Le dévoilement de cette institution de grâce commune qu’est la cité devait trouver son expression la plus accomplie (pour autant que le livre de la Genèse en retrace l’histoire) dans la révélation divine accordée à Noé, au moment où l’humanité allait prendre un nouveau départ après le jugement du vieux monde par le Déluge. La mise en place de cette institution prit alors la forme d’une alliance, dans laquelle la cité était l’objet à la fois d’un commandement de Dieu et de sa bénédiction (Gn 8 :21-9:7). Dieu avait toutefois déjà, dans sa grâce commune, institué la cité dans l’ancien monde, bien avant le Déluge. En effet, certaines des composantes nécessaires à l’élaboration de cette cité de grâce commune avaient été énoncées dès la Chute. Car, comme nous l’avons vu, la parole de la malédiction de Dieu adressée à l’ensemble de l’humanité lors du jugement en Eden (Gn 3 :16 ss.) comportait implicitement l’indication que l’institution du mariage et la tâche d’assujettir la terre devaient se perpétuer. Et, peu après, la structure de l’autorité judiciaire de la cité allait être établie dans une communication divine digne d’attention, donnée à celui-là même qui allait devenir le fondateur de la cité des hommes. Genèse 4:15 rapporte en effet la réaction divine à la plainte que Caïn lui a adressée. Cette déclaration divine constitue l’origine, par oracle divin, de l’institution de la cité, c’est-à-dire de l’État.
Le simulacre de la morale – Alasdair MacIntyre
Voici les premiers paragraphes de l'excellent ouvrage, Après la vertu d'Alasdair MacIntyre. Ils introduisent la thèse qu'il va démontrer tout au long des pages de ce livre, véritable bijou de philosophie morale. Imaginons que la science ait à subir les effets d’une...
La CHAZ de Seattle, ou le déni de la première loi politique naturelle
Nous avons souvent parlé de loi naturelle et de théorie politique sur ce blog. Dans cet article, je vais tâcher d'utiliser ces concepts in vivo et de montrer ainsi la pertinence de la tradition réformée appliquée à la vie contemporaine. La CHAZ de Seattle est un...
L’homme et la femme dans la création (Genèse 1 et 2) – Alastair Roberts
Cet article est une traduction de "Man and Woman in Creation (Genesis 1 and 2)" d'Alastair Roberts publié sur le blog de 9marks. Les Écritures traitent de la question des sexes à plusieurs reprises, mais nous découvrons son traitement fondamental dans les premiers...
Une défense de la justice rétributive – C.S. Lewis
Je propose ici une traduction de l'article "The Humanitarian Theory of Punishment" de C.S. Lewis. Dans l'Abolition de l'homme ou encore dans le troisième volet de sa Trilogie cosmique, le professeur d'Oxford aborde déjà ce thème de la justice rétributive et de la...
Une Église pour les exilés – Carl R. Trueman
Cet article est une traduction de A Church For Exiles de Carl R. Trueman, ancien professeur de théologie historique et d'histoire de l'Église au Westminster Theological Seminary et actuellement professeur au Grove City College.[[Des titres ont été rajoutés pour...
Raison diabolique, raison divine : Mélanchthon sur la philosophie, l'humanisme et l'Écriture (2/2)
Cet article est la deuxième partie d’une traduction de Reason Diabolical, Reason Divine: Melanchthon on Philosophy, Humanism and Scripture de Eric Hutchinson ; la première partie de l'article peut être lue ici. Eric Hutchinson est professeur associé de lettres...
Nous n'avons pas inventé la musique
La musique a une place importante dans nos vies. Si l'on peut déplorer la pauvre qualité musicale de ce qui s'écoute sur certaines radios populaires, voire de ce qui a été produit pour les Églises ces dernières décennies, on ne peut certainement pas se plaindre d'une...
La première tragédie française par Théodore de Bèze
C'est en 1550 que fut publiée la première tragédie en langue française, Abraham sacrifiant. Elle est l'œuvre de Théodore de Bèze et est une théâtralisation du chapitre 22 de la Genèse où Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils, Isaac. Le réformateur l'avait...
Du Bartas (1544-1590) : la création pour muse
Guillaume de Salluste, seigneur du Bartas était un gentilhomme réformé d'Henri de Navarre (Henri IV). Il remplit pour lui des missions diplomatiques au Danemark et en Écosse[[Notre source principale pour cette article est CAZALIS Marc, Poésie Protestante, éditions E....
