Athanase Josué Coquerel, fils du pasteur parisien Athanase Laurent Charles Coquerel, et tout aussi célèbre que son père, est probablement le chef de file du parti libéral au synode de 1872. Son parcours personnel témoigne aussi de l’évolution qui s’opère avec la...
Ce n’est pas l’Église qui authentifie la Bible — Turretin (2.6)
Par quelle source la divine autorité des Écritures nous est connue ? Est-ce qu'elle dépend du témoignage de l'Église en elle-même ou par rapport à nous ? Nous le nions contre les papistes. Un grand classique de l'apologétique romaine de cette époque était d'exalter...
Hier steht er : nouveaux développements dans l’affaire Olaf Latzel
Après la célébration du cinq-centième anniversaire de la publication des quatre-vingt-quinze thèses de Martin Luther le 31 octobre 1517, l'Allemagne, et plus largement le monde protestant, célèbrent aujourd'hui l'anniversaire du procès de Luther à la diète de Worms....
Les Écritures ont été écrites par décret divin — Turretin (2.3)
Afin de diluer l’autorité des Écritures, les apologistes romains du XVIIe siècle faisaient feu de tout bois: d’abord ils niaient la nécessité des Écritures, puis ils niaient qu’elles soient à l’initiative de Dieu. Ainsi, le cardinal Bellarmin enseignait Christ n’avait pas commandé aux apôtres de mettre son enseignement pas écrit, et que ceux-ci n’imaginaient pas en écrivant leurs lettres qu’elles seraient considérées canoniques. L’enjeu pour Bellarmin est de mettre l’emphase sur la Tradition comme vrai canal de la Révélation, et aussi de renforcer le dogme catholique qui veut que ce soit l’Église qui ait canonisé les Écritures, plutôt que de les avoir simplement reconnues comme divines.
Mais évidemment, Turretin ne pouvait pas laisser passer ça.
De la nécessité des Écritures — Turretin (2.2)
Dans leur hostilité au Sola Scriptura, les catholiques du XVIIe siècle allaient jusqu’à dégrader la Bible elle-même. Des modérés comme Bellarmin disaient que les Écritures étaient utiles, mais non nécessaires. Des personnes plus emportées comme le Cardinal Stanislas Hozjusz disait: «Il aurait été plus intéressant pour l’Église que les Écritures n’aient jamais existé» ou bien encore Pedro de Valencia : «Il aurait mieux valu qu’elles [les Écritures] ne soient jamais écrites».
L’origine libérale de la glossolalie
Comme nous l’avons dit dans un précèdent article, tout au long de l’histoire de l’Église, on a compris le parler en langues selon deux définitions : Soit comme phonation miraculeuse — celui qui parle en langues parle une langue étrangère inconnue de lui...
La peine de mort et l’Église catholique romaine : un magistère vacillant
Comme je l'indiquais dans un précédent article, l'actualité catholique romaine est d'un intérêt particulier pour comprendre, au-delà des représentations et des discours idéalisés, la dynamique du magistère romain, son rapport à la tradition et à l'Écriture et sa...
Comment le libéralisme s’est frayé un chemin dans les Églises réformées de France
Cet article est l'adaptation sous forme écrite de la dernière des trois conférences que j'ai données en Corée du Sud à l'automne 2018, toutes consacrées aux quelques leçons qu'il est possible de tirer de l'histoire de l'Église réformée de France durant les premiers...
Contre les sceptiques catholiques — Turretin (1.12)
La question est donc de savoir si, au delà des mots explicites de l’Écriture, les conséquences évidentes et nécessaires sont admissibles dans la théologie; ou si les doctrines de foi et de moeurs peuvent être légitimement prouvées à partir [de ces déductions]. Cela nous l’affirmons; nos opposants le réfutent.
Sept raisons de penser que les pères établissaient un parallèle entre circoncision et baptême
Dans un article publié il y a plusieurs mois et dans lequel je répondais à un auteur baptiste sur le rapport entre les pères et les réformés sur la question du baptême et de la régénération baptismale, j'évoquais en conclusion le fait que la continuité de doctrine ne...
