeu aux calomnies des papistes, qui nous font passer pour des ennemis et des personnes qui méprisent les saints. Parce que nous rejetons leur culte, ils croient que c’est par mépris des saints que nous ne leur demandons pas ce qui n’appartient qu’à Dieu et Christ seuls. Et bien que leur mémoire soit sacrosainte pour nous, cependant nous faisons attention à ne pas leur accorder un honneur qui pourrait faire offense à Dieu. Je dirai même plus : nous estimons que c’est une grave offense que de les changer en idole et un abus envers ces amis de Dieu, que de provoquer ainsi sa jalousie. Nous n’hésitons pas non plus à dire que s’ils pouvaient voir depuis les sommets de gloire ce que nous faisons ici, non seulement ils rejetteraient le culte qui leur est rendu, mais ils témoigneraient de la plus grande indignation contre ces adorateurs qui manquent à leurs devoirs.
Les Romains contemporains sont souvent très glissants sur leurs termes et sont adeptes du sophisme du donjon et de la basse-cour. [Sophisme qui a pour principe d’avoir deux définitions ou deux principes : 1. une proposition scandaleuse et difficile à défendre ; 2. une proposition beaucoup plus modérée, mais sans intérêt. Par exemple, dans le débat sur les images, on affirme que 1. les images sont des supports religieux ayant une puissance propre, mais quand on conteste et montre l’aberration que cela représente, ils se rabattent sur 2. les images ne sont que des moyens pédagogiques, un simple outil mnémotechnique.]
- La doctrine du culte des saints implique la doctrine de l’omniscience des saints et une grande puissance ; une foi dans l’acte propre de ces saints ; des actes extérieurs proprement religieux.
- Quand on conteste, les Romains nous disent alors que le « culte des saints » n’est rien de plus ou d’autre que simplement demander à un ami d’intercéder pour nous. Ne fais-tu pas cela, ô protestant ? Bien sûr, cher ami catholique, quand je demande à mon professeur Pierre-Sovann de corriger ma copie, je vais devant sa statue et j’allume une bougie pour demander à travers la statue et non à la statue même. Tout le monde fait cela, bien sûr !
Bref, nous ne contestons pas l’honneur civil aux saints, que nous pratiquons aussi, mais l’honneur religieux. Autre nuance : nous ne parlons pas ici de la médiation et de l’intercession des saints, cela sera abordé plus tard. On se concentre ici sur les pratiques cultuelles qui entourent les saints romains.
Une pratique réelle et effrontée.
À dire vrai, l’excuse qui associe le culte des saints à une simple intercession ordinaire est un mensonge totalement effronté et éhonté, que leurs pères n’ont jamais osé dire, eux qui au contraire assumaient cette doctrine :
- De la sanction du Concile de Trente, session 25, soit le décret sur l’invocation des saints et la vénération des reliques : Il commande d’enseigner l’invocation des saints, l’hommage aux reliques, et l’utilisation des images et condamne ceux qui enseignent autrement une opinion impie.
- Bellarmin dit : « Les saints, qu’ils soient anges ou hommes, sont justement et utilement invoqués par les vivants. » (De sanctorum beatitudine 1.19)
- Le catéchisme de Trente prouve l’invocation des saints par différents arguments et surtout par celui-ci : « Parce qu’ils font des prières incessantes pour le salut des hommes, et que Dieu leur confie beaucoup de bienfaits pour nous, à cause de leurs mérites et de leurs grâces. » (1er commandement, Question 12)
- Perronius essaye de prouver qu’il est non seulement utile, mais nécessaire de s’appuyer sur l’invocation des saints (Réponse du cardinal de Perron au roi de Grande-Bretagne).
- Maldonatus dit aussi à propos de Matthieu 5.34 : « C’est une erreur mauvaise et ignorante que de ne pas accorder d’honneur religieux à d’autres que Dieu. »
Et c’est encore plus clair quand on considère les pratiques :
Nul n’ignore que ce culte est une des principales composantes de la religion papiste, que les saints sont honorés dans des temples, des chapelles, des autels, des images, des têtes auréolées, des messes, des ex-voto, des cierges, des offrandes et des dons qui leur sont faits, des prières qui leur sont adressées, des serments jurés sur leur nom, des vœux prononcés pour eux, l’espoir du salut et la confiance placée en eux. Pour cette raison, on les invoque, non pas comme intercesseurs, mais plutôt comme protecteurs contre le mal, et ceux qui donnent à la fois la grâce et la gloire. Ainsi, l’invocation est dirigée vers tous les saints :
- Comme dans le Bréviaire romain, à la date du 1er novembre : « Ô armée des bienheureux esprits célestes, chasse les maux passés, présents et futurs. »
- Aux apôtres, dans l’Hortulus Animae : « Ô Bienheureux Apôtres, délivrez-moi du péché, défendez-moi, renforcez-moi, et amenez-moi au Royaume du Ciel. » et de même : « Je souhaite que vous me sauviez au jugement dernier. »
- À Saint Pierre dans le Bréviaire romain, fête de Pierre et Paul : « Maintenant, Bon Pasteur Pierre, reçois l’offrande de ma prière, et délivre-moi du lien du péché par ta puissance transmise par celui dont la parole ouvre et ferme le ciel. »
- À Jacques le Majeur dans l’Hortulus Animae : « Ô Jacob, hâte-toi de détruire mon péché, me donnant le don de la justice à la place du ferment de méchanceté. »
En bref, tout catholique qui nous dit que le culte des saints n’est qu’une intercession ordinaire nous insulte de la plus stupide des façons, en nous demandant de croire que le plafond c’est le sol, et que le ciel est vert.
Argumentation
Il n’y a pas de distinction entre latrie et dulie
Nous n’ignorons pas la justification qu’ils se donnent en faisant la distinction entre culte de latrie et culte de dulie. Nous disons seulement que cette distinction est vide et nulle.
- Parce qu’elle ne repose sur aucun fondement solide. Ni sur les propriétés des mots :
- Parce que latreias et douleias ont la même signification chez les auteurs profanes.
- Douleia a un sens plus fort que latreia, ce dernier marquant uniquement la soumission et l’hommage d’un salarié (latris ho epi mistho douleuon) mais le premier s’applique à un esclave ou un serviteur qui doit tout au maître dont il est le sujet.
- Ni sur leur usage dans l’Écriture :
- Car bien que dans le Nouveau Testament, le mot latreias est attribué uniquement au culte rendu uniquement à Dieu, le même culte est aussi rendu par douleuias, comme dans Galates 4.8 ; 1 Thessaloniciens 1.9 ; Matthieu 6.24 ; Romains 12.11 et 14.18 ; Éphésiens 6.7.
- Latreia dans la Septante est attribué à l’hommage rendu aux hommes comme en Deutéronome 28.48 et Lévitique 23.7.
- Un travail servile qui ne doit pas être fait pendant le sabbat est appelé latreuton.
- Paul se désigne toujours comme le doulon de Christ, mais jamais comme le latreuten.
- Ni sur l’autorité des Pères :
- Bien qu’Augustin distingue entre latreian et douleuian, son idée n’était pas de distinguer l’hommage religieux en deux degrés, l’un qui serait pour Dieu et l’autre pour les hommes. Au contraire, son but était de distinguer entre la servitude qui nous lie à Dieu seulement, et qu’il appelle latreian (et « servitude de religion » par ailleurs) pour des raisons pédagogiques, et l’autre servitude qui est pour les hommes, qu’il appelle en particulier dulie. Cf. Livre 10 de La Cité de Dieu, chapitre 1 : « Mais cette servitude » qui est opposée à la latrie rendue à Dieu « que nous devons rendre aux hommes, quand l’apôtre dit aux esclaves qu’ils doivent être soumis aux maîtres, a l’habitude d’être appelée d’un autre nom, à savoir dulia. »
- Nos adversaires sont forcés de confesser que cette distinction est agraphon (non-écrite), et que les mots hébreux comme grecs sont utilisés pareillement. Cf. Bellarmin De Sanctorum Beatitudine 1.12 ; Vasquez Commentarium ac Disputationum in Tertiam Partem I, Disp 93.1.
Exode 20.3 exclut d’invoquer les saints.
En guise d’argument positif, nous affirmons que le premier commandement interdit d’avoir d’autres objets de culte que Dieu lorsqu’il dit Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
C’est confirmé par Jésus en Matthieu 4.10 : C’est devant le Seigneur, ton Dieu, que tu te prosterneras, et c’est à lui seul que tu rendras un culte. Comment nous prosternerons-nous devant une statue d’un autre ?
Ni commandement, ni exemple
Il n’y a aucun commandement, ni promesse, ni exemple d’une invocation des saints dans l’Écriture. Même le verbe « prier » est exclusivement attribué à Dieu. Les catholiques du XVIIe siècle le reconnaissaient :
- Bannes ne le nie pas : « Les Écritures n’enseignent pas qu’il faut faire des prières aux saints, ni de façon explicite, ni de façon implicite. » (2.2, Q1, art 10+)
- De même pour Eck (Enchiridion des lieux communs, 15) ; Salmeron (Commentarii in evangeliam historiam et in acta apostolorum, Disp. 8 sur 1 Tim 2).
- Cotton dit : « Quant au commandement concernant l’invocation des saints, l’Église n’a jamais enseigné qu’il existait, si ce n’est quand elle ordonne d’obéir à l’Église. » (Institutio Catholica 1.16).
- Bellarmin dit : « Un commandement n’est pas nécessaire, quand la nécessité même nous y pousse. » (De Sanctorum Beatitudine, 1.20) Mais il suppose gratuitement qu’il y a une nécessité pour cet hommage.
Parce que les saints n’ont pas le savoir, la puissance et la volonté qu’il leur faut pour justifier le culte des saints.
L’invocation présuppose la foi dans celui qui invoque (Romains 10.14) et le savoir, la puissance et la volonté chez celui qui est invoqué.
- Le savoir pour connaître toutes nos nécessités, et nos prières tant orales que mentales qu’il entend de partout, et qu’il soit réellement un sondeur des cœurs (kardiognostes).
- La puissance pour pouvoir nous secourir dans nos luttes.
- La volonté, pour vouloir nous aider et demander à ce que notre hommage lui soit rendu.
Or ceci appartient à Dieu seulement, qui doit être le seul objet de notre foi, est le seul kardiognostes et omniscient, le seul omnipotent, qui appelle à lui et a des oreilles ouvertes aux prières qui lui sont adressées. Cependant, concernant les saints, ils n’ont pas le savoir, encore moins la puissance, ni la volonté, et pas plus l’office de médiateur et d’intercesseur. Bien plutôt, ils ne veulent pas faire paraître en eux ce qu’ils savent être à Dieu seul. C’est ce que dit Augustin, quand il donne la raison pour laquelle les anges ne veulent pas être adorés : « Ils sont nos compagnons d’esclavage (Apocalypse 19.10) » (Contre Faustus et les Manichéens, 20.21). Les Écritures affirment clairement en plus d’un passage qu’à Dieu seul est attribuée l’omniscience, d’être kardiognostes, et l’omnipotence. (1 Rois 8.39 ; 2 Chroniques 6.30 ; Apocalypse 2.23 ; Jérémie 17.10) Les Écritures prouvent que les créatures ne peuvent pas être à la hauteur, et attribuent plus d’une fois aux saints l’ignorance de ce qui se passe sur la terre. (Ésaïe 63.16 ; Ecclésiaste 9.6 ; 2 Rois 22.20)
Et l’idée qu’ils puissent l’apprendre par révélation n’est pas suffisante :
Pour commencer, une telle révélation est projetée pour rien au vu du silence de l’Écriture. Ensuite, pourquoi chercher un tel circuit, là où Dieu nous appelle droit vers lui-même ? Et à quoi bon Dieu révélerait-il nos nécessités et nos prières aux saints, si c’est pour qu’elles soient à nouveau offertes à lui ? Même si Dieu veut révéler à un quelconque prophète les pensées du cœur, pour qu’il accomplisse son office (Ézéchiel 2 ou 2 Rois 5.26) il n’en suit pas que c’est la conduite ordinaire pour les saints, vu que les Écritures sont silencieuses sur le sujet. Il n’est pas non plus prouvé qu’il faut accomplir envers les hommes quelque chose dont il manque le commandement.
C’est idolâtre
L’idolâtrie est un hommage religieux dirigé vers un autre objet que Dieu. L’invocation des saints est donc idolâtrique.
- Comme dit plus haut, il n’y a pas de distinction dans l’hommage religieux.
- C’est précisément l’argumentaire des païens anciens que de faire cette distinction entre l’hommage rendu au Créateur et celui rendu aux dieux inférieurs.
- Qui supportera qu’une femme adultère s’excuse en disant qu’elle a donné son corps non à son mari, mais à l’ami de son mari ? Et pourtant c’est à Dieu seul que tout honneur religieux est à rendre, tout comme le dévouement conjugal est dû au mari seul. C’est ainsi que notre communion avec Dieu est souvent imagée par le mariage, et que l’idolâtrie est représentée par l’adultère et la fornication.
- Il n’y a aucune différence pratique entre le culte à Dieu et le culte aux saints. Ainsi, s’ils font une distinction dans les mots pour tromper les plus simples, c’est pourtant bien la même chose dans la pratique.
Une fondation doublement fausse
Le culte des saints est basé sur l’intercession des saints, en ce qu’ils obtiennent de Dieu des bienfaits par leurs mérites propres, en plus des mérites de Jésus. C’est une opinion fausse, comme on le montrera plus tard, et donc sa conséquence est fausse.
Ensuite, la cérémonie d’apothéose des saints qui est leur institution romaine est aberrante et sacrilège.
Les Pères de l’Église s’y opposent.
Seule une citation peut rendre justice à cet argument :
- « Ainsi donc nous n’adorons que Dieu, et pour le reste, nous vous obéissons de grand cœur ». (Justin Martyr, Première Apologie 17)
- L’Église de Smyrne nie qu’« elle puisse rendre un culte à un autre » dans Eusèbe (Histoire Ecclésiastique, 4.15)
- « C’est lui seul que les disciples du Christ devaient servir etc. » (Irénée de Lyon, Contre les Hérésies 5.22)
- « Nous ne rendons de culte qu’à Dieu seul » Tertullien (À Scapula 2 ; Apologie 17)
- « La Sainte Église de Dieu n’adore aucune créature » (Épiphane, Hérésies 69)
- « Une créature n’adore pas des créatures, à Dieu seul est l’adoration. » (Athanase, 3e discours contre les ariens)
- « Celui qui adore la créature, même s’il le fait au nom de Christ, est un idolâtre. » (Grégoire de Nysse, À Placilla)
- « Ne rendant de culte ni à ce qui est au-dessus, ni à ce qui est en-dessous (med’hypersebontes, med’hyposebontes) car le premier ne peut pas être fait, et le deuxième est néfaste et impie. » (Grégoire de Naziance, Discours 14, sur la paix)
Différents arguments peuvent prouver que les saints n’étaient ni l’objet d’un culte, ni invoqués à cette époque.
- Il n’y a aucune mention d’un temple, autel, image, fête, ou offrande etc. consacrés aux saints, contrairement à ce que l’on voit partout chez nos adversaires.
- Dans le culte public de l’Église, seuls des hymnes à Dieu étaient chantés.
- Pour exposer le premier commandement et la prière du Seigneur, ils ne faisaient pas mention des prières religieuses aux saints, comme le font les Romains.
- La canonisation des saints était inconnue et n’a jamais été entendue chez eux.
- La plupart d’entre eux croyaient que les âmes des saints attendaient la résurrection en dehors du ciel.
- Les païens avant le quatrième siècle n’ont jamais accusé les chrétiens d’avoir rendu un culte aux divinités.
- Les païens répondaient constamment qu’ils honoraient Dieu au niveau suprême, mais aussi ses ministres en second lieu, et niaient rendre un culte à d’autres que le Dieu suprême, et refusaient de distinguer le culte rendu à Dieu du culte rendu aux ministres.
- Et d’autres choses du même genre, qui prouvent clairement qu’un tel culte était inconnu aux premiers siècles, comme l’a rassemblé le célèbre Daillé Adversus Latinorum de cultus religiosi obiecto 3.
Et si cette erreur s’est renforcée progressivement dans le temps, elle apparaît clairement vers l’an 370 et il n’a pas manqué d’opposants vigoureux contre celle-ci :
- Elle est condamnée par le concile de Laodicée, canon 35.
- Et par le concile de Carthage, canon 23.
- Épiphane s’oppose aux collyridiens qui invoquaient la Vierge dans Hérésies 79.
- Et par Augustin : « Il faut les honorer par l’imitation et non les adorer par religion, par un culte d’amour et de fraternité » (De la Vraie Religion, 55). Du genre de celui qui convient à des compagnons de service ou des concitoyens, et non celui qui convient à Dieu (Réponse à Faustus le Manichéen 20.21).
Voilà qui suffira à cette synthèse, vous trouverez encore d’autres détails dans la traduction en français de Turretin.



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